Une pétition réclamant un moratoire sur la recherche embryonnaire a été lancée sur ce site le 10 décembre 2010. La complexité du sujet est souvent invoquée par ceux qui préfèrent ne pas prendre position sur le sujet.
Nous proposons une rapide vulgarisation sur la question… Les choses ne sont pas aussi compliquées qu’on veut bien le dire. Ces lignes sont destinées aux lecteurs qui, ayant de la compassion pour tant et tant de malades, sont réticents à s'engager dans la signature d'une pétition destinée à encadrer la recherche médicale....
Pourquoi une pétition sur la recherche embryonnaire ?
- Parce qu’aujourd’hui, la thérapie génique la plus efficace est celle des "cellules souches adultes". Respecter l’embryon est, paradoxalement, un gage d’efficacité.
- Même si les cellules souches adultes n'auront pas toutes les vertus puisqu'elles peuvent conduire aussi bien à des progrès thérapeutiques qu'à de véritables "embryons artificiels". Raison de plus pour obtenir un moratoire sur la recherche embryonnaire, que ces embryons soient d'origine naturelle ou "artificielle"!
- Parce que l'alignement de la législation française sur celles qui sont les plus permissives n'est pas une fatalité. Un comparatif des législations de bioéthique montre que la France a déjà influencé d'autres pays pour les inciter à adopter des lois raisonnables.
- Parce que prétendre que l'embryon humain "ne serait qu'un amas de cellule", relève de la caricature mensongère.
Tels sont les enjeux de cette pétition dont la forme sera, pour les uns un tantinet accrocheuse -c'est la loi du genre- voire, pour d'autres légèrement humoristique. Mais, comment le fond laissera-t-il indifférent les parlementaires?

Après avoir été interpellée par des centaines de climatologues qui s'indignaient des attaques répétées de Claude Allègre contre certains d'entre eux, la ministre Valérie Pécresse avait demandé en avril 2010 à l'Académie des Sciences un état des lieux des connaissances sur cette question. L’académie des Sciences a rendu son rapport le 28 octobre 2010. L’historique de ce rapport laisse rêveur quant à l’allégeance des scientifiques à l’égard du politique…
La biodiversité pourrait devenir un enjeu financier : les entreprises cherchent à la transformer en élément d’actif. C’est ce qui ressort des premières conclusions de la Convention de la Biodiversité qui s’est tenue à Nagoya au Japon du 18 au 29 octobre 2010.
A la suite de la 50ème Assemblée plénière des évêques de France qui s’est tenue à Lourdes du 4 au mardi 9 novembre 2010, la presse catholique a repris en boucle : « Deux experts de l'écologie alertent les évêques ». Qui sont ces "experts" ? Qu’ont-ils dit ? Qu’en a tiré le président de la Conférence des évêques de France, Mgr. Vingt-Trois ? La conférence des évêques de France se distingue-t-elle du discours du magistère en matière d’écologie ?
La revue de presse « Généthique », de la Fondation Jérôme Lejeune, en appelle à l’urgence « d’un débat clair et dépassionné ait lieu autour des OGM » ! Visiblement, le responsable de la revue de presse est sensible à une polémique concernant Diána Bánáti et se laisse émouvoir par une pétition d’écologistes. Quel dommage de ne pas se référer à un débat clair et dépassionné qui s’est déjà déroulé à l’académie pontificale des sciences du 15 au 19 mai 2009.