L’allégation est souvent reprise selon laquelle 60% des vertébrés animaux auraient disparu depuis 1960-70 ? L’émotion créée par cette affirmation est tellement importante qu’il convient d’aller aux sources.
Les modèles mis en œuvre par l’IPBES, (Giec de la biodiversité) permettent-ils de reconstruire une telle réalité ? En réalité, l’IPBES s’appuie sur des travaux développés par la fondation environnementale WWF et son « Indice Planète Vivante ».
Déjà en 2010, le Giec s’était appuyé sur des allégations du WWF. La polémique avait conduit à des démissions au sein du Giec. L’IPBES ne semble pas avoir tiré les leçons de cette expérience.
Le plus grave est que notre analyse fait ressortir de graves lacunes sur les données et fondements retenus par cet « Indice Planète Vivante ». Qu’en est-il ? 

Commentaire: les2ailes.com

1- Le recours indispensable à des modèles, hélas peu fiables…

Comment peut-on  affirmer que 60 % des vertébrés animaux auraient disparu depuis 1960-70 ? Étant donnée la complexité des systèmes en jeu, il faut bien construire des modèles. Je précise qu’un modèle ne me semble pas être destiné à expliquer une complexité, mais à faire des prévisions. Il est classique de reprocher à des épistémologistes de vouloir interpréter tous les types de modèles à partir d’un seul type de modèle. C’est une tentative très courante. Malgré tout, des constantes dans tous les types de modèles sont décelables. Quelles sont ces constances ? Je les regroupe en cinq principes :

a- Il faut des indicateurs

On peut aussi les appeler des signaux. Il faut en retenir qui soient indépendants du système et distinguer ce qui sont des signaux d’entrée, des causes et d’autres qualifiés de sortie, c’est à dire des effets. Il faut éliminer tout ce qui ressemblerait à des variables intermédiaires présupposant le résultat du modèle.

En matière de biodiversité, quels sont les indicateurs ?

C’est un peu technique, et limitons-nous à la prose scientifique officielle[1] qui parle de la Variabilité Phylogénétique des Espèces (P.S.V.), du Taux Mondial d’Extinction ou de l’Indice d’Intégrité de la Biodiversité (B.I.I.).

b- Il faut ensuite rassembler un historique de données

Certaines problématiques peuvent se contenter de mesures sur des périodes courtes. Mais quelquefois, il faut être capable de recourir à des données sur des périodes longues. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’avoir recours à des « reconstructions » de données. A cette fin, il est possible de recourir à des « proxys ». Un proxy est une mesure de substitution étroitement corrélée à une variable manquante dans une base de donnée et qui permet de reconstruire et de raccorder des séries de données entre elles.

Le G.I.E.C. de la biodiversité qu’on appelle l’I.P.B.E.S[2],  reconnait qu’il « existe d’importantes lacunes dans les données disponibles pour construire et tester les scénarios et les modèles[3] ». Une étude[4] intitulée : "Limites planétaires" fait autorité à l’O.N.U., et a été reprise par son secrétaire général. Présentée au « forum économique mondial » de Davos[5], cette étude dit la même chose, à savoir que les données de l’indice P.S.V. sont « indisponibles au niveau mondial », qu’il « peut y avoir un risque important dans l’utilisation du taux d’extinction comme variable de contrôle », et que, « en raison d’un manque de preuves …, et d’une très large gamme d’incertitude,… il y a de grandes lacunes dans nos connaissances sur le B.I.I… ». Peut-on faire des modèles sur la base d’indicateurs de données qui ne sont pas disponibles ?

c- Il faut ensuite structurer le modèle

Structurer les modèles consiste à retenir des lois simples et robustes et à paramétrer le dit-modèle. Il faut également veiller à ne jamais confondre une cause et un effet.

