Les lois Grenelle II de 2010 ont prévu, pour les entreprises, la rédaction d’un rapport RSE annuel (Responsabilité Sociale des Entreprises), dont un des trois piliers est la Responsabilité environnementale des entreprises. Les entreprises cotées en bourse, avec un chiffre d’affaire supérieur à 100 millions d’euros ou une masse salariale supérieure à 500 employés ont l’obligation de fournir ce rapport.

Se soumettre ne signifie pas pour autant d’être obligé d’être crédule. En matière climatique, que dit la science en matière des explications causales? Les conséquences de la période chaude contemporaine sont-elles aussi catastrophiques qu’annoncé ? Que faut-il en conclure au plan économique et politique ? Comment se soumettre aux lois sans perdre sa liberté critique ?

Dossier: "les2ailes.com"

 1- En climatologie, la complexité est extrême.

 Des climatologues, océanographes, thermo-physiciens, glaciologues, agronomes, biologistes, mathématiciens, chimistes, astronomes, hélio-sismologies, s’emploient, tous avec sérieux, à en comprendre les mécanismes. Mais qu’y a-t-il de commun entre chacune de ces spécialités, entre la recherche sur les facteurs causaux ou résultants de la variation climatique ?
Quelle science est légitime pour quantifier des relations de cause à effet ? Une telle méthodologie existe. Il s’agit d’une branche de la systémique, l’« identification  des systèmes dynamiques et complexes », discipline enseignée dans toute les universités depuis plus de 30 ans. 

Le Groupement intergouvernemental des études sur l’évolution du climat (Giec) a consacre 131 pages à cette discipline (Giec AR5, chap 10), lui donnant le nom de "Détection et attribution", détection d’un effet, la température, et son attribution à une cause. Faut-il encore que les causes soient ouvertes (CO2, volcans, soleil,…). Or, le Giec a reçu mission de "comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d'origine humaine" (Cf: Principes de gouvernance Giec-§ 2). Exclut-il, a priori, l’effet de l’activité solaire en se limitant à l’origine humaine (sic) ?

Les grands praticiens de l’identification -or ils sont moins d’une dizaine au Giec- savent que pour qu’une détection/attribution soit fondée, il faut :

