Laudato si a fait l’objet d’interprétations contradictoires, les uns s’appuyant sur son contenu scientifique pour en tirer un argument d’autorité sur la cause humaine du changement climatique. D’autres se sont appuyés sur son contenu pastoral, avec en particulier l’appel à la « conversion écologique ». D’autres enfin n’ont retenu que le contenu de la théologie de la relation ou son contenu eschatologique. Ces différentes interprétations peuvent fonder de véritables lignes de rupture dans la communauté des chrétiens.
Il est dès lors utile de rappeler le sens du mot magistère, son fondement, et la nécessité, pour le chrétien, de lire le texte dans une "herméneutique de la continuité". Cette expression a été remise en vigueur par Benoit XVI à propos du Concile Vatican II. En quoi peut-on appliquer cette analyse à une encyclique comme Laudato si, pour éviter de nous diviser à son propos ?

Commentaire: les2ailes.com

1- L’ « Herméneutique de continuité » de Benoit XVI à propos du Concile

Dans son discours de Noël à la Curie romaine, le 22 décembre 2005, Benoit XVI s’était référé à Saint Basile et à son analyse de la situation de l’Église après le Concile de Nicée. Il la comparait  « à une bataille navale dans l'obscurité de la tempête, disant entre autres:  "Le cri rauque de ceux qui, en raison de la discorde, se dressent les uns contre les autres, les bavardages incompréhensibles, le bruit confus des clameurs ininterrompues a désormais rempli presque toute l'Église en faussant, par excès ou par défaut, la juste doctrine de la foi..." » [1].
Benoit XVI ne voulait pas précisément appliquer cette description dramatique à la situation de l'après-Concile. Mais, dit-il, « quelque chose de ce qui s'est produit s'y reflète toutefois. La question suivante apparaît:  pourquoi l'accueil du Concile, dans de grandes parties de l'Église, s'est-il jusqu'à présent déroulé de manière aussi difficile? Eh bien, tout dépend de la juste interprétation du Concile ou - comme nous le dirions aujourd'hui - de sa juste herméneutique, de la juste clef de lecture et d'application. Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit. L'une a causé de la confusion, l'autre, silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits. D'un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler "herméneutique de la discontinuité et de la rupture"; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également d'une partie de la théologie moderne. D'autre part, il y a l'"herméneutique de la réforme", du renouveau dans la continuité de l'unique sujet-Église, que le Seigneur nous a donné; c'est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l'unique sujet du Peuple de Dieu en marche. »[2]

L’herméneutique de la continuité est un terme peu usité qui voulait donc simplement dire que le Concile Vatican II doit pouvoir jouir d’une interprétation allant dans le sens de la Tradition.
Tout d’abord le Concile Vatican II avait la prétention d’être « pastoral », ce qui veut dire qu’il voulait dire les vérités chrétiennes mais à la manière de son temps. Ce qui devait être simple devient tout d’un coup incompréhensible car un groupe – malheureusement non défini – va interpréter tout à l’envers et ce sera l’« herméneutique de la rupture » !

2- Peut-on appliquer l’«herméneutique de continuité » à une encyclique ?

Si nous lisons Laudato si à charge, en soulignant d’abord ses déficiences, en interprétant ses silences, ses zones d’ombre ou ses ambigüités comme autant de preuves d’une remise en cause de la doctrine catholique, alors nous favoriserons une « herméneutique de la discontinuité » qui donnera raison à ceux qui prétendent que tout a changé ou que tout va changer, nous serons des agents de division et de schisme. La division que nous craignons se produirait, et nous en serions en partie responsables. Il en sera de même si nous ne retenons que les aspects qui viennent conforter des « opinions » personnelles en utilisant l’encyclique comme un « argument d’autorité ».
Il nous faut donc à l’inverse lire ce texte selon une « interprétation charitable », une « herméneutique de la continuité » qui part du principe que cet enseignement est conforme au magistère précédent, que la doctrine de toujours n’est pas changée. Cela favorisera alors une réception vraiment catholique du texte, et nous aurons été des ferments d’unité et de paix. Peut-être est-ce là une tâche difficile, mais elle n’est pas impossible.
Pour autant, nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était, en partant du principe que rien n’a changé dans le monde en matière d’écologie et donc que ce texte pourra gentiment retomber dans l’oubli après les émois médiatiques des quelques jours autour de sa publication. La réception n’est pas une passivité, mais une activité. Ce texte est long et difficile à cerner, et le pape invite à prendre le temps de le lire et de le comprendre.

