"L'Eglise est appelée à sortir d'elle-même et à aller vers les périphéries, pas seulement géographiques, mais également celles de l'existence.Ces propos de Mgr Jorge Bergoglio prononcés le 9 mars 2013, montre qu'il n'a pas attendu d'être élu pape pour placer "les périphéries" au centre de son discours.
Il y aurait  quelque chose d’indécent à évoquer l’idée que des dissidents climatiques puissent faire partie de ces périphéries vers lesquelles l'Église craint d’aller. Indécent, car quand le pape appelle à rejoindre les périphéries, il pense aux plus pauvres étouffés par des conditions d’existence difficiles, « parfois inhumaines, où l’espérance ne respire pas, étouffe »[1].
Peut-être le dissident aurait-il, pourtant, un message essentiel à transmettre, celui de ne pas tomber dans les pièges de la mondanité, autre thème cher au Pape François.

Or, la tentation est grande de suivre la mode et l'esprit mondain en proposant des programmes, plus verts que vertueux, qui risquent, non pas d’éradiquer la pauvreté, mais d’exclure les plus démunis de toute capacité à émerger de leur pauvreté en les enfermant dans une situation économiquement non viable. L'esprit mondain est ainsi parfaitement contradictoire avec les velléités des uns et des autres à retrouver les pauvres dans les périphéries où ils se trouvent. Il y a là une forme cachée de néo-colonialisme qui imposerait aux pays les plus faibles de prétendus modes de développement dé-carboné, « au prix de l’abandon des traditions antiques de la société. C’est du paternalisme à rebours », disait Mgr André Vingt-Trois. 

Mais qu’est-ce qu’entend le Pape François par ce concept de Mondanité ?

Commentaire: "les2ailes.com"

1- Le Dissident écologique : tout sauf un mondain

Le dissident est assis dans le monde mais à côté (du latin dis-sedere (« se séparer de » et « être assis »). Ce qui le sépare des « consensuels », n’est pas une posture pour exister au milieu d’une foule. En un sens, le consensus est une valeur sociale qui contribue, par des compromis, à l’amitié civile dans une société. Mais, en matière de sciences, le dissident refuse l’idée que le consensus soit élaboré sur des compromis. On ne négocie pas avec la science. Le consensus scientifique n’est qu’un argument d’autorité qui n’apporte aucune autorité aux arguments avancés.
Le dissident compte sur le débat contradictoire comme moyen de faire avancer la science... Faut-il encore que l’idée soit acceptée par tous! Or les procédures d’élaboration de consensus s’emploient toujours à éviter le débat. Dans le meilleur des cas, elles ont recours à de faux dissidents, prêts à transiger, souvent pour obtenir des budgets de recherches.

Certes le dissident a une acuité qui lui permet de flairer ce qui ressemble à des idéologies ou des dogmatismes. Mais ce n’est pas tant le dissident qui s’assoit de lui-même « à côté », mais les majoritaires qui le renvoient aux « périphéries de la pensée »[2]. Le dissident est victime de toute formes de harcèlements allant de l’invective – en le traitant de négationniste ou de révisionniste- d’esquives –en ne répondant pas aux objections posées- ou de basses dialectiques consistant à extrapoler un discours pour mieux le discréditer. On lui coupe les micros et ne lui donne pas accès aux colonnes des grands medias : cela risquerait de faire « du mal à la cause », comme si la  science était une « cause ». Le caractère dangereux du dissident est, en définitive, que son analyse des questions scientifiques le conduisent à exclure tout catastrophisme. La planète est plus résiliente qu’il n’y parait et pourra supporter les erreurs de milliards d’habitants. L’homme n’aura pas l’initiative de l’apocalypse. Son discours dérange quand il crie : « n’ayez pas peur ».  Son discours est décalé quand il plaide pour l’homme victime des pollutions locales, généralement les plus pauvres. Dans les mines de Coltan au Congo, les victimes sont les enfants, les esclaves et les femmes violées, plus que les terriers dans la forêt qui ressemblent à Verdun. La nature s’en remettra, comme Verdun s’est remis des bombardements. En revanche, on fera longtemps mémoire des morts de cette guerre économique.

Une démocratie se mesure à sa capacité à accueillir, voire soutenir les dissidents.

