"Le réel, c'est ce qui résiste". (Hegel)[1]

"Moins l’intelligence adhère au réel, plus elle rêve de révolution" (Raymond Aron) [1bis]

Pourquoi la communauté des chrétiens sensibles à l’écologie ignore-t-elle l'existence de cette accumulation de publications scientifiques contredisant les thèse du Giec? Pourtant,
1- Une étude française avait déjà invalidé en 2016 les conclusions du Giec. 
Son auteur avait d’ailleurs rencontré le président de l’Académie Pontificale des Sciences. Celui-ci avait reconnu, à la suite de cette rencontre, que "l'Académie pontificale des sciences devrait informer le Vatican, y compris le Saint-Père, sur le degré élevé de complexité pour identifier les facteurs spécifiques ayant un fort impact sur notre climat, de sorte qu'à l'heure actuelle, on ignore si et dans quelle mesure une augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 provoque l'augmentation observée de la température de notre climat" [1 ter].  Qu’était-il sorti concrètement de cette recommandation, quelques semaines avant la publication de Laudato si? Peut-être simplement l’ajout d’un paragraphe conclusif, à la fin du chapitre sur « l’état de la maison », (Chapitre 1): « l’Église n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques …, mais j’invite à un débat honnête et transparent» (§ 188 ).
2- L’absence évidente de consensus
Le Chancelier de l'Académie Pontificale des sciences est probablement le responsable personnel d'une faute professionnelle en ayant laissé passer le § 23 de Laudato si prétendant qu’« il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d’un réchauffement préoccupant du système climatique …. [dont] la plus grande partie … est due à la grande concentration de gaz à effet de serre ». Toute personne de bonne volonté, soucieuse de vérité, se devrait de suivre l'appel de l'Encyclique à un "débat honnête et transparent". Mais est-il possible d'être honnête sans accepter, au moins personnellement, de prendre conscience:
2.1-des observations  soulignées invalidant les thèses du Giec et démontrant que c'est vers le soleil qu'il faut se tourner pour expliquer la période chaude contemporaine ?
2-2- des centaines d’études publiées en ce sens entre 2016 et 2019 et écrites par des milliers d'auteurs réputés dans les universités des quatre coins du monde ?

L'Église est-elle prête à se laisser bousculer ?
Elle se grandirait à ne pas se laisser aller à une forme de « mondanité » condamnée par le Pape lui-même : « La mondanité signifie utiliser les critères du monde, suivre les critères du monde et choisir selon les critères du monde …[2] " Il existe une menace qui parcourt le monde. C’est celle de la « mondialisation de l’uniformité hégémonique » caractérisée par la « pensée unique[2bis] ». Un peu comme un  antidote à ce virus de la pensée unique, le Pape François dit que, "L'Eglise est appelée à sortir d'elle-même et à aller vers les périphéries» Il y aurait  quelque chose d’indécent à évoquer l’idée que des dissidents climatiques puissent faire partie de ces périphéries vers lesquelles l'Église craint d’aller. Indécent, car quand le pape appelle à rejoindre les périphéries, il pense aux plus pauvres étouffés par des conditions d’existence difficiles, « parfois inhumaines, où l’espérance ne respire pas, étouffe [3]».
Peut-être le dissident aurait-il, pourtant, un message essentiel à transmettre ! L’Eglise est-elle prête à se laisser bousculer en suscitant en son sein des dialogues contradictoires ? Ou au contraire, au nom d’une cause de conversion, certes, indispensable, préfère-t-elle surfer sur le discours de peur ambiant ? Pourtant, la vérité pourrait rendre libre d’aller vers une conversion beaucoup plus profonde, non celle qui passe par des écogestes inefficaces, mais qui conduit à une véritable écologie intégrale.

Analyse : « les2ailes.com »

1-Une étude française avait déjà invalidé en 2016 les conclusions du Giec
   1.1- Réflexions d’ordre méthodologique mise en avant par cette étude
   1.2- Application méthodologique au système climatique planétaire.

