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"La pire torture pour un peuple, c'est le mensonge" (Soljenitzine)

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Publication : 31 juillet 2024

"Le Beau, c'est le vrai bien habillé" (Balzac)

Sous le feu des critiques, Thomas Jolly, le directeur artistique de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris-2024, s’est expliqué au micro de BFMTV en déclarant que son inspiration ne venait pas de la Cène biblique, mais de Dionysos, « dieu de la fête, du vin ». « L’idée était de faire une grande fête païenne reliée aux dieux de l’Olympe », a-t-il précisé avant d’ajouter : « Vous ne trouverez jamais ni chez moi, ni dans mon travail une quelconque volonté de moquerie ou de dénigrer qui que ce soit. » (Figaro 29 juillet, page 4).

Thomas Jolly aurait-il oublié le « Richard III » qu'il mettait en scène au Théâtre National de Toulouse-TNT en avril 2016 dans lequel on le voit, lui-même dans le rôle de Richard III. Dans une scène troublante, il prend la position du Christ sur une croix, ses bras prenant appui sur la croix avec désinvolture.
Mentez, mentez ! Quand en finirez-vous de nous prendre pour des imbéciles ?
Dès lors comment croire cette déclaration du CIO : "Notre intention n'était pas d'afficher un manque de respect à quelque groupe religieux que ce soit (...). Si des gens ont été offensés, nous nous en excusons". Comme me l’aurait dit mon père « Tu ne l’as pas fait exprès, mais il fallait faire exprès de ne pas le faire »… surtout quand on se voit confier la responsabilité d’un spectacle visionné par des milliards de téléspectateurs !
Et le premier complice est le chef de l'État qui n'a pas tari d'éloges à l'issue de l'événement, vendredi 26 juillet. Emmanuel Macron a notamment grandement remercié Thomas Jolly, directeur artistique, pour son "génie créatif". Dans un tel contexte, comment faire confiance à nos gouvernants pour choisir des artistes pour de nouveaux vitraux dans la cathédrale Notre-Dame? La loi a du bon qui impose de restaurer un monument en l'état antérieur, même si, dans l'absolu, des artistes contemporains pourraient proposer de magnifiques oeuvres. Mais une cathédrale n'a pas à être soumise au bon vouloir de décideurs qui font la preuve de leur volonté de provoquer et de promouvoir des idéologies païennes.
Les plus tolérants diront: "à chacun son type de beauté"! Mais qu'est-ce que la beauté? L'idée du beau tient par un lien étroit aux idées de vrai, de bien, d'ordre, d'harmonie, de perfection et de dignité de l'homme. Elle s'adresse à tout l'homme à la fois, aux sens, à l'esprit et au cœur. L'art est la métamorphose d'une matière en une œuvre, et non ce que l’artiste appellera tel. La transgression n'est pas le terrain de jeu d'un Thomas Jolly qui se dirait artiste. L'apprentissage de la littérature et de la poésie permet de passer de l'émotion au sentiment, du non dit au dit, un dit libéré de l'agressivité  parce qu'il est transfiguré par la beauté. Le beau est durable. 

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Climat: Une étude française remet en cause la primauté de l'activité humaine

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Publication : 5 juillet 2024

La revue à comité de lecture Earth & Environnemental Science Reserach & Reviews a mis en ligne, le 10 mai 2024, un article intitulé « Refondation des concepts de rétroaction climatique et de forçage radiatifs à partir d’un modèle de complexité minimale ». L’auteur, le professeur Philippe de Larminat, est un expert en identification des systèmes dynamiques, autrement dit de la modélisation des processus à partir de leur comportement observé.

Il avait déjà publié, en 2016, un article sur une telle identification du système climatique, dans lequel les simulations, à partir de différents modèles identifiés, montraient que l’activité solaire pourrait jouer un rôle prépondérant dans le réchauffement actuel, tandis que celui de l’activité humaine pourrait être insignifiant. Ceci était en contradiction avec une origine humaine que le GIEC considère comme extrêmement probable dans ses derniers rapports d’évaluation. 

Dans une autre étude publiée le 16 mars 2023 dans Earth & Environnemental Science Research & Revew et intitulée « Des modèles climatiques comportementaux et des données millénaires à la réévaluation du réchauffement climatique anthropique (AGW) », l’auteur avait approfondi les raisons d’une telle divergence entre les différents modèles. Elle tient essentiellement aux données climatiques retenues pour l’identification.

Dans sa nouvelle étude du 10 mai 2024, Philippe de Larminat confirme sa précédente étude tout en proposant une nouvelle approche basée sur « le développement d’un modèle de complexité minimale (MCM) », là où les modèles physiques complexes sont un des piliers du Giec. 

Source: Version anglaise et Version française
Télécharger la Version française : PDF
Télécharger communiqué de presse

Information: "Les2ailes.com"

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Europe : Où es-tu ? Qui es-tu ? Que veux-tu ?

