30 mai- 1er juin 2020- Pellevoisin

Sortie de confinement au sanctuaire où la Vierge est apparue 15 fois à Estelle Faguette entre le 17 février et le 8 décembre 1876. Elle était au service des La Rochefoucauld à Paris et au château de Montbel, à 3 km de Pellevoisin. En 1875, Estelle est atteinte d'une péritonite tuberculeuse et est déclarée perdue. Elle écrit une lettre à la Vierge pour obtenir sa guérison et demande à une amie de la déposer à la petite réplique de la grotte de Notre-Dame de Lourdes que la famille de La Rochefoucauld a fait construire dans le parc du château de Montbel. Le , le médecin déclare qu'elle n’en a plus que pour quelques heures. A partir de cette nuit-là, la Vierge lui apparaît et lui dit: "Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille. Courage, prends patience, mon Fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours en l’honneur des cinq plaies de mon Fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire". Le lendemain, elle lui dit: "Cette fois, mon Fils s’est laissé attendrir, il te laisse la vie. Tu seras guérie samedi". Estelle répond « Mais ma Bonne Mère, si j’avais le choix, j’aimerais mieux mourir pendant que je suis bien préparée. » Alors la Sainte Vierge dit en souriant : « Ingrate, si mon Fils te rend la vie, c’est que tu en as besoin. Qu’a-t-il donné à l’homme sur la terre de plus précieux que la vie ? En te rendant la vie, ne crois pas que tu seras exempte de souffrances ; non, tu souffriras et tu ne seras pas exempte de peines. C’est ce qui fait le mérite de la vie. Si mon fils s’est laissé toucher, c’est par ta grande résignation et ta patience. N’en perds pas le fruit par ton choix. Ne t’ai-je pas dit : S’il te rend la vie, tu publieras ma gloire ?» Le 19 février, Estelle souffre terriblement, puis tout se termine et elle se sent guérie sauf du bras droit qui reste paralysé. Le curé arrive dès l'aube car il craint de ne plus la retrouver vivante et la trouve guérie ; sur son ordre, elle fait le signe de croix avec l'ancien bras paralysé. Elle annonce sa guérison aux religieuses qui entrent dans sa chambre. Pendant les apparitions suivantes, les messages de la Vierge sont nombreux: 

« Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on  a pour mon Fils dans la sainte communion et l’attitude de prière que l’on prend, quand l’esprit est occupé d’autres choses ; je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses ... Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs (2.7.1876)... Tu as bien le caractère du Français, il veut tout savoir avant d’apprendre et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serai venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance (9.10.1876)... Qu’ils prient, je leur en montre l’exemple  (10.9.1876)... Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je désire … Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon Fils … Courage et confiance  (15.9.1876)... Vois les grâces que je répands sur ceux qui porteront [le scapulaire] avec confiance et qui aideront à le propager (8.12.1876) »

Messe de la Pentecôte sur l'esplanade de Pellevoisin le 31 mai 2020.

Mardi 17 mars 2020- Pontmain (53) - Lieu de confinement 

La providence a voulu que les mesures de confinement contre le coronavirus ne s'appliquent que 12 h après l'arrivée à Pontmain. 

Lundi 16 mars 2020 -  Husson (50) -Pontmain (53) 

Le 17 janvier 1871, alors que la France était vaincue par la Prusse, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé vont contempler la Vierge, vêtue d’une robe bleue, parsemée d’étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d’or avec un liseré rouge. Elle apparaît successivement
- en levant les mains à hauteur de ses épaules en remuant les doigts au rythme du cantique "Mère de l'espérance"
- en portant un crucifix rouge pendant le cantique "Parce Domine"
- entourée d'un ovale bleu avec quatre bougies allumée par une étoile pendant le cantique "Ave Maris Stella"
- en portant deux croix blanches sur ses épaules avant la fin des apparitions.
Les principaux messages de la Vierge sont:
- "Mais priez mes enfants, Dieu exaucera en peu de Temps.
- "Mon fils se laisse toucher"