2- L’absence évidente de consensus
   2.1- Des observations  soulignées invalidant les thèses du Giec

  1. L’activité solaire joue un rôle clé dans le climat
  2. Les mécanismes clé du soleil impliqués dans le climat :
  3. La période chaude contemporaine comparable aux précédentes
  4. La baisse récente de l’activité solaire explique le plateau de réchauffement depuis 20 ans
  5. L’annonce d’une période glaciaire prochaine
  6. L’approche systémique indispensable par « identification » pour prouver le rôle du soleil

   2.2- Des centaines et centaines d’études publiées simplement entre 2016 et 2019
      2019
      Influence Solaire sur le climat (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2019-2/)
      Influence des nuages, des rayons magnétiques solaires et des rayons cosmiques  

      Influence sur le climat des Radiations de surface du Soleil
      Influence sur le Climat des phénomènes ENSO, NAO, AMO, PDO
      Défaut de fiabilité, biais, erreurs des modèles climatiques – Le Hiatus https://notrickszone.com/skeptic-papers-2019-3/
      Fréquence des Incendies : baisse ou stabilité ?
      Pas de tendance à la hausse des tempêtes intenses et des ouragans
 
     Pas de tendance à l'augmentation de la fréquence et de la gravité des sécheresses/inondations
      Un passé plus chaud sans reconstitution de la "crosse de hockey",  
https://notrickszone.com/skeptic-papers-2019-1/

      2018
      Influence solaire sur le climat (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2018-2/)
      Modulation solaire des rayons cosmiques galactiques/changements de la couverture nuageuse
      Influence sur le climat des Radiations solaires de surface
      Le Climat moderne, en phase avec la variabilité naturelle 
      L’effet de Serre du CO2 – Moteur du Climat ?
      Pas de réchauffement net depuis le milieu ou la fin du XXe siècle (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2018-1/)
      Un passé plus chaud – Absence de « Crosse de hockey » dans les reconstructions  (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2018-1/)

      2017
      Influence solaire sur le Climat (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2017-1/)
      Tendance au réchauffement depuis les années 1980 expliquée par le rayonnement solaire de surface (réduction de la couche nuageuse)
      Le climat moderne en phase avec la variabilité naturelle
      Remise en question l'effet de serre théorique du CO2 en tant que facteur de température

1-    Une étude française avait déjà invalidé en 2016 les conclusions du Giec

1.1- Réflexions d’ordre méthodologique mise en avant par cette étude

L’écologie est une science du complexe. Elle nécessite une forme de pluridisciplinarité qui  n’est pas sans poser des problèmes : dans certains domaines, il faut avoir recours à des milliers et des milliers de scientifiques. Des constantes dans tous les types de modèles sont décelables. Quelles sont ces constances ? Il est possible de les regrouper autour de cinq principes.

  • Les indicateurs
    On peut aussi les appeler des signaux. Il faut en retenir qui soient indépendants du système et distinguer ce qui sont des signaux d’entrée, des causes, et d’autres qualifiés de sortie, c’est à dire des effets. Il faut, surtout, éliminer tout ce qui ressemblerait à des variables intermédiaires présupposant le résultat du modèle.
  • L’historique des données
    Certaines problématiques peuvent se contenter de mesures sur des périodes courtes. Mais quelquefois, il faut être capable de recourir à des données sur des périodes longues. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’avoir recours à des « reconstructions » de données. A cette fin, il est possible de recourir à des « proxys ». Un proxy est une mesure de substitution étroitement corrélée à une variable manquante dans une base de donnée. Ces reconstructions de données exigent de « corriger » des données dans le but de reconstruire et de raccorder des séries de données entre elles, tout en veillant à ne pas effacer des réalités, même si ces réalités ne sont pas cohérentes avec le résultat attendu d’une recherche.
  • La structure du modèle
    Structurer les modèles consiste à retenir des lois simples et robustes et à paramétrer le dit-modèle. Il faut également veiller à ne jamais confondre une cause et un effet. Des boucles de rétroactions internes au système ne peuvent pas être assimilées à des causes.
  • Les tests d’hypothèses
    Il s’agit de quantifier chaque hypothèse causale par des tests d’hypothèses. Une hypothèse est vérifiée en s’assurant que la prévision qui en ressort est conforme aux observations. La quantification ne se limite pas à retenir une hypothèse causale plus qu’une autre, mais va jusqu’au calcul des degrés de confiance à accorder à une relation de cause à effet. Un « test d’hypothèse » est une procédure statistique ayant pour but de fournir une règle de décision permettant, sur la base d’observations, de discriminer deux hypothèses statistiques.
  • Les prévisions et vérifications avec les réalisations
    C’est le principe fondamental d’un modèle pour qu’il ne soit pas virtuel mais relié au monde réel. Certains imaginent qu’il est difficile de faire des prévisions au motif que les phénomènes observés relèvent d’une temporalité longue et qu’il n’est pas possible d’avoir recours à la méthode expérimentale en laboratoire. Or les statisticiens savent que la mathématique n’est qu’un langage et qu’elle n’a pas le sens du passé et du futur. Ils s’appuient donc sur ce qu’ils appellent « l’hypothèse d’ergodicité », utilisée depuis le 19ème siècle : elle permet de remplacer une série d’expériences par une seule, de durée suffisamment longue. Il suffit de traiter le passé comme un futur. C’est, en quelque sorte, une « rétro-prévision ».