  • Retenir des observations sur environ 1.000 ans pour expliquer
    - tant l'« Optimum médiéval » correspondant à la période chaude du 10ème au 14ème siècle, à l’époque du Groenland, étymologiquement « terre verte »
    - que le petit âge glaciaire de Louis XIV à la Bérésina.
    Quelle légitimité a le Giec à se limiter à 150 ans d'observations (Giec AR5, Chap. 10,  Fig. 10.1, p. 107)?
  • Ne pas confondre les causes et les effets d’un mécanisme. Le Giec a-t-il raison d’introduire El Nino dans les facteurs causaux (Giec, AR5, Fig 10.5) ? On sait que ces oscillations océano-atmosphériques du pacifique sud ne sont que des boucles internes de la mécanique climatique, et ne sont pas causes des variations longues. Comment comprendre que le Giec puisse dire que la "détection attribution" « n’exige ni n’implique que chaque aspect de la réponse au facteur causal en question soit correctement simulé » (Giec- AR5- chap 2.1) ?
  • Chiffrer, avec de véritables tests d’hypothèses, les fourchettes de sensibilité du climat à chacune des causes envisagées. Or le Giec parle d’une probabilité de 95% que le réchauffement soit d’origine humaine, et ajoute qu’il s’agit d’une probabilité non calculée et subjective et que « les probabilités "Objectives" et "Subjectives" ne sont pas toujours explicitement distinguées » (Giec AR5 GT2, § 2.6.2)
  • Se méfier des excès de données théoriques qui n’améliorent pas le fonctionnement des dites « planètes numériques». Le Giec reconnait que ses modèles sont élaborés dans "des conditions de ciel clair et libres d’aérosols; l'introduction de nuages compliquerait grandement les objectifs de la recherche" (Giec WGI-AR5_WGI 8.3.1). Le Giec admet que toute « complexité ajoutée, bien que destinée à améliorer certains aspects du climat simulé, introduit aussi de nouvelles sources d’erreur possible » et que « de nouvelles interactions entre les composantes des modèles qui peuvent, ne serait-ce que temporairement, dégrader une simulation de modèle sur d’autres aspects du système climatique »  (Giec, AR5, chap 9 FAQ, p.82). Comment le Giec peut-il parler de « modèles de connaissance » (Knowledge-based model) quand tout son chapitre 7 (AR5, Chap 7) consacré aux nuages ne parle que de « compréhension pauvre » ( 13), d’« importante faiblesse dans la compréhension actuelle » (p. 29), de « complexité non encore paramétrée» (p. 29), de « résolution non réaliste  » (p. 11), d’absence « d’évidence de lien…  » (p.21), de  « besoin d’explication » (p. 30), d’« erreur possible dans le modèle » (p. 22), d’« incertitude dans l’estimation des forçages » (p. 4) et de « besoin de quantifier  » (p.31) ?
  • Expliquer a posteriori les écarts entre les observations et les prévisions annoncées. Or le Giec  a été incapable de prévoir, et maintenant d'expliquer, les raisons de la panne du réchauffement observée depuis 15 ans, hiatus que le Giec lui même reconnait : « une confiance moyenne que la différence de tendance entre les modèles et les observations durant 1998-2012 est causée à un degré substantiel par la variabilité interne, avec une possible contribution venant d’erreurs de forçage et une surestimation par certains modèles de la réponse à l’augmentation de forçage par les gaz à effet de serre ». (Giec -WG1-AR5 - Chap 9  743).

Pourtant, le Giec a mis en place un « Good practice guidance paper on detection and attribution related to anthropogenic climate change ». Mais ce guide pratique souffre de plusieurs lacunes :

  • Son titre lui-même indique que l’attribution est fixée a priori puisqu’il est sensé s’appliquer au changement climatique « anthropogénique » (sic).  Or, une approche par identification doit rester ouverte aux principales causes et chiffrer leur sensibilité au climat
  • Ses auteurs ne sont qu’au nombre de sept, menés par son leader, Mme Gabriele Hegerl. On ne peut plus parler de milliers de scientifiques spécialistes de la quantification des relations de cause à effet.
  • Ce guide ne donne aucune précision sur les méthodologies retenues, ni sur la manière d’estimer les états du système climatique à partir de mesures incomplètes ou bruitées (utilisation éventuelle de filtres de Kalman), ni sur les test d’hypothèses utilisés pour valider des hypothèses extrêmes, ni sur les tests de projections rétroactives pour vérifier que telle situation réalisée était prévisible avec les modèles utilisés. Pourquoi cette absence ? Probablement parce que ses auteurs ne se sont jamais confrontés à la communauté internationale des milliers de scientifiques praticiens de cette discipline.

2- L’activité solaire est le facteur essentiel.