C’est parce que nous ne nous sommes pas donné la peine de l’interpréter correctement, que d’autres l’ont fait à notre place, pas forcément dans le même sens. Le risque étant de laisser se développer des « herméneutiques de rupture », faute d’en avoir donné une intelligence conforme à la tradition.
Nous ne pouvons pas davantage nous contenter de réduire la portée du texte en déclarant qu’il est purement pastoral et que le pape s’est interdit de régler le débat doctrinal. Il est vrai qu’après avoir entendu les uns et les autres, il n’a pas voulu trancher
- entre les geo-centristes climatiques et les hélio-centriste qui croit à l’impact de l’activité solaire plus qu’à celle de l’homme.
- entre les théologiens privilégiant le regard eschatologique (la fin des temps) à ceux qui reprochent à l’encyclique un déficit de protologie (le début des temps)
- entre ceux qui ne retiennent que la nécessité d’une conversion écologique nécessaire au salut de la planète, et les partisans d’une frugalité comme vertu spirituelle indispensable à la conversion de nos cœurs.

On pourrait paraphraser le discours de Benoit XVI en l’appliquant à Laudato si : pourquoi l'accueil de Laudato si, dans de grandes parties de l'Église, s'est-il jusqu'à présent déroulé de manière aussi difficile? Eh bien, tout dépend de la juste interprétation de l’encyclique ou - comme nous le dirions aujourd'hui - de sa juste herméneutique, de la juste clef de lecture et d'application. Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit.
- L'une a causé de la confusion, se fondant sur une interprétation "herméneutique de  discontinuité et de rupture"; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également des scientifiques, alors que l’Église n’a pas à prendre parti dans des débats scientifiques aussi consensuelles peuvent paraître leurs conclusions.
- l'autre herméneutique, silencieusement mais de manière toujours plus visible, portera des fruits. Cette "herméneutique de la réforme", du renouveau dans la continuité de l'unique sujet-Église, que le Seigneur nous a donné est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l'unique sujet du Peuple de Dieu en marche. »

3- Le Magistère, garant de la continuité ? 

a) Qu'est-ce que le «Magistère» de l'Église catholique?

Qu’est ce qu’un «Magistère»? Comment se fait-il que certains documents du Magistère semblent se contredire?
Le mot même de «Magistère» signifie «professeur» en latin. Le magistère n’est pas un concept dénué de contact avec la réalité. Il a un rapport au concept même d’Église catholique. il ne s’incarne pas dans tel ou tel membre de l'Église, autrement le Magistère serait mort lorsque ce membre serait décédé. Le Magistère produit des documents de papier, mais le Magistère n'est pas la Bible. Les catholiques embrassent la Bible et la portent en procession à chaque Messe, juste avant la lecture de l'Évangile, mais ils n'embrassent jamais et ne portent jamais en procession un document du Magistère.
En gros, le Magistère est une «fonction» de l'Église. Le Magistère est «le quelque chose dans la nature de l'Église» qui fait qu'Elle peut enseigner ce que le Christ a enseigné, sans erreurs, ajouts ou omissions. Écoutons un peu le Magistère nous dire ce qu'il est:

«La charge d'interpréter de façon authentique la Parole de Dieu, écrite ou transmise, a été confiée au seul Magistère vivant de l'Église dont l'autorité s'exerce au nom de Jésus-Christ» [CÉC, No. 85].
«Pourtant, ce Magistère n'est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais il la sert, n'enseignant que ce qui fut transmis» [CÉC, No. 86].
«Certes, cet usage extraordinaire du Magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Église; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de Foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion»  [Mortalium animos, No. 9]

 

b) Quelle est la «portée» du Magistère?

Le Magistère «s'étend» à trois domaines : la Révélation, les choses qui ne peuvent pas être séparées de la Révélation, et la Loi naturelle.

«Le Magistère de l'Église engage pleinement l'autorité reçue du Christ quand il définit des dogmes, c'est-à-dire quand il propose, sous une forme obligeant le peuple chrétien à une adhésion irrévocable de foi, des vérités contenues dans la Révélation divine ou bien quand il propose de manière définitive des vérités ayant avec celles-là un lien nécessaire » [CÉC, No. 88]
«L'autorité du Magistère s'étend aussi aux préceptes spécifiques de la loi naturelle, parce que leur observance, demandée par le Créateur, est nécessaire au salut.»  [CÉC, No. 2036].

c) Qui doit-on écouter, pour entendre ce Magistère?

On ne peut se contenter d’avoir recours à une bibliothèque et à y chercher des « mots clés »! Il faut aller voir un des successeurs des Apôtres qui sont en communion avec le successeur de Pierre:

«Pour que l'Évangile fût toujours gardé intact et vivant dans l'Église, les apôtres laissèrent comme successeurs les évêques, auxquels ils transmirent leur propre charge d'enseignement»  [CÉC, No. 77].
«Le magistère ordinaire et universel du Pape et des évêques en communion avec lui enseigne aux fidèles la vérité à croire, la charité à pratiquer, la béatitude à espérer.» [CÉC, No. 2034].