Quelle sont les lois permettant de fonder un concept de sixième extinction des espèces ? Une recherche sur les lois souvent évoquées permet de citer une loi dite « Aires-espèces » exprime une relation entre une superficie et des espèces qui y sont représentées. Cette loi est généralement utilisée au plan local, jamais au plan planétaire. Il est possible de citer également le « modèle de Levins », le « modèle de Mark Newman », le « modèle de Michael Soulé » , le « modèle diversité-stabilité », l’hypothèse qualifiée de « déterministe ». Une autre "hypothèse des rivets" postule que la disparition d’une ou de plusieurs espèces ne compromet pas forcément le fonctionnement d’un écosystème. Sans entreer dans les détails, disons que les experts reconnaissent que toutes ces lois et théories conduisent à bien des méprises et des déconvenues quand elles sont extrapolées au plan planétaire. D’ailleurs, l’I.P.B.E.S. le reconnait : il  parle d’une « incertitude associée aux scénarios et aux modèles est souvent mal évaluée … de nombreuses études mentionnent les forces et les faiblesses de leurs scénarios ou de leurs méthodes de modélisation[6] ».

d- Il faut, bien sûr, quantifier chaque hypothèse causale par des test d’hypothèses

Par exemple, la réaction du modèle est testée après lui avoir imposé, par exemple, une hypothèse d’impact nul du soleil. L’hypothèse est vérifiée en s’assurant que la prévision qui en ressort est conforme aux observations. La quantification ne se limite pas à retenir une hypothèse causale plus qu’une autre, mais va jusqu’au calcul des degrés de confiance à accorder à une relation de cause à effet. Un « test d’hypothèse » est une procédure statistique ayant pour but de fournir une règle de décision permettant, sur la base d’observations, de discriminer deux hypothèses statistiques.

l’absence d’indicateur et de lois générales modélisables en matière de biodiversité planétaire, pousse Christian Lévêque, de l’Académie d’Agriculture, à qualifier qualifie ce concept de « sixième extinction des espèces » de « sauce immonde[7] ! » Il explique d’ailleurs que dans l’histoire des espèces, plus de vingt extinctions ont concerné la disparition, selon les cas, de 50% des espèces ou 70% d’entre elles !

e- Il faut enfin faire des prévisions et les comparer avec des réalisations

C’est le principe fondamental d’un modèle pour qu’il ne soit pas virtuel mais relié au monde réel. Certains imaginent qu’il est difficile de faire des prévisions au motif que les phénomènes observés relèvent d’une temporalité longue et qu’il n’est pas possible d’avoir recours à la méthode expérimentale en laboratoire. Or les statisticiens savent que la mathématique n’est qu’un langage et qu’elle n’a pas le sens du passé et du futur. Ils s’appuient donc sur ce qu’ils appellent « l’hypothèse d’ergodicité », utilisée depuis le xixe siècle : elle permet de remplacer une série d’expériences par une seule, de durée suffisamment longue. Il suffit de traiter le passé comme un futur. C’est, en quelque sorte, une « rétro-prévision ». Si un modèle n’est pas capable de restituer l’historique passé, c’est qu’il est inefficient.

En matière d’érosion planétaire des espèces, les prévisions sont inexistantes.

Cet indicateur d’inspiration économique a-t-il un sens en biologie des espèces ?

 

2- Dans un tel contexte, que penser de l’« Indice Planète Vivante » ?

Le modèle utilisé par le WWF est structuré autour d’une loi dite « pression-état-réponse ».
C’est un modèle économique développé par l’OCDE.
Son but semble bien être de démontrer ce qu’on veut trouver, « les pressions exercées par l'activité humaine sur l'environnement »[8] .

C’est un modèle utilisé pour décrire l’état d’un phénomène sur une zoné géographique donnée. D’ailleurs, l’OCDE indique qu’il a cherché à construire un indicateur « de portée nationale ou représentatif de problèmes régionaux d’environnement recrêtant un intérêt national » [9]. Rien ne dit qu’il soit utilisable au plan planétaire, ni que les indicateurs puissent s’additionner pour établir des données d’évolution planétaire des espèces.
Pourquoi ?  Pour comprendre, il faut revenir aux indicateurs retenus : 

a- Les indicateurs de pressions,

Ils sont fondés sur des a priori scientifiques.
Ainsi,

- concernant le climat, l’OCDE retient, comme indicateur de pression sur l’environnement :  « quatre gaz ayant une activité radiative ont un impact direct sur le changement climatique : le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote et les halocarbones » [10]. On ne répètera pas ici combien cette théorie anthropique est contestée.

