Le sénateur Jean Bizet a évoqué les travaux de l'ANSES, agence "de veille, d’alerte, de surveillance et de vigilance" destinée à "nourrir l’évaluation des risques" et à évaluer l'état du terrain sur l’état réel du terrain en matière de "sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail".
En contrepoint, le sénateur propose la création d'un "Institut public des bénéfices".
On ne peut que souscrire à une telle idée. Le principe de précaution a perverti notre agir en imposant que le "zéro risque" soit prouvé avant toute décision. Il oblige les acteurs au statu quo, voire à un retour au passé. Au contraire, le principe de prudence met en exergue la nécessaire pesée des bénéfices et des risques pour aller de l'avant. Il tourne les acteurs vers le futur. 
Un "Institut public des bénéfices", avec des budgets équivalents à ceux de l'ANSES, rétablirait un équilibre et aurait un impact pour infléchir le fait culturel.

Sources: Public Sénat du 26 mai 2016

Commentaire "les2ailes.com"

 

Lors du Conseil National du Parti Républicain qui s’est tenu les 13 et 14 février 2016,  Luc Chatel a dit : "Les Républicains doivent être le parti du gaz de schiste, le parti des OGM". Ce propos a valu à Sens Commun une réaction de son porte-parole, Madeleine Bazin de Jessey, dans le Figaro.fr du 16 février 2016. Elle pose très directement la question : "entre l'innovation et la précaution, que choisir?". Le Figaro met en exergue l'élément de réponse suivant : "Ériger la technique comme finalité suprême de l'action politique, c'est accepter, demain, les utérus artificiels, les manipulations génétiques à visée eugénistes ou encore la prolifération anarchique des nanotechnologies au détriment de la santé publique, de l'environnement ou des libertés individuelles et collectives". Cet élément de réponse est-il satisfaisant ?

Source : « le Figaro.fr » du 16 février 2016

Commentaire "les2ailes.com"

François Fillon semble se rappeler qu'il a été Ministre de la Recherche du 31 mars 2004 au 31 mai 2005. Lors d’un entretien aux « Échos » il a dit: « Il faut changer le principe de précaution en principe de responsabilité ».

Source: Les Echos.fr du 27.06.2013

Information "les2ailes.com"

Mardi 27 mai, le Sénat a adopté, par 290 voix pour et 40 contre, la proposition de loi constitutionnelle visant à modifier la Charte de l'environnement pour préciser la portée du principe de précaution. Les sénateurs ont introduit un amendement visant à encadrer par la loi la mise en œuvre du principe de précaution. "Presque dix ans après la promulgation de ce texte, l'applicabilité directe du principe de précaution reste un problème majeur car il oblige le juge à interpréter la Constitution", expliquent les élus de la Chambre haute, estimant qu'"il revient au législateur de définir les conditions d'application exacte du principe de précaution". Cet amendement doit permettre "d'éviter une interprétation souvent excessive, voire déraisonnable, des dérives, mais aussi des difficultés d'application".

Source: Site Sénat.fr

Commentaire "les2ailes.com"