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Publication : 14 mai 2024

"L'Europe est trop grande pour être unie et trop petite pour être divisée” (Daniel Faucher, géographe)

Quelles limites géographiques retenir pour l'Europe ? Deux types de limites orientales pourraient être imaginées:

  • En rouge, celle selon laquelle il doit être possible de naviguer autour d'un continent. La route commerciale, tracée par des Varègues (Vikings suédois) qui peuplèrent le nord-ouest de la Russie au début du IXe siècle, en est une historiquement connue. Elle passe par les voies navigables des plaines russes. Elle part de la mer Blanche, remonte le long de la Dvina septentrionale et son bras la Soukhona pour atteindre le canal de la Dvina. Ce canal permet d'atteindre la Cheksna, dans le bassin de la Volga, jusqu'à la retenue de Rybinsk. Franchissant le barrage, la limite descend le long de la Volga, jusqu'au canal Volga-Don, qui permet de rejoindre le Don jusqu'à la mer d'Azov et la mer Noire (voir la carte jointe).
  • En bleu, celle selon laquelle les fleuves ne sont pas des limites culturelles, mais au contraire un lien entre elles. Dès lors il faudrait limiter l'Europe à la chaîne de l'Oural et au sud-Est des lignes de partage des eaux des fleuves de la Dvina septentrionale, de la Volga, et du Don. Ce serait en quelque sorte, l’Europe évoquée par le Général de Gaulle de l’Atlantique à l’Oural.
    Mais une telle unité culturelle concerne surtout les peuples slaves mais ne créée pas de liens pour l’Europe.
  • A la question, « Europe, Où es-tu ? », cette idée de lien culturel montre qu’il serait préférable de s’interroger : « Europe, Qui es-tu ? ».

 Analyse: les2ailes.com

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Après avoir tué, on n’est plus soi-même.

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Publication : 24 avril 2024

“L'amertume finit par tuer"
(Pierre Billon / "L'enfant du cinquième nord") 

Le mensonge de Satan dans le jardin d’Eden, a engendré la peur : « Je me suis caché dit Adam, car j’ai eu peur ». La peur engendre aussitôt la violence avec une première atteinte à la vie : « Abel, de son côté, fit [offrande] d’un des premiers-nés de son troupeau » ! Et Pourtant, « L'Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande » (Gen 4,4)

La violence continue avec Caïn se jetant sur Abel en le tuant.
Dieu le lui reproche : « La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi ». (Gen 4, 10), mais sans accepter que quiconque puisse porte la main sur Caïn : « Si quelqu'un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois ».  (Gen 4, 15). Après le Déluge, Dieu accepte la mort de l’animal : «Tout ce qui se meut et possède la vie vous servira de nourriture ; je vous donne tout cela au même titre que la verdure des plantes. Seulement vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c’est-à-dire le sang (Dam)» (Gen 9, 3-4). Mais Dieu assigne une limite dont le but est de structurer l'humain : ne pas manger de chair animal avec son âme, c'est dire le sang. Or le mot hébreux Nephesh a deux sens : celui du sang, de ce qui respire, du souffle, de l'âme, de l'être intérieur, mais aussi celui de la vengeance, de la volonté d'éliminer l'identité profonde d’un être. Le théologien André Wenin pose bien le problème :"Qu'est ce qui peut conduire un homme à une telle violence, sinon ces mouvements intérieurs sur lesquels la loi n'a pas prise, à savoir la haine et l'envie ?" La limite fixée par Dieu "cherche à mettre en garde moins contre la violence elle-même que contre ce qui la meut dans les profondeurs du coeur humain... C'est précisément quand elle est l'instrument aveugle de la haine que la violence ne laisse aucune chance à la vie et à l'altérité".

En revanche, le commandement fait à Noé et à ses fils est formel : « Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé » (Gen 9, 6).

Que fait notre monde contemporain de ces préceptes divins ? … Quelques exemples pour montrer combien, après avoir tué, on n’est plus vraiment soi-même !

Analyse: Les2ailes.com

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Ecologie : Théologie du troisième récit de la création (Gen 9, 1-7)

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Publication : 19 avril 2024
Luini Aurelio
« L'Arche de Noé après le Déluge - Ivresse de Noé »
(Milan, église San Maurizio al Monastero Maggiore)

"La création : le bien mis en morceaux et éparpillé à travers le mal" (Simone Weil
La pesanteur et la grâce, p.82)