Évangile du jour de Saint Luc: 
"Amen, je vous le dis, aucun prophète ne trouve un accueil dans son pays... Aux mots de Jésus, tous deviennent furieux... Mais Jésus, passant au milieu d'eux, allait son chemin".
Deux pièges dans cet évangile, se prendre pour un prophète ou se prendre pour Jésus:

1- se prendre pour un prophète: La tentation est grande de vouloir convaincre les milieux chrétiens sensibles à l'écologie des erreurs d'appréciations qu'ils véhiculent dans leur pastorale mettant en évidence

"les risques mis en évidence par le dernier rapport du GIEC ...d’une extrême gravité. ...a atteint un tel niveau que des catastrophes majeures sont à prévoir : des événements météorologiques extrêmes ...les sécheresses, les inondations, les cyclones et les typhons comme aux Philippines, l’élévation du niveau de la mer et son acidification, ... une perte de biodiversité et le bouleversement complet de nos écosystèmes. Ces changements risquent d’entraîner la destruction irréversible des moyens d’existence, la baisse des rendements agricoles, des famines, des  manques d’eau, l’extension de maladies parasitairesCrise économique, migrations massives et conflits internationaux sont ainsi attendus. Le changement climatique est peut-être la plus grave menace qui pèse sur les sociétés humaines ». (Source:: document du Conseil Famille et Société de la conférence des évêques de France intitulé « Un kairos climatique », janvier 2015).

Le ton délibérément catastrophique ne peut être un un "kairos", c'est à dire un "moment opportun", "un instant de grâce où tout peut basculer" quand il est fondé sur la peur, voire sur beaucoup de mensonges.
Mais, être prophète, ce n'est pas tant dire la vérité, sur des sujets aussi graves puissent-ils paraître. Être prophète, c'est annoncer que Dieu viendra, qu'il sera en mesure de faire du bien au delà du peuple élu, dans toutes les nations, aux pays de Sidon et de Syrie.  

2- se prendre pour Jésus. La tentation inverse consiste à renoncer à convaincre et à se contenter de dire ce que l'on croit devoir dire.  Une fois les choses dites, "passer son chemin". Mais, pour le Christ, "aller son chemin", c'est aller vers le père, en passant par la Croix. Ce n'est pas changer de chemin par dépit de ne pas avoir été entendu. 

Malgré tout, le commentaire de YouPray peut surprendre: Il propose "d'entrer dans la tristesse de Jésus" comme il est écrit dans le prologue de Saint-Jean: "il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reconnu". D'une certaine manière, notre tristesse de voir l'Eglise incapable de s'ouvrir à une analyse plurielle sur ces sujets, à accepter un dialogue contradictoire, rend profondément triste. Il y a là, paradoxalement, un chemin qui permet d'entrer dans la "tristesse de Jésus".

Dimanche 15 mars 2020 -  Domfront en Poiraie (61)- Husson (50)

Évangile de la Samaritaine au puits de Jacob selon St-Jean: "Dieu est esprit et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer"

Samedi 14 mars 2020 -  Bagnoles de l’Orne (61) - Domfront -en-Poiraie (50) 

Laudes avec les pères Servites : psaume 91  faisant écho de la cérémonie de la veille : « 11 -Tu me donnes la fougue du taureau, tu me baignes d'huile nouvelle ;12 -j'ai vu, j'ai repéré mes espions, j'entends ceux qui viennent m'attaquer. »

Vendredi 13 mars 2020 -  Carrouges (61)- Bagnoles de l’Orne (61)

Passage par le bois de Monthard (53-Lignières-Orgères), point culminant sur lequel a été construite en 1948 une statue du Sacré-coeur de 10 m. de haut en remerciements de la commune d'avoir été épargnée en 1944 de violences dont elle était menacée par les allemands

Label « Paroisse d’accueil » : le P. Christian Roullé, curé de La Ferté-Macé m’a mis en relation avec Roch-André Grisé, « servite de Marie » (canadien) (fondée au XIIIe siècle, à Florence en Italie par sept fondateurs). Hébergement dans leur prieuré de Saint-Ortaire, rue st-Ortaire, à Bagnoles de l’Orne. Eucharistie à 17h suivie de l’imposition des mains et l’onction de l’huile selon le rituel à St-Pérégrin. 
Le père Roch a appelé ses paroissiens à écouter le témoignage du pèlerin que je suis. 15 personnes dont 2 écologistes surpris du propos mais à l’écoute.