1.2- Application méthodologique au système climatique planétaire.

 A titre d’exemple, parmi les multiples systèmes complexes planétaires, ces principes peuvent aider à prendre du recul sur les questions d’ordre climatique : 

  • Les indicateurs climatiques
    De manière assez unanime, et à part quelques climato-sceptiques peu crédibles, tout le monde retient la température globale terrestre, comme effet détecté, et comme facteurs causaux éventuels, l’irradiance solaire, les émissions de CO2 et l’activité volcanique. Vouloir prendre d’autres indicateurs comme celui de la hausse du niveau des océans risquerait d’être approximatif. Le niveau des océans est en effet impacté par d’autres facteurs internes au système : les mouvements de la tectonique des plaques qui peuvent faire varier le niveau des océans dans certaines régions (a), les variations de pressions atmosphériques colossales dans les régions du pacifique sud touchées par les phénomènes El Nino et El Nina (b), ou les mécanismes de la circulation thermo-haline qui sont si puissants qu’ont les qualifie de « tapis roulant » au cœur des océans (c).
  • L’historique des données climatiques
    Le G.I.E.C. est-il légitime à se limiter à 150 ans d’observations[4] ? Ce type de pratique revient à occulter la période chaude médiévale puis le petit âge glaciaire du xve à la fin du xixsiècle au moment de la Bérézina. Pour expliquer ces variations, même un non spécialiste, avec son propre bon sens, peut comprendre qu’il est nécessaire de retenir un minimum d’observations sur mille ans.
  • La structuration des modèles climatiques
    Presque tous les modèles climatiques utilisent des modèles à transfert d’énergie, (Energy Balance Model – E.B.M.) fondés sur les principales lois de la physique. Il en existe plusieurs types.  

Toute la question est alors de savoir à quel espace appliquer ces lois.
(a) La première possibilité est d’englober, en un seul système, la globalité de la mécanique climatique terrestre.
(b) Le G.I.E.C., quant à lui, l’applique à plus de deux cent mille sous-ensembles sous-forme de « planètes numériques » constituée de cubes d’océans de profondeur, de cubes de montagne, ou de toundras, des cubes de haute ou de basse atmosphère, etc …. Malheureusement, la complexité des transferts d’énergie d’un cube à l’autre est telle que les sources d’erreur augmentent, car   la complexité engendre l’imprécision.
Ajoutons qu’il ne suffit pas qu’une loi physique, par exemple l’effet de serre, soit vérifiée en laboratoire pour qu’elle suffise à structurer un modèle climatique. En effet, les perturbations colossales des masses d’air peuvent rendre plus complexes le phénomène de l’effet de serre : les masses d’air sont brassées avec une ampleur colossale par les mouvements verticaux des alizés dans les régions tropicales. Ils renvoient des masses d’air chaud, donc émettrice d’infra rouges, à des altitudes où les concentrations de CO2 sont plus faibles. C’est ce qui explique, paradoxalement, que c’est au niveau des tropiques, là où la planète est la plus chaude, qu’elle émet dans le cosmos le plus d’infra rouges[5] !