Il est couramment admis que la Genèse propose deux récits de la création. Le premier avec les six jours de la création, se terminant par la création de l’homme, et le second, commençant au contraire par la création de l’homme et ajoutant l’épisode de la consommation du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
En réalité, il y a un troisième récit, reprenant presque mot à mot le vocabulaire du 1er récit : l’appel à la fécondité, la multiplication, et la domination des créatures non humaines.
En fait, il y a une nuance de taille entre le 1er et le 3ème : celle concernant la mission de l’homme de dominer la création, de régner comme un souverain sage sur la création. Ce mot radah en hébreux, disparait dans le 3ème récit, contrairement à ce que, à tort, conserve la traduction de la Bible de Jérusalem.
Par ailleurs, le 3ème récit appelle Noé et ses fils à être la crainte et l’effroi de tous les animaux de la terre. Le péché originel a donc créé une rupture entre l’homme et les créatures non humaines. Faut-il revenir au paradis perdu, ou se résigner sur cette rupture ontologique ?
L’autre différence de taille est la question de l’alimentation donnée à l’homme :  « les herbes portant semence… et tous les arbres qui ont des fruits portant semence « , dans le premier récit, et « Tout ce qui se meut et possède la vie » dans le second récit.
Ces deux exemples sont un écho à la grande affliction divine (Gen 6,6) qui se repentit d’avoir fait l’homme : « la terre est pleine de violence à cause des hommes » (Gen 6, 13). Il renonce à faire disparaître l’homme. Mais il accepte que l’homme soit l’effroi de tous les animaux et qu’il en mange la chair. Ce troisième récit de la création précède le récit de l’alliance que Dieu décide d’établir (Gen 9,9), non seulement avec Noé et ses fils, mais également « avec tous les êtres animés ».
L’analyse qui suit nous interroge : L’écologie chrétienne peut-elle s’appuyer sur une théologie de la création pour dire que la nature est bonne ? Ne faut-il pas, définitivement, distinguer la création, parfaite, et le monde naturel imprégné du péché originel ? 

Sources :        Anne Lécu - « Afin que vous donniez du fruit » (Le Cerf, janvier 2024)
                      Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " (§ 6.4)

Analyse: les2ailes.com

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Ecologie circulaire: le modèle sucrier

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Publication : 18 avril 2024

"Chaque nouveau commencement vient de la fin d'un autre commencement" (Sénèque l'Ancien)

Le souci contemporain de développer une véritable écologie circulaire  est bien illustré par le recyclage de l’eau dans les sucreries. Ce modèle leur permet maintenant de ne plus être implantées en bordure des rivières avec les risques de pollution que cette proximité pouvait entraîner. 

Curieusement, le processus sucrier utilise l’eau contenue dans la betterave, l’exploite à tous les stades de la production du sucre et finit par la restituer aux agriculteurs sous forme d’irrigation.

Le schéma ci-contre remonte toute la chaîne de production, en partant de : 

  • L’évaporation et la cristallisation sous vide qui produit de la vapeur haute pression
  • Cette vapeur est récupérée dans les turbines, réchauffée et comprimée par l’énergie des chaudières puis utilisée pour faire tourner un alternateur électrique permettant de produire l’intégralité des besoins électriques de l’usine.
  • A la sortie, la vapeur a une pression moins élevée, mais suffisante pour être utilisée dans des réchauffeurs qui vont contribuer à réchauffer les jus à toutes les étapes de la fabrication. 
  • L’eau, devenue tiède, est refroidie dans des réfrigérants aériens. Une partie s’évapore mais cette eau condensée est refroidie
  • Cette eau est récupérée pour laver les betteraves en début de process.
  • L’eau sale est envoyée dans des “bassins de décantation”. La terre se dépose au fond des bassins pendant l’hiver et le printemps : ces bassins sont étanches pour éviter de polluer la nappe phréatique. Les eaux de lavage contiennent des produits organiques qui fermentent dans les eaux et dégagent des produits azotés ou minéraux qui pourraient atteindre la nappe phréatique.
  • En début d’été, l’eau décantée est utilisée par les agriculteurs pour irriguer les cultures qui en ont besoin. Dans ce but, trois sites industriels (Artenay, Boiry-Sainte-Rictrude et Connantre) ont mis en place des réseaux d’irrigation. Généralement, la betterave n’est pas irriguée, car la betterave fabrique son sucre pendant l’été. Au contraire, les céréales (blé ou maïs) produisent des grains juste après la floraison qui nécessite beaucoup plus d’eau.
  • Le reste de l’eau de décantation s’est évaporée, et la terre peut être récupérée après quelques années de séchage par des utilisateurs qui en ont besoin.
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Eau - Faudra-t-il arrêter la culture du blé avant celle du maïs?

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Publication : 18 avril 2024

"La rumeur, cette vérité qui se promène comme un mensonge, et ne fait pas réfléchir les gens"
(Charles Soucy, écrivain québécois)

Eau-France, le service public d'information sur l'eau met en exergue le fait que la quantité d'eau nécessaire pour produire 1 kg de blé en zone tempérée est estimée à 590 litres d'eau.
Le site explique, à titre de comparaison, qu'en zone tempérée, il faut :
- 238 litres d'eau pour 1 kg de maïs ensilage ;
- 346 litres d'eau pour 1 kg de banane ;
- 454 litres d'eau pour 1 kg de maïs grain ;
- 524 litres d'eau pour 1 kg d'orge ;
- 590 litres d'eau pour 1 kg de pomme de terre ;
- 900 litres d'eau pour 1 kg de soja ;
- 1600 litres d'eau pour 1 kg de riz pluvial ;
- 5000 litres d'eau pour 1 kg de riz inondé ;
- 5263 litres d'eau pour 1 kg de coton.
Source: Eau-France et L'opinion

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