Jeudi 12 mars 2020 - Tanville (61)- Carrouges (61)

Évangile de Luc : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; »

Commentaire de YouPRAY : Ce qui est reproché au riche, ce n’est pas tant qu’il ait « reçu le bonheur pendant sa vie » mais qu’il n’ait pas partagé avec Lazare. Pourquoi le partage? 
-D'un côté, le Père Schall ne confond pas partage et redistribution: « La théorie de la "redistribution", comme Bertrand de Jouvenel l’écrit dans son célèbre ouvrage, est inepte. Si nous voulons vraiment aider les pauvres à sortir de la pauvreté, la première chose à faire est de cesser tout discours sur la "redistribution", qui, au fond, est une variante de l’envie. Il faut chercher ailleurs, innovations, économies, incitations, justice équitable, vertu, loi du marché, culture, croissance ».
- En revanche, l’Abbé Bruno de Mas Latrie, vicaire  de St-Jean-Baptiste de la Salle à Paris explique « comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage. Ces trois moyens sont, face au virus du péché, comme le masque et le gel hydroalcoolique ».     

Mercredi 11 mars 2020 -  Sées (61)- Tanville (61)

Lundi 9 et mardi 10 mars 2020 -  Sées (61)

En fait de "pause-diocèse", l"étape de Sées est by-passée pour l'inhumation d'un frère. Fin de pèlerinage ici-bas pour lui. La dernière dizaine de chapelet dite pour lui en marchant aux dernières heures de sa maladie, était la cinquième dizaine du "chapelet de Jean 23": Mystère de l'assomption qui, dit Jean 23, "nous familiarise avec la pensée de notre mort dans une lumière de paisible abandon: une grâce à demander!..." L'intention de prière du Pape "est pour ceux qui meurent pendant la récitation de la dizaine...". Jean 23 "demande au Sgr de le prendre au bon moment...attente de la mort ce sourire qui devrait être le dernier sourire de mon âme au moment de sortir de cette vie." Vives pensée de ce frère qui a su regarder sa mort prochaine avec un véritable sourire de son âme. Comment faire de nos pèlerinages un entrainement au "sourire de l'âme"?

Dimanche 8 mars 2020 -  Montligeon (61)  - Coulonges-l'Étang (61)

Entretien avec un des chapelains du sanctuaire de ND de Montligeon. 
Accueil à Coulonges-l'Étang par un père blanc, curé de la paroisse.Il a organisé un dialogue autour d'un repas partagé avec 6 paroissiens ! Occasion de promouvoir une écologie intégrale, soutenue par le moteur de la vérité, loin de toute peur.

Samedi 7 mars 2020 -  Remalard (61)- Montligeon (61)

L'évêque a signalé ma présence à un des laïcs présents à l'AG des évêques de Lourdes en novembre 2019 sur l'Ecologie. Celui-ci s'est proposé de pèleriner à deux. Démarche positive, occasion de dialogue amical, avec des approches plurielles, mais empruntes d'un réel désir mutuel d'approfondir une prise de conscience vers l'écologie intégrale.