- concernant la couche d’ozone, l’OCDE retient l’a priori selon lequel « les principales substances responsables de l’appauvrissement de la couche d’ozone sont les CFC, les halons, le chlorure de méthyle, le tétrachlorure de carbone et les HCFC ainsi que le bromure de méthyle » [11]. Une telle affirmation se fonde sur des observations limitées à 50 ans ce qui est notoirement insuffisant.

- concernant la Biodiversité, l’OCDE se limite à « trois types de pressions exercées sur la biodiversité ont été répertoriées : des pressions physiques (altération de l’habitat par exemple) ; des pressions chimiques (exposition à des substances polluantes par exemple) ; des pressions biologiques (introduction d’espèces étrangères, pêche, par exemple) » [12]. On a vu, au § 1-c que les lois sont plus complexes que cela.

 D’une manière générale, l’OCDE retient comme pression antrhorpique tous les autres critères développés par l’étude « planetaries boudaries… » dont on sait que les auteurs reconnaissent eux-mêmes la faiblesse de leurs indicateurs et de leurs données, que ce soit concernant l’euthrophisation des eaux, l’acidification des océans, les contaminations toxiques, les ressources en eau et les ressources forestières.

Il faut s’étonner, enfin, que l’OCDE, au-delà de ces pressions classiques retient des thématiques très idéologiques comme ceux de  « la croissance et la densité démographique » et de la croissance du PIB, en oubliant que la croissance est un facteur favorable sur l’environnement et non l’inverse[13].

b- Les indicateurs de condition, 

Ces indicateurs sont censés décrire la « qualité de l’environnement et les aspects quantitatifs des ressources naturelles »[14]. C’est oublier que depuis les débuts de l’humanité, l’homme n’a cessé de développer les ressources naturelles.
En matière de biodiversité, « l’indicateur le plus utilisé pour décrire l’état de la biodiversité est le nombre d’espèces menacées ou disparues par rapport au nombre total d’espèces connues » [15]. On a vu au § 1-a que l’IPBES émet de sérieux doutes sur ce type d’indicateur.

c - Les indicateurs de réponse

Ils ne prennent en compte que la réponse de la société et ne retiennent pas les réponses des écosystèmes eux-mêmes[16].
En matière de biodiversité, « Les indicateurs de réponse proposés sont donc la dimension des zones protégées et le nombre d’espèces protégées » [17]. La réponse paraît bien mesquine par rapport aux enjeux évoqués.
D’une manière générale, l’OCDE reconnait que « dans la pratique, la distinction entre l’état de l’environnement et les pressions exercées sur lui sont parfois ambigües » [18]. Il ne faudra donc pas s’étonner que le modèle « Indice Planète Vivante » soit contesté par de nombreux experts.

3- L’« Indice Planète Vivante » contesté

Le modèle du WWF est contesté par les biologistes eux-mêmes. 

  • Un des principaux experts de l’INRA reconnait que « les indicateurs pression-état-réponse (PER), destinés à évaluer les pressions anthropiques sur la biodiversité et les réponses sociales permettant de compenser les effets négatifs des pressions ont une place centrale parmi les indicateurs d’interactions société-nature». Mais il ajoute que cet usage est « source de plusieurs ambiguïtés (absence de prise en compte des interactions écologiques, des réponses adaptatives de la biodiversité, classifications différentes en pression ou état selon les acteurs...) »[19].