2- Aller vers les périphéries

Quand le pape François parle des périphéries,  il distingue les périphéries "géographiques" et les périphéries "existentielles". La démarche, à laquelle il encourage, d'aller dans les quartiers populaires est du même ordre que celle d'aller au-devant de personnes en situation de grande solitude, sans attendre qu'elles se manifestent.
Or, il est de très nombreux dissidents climatiques qui ont établis des arguments solides pour fonder leurs discours : les causes des variations climatiques ne sont pas humaines mais solaires. Mais, face aux  consensus ambiants, ils se sentent complètement isolés. Les plus éloignés de l'Église lui en veulent de s’être laissée entraîner dans ce consensus « mondain ». Ils y voient un bon motif pour se moquer de l'Église. Ceux qui aiment profondément l'Église se contentent de pleurer. Ils se sentent exclus, tels des pestiférés qu’on laisse aux périphéries de la cité ecclésiale, comme s’ils risqueraient d’être contagieux.  La parole ne leur est jamais accordée, au motif qu’ils « feraient trop de mal à la cause », comme si la pastorale écologique était une cause à mener.
Bien entendu, on ne peut s’approprier la pauvreté, ni comparer les degrés de pauvreté. Dans l’appel du pape, il n’y a nulle condescendance dans l'attention aux pauvres. C'est de rencontre et de réciprocité qu’il s’agit, "d'être capable de recevoir quelque chose et d'entendre quelque chose de la foi" chez les pauvres. Un dissident  n’aurait-il rien à dire de Dieu, ni de la souffrance qu’il éprouve à être « laissé pour compte » ?

"Vivre la Semaine Sainte en suivant Jésus signifie apprendre à sortir de nous-mêmes pour aller à la rencontre des autres, pour aller vers les périphéries de l’existence, faire le premier pas vers nos frères et nos sœurs, en particulier ceux qui sont le plus éloignés, ceux qui sont oubliés, ceux qui ont le plus besoin de compréhension..." (Audience générale 27 mars 2013)
Accepter d’écouter un dissident, c’est « apprendre à sortir de soi-même ». Lorsque des chrétiens ont fait pression contre l'intervention de la philosophe féministe, Fabienne Brugère, le 19 mars 2014 devant des délégués diocésains à la pastorale familiale, ils ont contribué à une culture du refus du débat avec les périphéries de la pensée.

Peut-être le dissident a-t-il un message essentiel à transmettre, celui de ne pas tomber dans les pièges de la mondanité, autre thème cher au Pape François.

3- La mondanité signifie utiliser les critères du monde

Dès le lendemain de son élection, le pape François déclarait : "Si nous ne confessons pas Jésus-Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur, …Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : 'Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable.' Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon »[3].

Qu’est-ce qu’entend le Pape François par ce concept de Mondanité ? Il a évoqué ce thème dans plus d’une quinzaine d’homélies.

Le Pape explique que l’alarme sur la mondanité a été déclenchée en lui par le dernier chapitre des Méditations sur l’Église d’Henri de Lubac. Il cite un bénédictin, le père Anscar Vonier, qui parle de la mondanité comme du pire mal qui puisse arriver à l’Église. « Cela a réveillé en moi le désir de comprendre ce qu’était la mondanité…. La mondanité signifie utiliser les critères du monde, suivre les critères du monde et choisir selon les critères du monde. Cela signifie discerner selon les critères du monde et préférer les critères du monde ». [4] Le Pape ajoute : " Il existe une menace qui parcourt le monde. C’est celle de la « mondialisation de l’uniformité hégémonique » caractérisée par la « pensée unique »[5].

S'il est un domaine où la "pensée unique" pèe de tout son poids, c'est bien celui de l'écologie. Dans son encyclique Laudato si, l'Église a sensibilisé les hommes de bonne volonté sur la nécessité de relire la Genèse pour fonder une pastorale écologique. L’encyclique commence par un état de la maison, dont elle reconnait qu’il est fondé sur le consensus (§ 23) ambiant, tout en reconnaissant que « l’Église n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques » (§ 188). 
La question que peuvent poser les dissidents est la suivante : le consensus ne serait-il pas un argument d’autorité qui cache cette « pensée unique »,  cette « uniformité hégémonique » que craint le Pape lui-même ?
Le Pape François ajoutait : « Ainsi, nous devons nous demander quels sont ces critères du monde… Et moi, en quoi suis-je mondain? C’est là la vraie question. Il ne suffit pas de dire ce qu’est la mondanité en général » [6].
En matière d'écologie, n’est-ce pas le pire des maux qui pouvait arriver à l'Église que de se référer aux « critères du monde », ceux qu’utilisent précisément tant les malthusiens, que ceux qui surfent sur des problèmes prétendus "globaux" pour justifier une "gouvernance mondiale" qu’ils appellent de leurs vœux ? La séduction que peut exercer ce concept de gouvernance mondiale s'arrête là où le principe de subsidiarité en sera la principale victime.