  • A contrario, il existe d’autres études appliquant l’identification au système climatique et qui respectent les règles de la méthode par identification. Pour en rester à l’étude d’un auteur français, citons la maison d'édition Elsevier B.V. qui a mis en ligne le 25 octobre 2016, un article, intitulé « identification du climat terrestre vs. détection et attribution ». Cette publication, référencé sur le site ScienceDirect, a été revu dans les règles par les pairs du comité de lecture de Annual Reviews in Control (ARC, 2016 1-12), une des sept revues scientifiques de l'IFAC, fédération internationale qui regroupe des milliers d'experts en contrôle, automatique et modélisation des systèmes complexes. Son auteur conclut que « avec un niveau de probabilité de 90%, on ne peut pas rejeter l'hypothèse d'une contribution anthropogénique nulle ou insignifiante ». Par ailleurs, « l'hypothèse d'une faible contribution de l'activité solaire doit être rejetée avec un niveau de probabilité supérieur à 90% ».
    L’article clarifie les origines des contradictions entre ses conclusions et celles de la méthode de détection et attribution telle que pratiquée par le Giec.
    L’auteur de cette publication explique également que: « Ni les consensus, ni les votes n'ont de place en science; seules les preuves importent. A l’argument d’autorité, Descartes opposait l’autorité de l’argument. Or, le consensus n'est qu'une soumission à l'argument d'autorité, le plus faible qui soit ». Dès lors, pourquoi le Giec a-t-il reçu mission de « travailler par consensus » (communiqué Giec n° 2015/19)?
  • Cette publication mettant en cause l’origine anthropique de la période chaude contemporaine n’est pas la seule. Chaque année, plus d’une centaine de papiers, publiés dans des revues mondiales avec comité de lecture, voit dans les variations d’activités solaires l’explication de la fin du XXème siècle. Citons, pour nous limiter aux plus récentes, à quelques exemples :
    - le 1er avril 2017, dans l’International Research Journal of Advanced Engineering and Science, Sudhir K.Pandey et S.C.Dubey, Professeurs à l’Institut Indien de technology de Mandi, écrivent que « les rayonnements électromagnétiques qui coule de l’activité solaire sont importants sur les variations climatiques à long terme ».
    - le 1er mars 2017, dans Quaternary cience Reviews, Andreas Koutsodendris, professeur à l’université de Heidelberg, montre que le « petit âge glaciaire (LIA) est marquée par une longue période multi-centennale de refroidissement (14-19èmes siècles de notre ère) qui a précédé le récent « réchauffement global » du 20ème siècle. Le refroidissement a été principalement attribué à la réduction de l’activité solaire ».
    - le 1er mars 2017, dans Quaternary Science Reviews,  Jianyong Li, professeur de biochimie à l’institut polytechnique de Virginie, écrit que « l’activité solaire pourrait jouer un rôle clé dans la conduite des fluctuations climatiques ». Il ajoute que « le renforcement de l’activité solaire pouvait être considérablement amplifiée par les variations dans le rayonnement ultraviolet, mais aussi par celle des nuages ».
    - le 9 février 2017, dans Climate of the past, Ernesto Tejedor, professeur à l’université de Saragosse, parle de l’activité solaire comme « moteur principal à grande échelle des épisodes chauds et froids». Il définit « Quatre périodes chaudes - 1626-1637, 1800-1809, 1845-1859 et 1986–2012- identifiés pour correspondre à l’augmentation de l’activité solaire ». Il fait « arrêter à 2012 la période chaude contemporaine ».

N’importe quel esprit curieux, et un tant soit peu habitué à la consultation des grandes revues scientifiques avec comités de lecture, pourrait en citer ainsi des dizaines et des dizaines.

3- Que faire ?

Le propos n’est pas de prendre une position dans une science encore balbutiante.
Il s’agit aujourd’hui de savoir, s’il faut adhérer à des politiques économiques injustifiées. Le Directeur de l’AFD (Agence française de développement), Gaël Giraud, prétend que « les investissements nécessaires dans les infrastructures vertes pour la décarbonation de la planète ont été évalués autour de 2.000 milliards/an pour les pays du  nord et 4.000 milliards $/ an pour ceux du sud » (source Figaro 5.11.2017).
Est-on sûr qu’il n’y a pas d’autres priorités sociales et économiques pour préparer l’avenir des générations futures et des populations les plus pauvres ?

4- Quels sont les conséquences des variations climatiques ?