Vendredi 6 mars 2020 - La Loupe (28)- Remalard (61)

La marche est propice à la réflexion sur les dialogues partagés antérieurement avec un agriculteur investi dans l’agriculture biologique : En quoi ce type d’agriculture pourrait-il être un modèle d'écologie intégrale ? Si l'agriculture biologique est un modèle ce n'est pas parce que ses productions seraient meilleures pour la santé des consommateurs. En effet:
- L’épidémiologiste réputée, Catherine Hill affirme que « croire que l’environnement est une cause majeure de cancer est irrationnel. ». Elle explique qu'« une étude, anglaise, sur 600.000 femmes n’a trouvé aucun effet de la consommation de bio sur ce risque de cancer. On ne peut donc pas conclure aujourd’hui que manger bio réduit le risque de cancer ».
- Par ailleurs, dire que "En termes d’émissions de gaz à effet de serre, l’agriculture bio a un cran d’avance" n'a pas grand sens dans la mesure où de plus en plus d’études systémique montre que les variations climatiques ne s’explique pas par les émissions de gaz carbonique mais par les variations d’activité solaire.
Le seul fait que ces points d'ordre "prudentiel" fassent l'objet de débats contradictoires montrent que ce n'est pas vers ces arguments qu'il faut tourner le regard pour y voir un modèle d'écologie intégrale. 

Mais comment imaginer que l'agriculture biologique puisse être un modèle pour d'autres activités dans un monde urbain et productiviste? En fait, cette analyse succincte mériterait d’être étendu à toutes les activités humaines. Laudato si rappelle que « le travail devrait être le lieu de ce développement personnel multiple où plusieurs dimensions de la vie sont en jeu : la créativité, la projection vers l’avenir, le développement des capacités, la mise en pratique de valeurs, la communication avec les autres, une attitude d’adoration » (LS § 127). Même l'agriculture traditionnelle, plus productiviste que l'agriculture biologique peut répondre à ce qu'évoque Laudato si: on ne peut pas, en effet, nier « les bienfaits des progrès scientifiques et technologiques, qui manifestent la noblesse de la vocation de l’homme à participer de manière responsable à l’action créatrice de Dieu dans le monde… On ne peut pas … inhiber ceux qui ont des dons spéciaux pour le développement scientifique et technologique, dont les capacités ont été données par Dieu pour le service des autres. » (LS§ 131).

Le travail ne concerne pas que le travail de la terre : « Nous ne parlons pas seulement du travail manuel ou du travail de la terre, mais de toute activité qui implique quelque transformation de ce qui existe, depuis l’élaboration d’une étude sociale jusqu’au projet de développement technologique » (LS § 125).
Toute activité humaine gagne à reconstruire des relations entre facteurs complexes:
- Le responsable d’un service d’une société d’assurance, le chercheur en physique nucléaire, ou le chef d’atelier d’une industrie sucrière peuvent s’inspirer de ce qui fait la richesse de l'agriculture biologique: Dans une société d’assurance il convient de porter un regard sur les les personnes, celles qui travaillent, celles qui ont fourni les outils informatiques, les personnes victimes d’un sinistre, celles qui mènent des études techniques des risques environnementaux d’un client pour l’inciter à investir tout le temps lui accordant une réduction de prime. Ces regards sont constitutifs de la reconstruction d’un réseau de relations entre les personnes.
- Le chercheur en physique nucléaire peut ressentir un profond émerveillement dans la nature quand il s’emploie à développer industriellement la découverte du prix Nobel Gérard Mourou, avec le laser, sait réduire la radioactivité d'un million d'années à 30 minutes.  
- Le chef d’atelier d’une industrie sucrière peut réfléchir lui aussi aux pratiques d’écologie circulaire qui sont celles de cette industrie séculaire : utiliser l’eau contenue dans les betteraves pour l’évaporer, en produire de la vapeur vive exploitable dans le générateur électrique, récupérer l’eau détendue, moins vive, pour réchauffer des jus sucrés intermédiaire, laver les betteraves avec l'eau refroidie, stocker les eaux de lavage pour la réutiliser en agriculture par épandage chez les producteurs de betteraves... Il y a dans ses pratiques un regard permettant de réaliser que tout, dans la nature, est don.
En conclusion, on peut dire que l’agriculture biologique ne porte pas tant de fruits du faît de sa technicité que dans sa capacité à créer du lien.. En cela Laudato aussi c’est en cela que aussi disait : « tout est lié ».

