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Château de COURGIS
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Château de COURGIS, au 9 rue du Four-Banal, à l'angle de la rue de
LARMINAT,
à Courgis près de 89-Chablis.
Le château de Courgis appartenait avant 1730 à Jules de Ricard.
Son corps
central, de style bourgeois, a été restauré et agrandi après 1730 par Joseph
Deschamps, écuyer, qui y fit
construire les deux ailes avec les matériaux du
très ancien château de Chantemerle.
Joseph Deschamps, vend
en 1790 à Elisabeth de Bois-Le-Comte, épouse de
Pierre-Jean-Victor MARRIER pour 105.000 F. Pierre MARRIER se libère de
cette
somme avec une valeur d'environ 20.000 F, ayant fait le paiement en
assignats. Peu après, la garde nationale
s'organise. Cinquante individus de
Courgis s'habillent en uniforme. La chambre en face de la grande porte du
château
est érigée en corps de garde et le juge, M. Lelart de Chablis, y
rendait la justice.
Pierre Marrier a donc
près de quarante ans lorsqu'il s'installe à
Courgis. Il se rapprochent ainsi de la région de sa mère Agathe Leclerc,
originaire d'Auxerre.
Il fait probablement de Courgis une maison de famille puisque leur troisième
enfant,
Achille, naît à Courgis en 1794, que sa soeur célibataire,
Elisabeth-Charlotte y meurt en 1802, ainsi que sa tante,
également
célibataire, Marguerite Cagnieu, en 1818. Pendant la révolution, Pierre Marrier est remplacé, dans sa charge
de
forestier à Fontainebleau, le 21 vendémiaire an II. Il laisse son fils
Auguste en pension à Fontainebleau et se réfugie
rapidement à Courgis ce qui
lui évite probablement les avatars de ses frères qui se feront incarcérés en
septembre 1793.
Son acquisition de Courgis, postérieure à la suppression des
seigneuries et droits féodaux, lui garantissait une relative
sécurité.
Il transmet Courgis, en 1834, à son gendre Jean-Charles-Nicolas
de LARMINAT. Avec ses frères et soeurs,
celui-ci vend le 31.12.1842 à
Simon-Hubert, dont les descendants Foulley, puis Chapotin restent
propriétaires jusqu'à la
fin du XIX°.