Un autre axe de réflexion est proposé par le Pape : «  la mondanité transforme les âmes, fait perdre la conscience de la réalité : elles vivent dans un monde artificiel, fait par elles. La mondanité anesthésie l’âme »[7]. N’y a-t-il pas dans l’écologisme une manière de rendre un culte à la création qui nous amène, sans en avoir conscience, à ne plus rendre de culte au Dieu créateur ?

Malheureusement, l’encyclique a été instrumentalisée par certains pasteurs qui se sont approprié le magistère pour faire valoir des opinions personnelles, pouvant ressembler à l'altermondialisme, l'antilibéralisme, etc... Chaque opinion mérite d'être débattue, mais rien n'est plus clivant que ces thèmes. Au nom de la justice, chacun jette l'opprobre sur celui qui n'a pas les mêmes opinions économique ou scientifique. On veut prendre le pouvoir au nom des idées qu'on professe. Rien de tel pour diviser l'Eglise elle même.  Or « il existe une tentation qui divise et détruit l’Église : c’est l’envie mondaine d’avoir le pouvoir … Cette tentation répond à la pensée du monde » [8]. Le Pape expliquait que « l’Évangile de Marc (9, 30-37), ...s’est développée sur l’opposition entre ces « deux façons de parler ». … « Jésus parle un langage d’humiliation, de mort, de rédemption, et eux parlent un langage d’arriviste : qui ira le plus haut dans le pouvoir ? ». Telle est l’une des tentations qu’ils avaient — « ils étaient tentés par la façon de penser du monde mondain » ….   Et ce langage mondain est l’ennemi de Dieu ». Quand, en effet, il y a de la « vanité », une « envie mondaine d’avoir le pouvoir, pas de servir, mais d’être servi », l’on fait feu de tout bois »[9].

Plusieurs fois, dans ses homélies, le Pape François évoque le passage évangélique de Marc (2, 18-22), dans lequel « Jésus critique beaucoup l’esprit du monde, le style du monde, et, lors de la dernière Cène, il prie aussi le Père pour ses disciples: "ne les ôte pas du monde, mais défends-les de l’esprit du monde". Tu crois sans doute être un bon catholique parce que tu peux réciter le credo mais tu n’es pas un bon chrétien, tu es mondain: le Seigneur t’a offert le vin nouveau mais tu n’as pas changé les outres, tu n’as pas changé. »[10].
Pour parler d’écologie, sommes-nous capables de changer les outres auxquelles le consensus veut nous faire boire ?
Et pour faire boire à l'Église cette vision d’un homme prédateur de la planète, l’esprit du monde se cache derrière des idées très civilisées : les objectifs du développement durables proposés par l’ONU mettent en exergue la volonté d’éradiquer la pauvreté. Mais sommes-nous vigilants sur ces discours ? « Le Pape François a mis en garde contre les «démons bien élevés», qui, bien mimétisés, proposent astucieusement des tentations et des séductions avec de bonnes manières, finissant par effectuer des «possessions de salon». Et sur ce point, le Pape a suggéré de répondre par «la vigilance», ce qui signifie «prière, examen de conscience et œuvres de charité», pour ne pas tomber dans la «mondanité» et mériter également l’appellatif de «sot» que saint Paul réserve aux Galates…..  En pratique, a-t-il expliqué en re-parcourant le passage de l’Évangile de Luc (11, 15-26), Jésus «chasse un démon et, ensuite, a lieu une discussion. .Quand l’esprit impur sort de l’homme, il erre dans les lieux déserts, cherchant un soulagement, et n’en trouvant pas, il dit: “je reviendrai dans la maison dont je suis sorti”. Une fois arrivé, il la trouve nettoyée et décorée. L’homme qui habite là est libre. Alors il s’en va, il prend sept autres esprits pires que lui, ils y entrent et y prennent leur demeure. … Et la condition ultime de cet homme devient pire que la première. La condition de cet homme avant que le démon ne soit chassé de sa vie étaient bien meilleure que celle-ci». Ce mot — pire — a beaucoup de force, dans ce passage» a observé le Pape: «Et ensuite il entre», dit Luc. Mais «comment entre-t-il? Il entre doucement: il frappe à la porte, il demande la permission, il sonne, il revient de manière bien élevée». Et «cette deuxième fois, ce sont des diables bien élevés». Ainsi, «l’homme ne s’en aperçoit pas: ils entrent en sourdine, ils commencent à faire partie de sa vie, avec leurs idées, et leurs inspirations aident cet homme à mieux vivre et ils entrent dans la vie de l’homme. Toute «cette façon de faire» «est différente de la possession diabolique qui est forte: celle-ci est une possession diabolique disons “de salon”». Et «c’est ce que le diable fait lentement dans notre vie pour changer nos critères, pour nous conduire à la mondanité: il se mimétise dans notre manière d’agir et nous nous en apercevons difficilement». Ainsi «cet homme, libéré par un démon, devient un homme mauvais, un homme opprimé par la mondanité». C’est précisément «ce que le diable veut: la mondanité». C’est donc, «un sortilège: c’est la séduction, parce que» le diable «est le père de la séduction». Mais «quand le démon entre si doucement, de manière bien élevée et prend possessions de nos attitudes, nos valeurs passent du service de Dieu à la mondanité». La question est de se demander «comment fait-on pour ne pas tomber dans cela et pour en sortir?». La réponse est claire: «Avant tout, je reprends le mot “vigilance”. «Veiller signifie comprendre ce qui se passe dans mon cœur, cela signifie m’arrêter un peu et examiner ma vie». Pour répondre, il faut avoir recours à la «même recette que Paul: regarder Jésus crucifié». En effet, «on ne comprend où est la mondanité et on ne la détruit que devant la croix du Seigneur». C’est précisément «le but du crucifix devant nous: ce n’est pas une décoration», mais «c’est précisément ce qui nous sauve de ces sortilèges, de ces séductions qui conduisent à la mondanité». »[11]