Par ailleurs, le G.I.E.C., lui-même, reconnait qu’il est conduit à éliminer certains facteurs pour limiter la complexité, en particulier le rôle des nuages : dans leurs modèles, le G.I.E.C.  ne retient que « des conditions de ciel clair[6]… ». Pourquoi cela? Parce que, dit le G.I.E.C., « l’introduction de nuages compliquerait grandement les objectifs de la recherche[7]. » Or la recherche devrait se fixer comme mission de faire des prévisions malgré la complexité du système ! Pourtant, tous les climatologues reconnaissent que la vapeur d’eau est également un gaz à effet de serre et que les nuages sont un facteur de rétroaction interne fondamental.
Ce n’est pas une raison pour introduire un phénomène comme El Nino[8] dans les facteurs causaux[9]. Or, il est connu que ces oscillations océano-atmosphériques du Pacifique sud ne sont que des boucles internes de la mécanique climatique, et ne sont pas la cause des variations longues.

Il faut, enfin, structurer le modèle en utilisant des calculateurs avec des algorithmes mathématiques. Le G.I.E.C. qualifie cette étape de « détection-attribution », c’est-à-dire la détection d’un effet et son attribution à une cause. Mais comment s’expliquer que le G.I.E.C. dise que cela « n’exige ni n’implique que chaque aspect de la réponse au facteur causal en question soit correctement simulé[10]» ?
Le G.I.E.C. aborde cette problématique de la « détection-attribution » en utilisant des modèles de planète virtuelle. Les modèles qui travaillent sur un seul système climatique global considèrent que les nuages font partie du système mais ne cherchent pas à expliquer les mécanismes internes de rétro-causalité. Ils s’attachent à l’essentiel : non pas expliquer les relations de cause à effet entre les signaux extérieurs au système, mais les quantifier pour faire des prévisions.

  • Le paramétrage des modèles climatiques
    Les modèles référencés par le G.I.E.C. introduisent des paramètres, par exemples, la sensibilité de la température à la variation d’émission de CO2 qu’ils exploitent ensuite dans leurs calculs, ou la viscosité des fluides dans les transferts d’énergie d’un cube à l’autre, ou encore des coefficients d’évaporation en fonction de l’état de la mer ou des vents.
    Une première méthode consiste à faire des études théoriques et spécifiques pour estimer a priori ces paramètres et les introduire dans le système, avec des degrés d’imprécision qui s’accumulent.
    Une autre méthode consiste à laisser le système calculer lui-même quelques-uns de ces paramètres sans aucun a priori,  à partir de l’observation des faits et non à partir d’études scientifiques préalables.
    Le risque de l’approche des modélisateurs du G.I.E.C. est d’être partial. D’ailleurs un des théoriciens de la modélisation, faisant autorité dans la communauté du G.I.E.C., a fait une enquête et a reconnu que 22 des 23 principaux centres de modélisation climatiques qu’il a interrogés paramétraient leurs modèles « pour obtenir les propriétés souhaitées »[11] ! Pourtant, le principe d’une méthode scientifique est de ne pas préjuger des résultats. Les calculs menés par le G.I.E.C. sur ces paramètres sont d’ailleurs d’une très grande opacité. Il faut une solide expertise scientifique pour arriver à reconstituer certains paramètres comme les sensibilités climatiques retenues par le G.I.E.C.
    A contrario, les modèles ne cherchant à identifier qu’un seul système global, parviennent, grâce aux tests d’hypothèses, à calculer les paramètres de sensibilité de la température au CO2, d’irradiance solaire ou d’activité volcanique. C’est ce qui explique que l’utilisation de modèles par identification conduit à des sensibilités complètement différentes de celles du G.I.E.C. Bien entendu, une modélisation sur 150 ans d’observation ne conduit pas aux mêmes sensibilités que celles calculées sur 1000 ans de données.
  • La quantification des relations de cause à effet en matière de climat
    Nécessairement, ces différences d’approche de paramétrage vont permettre ou non des quantifications précises des relations entre les signaux retenus.
    La modélisation alternative fondée sur l’identification d’un système unique global exploite avec rigueur ses tests d’hypothèses. Sa conclusion est que « l’hypothèse, selon laquelle l’activité humaine n’aurait pas d’effet significatif, ne peut pas être exclue... Avec un taux de certitude significatif de 90%...,  on doit considérer comme un fait établi que l’activité solaire, en tant que variable explicative causale, constitue l’explication première du « changement climatique »[12].
    Le G.I.E.C., travaillant sur une planète numérique multicellulaire, invoque une probabilité de 95% que le réchauffement soit d’origine humaine. L’auteur de cet article a participé à un débat avec deux représentants du G.I.E.C. à qui il était demandé par écrit les références du calcul de 95%. La réponse écrite a été qu’il ne s’agissait pas d’une probabilité calculée mais d’une probabilité subjective. Les rapports du G.I.E.C. le confirment : « les probabilités "Objectives" et "Subjectives" ne sont pas toujours explicitement distinguées »[13]. Peut-on parler de chiffrage et de quantification avec de telles approches ?
  • Les prévisions et les réalisations climatiques
    Dire que la gravité et l’urgence des enjeux sont telles qu’on n’a pas le temps de vérifier si les modèles auront raison ou tort, relève d’une forme d’esquive. Il  suffit de faire, avec les modèles, des « retro-prévisions ». Il est possible de tester les sensibilités retenues par le G.I.E.C. à partir des observations faites sur 150 ans et de reconstruire sur 1000 ans l’histoire climatique antérieure à 1880. Le Giec a publié un résultat de ce type[12]. Il ne dégage qu’un flou effaçant les variations que l’histoire a connu pendant l’« optimum médiéval » du xe au xivsiècle et le « Petit âge » glaciaire du xve au xviiisiècle. Ce n’est pas être provocateur que de dire que si un modèle n’est pas capable de restituer l’historique passé, c’est qu’il est inefficient à prévoir le futur.

