Stanislas de Larminat a publié en juin 2016 un troisième ouvrage "Climat: Et si la vérité (nous) rendait libre". Ce livre, préfacé par SE le Cardinal George Pell, fait suite à ceux publiés en 2011, "Les contrevérités de l'écologisme" (Ed. Salvator), et en 2014, "L'écologie chrétienne n'est pas ce que vous croyez" (Ed. Salvator, préface de Mgr Léonard, primat de Belgique).
Dans les deux dernières approches, comme l'indiquent les titres, étaient donc celles de la raison et de la foi.
Dans son premier livre, il montrait que l'écologisme relève d'une forme de culture de mort qui nous pousse à rêver d'un retour au paradis perdu. Pour sauver la planète, il faudrait réduire la population avec des méthodes que la bioéthique réprouve. C'est ce sentiment qui l'avait amené, en janvier 2011 à s'engager dans une pétition contre la recherche embryonnaire.
Dans son second livre, il montrait que la théologie de la Genèse n'est pas suffisante pour étayer nos réflexions sur l'écologie chrétienne. C'est à travers Pâques, cette seconde création, qu'apparaît la vraie vocation de l'homme, celle de la cité céleste.

Avec "Climat: Et si la vérité (nous) rendait libre", l'auteur reprend un modèle de dialogue tel qu'il pourrait ou devrait toujours exister dans l’Église sur une question scientifique majeure.
"Quelle est donc la légitimité de Stanislas de Larminat pour traiter d’une question aussi vaste que celle de l’écologisme moderne ?

Stanislas de Larminat poursuit ainsi l’essentiel de ses réflexions et de ses travaux consécutifs à un troisième cycle en bioéthique qu'il a suivi à l'Institut Politique Léon Harmel, après 35 ans d'activité dans la société Saint-Louis-Sucre.
Il a approfondi sa réflexion théologique dans le parcours de deux ans de la "formation des responsables" aux Bernardins.

Stanislas de Larminat aime à répéter la mise en garde contre une éducation à la responsabilité écologique qui ne doit pas, comme le disait Jean-Paul II, en 1990, « s'appuyer sur le refus du monde moderne ou le désir vague d'un retour au "paradis perdu" ».

En matière de « paradis perdu », Stanislas de Larminat s’y connait : né il y a 65 ans au cœur du pays de Redon, il y a passé ses dix premières années dans la vieille maison de sa grand-mère, sans eau ni électricité. Il y a appris à lire à la "lampe à pétrole", était lavé dans un  "tub" d’eau froide rempli au broc, écoutait la gymnastique matinale sur un poste de radio à galène, et passait ses journées d’été à suivre une charrue tirée par des bœufs …

En ces périodes de crise, l’auteur pourrait donc être tenté de retourner à la poésie de cette vie rurale.

Au lieu de cela, Stanislas de Larminat est convaincu que l’écologisme tourne le dos à un avenir qui doit assurer le développement de 9 milliards d’habitants. Il est sensible aux propos du cardinal Bergolio, futur pape François qui faisait au contraire l'éloge de la ville terrestre comme anticipation de la cité céleste. 

Il se retrouve dans les propos de Jean-Paul II : "La foi, privée de la raison, a mis l'accent sur le sentiment et l'expérience, en courant le risque de ne plus être une proposition universelle. Il est illusoire de penser que la foi, face à une raison faible, puisse avoir une force plus grande ; au contraire, elle tombe dans le grand danger d'être réduite à un mythe ou à une superstition. De la même manière, une raison qui n'a plus une foi adulte en face d'elle n'est pas incitée à s'intéresser à la nouveauté et à la radicalité de l'être" (Fides et Ratio § 48).

Stanislas de Larminat est ingénieur agronome. Il a passé un an en Afrique –au Mali– à mener des enquêtes agronomiques dans les zones les plus pauvres et reculées du Sahel. Il a ensuite travaillé dans les services agronomiques d’une importante entreprise agro-alimentaire, au contact de ceux qui cherchent aujourd’hui à pratiquer une "agriculture écologiquement intensive". Il a fait l’expérience de ces techniques auxquelles croient Bernard Chevassus-au-Louis et Michel Griffon, tous deux chercheurs à l’INRA, auteurs reconnus de publications sur ces nouvelles pratiques culturales.

Expert en matière de réglementation européenne agricole, l’auteur a eu une pratique longue et quotidienne des marchés internationaux de matières agricoles de base, s’appuyant sur les bourses de marchandises. A ce titre, il a une légitimité certaine dès lors qu’il s’agit de parler de "commerce équitable".
Au delà de sa pratique professionnelle, l’auteur a toujours eu le souci du pourquoi et du comment des choses : il a fait partie de groupes de travail avec des chercheurs et entrepreneurs du monde agro-économique. Les réflexions menées ne voulaient pas se limiter à de simples mises en perspectives, mais souhaitaient coller aux réalités de terrain.
Stanislas de Larminat, pendant son 3ème cycle de bioéthique, a pu aller plus avant dans le questionnement de l’agir humain dans le monde du vivant. Sa légitimité agronomique lui semblait suffisante pour remettre en cause un certain nombre de présupposés en matière d’écologisme et de "développement durable".

En matière de bioéthique, Stan de Larminat a cherché à transmettre ce qu'il a reçu. Ainsi :

  • Il a été chargé de cours par l'aumônerie lycée Stanislas à Paris en bioéthique auprès des prépas scientifiques de 2008 à 2010.
  • Il a participé aux journées de bioéthique du diocèse de Vannes en mars 2009 en animant un atelier sur « la recherche sur l’embryon ».
  • Il a présenté des conférences intitulées « La Bioéthique, une question de foi ou de raison ? », et « L'écologie: un paradis perdu ou une terre nouvelle ? » et « L'écologie au crible du Credo », dans les diocèses de Vannes et de Paris.
  • Il a été « orateur » pour les cours Alpha de sa paroisse de Saint-François Xavier à Paris.

En 2011, Stanislas de Larminat a fait parler de lui : il avait lancé, en janvier 2011, une pétition contre la recherche embryonnaire, à partir de son site internet « www.les2ailes.com ». L’acteur Michael Lonsdale l’avait soutenu publiquement en disant: « La loi protège les embryons des pingouins, mais pas ceux des humains : c’est malsain ! ».

Quel est le lien entre la bioéthique et l’écologie? L’auteur n'est pas politiquement correct, mais, tout est logique pour ce diplômé de bioéthique de l’Institut Politique Léon Harmel. En réalité, dit Stanislas de Larminat, "c’est la même question des liens de l’homme avec la nature qui est posée dans ces deux disciplines de la bioéthique et de l’écologie".