  • Le rapport du WWF reconnaît lui-même que cet indice retient les vertébrés au motif que ce sont « les mieux connus des taxons animaux » et permet de « mesurer les changements temporels d'état de la biodiversité dans le monde ». Un indicateur peut-il refléter la réalité,  simplement parce qu’il est facile d’usage ?
    Or, « l’’indice Planète Vivante » est basé sur des données agrégées de 10.380 populations de 3038 espèces de vertébrés[20]. Rappelons que, selon les spécialistes, la totalité des espèces (y compris celles des mondes microbiens et des champignons) est estimée dans une fourchette très large entre 2 et…100 millions.
    L’indice du WWF est très composite ce qui le rend peu utilisable. En effet, les oiseaux sont souvent très mobiles et donc moins touchés que certains invertébrés peu mobiles. Par ailleurs, les données proviennent inévitablement surtout des zones du monde les mieux couvertes par la surveillance environnementale. Il existe aussi encore des lacunes dans la couverture géographique des populations suivies d'espèces tropicales. Enfin, les vertébrés (sans être en soi de mauvais indicateurs) ne sont peut être pas des indicateurs suffisants (par exemple, dans le domaine macroscopique, « la plupart des espèces décrites et probablement non décrite sur la Terre sont des insectes ».
    Quant à la disparition des espèces, de l’aveu de rédacteurs du rapport du WWF, il y en a « très peu ». Ils ne peuvent d’ailleurs en citer qu’une seule : le dauphin du Yangzi. Et encore on n’en est pas sûr : on n’en a plus vu depuis 2006 [21]. Mais  l’absence de preuve ne constitue pas la preuve de l’absence.

  • Enfin, évoquons le point de vue de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN).
    C’est le programme le plus important au monde pour la préservation de la biodiversité, fédère des associations telles que l’USAID, le Fish and Wildlife Service, le Resources Defense Council, l’Environmental Defense Fund et – également – le WWF. Les conclusions de ces experts il y a quelques années tranchent singulièrement avec l’alarmisme du dernier rapport WWF : le taux d’extinction serait de 0,1 à 1% sur 50 ans…[22]

 Dans un tel contexte, l’IPBES a-t-il raison de ne se fonder que sur les données fournies par le WWF[23] ?

4- Les vieilles polémiques sur les liens entre le Giec et le WWF.

Ce n’est pas la première fois que les grandes agences de l’ONU ont des relations incestueuses avec les ONG comme le WWF.

Le Giec, dans son rapport AR4 avait écrit : « Les glaciers de l'Himalaya reculent plus rapidement que dans toute autre partie du monde et, si le rythme actuel se poursuit, la probabilité de leur disparition d'ici 2035 et peut-être plus tôt, est très élevée »[24]. Le Giec précisait que cette information s’appuyait sur un rapport du WWF. Le ministre indien de l’environnement, Jairam Ramesh, s’était insurgé contre ce propos[25]. Rajendra Pachauri, le président du GIEC, s’était défendu en déclarant au Guardian : "Nous avons une idée très claire de ce qui se passe » ! La polémique avait enflé en 2010, et le WWF avait dû reconnaître que cette « allégation avait été utilisée de bonne foi, mais qu’il était désormais clair qu’elle était erronée et devait être ignorée »[26].

Dans le même rapport, le Giec avait déclaré qu’« il y a jusqu'à 25 fois plus de poissons de certains sur les récifs à proximité des zones de mangroves que dans les zones où les mangroves ont été détruites »[27].

Là encore, l’affirmation ne se fondait que sur une déclaration du WWF.

Un analyste canadien a identifié plus de 20 passages dans le rapport du GIEC qui citent des rapports du WWF ou de Greenpeace qui n'ont pas fait l'objet d'un examen par les pairs, et d'autres chercheurs ont découvert une foule d'allégations et d'attributions aussi douteuses dans tout le rapport[28].


[1] Wille Steffen et autres, “Planetary Boundaries: Guiding human development on a changing planet”, Sciences express, 15 janvier 2015.  https://science.sciencemag.org/content/347/6223/1259855 (consulté le 28/08/19)

[2] Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services éco-systémiques.

[3] IPBES- Analyse méthodologique des scénarios et des modèles de la biodiversité et des services écosystémiques (produit 3 c) - Résumé à l’intention des décideurs,  - Principale Conclusion n° 3.5., p. 15 , 25.11.2015 , www.ipbes.net/system/tdf/downloads/IPBES-4-4_FR.pdf?file=1&type=node&id=13340 (consulté le 28/08/19)

[4] Étude intitulée "Planetary Boundaries: Guiding human development on a changing planet", loc. cit.

[5] Les 21-24 janvier 2015.