Reste à se demander si les conséquences catastrophiques invoquées sont plus fondées scientifiquement. Le Giec, lui-même reconnaît l’absence de preuves sur les éléments suivants :

  • Concernant les vagues de chaleur et les sécheresses
    « Les épisodes de sécheresse du dernier millénaire étaient d’une plus grande ampleur et d’une durée plus longue que ceux observés dans de nombreuses régions depuis le début du XXe siècle (degré de confiance élevé) ». (Rapport GIEC - AR5)
  • Concernant les inondations
    « On peut dire avec un degré de confiance élevé que des inondations plus importantes que celles observées depuis 1900 se sont produites au cours des cinq derniers siècles dans le nord et le centre de l’Europe, dans l’ouest de la région méditerranéenne et dans l’est de l’Asie ». (Rapport GIEC - AR5 § 2.6.2 et 5.5.5)
  • Concernant les cyclones
    « La confiance reste faible quant aux changements d’activités sur le long terme des cyclones tropicaux".... "les chiffres actuels n’indiquent pas de tendance significative dans la fréquence des cyclones tropicaux par rapport au passé" (« Résumé 2013 pour les décideurs » du Giec p. 7/60). En nombre, il n’y a donc pas de tendance significative. Ajoutons, concernant leur puissance que l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA)  dénombre de 1924 à 2017 plus de 24 cyclones de force> 5, soit environ un tous les 4 ans.[1]

Une autre étude reprise par Ban ki Moon, Secrétaire générale de l’ONU, et présentée à Davos en 2015 pourrait paraître sérieuse. Elle est intitulée "Planetary Boundaries  (PB): Guiding human development on a changing planet" (revue Sciences Express, publiée le 15 janvier 2015).
Pourtant ses auteurs reconnaissent la faiblesse de leurs preuves sur les quelques risques suivants :

  • Concernant la biodiversité
    L’étude PB retient trois concepts :
    - Variabilité Phylogénétique des Espèces (PSV), mais les données sont « non disponibles au niveau mondial ».
    -Taux Mondial d’Extinction . … Mais, « il peut y avoir un risque important dans l’utilisation du taux d’extinction comme variable de contrôle ».
    - Indice d’Intégrité de la Biodiversité (BII). …,mais, « en raison d'un manque de preuves…, nous avons proposé une frontière préliminaire à 90% de la BII, mais avec une très large gamme d'incertitude (90-30 de%) qui reflète les grandes lacunes dans nos connaissances sur le BII-Terre système fonctionnement relation » .
    L’étude PB reconnait que « nous ne savons ni les niveaux, ni les types de perte de biodiversité, qui peuvent éventuellement déclencher des changements non linéaires ou irréversibles du Système-Terre ».
  • Concernant l’acidification des océans
    L’étude PB ajoute en même temps  que "l'hétérogénéité géographique est importante pour suivre la nature des limites pour les océans du monde". et que "aucune nouvelle preuve n’a émergé pour suggérer que la limite proposée devrait  être ajustée".
  • Concernant les particules fines
    L’étude PB reconnait que « la connaissance définitive des sources ou caractéristiques des spécificités de particules fines PM25 qui seraient en corrélation à long terme avec la mortalité fait défaut »…. « En conséquence, les estimations des causes de morbidité attribuées à la pollution de l’air ambiant dans ces endroits, ont dû être fondées sur des extrapolations ». Rien n’est évoqué dans l’étude sur l’impact des vents de sable, des poussières volcaniques et des pollens emportés à plus de 3.000 m d’altitude[2].

Citons, également, un rapport de référence intitulé "Global Estimates 2014 - People displaced by disasters", établi par deux institutions reconnues par l’ONU,  le Norwegian Refugee Comite (NRC)  et l’Internal Displacement Monitoring et

  • Concernant les réfugiés climatiques

Les auteurs ne parlent pas de « réfugiés climatiques », mais des conséquences liées aux "catastrophes liées aux risques géophysiques", en précisant qu’il s’agit de "risques naturels liés au hasard "[3]. Les auteurs expliquent l’évolution : "Les chiffres, dit l’étude, ont augmenté parce que les villes ont triplé de dimension, parce que les mesures de prévention sont plus efficaces et qu’il y a donc plus de survivants qui sont déplacés". Il ne faut pas confondre les personnes fuyant la pauvreté et celles qui sont déplacées suite à une catastrophe naturelle, dont les conséquences sont toujours proportionnelles à leur degré de pauvreté.