2-    L’absence évidente de consensus

2.1- Des observations  soulignées invalidant les thèses du Giec

Une multiplicité d’études scientifiques attribuant la majeure partie du  réchauffement climatique à l’activité solaire
En 2014, il y avait au moins 93 articles scientifiques revus par des pairs publiés dans des revues scientifiques et affirmant un rôle influent du Soleil dans le changement climatique.
En 2015, il y avait au moins 95 articles scientifiques affirmant le lien Soleil-climat.
En 2016, il y a déjà eu 107 (à la date du 21 nov. 2016) publiés dans des revues scientifiques affirmant le lien entre forçage solaire et changement climatique.
Nous reprenons ci-dessous, une trentaine d'entre elles publiées en 2016. Les citations extraites de ces études ne peuvent être balayées d’un simple revers de la main, d’autant moins que ces conclusions ressortent également des publications de 2016 à 2019 que nous décrivons au § 2.2.

a.     L’activité solaire joue un rôle clé dans le climat

Il est confirmé (Li et al., 2017) que « l’activité solaire pourrait jouer un rôle clé dans la conduite des fluctuations climatiques » . Nan et coll., 2017 parle de « la signature de l’irradiance solaire » sur le climat. Tejedor et coll., 2017 parle de l’activité solaire comme « moteur principal à grande échelle des épisodes chauds et froids ». Il définit quatre périodes chaudes successives : « Quatre périodes chaudes – 1626-1637, 1800-1809, 1845-1859 et 1986–2012 – ont été identifiés pour correspondre à l’augmentation de l’activité solaire ». Il fait arrêter à 2012 la période chaude contemporaine. Harde, 2017  nie le rôle du CO2 sur le climat: « La sensibilité climatique à l’équilibre au doublement du CO2] ne peut servir d’indicateur fiable que pour un réchauffement climatique anthropique ».

b.      Les mécanismes clé du soleil impliqués dans le climat :