[6] IPBES- Analyse méthodologique des scénarios et des modèles de la biodiversité et des services écosystémiques (produit 3 c) - Résumé à l’intention des décideurs - Principale Conclusion n° 3.4, p.15

[7]  Christian Lévèque, conférence Biodiversité, quand la science est confrontée aux mythes,  colloque, Fondation Écologie d’Avenir, minutes 39 :56-58, https://www.youtube.com/watch?v=HHFRV0tFVKE (consulté le 28/08/19)

[8] https://fr.wikipedia.org/wiki/Pression-%C3%A9tat-r%C3%A9ponse (consulté le 30/08/19).

[9] OCDE/GD(93)179, « Monographie n° 83 sur l’environnement », « Corps central d’indicateurs de l’OCDE pour les examens des performances environnementales, Tableau 2, page 8 http://www.oecd.org/officialdocuments/publicdisplaydocumentpdf/?cote=OCDE/GD(93)179&docLanguage=Fr

[10] idem, OCDE/GD(93)179,  chap. 3, « élaboration d’indicateurs, … », Thème 1, changement climatique, page 23

[11] idem, OCDE/GD(93)179,  chap. 3, « élaboration d’indicateurs, … »Thème 1, ozone, page 24

[12] idem, OCDE/GD(93)179,  chap. 3, « élaboration d’indicateurs, … »Thème 1, biodiversité, page 31

[13] idem, OCDE/GD(93)179,  chap. 3, « élaboration d’indicateurs, … »Thème 1, biodiversité, page 39

[14] idem, OCDE/GD(93)179,  Tableau 1, page 7

[15] idem, OCDE/GD(93)179,  chap. 3, « élaboration d’indicateurs, … »Thème 1, biodiversité, page 31

[16] Idem

[17] idem, OCDE/GD(93)179,  chap. 3, « élaboration d’indicateurs, … »Thème 1, biodiversité, page 31

[18] Idem OCDE/GD(93)179, page 8

[19] https://web.supagro.inra.fr/pmb/opac_css/doc_num.php?explnum_id=428

[20] WWF, “Living planet, report 2014”, Chapt 1, § the Living Planet Index, page 16, http://assets.worldwildlife.org/publications/723/files/original/WWF-LPR2014-low_res.pdf?1413912230

[21] WWF, “Living planet, report 2014”, § Appendix, page 139, http://assets.worldwildlife.org/publications/723/files/original/WWF-LPR2014-low_res.pdf?1413912230

[22]  L’IUCN écrit que “il est difficile de mesurer les taux d'extinction récents, non  seulement parce que notre connaissance de la biodiversité est limitée, mais aussi parce que parce que même pour les taxons les mieux étudiés, il y a un décalage dans le temps entre le déclin vers l'extinction et la perte réelle de espèces. …Il peut s'écouler des milliers d'années avant qu'une population restante est finalement poussée à l'extinction (Diamant 1972). Dans cette optique, il est possible d'utiliser les données récentes de l des extinctions documentées pour faire un très conservateur estimation des taux d'extinction actuels, bien qu'elle soit limitée parce que seuls quelques groupes taxonomiques ont été raisonnablement bien analysées pour les extinctions » (IUCN, rapport « A Global Species Assessment », § 3.4, p. 41, https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/RL-2004-001.pdf)

[23] Rapport IPBES « Ipbes globaI/regional indicator factsheet ». https://www.ipbes.net/sites/default/files/factsheet_wwf_zsl_living_planet_index.pdf (consulté le 30/08/19).

[24] AR4-WG2, Cliamte Change 2007, impacts, adaptation and vulnerability, , Technical Summary, Asie, §10.6.2 , p. 493,

https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/ar4_wg2_full_report.pdf

[25] Randeep Ramesh in Delhi, Mon 9 Nov 2009 16.17 GMT, https://www.theguardian.com/environment/2009/nov/09/india-pachauri-climate-glaciers,

[26] source : WWF, « An Overview of Glaciers, Glacier Retreat, and Subsequent Impacts in Nepal, India and China » march 2005, p2, http://assets.panda.org/downloads/himalayaglaciersreport2005.pdf

[27] Tendances environnementales, § 13.2.4.2

https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/ar4_wg2_full_report.pdf

[28] https://www.telegraph.co.uk/comment/columnists/christopherbooker/7113582/Amazongate-new-evidence-of-the-IPCCs-failures.html