Jeudi 5 mars 2020 - Les Landelles (28)- La Loupe (28)

Psaume 15 des complies du jour : "(3) Toutes les idoles du pays, ces dieux que j'aimais, 
ne cessent d'étendre leurs ravages, et l'on se rue à leur suite. (4) Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

 Mercredi 4 mars 2020 - Chartres (28)- Les Landelles (28)

Évangile du jour (Luc 9,32): « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas ». L’annonce de la destruction de la cité, Ninive, était-il un signe des temps à l’époque de Jonas?

Pourtant le concile nous dit bien que l’église a pour mission de détecter les signes des temps. L’annonce de la destruction proche de notre planète par les prophètes écologistes est-elle un signe de notre temps? On pourrait penser que Oui. Mais le concile ajoute que la mission de l’Eglise est d’apporter des réponses éternelles. L’église a-t-elle mission de répondre  à ces questions, même si elles paraissent grave. Le concile Vatican 2 répond Non! « Les laïcs ne doivent pas attendre de leurs pasteurs qu’ils aient une réponse à tous les problèmes, même graves »

Jésus ne refuse pas toute forme de signe, mais si nous voulons y croire, nous n’avons qu’à nous rappeler ce qui est arrivé à Jonas. Les habitants de Ninive se sont convertis à la prédication du prophète, mais ce dernier a disparu pendant trois jours dans les entrailles d’une baleine... puis il est revenu sur terre. 
Jésus, comme s’il voulait habilement et adroitement répondre à notre demande de signes, s’appuyant une fois de plus sur les Écritures, se sert de cette histoire de l’Ancien Testament pour annoncer sa passion, sa sépulture et sa résurrection. Ils veulent un signe... ils n’auront que celui-là ! Le signe de Dieu adressé aux hommes est celui qu’ils ont devant les yeux, celui qui leur parle, le Fils de l’homme, Jésus lui-même.

L’église, pour accomplir son «devoir permanent» de scruter les signes des temps (cf. Gaudium et spes n. 4), et d’y apporter des « réponses éternelles », est invitée à redécouvrir de façon toujours plus profonde et vitale que Jésus-Christ, le Seigneur crucifié et ressuscité, est «la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine». Telle est bien la mission de l’église et non de recommander des formes d’éco-gestes qui n’ont rien d’une « réponse éternelle ».

Jean-Paul 2 explique que « dans la perspective de la foi chrétienne, l'invitation à discerner les signes des temps correspond à la nouveauté eschatologique introduite dans l'histoire par la venue du Logos parmi nous (cf. Jn1, 14). En effet, Jésus invite au discernement à l'égard des paroles et des œuvres, qui témoignent de l'avent imminent du Royaume du Père. Il oriente et concentre même tous les signes dans l'énigmatique «signe de Jonas». Et, grâce à cela, il renverse la logique terrestre visant à chercher des signes qui confirment le désir d'affirmation personnelle et de puissance de l'homme. Comme le souligne l'apôtre Paul, «alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié scandale pour les Juifs et folie pour les païens» (1 Co 1, 22-23). ... Le Christ a le premier vaincu en lui-même la «tentation» diabolique de se servir de moyens terrestres pour accomplir la venue du Royaume de Dieu. Cela a eu lieu à partir du moment des épreuves messianiques dans le désert, jusqu'au défi sarcastique qui lui fut lancé lorsqu'il était cloué sur la croix: «Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!» (Mt 27, 40). En Jésus crucifié se produit comme une transformation et une concentration des signes: il est lui-même le «signe de Dieu», en particulier dans le mystère de sa mort et de sa résurrection. Pour discerner les signes de sa présence dans l'histoire, il faut se libérer de toute prétention matérielle et accueillir l'Esprit qui «sonde tout, jusqu'aux profondeurs de Dieu» (1 Co 2, 10)..»  (Audience générale du 23 sept. 1998).  