Il est évoqué par Li et al., 2017:  « le renforcement de l’activité solaire pouvait être considérablement amplifiée par les variations dans le rayonnement ultraviolet, mais aussi par celles des nuages ». La question des mécanismes d’action du soleil sur le climat est complexe. Nan et coll., 2017  explique que « de petites perturbations solaires peuvent être amplifiée par des mécanismes de rétroaction différents et pourraient déboucher sur des oscillations climatiques sur plusieurs échelles de temps, telles que l’annuel aux échelles décennales et/ou du centennales ». Pandey and Dubey, 2017 expliquent, quant à eux, que « Les particules et les rayonnements électromagnétiques qui proviennent des débordements de l’activité solaire sont importants sur les variations climatiques à long terme ». Pour Chapanov et coll., 2017, « les rayons cosmiques produisent une ionisation de l’atmosphère, des changements de la conductivité de l’atmosphère, de la foudre et une augmentation de la concentration d’ozone. L’ozone joue un rôle important dans les variations climatiques, de sorte que les nouveaux modèles de rayons cosmiques influences sur l’atmosphère terrestre peuvent expliquer la corrélation observée entre les rayons cosmiques et des variations climatiques ». Tout cela est parfaitement expliqué par Gray et al., 2017 qui dit qu’ « Il existe plusieurs mécanismes proposés à travers lequel le cycle solaire de 11 ans (SC) pourrait influencer le climat de la terre, telle que résumée par la Figure 1. Ceux-ci incluent : (a) l' impact direct de la variabilité de l’irradiance solaire sur les températures à la surface de la terre, caractérisée par une variation en l’entrant l’irradiance solaire totale (TSI) ; (b) l’impact indirect des variations à travers l’absorption du rayonnement Ultra-Violet (UV) dans la haute stratosphère, associée à la présence d’ozone, accompagnées des réponses dynamiques qui s’étendent de l’impact à la surface de la terre ; (c) l’impact indirect des variations dans les flux de particules énergétiques dans la thermosphère, mésosphère et la haute stratosphère aux hautes latitudes géomagnétiques ; et (d) l’impact des variations de la génération d’ions par les rayons cosmiques galactiques (GCR) pénétration dans la troposphère. Bien que différents dans leur nature, ces quatre voies peuvent ne pas fonctionner en vase clos, mais leur influence pourrait être synergique ».

c.       La période chaude contemporaine comparable aux précédentes

L’argument consistant à dire que la période chaude contemporaine a été plus rapide que les précédentes est démentie par Deng et al., 2017 : « les anomalies climatiques du climat médiéval sont similaires à celle de l’actuelle période chaude ». Zawiska et al., 2017 dit même que « Les températures ont augmenté très vite, de 8,5 à 12,8 ° C durant les 75 premières années de 1800 à 1875, mais au 20e siècle, l’augmentation est devenue moins prononcée »
Alors qu’on parle volontiers de corrélation entre le réchauffement et les risques de sècheresse,  Cui e thal, 2017  dit le contraire et constate que les « périodes de sécheresse sont corrélés avec l’insolation d’été réduite ».

d.      La baisse récente de l’activité solaire explique le plateau de réchauffement depuis 20 ans

L’existence d’un plateau dans la période chaude contemporaine est souvent citée constatant l’arrêt du réchauffement depuis 2000.
On parle (Abrantes et coll., 2017) « du grand maximum solaire de 1940 à 2000 ... en particulier celui du milieu des années 1970 ». Yndestad et Solheim, 2017 confirme  une « relation étroite avec minima solaire longtemps connue depuis 1000 après JC. et suggèrent une période maximale moderne de 1940 jusqu’en 2015 ».

e.       L’annonce d’une période glaciaire prochaine

l’hypothèse qu’on puisse entrer dans une  nouvelle période glaciaire est formulée par Yndestad et Solheim, 2017 : « nous quittons actuellement une période maximum de grande activité, qui a commencé dans les années 1940 et est maintenant en déclin ».
Zharkova et al., 2017 sont très clairs sur ce sujet : « Nous confirmons la présence d’un prochain grand minimum moderne en 2020-2053, qui aura une durée plus courte (3 cycles) »

f.        L’approche systémique indispensable par « identification » pour prouver le rôle du soleil

Toutes ces études montrent que seule une méthode par identification permet de chiffrer les relations de cause à Effet. Philippe de Larminat avait produit une étude en ce sens en 2015. Wang et al., 2017 confirme que « L’identification des relations de cause à effet est un problème fondamental dans la recherche sur le changement climatique ». Il ajoute que « Le Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) préconise que l'activité humaine est le forçage le plus important agissant sur le changement climatique, alors que certains chercheurs ont soutenu que les forces naturelles pourraient être la cause principale. Ces différents points de vue sont principalement dues à un manque de méthodes pour faire face à la complexité du système climatique et à l'insuffisance des données climatiques d'observation ».