Quand peut-on entendre parler ce Magistère? La réponse peut paraître simple : lorsque le Magistère nous dit qu'il est en train de parler. Il le fait quand il met en jeu son infaillibilité.

«De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs (...). L'infaillibilité promise à l'Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre, surtout dans un Concile œcuménique » [CÉC, No. 891].

Le magistère ne met que rarement en jeu son infaillibilité. Plus généralement :

«L'assistance divine est encore donnée aux successeurs des apôtres, enseignant en communion avec le successeur de Pierre, et, d'une manière particulière, à l'évêque de Rome, Pasteur de toute l'Église, lorsque, sans arriver à une définition infaillible et sans se prononcer d'une «manière définitive», ils proposent dans l'exercice du Magistère ordinaire un enseignement qui conduit à une meilleure intelligence de la Révélation en matière de foi et de mœurs. À cet enseignement ordinaire les fidèles doivent «donner l'assentiment religieux de leur esprit» qui, s'il se distingue de l'assentiment de la foi, le prolonge cependant » [CÉC, No. 892].
[Ce que le Magistère pense, et ce qu'il veut] «résulte de la nature des documents, de l'insistance à proposer une doctrine et de la manière même de s'exprimer » [Donum veritatis, No. 24].

Si des accusations sont prêtées au « Magistère» d’avoir  supposément fait une erreur, c’est précisément  dans des cas typiques où le Magistère ne peut même pas parler, et donc ne peut pas se tromper. On pense par exemple aux cas suivants :
Des évêques parlent, mais ne sont pas en communion avec le Pape.
On ne peut être dans l’Église si on n’est pas en communion avec le Pape ! Écouter de tels évêques pour entendre le Magistère serait aussi ridicule que d'écouter les propos de tel ou tel faux prophète pour savoir ce que nous devons penser !
* Des évêques parlent, mais ils ne parlent pas en tant qu'évêques. Les évêques, et même le Pape, peuvent faire état de leurs propres opinions personnelles, même à propos de la Foi ou des mœurs.
* Des évêques parlent, mais ils parlent de quelque chose hors de la portée du Magistère. C’est la mise en garde du Concile vis à vis des laïcs : « ils ne doivent pas attendre de leurs pasteurs qu’ils aient une réponse à toutes les questions, même graves, ni que ce soit même leur mission » (Gaudium et spes).

Ces deux derniers exemples sont bien illustrés dans Laudato si : Le Pape peut, d’un côté exprimer une opinion et se référer à ce qu’il qualifie de « consensus scientifique » à propos du climat, mais il dit par ailleurs qu’il n’appartient pas à l’Église de prendre parti dans ce débat.

d) Le Magistère peut-il se contredire?

Dans certains cas, le Magistère semble se contredire lui-même : les documents du Magistère sont comme n'importe quel autre document: il faut savoir comment les lire. Certains des conflits apparents peuvent être causés par:
La confusion des termes. Par exemple, quand l‘encyclique évoque le « bien commun », de quoi parle-t-il ? Le mot est parfois utilisé dans les documents du Magistère. Quelqu'un qui n’en connaît pas le sens pourrait conclure de manière erronée que «le Magistère se contredit».
La confusion entre ce qui est enseigné, et pourquoi c'est enseigné. Ce qui est «couvert par la garantie» est l'enseignement en tant que tel, pas les arguments proposés pour appuyer cet enseignement. [Donum veritatis, No. 34].
La confusion entre les jugements prudentiels (ou butanciels) réformables, et les enseignements doctrinaux et moraux irréformables. «Quant on en vient à la question d'interventions d'ordre prudentiel, il pourrait arriver que certains documents du Magistère ne soient pas libres de tous défauts.» [Donum veritatis, No. 34].
Mais, « on doit aussi garder en tête que tous les actes du Magistère dérivent de la même source, c'est-à-dire, du Christ qui désire que Son Peuple marche dans la vérité entière. Pour cette même raison, les décisions du Magistère dans les questions de discipline, même si elles ne sont pas garanties par le charisme de l'infaillibilité, ne sont pas sans l'assistance divine et appellent l'adhésion des fidèles.» [Donum veritatis, No. 17]

e) «L'herméneutique de la continuité»

C’est à la lecture de ce qui précède qu’on peut comprendre le concept d’«Herméneutique de la continuité» dont parlait le Pape Benoît XVI, dans son message de Noël 2005 à la Curie romaine.

Dans la constitution conciliaire "Dei Verbum", il est précisé que "même si la Révélation est achevée, elle n'est pas complètement explicitée; il restera à la foi chrétienne d'en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles". Tout est donc question de gradualité.  