Mardi 3 mars 2020 - Chartres (28)

Pause-Diocèse : arrêt devant le labyrinthe de la cathédrale, symbole du chemin du pèlerin errant dans tous les sens pour marcher vers Dieu... À certains moments, le pèlerin s’éloigne du centre! À d’autres, il croise quelqu’un qui pèlerine en marchant dans la direction opposée, mais tous sont attirés par le centre.

Lundi 2 Mars 2020 - Maintenon 28)- Chartres(28)

Arrêt chez un des laïcs participants à l’AG des évêques de Lourdes:occasion de dialogue et d’échanges...

Dimanche 1er mars 2020 - Gallardon (78)-Maintenon(28)

Messe à Gallardon, sanctuaire de la Miséricorde, avec trois reliquaires de grands saints polonais: Ste-Faustine, St-Jean-Paul 2, ... et St-Stanislas!

Samedi 29 février 2020 - Chevreuse(78) -Rambouillet(78)

Rambouillet : paroisse d’accueil! Label mérité grâce à une secrétaire qui, en l’absence du curé, prend l’initiative de trouver deux familles de paroissiens accueillants. Occasion de dialogues et de témoignages autour de l’écologie.

Évangile du jour:  « je suis venu pour convertir les malades ».
Commentaire de YouPRAY : "Dans la tradition juive le texte des juifs hassidiques, le rabbi Shneur-Zalman avait coutume de dire et de raconter : jadis , du temps de ma jeunesse, enflammé d’un zèle au service de Dieu , je voulais convertir à  Dieu le monde entier.
Puis je ne tardais pas à comprendre qu’il me suffirait  de ramener à Dieu les seuls habitants de ma ville.
Je m’y efforçais un bon bout de temps sans cependant y réussir alors je me rendis compte que je m’étais fixé  de trop larges objectifs et je me  rabattis sur  les membres de ma propre maisonnée. Mais je ne suis pas arrivé non plus à les convertir en Dieu.
Alors mes yeux se sont décillés.
C’était à moi-même de me rectifier pour servir Dieu dans la vérité. Cette conversion-là, je n’y suis pas parvenu non plus à l’accomplir.
Alors voilà ce qui nous reste à faire ; il y a un proverbe qui dit : conversion bien ordonnée commence par soi-même".

Vendredi 28 février 2020 - Versailles (28)- Chevreuse(28)

Échanges, en marchant, autour du thème de la peur, la peur des catastrophes dites écologiques, la peur du Coronavirus, toutes ces peurs érigées en système de gouvernements. 

L’antidote de la peur, c’est la joie: Jésus en a tellement parlé : « Soyez dans la joie » et « n’ayez pas peur ! ».
La peur, subrepticement, s’immisce dans nos vies familiales, professionnelles,  politiques, culturelles ou sociales. Cette peur, parfois, empêche de dormir, pollue les relations à l’autre, freine les ardeurs créatives ou rend la volonté sourde aux aspirations les plus profondes du cœur : peur de ne pas avoir, de ne pas savoir, de ne pas pouvoir, de se faire avoir…
Et « , en même temps, nous confondons parfois la joie avec le plaisir, le fun, l’éclate, la gaieté. La joie n’est ni à vendre sur les trottoirs de Pigalle, ni livrée avec la conduite d’une BMW.
La joie pour laquelle nous sommes faits nous touche tout entier: corps, esprit et cœur.
 corps avec notre plaisir de danser, de chanter, d’embrasser, d’humer, de caresser, de manger, de boire…
 esprit avec notre jubilation de comprendre, de connaître, d’imaginer, de communiquer, de contempler…
 cœur avec notre bonheur d’aimer, de recevoir et de donner, de remercier…
Vouloir ne plus avoir peur, c’est une chose ; le vivre, c’est autre chose. Car la joie n’est pas un truc de riche. La joie ne vient pas de comportements exemplaires. La joie ne se commande pas sur iPhone mais s’accueille de plus loin, de plus haut, de plus profond. Elle est à partager sans modération par nos visages et nos louanges. 
Paradoxalement, la joie n’évacue pas la souffrance. Elle se tient au contraire dans le renoncement, dans l’acceptation paisible, dans la patience et dans une douceur tranquille face aux assauts de la vie.
Pour faire face aux peurs écologiques, recevons la joie qui est un don de Dieu... au risque de paraître pour un inconscient, un incompétent en matière écologique, un "illuminé de service" ou un désuet "ducon la joie". Le chrétien s’efforce d’accueillir ce don de Dieu – un acte de foi qui consiste juste à dire « oui » – pour accéder à la Joie parfaite