Citons, enfin, un ensemble d’études

  • Concernant l’avenir des états insulaires du pacifique

Le Giec évoque une hausse moyenne sur l’ensemble de la planète de l’ordre de 1,8 à 3,1 mm/an.  Mais, il faut noter que la période d’enregistrement de données satellitaires, qui permettent de quantifier les variations du niveau marin, est courte (moins de 20 ans) au regard des constantes de temps des phénomènes observés[4]
Il importe de prendre beaucoup de recul pour relativiser ces chiffres et bien voir la situation générale de ces îles. :

Ces îles sont situées entre les plaques  tectoniques « pacifique » et « australienne ». Ces plaques dérivent dans des directions différentes à la vitesse de 12 cm/an (Dubois et al., 1977). et varie en fonction de la tectonique locale (Pelletier et al., 1998 ; Bergeot et al., 2009).  Ces mouvements rapides sont à l’origine :

- de volcans qui ont émergé au milieu de fosses de plus de 7.500 m de profondeur

- de séismes qui peuvent provoquer des mouvements verticaux des îles. Par exemple les îles  Torrès ont subi un mouvement ascendant estimé à plus de 50 cm en 1997 (déformation cosismique) puis sont descendues lentement de 11 cm sur la même période (subsidence intersismique). (Ballu et al.2011)

Enfin, ces îles sont au centre des zones touchées par le phénomène El Nino qui crée un « empilement » des eaux océaniques du côté de l’Australie-Indonésie. Le niveau marin y est plus haut de 60 centimètres par rapport à celui des côtes du Pérou-Équateur. En période de El Niño, le niveau marin monte dans la partie Est du bassin Pacifique par l’action combinée de la dilatation thermique et de l’affaiblissement des alizés; en contrepartie, une baisse du niveau marin est observée à l’ouest du bassin  (McPhaden, 2004).

Toutes ces études scientifiques montrent à quel point les mesures de niveau relatif entre les îles du Pacifique et de l’Océan ne sont pas significatives pour établir quelque prévision que ce soit.

5- Conclusion

  • Ne pas confondre pollution globale et pollution locale

Dès lors qu’on parle de pollution globales et planétaires, il convient d’être conscient qu’on est plus dans le discours incantatoire que dans la preuve scientifique. Certains n’en doutent pas et mettent en avant le catastrophisme éclairé. Pour une prétendue bonne cause, il faudrait mentir un peu et faire peur pour mobiliser les opinions. Un tel comportement est plus démobilisateur qu’autre chose sur le long terme.
En revanche, les pollutions locales sont innombrables et les entreprises et les états doivent s’employer à les éviter.
Il n’en demeure pas moins que la responsabilité des acteurs de l’économie est d’abord d’ordre social : les pauvretés sont encore trop importantes. 

  • Les dangers de l’alibi de la croissance verte

Les entreprises doivent éviter également de s’abriter derrière l’alibi de la « croissance verte ». Il faut distinguer la « croissance » de l’« activité »[5] car les subventions sur des développements non rentables finissent par détruire des emplois, car financées par d’autres secteurs. Or, un excès de normes vertes, ou de fiscalité verte[6], a deux conséquences : elle finissent par détruire des emplois en provoquant des délocalisations et elle est assimilable à un impôt sur les ménages sous la forme d’une consommation obligatoire qui détourne les consommateurs d’autres marchés quelquefois plus essentiels en matière de satisfaction de besoins de logement, d’éducation d’enfants, de santé, etc….

  • Quels éléments de langage pour les entreprises ?