Le Pape évoque également souvent le deuxième livre des Maccabées (6, 18-31) pour mettre en garde contre les dangers de l’esprit du monde. Il commente ce texte « dans lequel Éléazar, âgé de 90 ans …  ne se laisse pas affaiblir par l’esprit de la mondanité  ….  Qu’était-il arrivé ? La pensée unique de l’apostasie voulait qu’il mange de la viande de porc ; mais il s’y refusa et la cracha. Alors, ses amis mondains, ceux qui avaient cédé à l’esprit de la mondanité, l’appelèrent et le prirent à part et tentèrent de le convaincre, lui proposant une solution de facilité : « Faisons ainsi : toi, tu te fais une belle soupe de viande que tu peux manger et tu fais semblant de manger de la viande de porc, ainsi tu sauves ta vie et tu ne pèches pas ». Mais le vieux scribe s’indigna …. « Non, à mon âge, je ne donnerai pas cet exemple aux jeunes ».»[12]

Quel exemple donnons-nous à une jeunesse prête à suivre Greta, leur nouvelle sainte? La jeunesse est dans un état de panique avancé à force d’entendre les discours des médias, les programmes scolaires.  L’Église va-t-elle être complice en commençant toutes ses interventions pastorales par un « état de la maison » anxiogène ? Les dissidents écologiques n’auraient-ils pas une contribution de raison à apporter en contrepoints à ce qui relève de l’émotion ? Le dissident écologique est prêt à donner un message: "N'ayez pas peur"!
Si l'Église n’en n’est pas capable, ce sera par manque de vigilance.  Or le pape n’hésite pas à dire que «l’esprit du monde nous abîme, nous corrompt de l’intérieur. … Je me demande très souvent ce qui est pire dans la vie d’une personne: un péché évident ou vivre dans l’esprit du monde, de la mondanité ? Que le démon t’entraîne vers un péché — pas un, même vingt, trente péchés, mais évidents, dont tu as honte — ou que le démon soit à table avec toi et habite avec toi et que tout soit normal, mais qu’il s’insinue et te possède avec l’esprit de la mondanité? … La prière de Jésus lors de la dernière Cène me vient à l’esprit: “Père je te le demande pour ceux-là, défends-les de l’esprit du monde”. L’esprit de la mondanité est celui-ci: celui qu’apportent les démons bien élevés».