Jeudi 27 février 2020 - Versailles (78)

"Pause diocèse", c'est à dire, journée sans marche pour rester à disposition du diocèse en cas de besoin. Aucun rendez-vous possible, ni avec Mgr. Aumonier, ni avec Mgr. Valentin, ni avec la responsable de « L’église verte » au sein du diocèse dont les coordonnées m'ont été communiquées par le diocèse.
Réaction d'un ami: "Je suis admiratif ... même si je ne comprends pas tout de ta démarche. Je te rejoins au moins sur un point; prendre la route! (Quand tu aimes il faut partir ...Blaise Cendrars)".
Évangile du jour "Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même" (Luc 9, 22-25)

Mercredi "des Cendres" 26 février 2020 - Paris (75)- Versailles (78)

Départ de Paris- Messe à 8h à la chapelle de la médaille miraculeuse, 140 rue du Bac, où est apparue la vierge en  à Catherine Labouré, entrée en janvier 1830 comme postulante chez les "filles de la Charité".
Le 18 juillet 1830, la Sainte Vierge lui apparaît: elle désigne de la main l’autel où repose le tabernacle et lui dit : "Venez au pied de cet autel. Là, les grâces  seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur".
Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à Catherine dans la chapelle. Elle se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. La Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d’une croix qu’elle élève vers le ciel: "Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier". Des rayons éclatant  sortent de ses mains: "Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent". Puis un ovale se forme autour de l’apparition et Catherine Labouré voit s’inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or : "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous" pendant que la Vierge lui dit: "Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces".
Mercredi des Cendres! Concours de circonstances pour un départ en pèlerinage. Tout un symbole! Pourtant saint Matthieu (6,1-6.16-18) recommande de ne "pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle..., aiment à se tenir debout aux carrefours... pour obtenir la gloire qui vient des hommes "... Appel contradictoire avec la 1ère lecture du jour: "Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple" (Joël 2,12-18)... 
Que ce pèlerinage soit à la fois source de conversion personnelle et de conversion de nos pastorales écologiques. Pour la première, "prier le Père qui est présent dans le secret" (Matthieu 6), et pour la seconde, veiller à ne pas s'"exposer ...à l'insulte et aux moqueries" (Joël 2,12-18).

Jeudi 20 février 2020 - Paris J-6

Encouragement d'un autre moine: "Ces deux mots, pèlerinage et dialogue, vont très bien ensemble. Les deux évoquent un déplacement local, intellectuel, spirituel, un changement de lieu, de position ou de positionnement, et avant tout une ouverture à l'inconnu, au nouveau, à l'autre et à l'Autre".

Dimanche 16 février 2020 - Paris J-10

Encouragements d'un moine, ancien abbé de monastère bénédictin, apprenant le projet de pèlerinage : "Je vous félicite d'entreprendre ce pèlerinage courageux aux grands sanctuaires marials de notre pays pour confier à la Vierge la cause de l'écologie intégrale et rencontrer les chrétiens qui voudront bien faire un bout de chemin avec vous. C'est une démarche originale et consonante avec l'esprit de synode (marche ensemble) que le pape François veut insuffler à l'Église. J'espère de tout cœur que vous aurez la force et la santé de mener à bien votre entreprise et que votre bonne connaissance du dossier du réchauffement climatique permettra d'ajuster et enrichir la position de l'Église. 
Je vous souhaite bonne route et vous assure de ma prière et de mon amitié