Concrètement, pour rejoindre ce pèlerinage

Le trajet retenu a été établi pour traverser à la fois les 15 provinces épiscopales de France et les principaux centres d’apparition mariale en France. Ce trajet, arbitraire, ne passe pas nécessairement à proximité de ceux qui auraient le désir ou l’intérêt de me rejoindre, ne serait-ce qu’une journée seulement. C’est pourquoi, il leur suffira de contacter la permanence assurée aux fins de donner les précisions nécessaires : 06 62 75 77 01

Ne pas chercher à convaincre qui que ce soit, mais dire les choses

Marie avait demandé à Bernadette d’intervenir auprès de son évêque pour construire une chapelle à Lourdes : « Je ne te demande pas de le convaincre, mais de le lui dire ».

La proposition de pèleriner à plusieurs, ne serait-ce que pendant quelques kilomètres, n’a donc pas pour but de convaincre qui que ce soit en matière écologique, mais d’avoir, sous le regard de la Vierge, un échange sur ce que chacun estime devoir dire.

Contribuer à une pastorale soucieuse de vérité et de bien commun

L’initiative de ce pèlerinage n’est pas non plus de prétendre relever le défi d’un mal toujours prêt à s’infiltrer là où les chrétiens cherchent à construire le bien commun.
L’esprit proposé est de contribuer à une pastorale soucieuse d’une vérité qui rende libre[1] d’aller beaucoup plus loin et plus rapidement dans le changement de nos relations fondamentales, constitutives de l’Écologie intégrale :

  • notre rapport à Dieu ;
  • notre rapport à la dignité de la personne d’autrui, notamment des plus simples;
  • notre rapport à nous-mêmes et à la dignité de notre propre personne ;
  • et notre rapport aux créatures non humaines.

Les vertus du dialogue en marchant

Il est proposé que, dans les diocèses ou paroisses traversés, toute personne intéressée, adulte ou lycéen, puisse rejoindre le pèlerinage pendant quelques kilomètres. La marche est toujours propice à la réflexion et à un dialogue fraternel, bienveillant mais sans esquive de ce qui peut être clivant. Accepter un dialogue est toujours facteur de construction de paix.
La disputatio, au sens où elle était pratiquée par l'Église du moyen âge, est avant tout, comme « l’escrime de l’esprit », une méthode intellectuelle de recherche permettant l’examen critique de thèses en présence.
Attaché à ne pas tomber dans le pieux mensonge chrétien de faire "comme siil n’y avait pas de divergence,  Michel de Certeau écrivait : « Qui fuit le face à face n’éviterait pas la peur inséparable de tout affrontement, mais renoncerait à être, affirmant dans le vide un droit qu’il serait incapable de faire reconnaître. Il faut donc renoncer à la molle conviction "qu’on peut toujours s’entendre" » [2].

Marie, Reine de la Création, accompagnez ce pèlerinage


[1] Jean 8,32

[2] Michel de CERTEAU, L’étranger ou l’union dans la différence, le Seuil – Essais, Paris 2005, p. 24