Le Pape invite à prier sans peur, en rappelant l’avertissement d’Isaïe à Achaz. «Quand un jour, le peuple d’Israël a vu venir contre lui une grande armée, capable de tout détruire, il a pris peur et le prophète, au nom de Dieu a dit: “Vigilance et calme”». Et ainsi, «devant ces démons bien élevés qui veulent entrer par la porte de la maison comme des invités à un mariage, nous disons: “vigilance et calme”». Ainsi «la vigilance est le message de Jésus, la vigilance chrétienne». En conclusion, le Pape a suggéré un examen de conscience sur ce point: «Que se passe-t-il dans mon cœur? Pourquoi suis-je si médiocre? Pourquoi suis-je si tiède? Combien de démons “bien élevés” logent chez nous sans payer le loyer?».[13]

4- Conclusion

« L’annonce de l’Évangile subit les tentations du pouvoir, de la satisfaction, du retour d’image, de la mondanité. La mondanité. Faites attention à la mondanité. Il y a toujours le risque de faire plus attention à la forme qu’au fond, de se transformer en acteurs plus qu’en témoins »[14].
Pour éviter les risques liés à l’esprit du monde, n’y aurait-il pas un antidote à aller écouter ceux qui, tels des prophètes et rejetés dans les périphéries, ne tiennent pas le discours du monde ambiant ?

Dans ce souci du dialogue entre les laïcs, le concile donne des pistes de méditation: 
- Le "consensuel" peut être amené à s'interroger: « Personne n’a le droit de revendiquer, d’une manière exclusive pour son opinion, l’autorité de l’Église » (Gaudium et spes § 43). Chacun a le droit d'avoir des opinions politiques, économiques, ou sociales et de les soutenir. .. à condition de ne pas inciter les pasteurs à engager leur autorité, leur donnant l’illusion qu’ils auraient acquit " une compétence telle qu’ils puissent fournir une solution concrète et immédiate à tout problème, même grave, qui se présente » ou à leur faire croire « que telle soit leur mission"  (Gaudium et spes § 43.2). 
- Réciproquement, le "dissident" peut s'interroger: Est-ce avec le souci du bien de l'Eglise qu'il cherche à intervenir? En effet, les laïcs " dans la mesure de leurs connaissances, de leurs compétences et de leur situation, ont la faculté et même parfois le devoir de manifester leur sentiment en ce qui concerne le bien de l’Église "(Lumen Gentium, n° 37).


[1] Discours d'octobre 2013

[2] Discours du Pape François aux religieuses participant au chapitre général des Filles de Saint-Paul- Salle Clémentine-  Vendredi 4 octobre 2019, page 2

[3] MESSE AVEC LES CARDINAUX - HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS - Chapelle Sixtine - Jeudi 14 mars 2013

[4] VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS AU CHILI ET AU PÉROU (15-22 JANVIER 2018) RENCONTRE PRIVÉE AVEC LES JESUITES PAROLES DU SAINT-PÈRE Sanctuaire de saint Alberto Hurtado, Santiago Mardi 16 janvier 2018.

[5] PAPE FRANÇOIS MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE Lundi 18 novembre 2013 (L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 47 du 21 novembre 2013)

[6] VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS AU CHILI ET AU PÉROU (15-22 JANVIER 2018) RENCONTRE PRIVÉE AVEC LES JESUITES PAROLES DU SAINT-PÈRE Sanctuaire de saint Alberto Hurtado, Santiago Mardi 16 janvier 2018.

[7] PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE- Jeudi 5 mars 2015 - (L'Osservatore RomanoÉdition hebdomadaire n° 11 du 12 mars 2015)

[8] PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE -Mardi 17 mai 2016- (L'Osservatore RomanoÉdition hebdomadaire n° 21 du 26 mai 2016)

[9] PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE -Mardi 17 mai 2016- (L'Osservatore RomanoÉdition hebdomadaire n° 21 du 26 mai 2016)

[10] PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE- Le style des Béatitudes- Lundi 21 janvier 2019 -(L'Osservatore RomanoÉdition hebdomadaire n°008 du 19 février 2019)

[11] PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE- Vigilants contre la mondanité- Vendredi 13 octobre 2017 -(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 043 du 26 octobre 2017)

[12] PAPE FRANÇOIS -MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE - Mardi 17 novembre 2015- (L'Osservatore RomanoÉdition hebdomadaire n° 48 du 26 novembre 2015)

[13] PAPE FRANÇOIS -MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE- Quand le diable fait le bien élevé - Vendredi 12 octobre 2018 -(L'Osservatore RomanoÉdition hebdomadaire n°045 du 6 novembre 2018)

[14] DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX ÉVÊQUES DES TERRITOIRES DE MISSION PARTICIPANTS AU SÉMINAIRE PROMU PAR LA CONGRÉGATION POUR L'ÉVANGÉLISATION DES PEUPLES Salle Clémentine Samedi 8 septembre 2018