Si les entreprises sont tenues de respecter les lois, mais il ne leur est pas demandé d’être convaincues. Elles peuvent donc, à tout le moins, ne pas se soumettre à des éléments de langage qui les asservissent et contribuent à développer une pensée unique non scientifiquement fondée. Il peut être préférable de parler de « développement intégral », plutôt que de « développement durable », de « variations climatiques » que de « réchauffement ou de dérèglement climatique », de « s’adapter » à ces variations plutôt que de « lutter » contre elles,  de « débats scientifiques » plutôt que de « consensus scientifique », de « mécanique climatique » plutôt que d’« effet de serre », des« observateurs scientifiques » plutôt que des « experts scientifiques », de « principe de prudence dans la pesée des bénéfices et des risques », plutôt que de « principe de précaution »,  etc…

  • Ne pas se soumettre au « catastrophisme éclairé » ambiant

Pour une prétendue bonne cause, l’entreprise est-elle obligée d’être complice du mensonge et de la peur pour construire une image positive ? Les entreprises peuvent faire appel à d’autres arguments pour justifier leurs stratégies.
- Dé-carboner les économies, non pour sauver la planète, mais pour libérer nos entreprises du monopole de fournisseurs qui financent le terrorisme et ont kidnappé nos souverainetés en finançant nos dettes publiques
- Développer des produits durables, c'est-à-dire répondant à un esprit de frugalité, non pas une frugalité par précaution soi-disant pour sauver la planète, mais une frugalité par choix, signe du combat personnel que nous tout consommateur doit mener entre plus d’avoir et plus d’être
- Retenir des campagnes de promotion proposant aux consommateurs un esprit de partage, non pas en leur faisant croire que le partage permettra d’éradiquer la pauvreté. La pauvreté est le fait des hommes et non d’une prétendue pénurie potentielle de ressources naturelles. La planète dispose d’une abondance de biens.

Le discours de vérité devrait être le maître mot des entreprises pour qu’elles contribuent à mobiliser les opinions sur des objectifs sains plutôt qu’à devenir complice d’une peur démobilisatrice sur le long terme.

 

[1] Le spécialiste des cyclones Franck Roux  est formel : « On n’observe pas d’augmentation du nombre ni de l’intensité de l’activité cyclonique sur une période de 40 ans »;

[2] Il ne s’agit pas ici de nier l’existence de pollutions graves locales comme celle de New Delhi en nov. 2017. La situation rappelle celle du  grand Smog  à Londres en 1952. La pollution atmosphérique serait-elle un souci de riches et un problème de pauvres ? Hélas, moins les pays sont développés, plus les villes sont polluées.

[3] Les chiffres indiqués dans l’étude sont, par ordre décroissants : le Typhon Haiyan = 4.1 millions de personnes déplacées,  le Typhon Trami = 1.7 millions, le Tremblement de terre de Visayas = 0.35 millions,  le Typhon Man-Yi (Japon) = 0.260 millions, les Inondations Alberta canada = 0.120 millions... Tous ces évènements ne sont pas liés au x variations climatiques.

[4] Mais, en 2012, on a découvert que l’altimètre Topex B, embarqué sur le satellite américano-européen Topex-Poséidon, a fourni des mesures avec des biais de se situant entre 0,9 mm et 1,5 mm.

[5] La guerre (fabrication d’armes), l’insécurité (alarme, vidéo surveillance), la pornographie… contribuent à créer de la croissance ! Faut-il favoriser ces marchés par ce qu'ils créent des emplois ?

[6] Le rapporteur de la commission des finances de l'Assemblée Nationale indiquait que la fiscalité écologique dans les prélèvements obligatoires a atteint  6,55 % du PIB en 2016 et est en passe d'approcher cette année les 65 milliards d'euros... soit un rendement proche de l'impôt sur le revenu ("les Echos.fr" du 08/07/2016).