Le mot herméneutique ne doit pas être confondue avec la philologie qui est l’étude d’un langage utilisé. L’herméneutique ancienne définissait essentiellement les logiques d’un texte donné. Le concept d’« herméneutique de continuité », élargit l’interprétation d’un texte au regard d’autres.  De quelles interprétations parlons-nous ?
Nous reprenons ici une représentation graphique simple proposée par Stefan Jetchick:

Durant l'histoire de l'Église catholique, diverses interprétations ont été faites (soit de la Bible, ou des documents du Magistère, etc.). Certaines interprétations ont été condamnées comme hérétiques par le magistère :

Maintenant, avec la venue de tous les documents du Concile Vatican II (et ceux qui ont suivi ce Concile), d'autres interprétations ont été faites:

C'est ici qu'entre en jeu «l'Herméneutique de la réforme et de la continuité» pour nous guider:

En effet, un des principes les plus importants requis pour lire correctement les documents du Magistère est de garder en tête que c'est un Magistère vivant. C'est comme notre propre corps: notre œil gauche est d'une certaine façon connecté à notre pied droit. Un document du Magistère doit toujours être lu à la lumière de tous les autres documents du Magistère, car ils font, d'une certaine manière, tous partie «d'un gros document vivant». Dans ce sens, tout «Anathema sit» prononcé par le Concile de Trente fait intrinsèquement partie du Concile Vatican II, etc.

4- Conclusion

Pour conclure, nous nous appuierons sur les évangélistes :

«Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai Mon Église » [Mt 16:18].
«Ceux qui vous écoutent, M'écoutent, et ceux qui vous rejettent, Me rejettent.»  [Lc 10:16][3]

En effet, le fond d'une question abordée par le magistère peut n'être pas connu. En donnant une part très large au "consensus scientifique" dans Laudato si, le Pape a peut-être voulu garder cachées certaines choses d'ordre diplomatique avec l'ONU. Dans cette question, le plus prudent serait de faire confiance a priori à l'autorité. Si le pape agit dans un certain sens, et reste discret sur ses motivations réelles, on doit patienter et faire confiance, jusqu'à ce que la pleine lumière soit faite. Ceci dit, certains peuvent avoir des informations sûres qui tendent à prouver une forme d'injustice dans l'exercice de l'autorité. Un désaccord, complet ou partiel, avec le pape serait pour eux une chose légitime. Comment éviter d'avoir des préjugés au départ contre le pontife et d'aller un peu vite en besogne? Dom Simon Noël, moine bénédictin de Solesmes écrit: "Une critique du pontife romain est donc possible, mais elle doit se baser sur des faits certains et non sur des préjugés. Saint Robert Bellarmin, docteur de l’Église, non suspect de manque de loyauté envers le Saint-Siège, eut un désaccord avec le pape Clément VIII et il dut s'éloigner de Rome. Ici c'est le cardinal qui est saint et non le pape. Toute la vie de Saint Robert Bellarmin a été un service ardent, passionné de l'Église et du Souverain Pontife. Mais cet amour de l'Église et du Pape a été assez fort pour que Saint Robert Bellarmin ose parler avec sa liberté de prophète. Saint Robert Bellarmin a su dénoncer les abus de la Cour romaine, rédigeant à l'adresse de Clément VIII un mémoire dénonçant les grands abus qui sévissaient dans son entourage. Sans platitude, Saint Robert Bellarmin eut le courage de soutenir que le Pape n'avait qu'un pouvoir indirect sur les États : en 1610, il publie Du pouvoir du Souverain Pontife dans les affaires temporelle, De potestate Summi Pontificit in rebus temporalibus, ce qui lui valut d'être mis à l'index.
Quelle opinion la prudence nous suggérerait-elle sur cette actualité pénible et dérangeante ?...On ne pourra en sortir qu'à partir du moment où seront vraiment connus tous les tenants et aboutissants de ces affaires".

Dès lors on peut conclure en pensant que plus un texte du magistère parait susceptible d’avoir été rédigé sous une menace de persécution par un pouvoir temporel (deal avec l'ONU dont toutes les données ne peuvent être dévoilées dès maintenant aux fidèles), plus le recours à une herméneutique de continuité s’impose pour la lecture du texte.


[1] Saint-Basile « De Spiritu Sancto », (XXX, 77; PG 32, 213 A; SCh 17bis, p. 524)

[2] DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI  À LA CURIE ROMAINE À L'OCCASION   DE LA PRÉSENTATION DES VŒUX DE NOËL Jeudi 22 décembre 2005

[3] http://www.inquisition.ca/fr/serm/professeur_mahjistair.htm