2.2- Des centaines et centaines d’études publiées simplement entre 2016 et 2019

Les2ailes.com reprennent ici en  français le recensement établi par un chercheur de l’université de Laval (USA), Pierre L. Gosselin, sur son site Nostrickzone. Le traducteur  utilisé est DeeplTraducteur dont la précision est suffisante pour permettre à toute personne de bonne voonté d’avoir un aperçu du contenu des études. Les pays originaires des chercheurs sont cités ainsi que le nom des revues scientifiques avec comité de lecture qui les ont publié.
Peut-on, dès lors, parler de Consensus ? Les partisans des thèses du Giec en appellent souvent aux milliers de scientifiques qui sont référencés dans les rapports du Giec. Ce recours est en réalité un simple argument d’autorité qui ne donne aucune autorité aux arguments développés. Le consensus n’a donc aucune place en sciences. En tout état de cause, il faudrait également évoquer les milliers d’auteurs qui ont publié des articles, revus par des comités de lecture, et qui concluent à l’activité solaire comme cause explicative de la période chaude contemporaine. Nous n’avons pas fait le recensement [14] de tous les auteurs. Pourtant, rien qu’en France, plus d’une soixantaine d’auteur sont cités dans une vingtaine de publications. Ce ne sont pas des scientifiques farfelus et isolés : ils ont publié en association avec plus de 75 scientifiques réputés d’universités étrangères prestigieuses des USA (y compris de la NASA), de Russie, de Chine, d’Allemagne et d’Angleterre, de Suisse, de Suède et de Norvège, du Japon, d’Espagne, des Pays-Bas, etc….  

2019

Influence Solaire sur le climat (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2019-2/)

19-1- Scafetta and Willson, 2019 (Italie, USA), (Hindawi- Advances in Astronomy)
La tendance constante à la baisse du composite de l'irradiance solaire totale (TSI) du Davos Physical Meteorological Observatory (PMOD) est corrélée négativement avec l'anomalie de la température moyenne mondiale au cours de la période 1980-2000. Cela a été considéré avec faveur par ceux qui soutiennent l'hypothèse du réchauffement climatique anthropique du CO2 (CAGW), car cela minimiserait la variation de la TSI en tant que facteur concurrentiel de changement climatique par rapport au CO2, le moteur principal de l'hypothèse au cours de la période (cf. : [GIEC, 2013, Lockwood et Fröhlich, 2008]). Notre conclusion sommaire est que les preuves objectives produites par toutes les TSI composites indépendantes [3,5, 6, 9] concordent mieux avec la tendance cycle par cycle de irradiance solaire totale composite de l'équipe scientifique originale de l'ACRIM qui montre une tendance à la hausse de 1980 à 2000 et une tendance à la baisse par la suite. La tendance à la baisse continue des modèles composites du PMOD et des modèles de substitution de la TSI est contre-indiquée. ... Les modifications apportées par le PMOD aux dossiers publiés des STI de l'ACRIM et de l'ERB sont discutables car elles sont basées sur la conformité des données d'observation satellitaire aux prévisions des modèles de substitution. ... L'ACRIM montre une augmentation de 0,46 W/m2 entre 1986 et 1996 suivie d'une diminution de 0,30 W/m2 entre 1996 et 2009. Le PMOD montre une tendance à la baisse continue et croissante avec une diminution de 0,05 W/m2 entre 1986 et 1996, suivie d'une diminution de 0,14 W/m2 entre 1996 et 2009. Le composite du RMIB est qualitativement en accord avec la tendance de l'ACRIM en augmentant entre les minima de 1986 et 1996 et en diminuant légèrement entre 1996 et 2009. ... La tendance composite de l'ACRIM est bien corrélée avec l'enregistrement de l'anomalie de la température moyenne globale sur toute la gamme des observations satellitaires (1980-2018) [Scafetta. 2009]. Le hiatus du réchauffement climatique observé depuis 2000 est incompatible avec les modèles climatiques du réchauffement climatique anthropique du CO2 (CAGW) [Scafetta, 2013, Scafetta, 2017]. Cela indique qu'un pourcentage significatif du réchauffement observé entre 1980 et 2000 est dû à la variation des TSI [Scafetta, 2009, Willson, 2014, Scafetta. 2009]. Un certain nombre d'autres études ont souligné que le changement climatique et la variabilité des STI sont fortement corrélés tout au long de l'Holocène, y compris les dernières décennies (par exemple, Scafetta, 2009, Scafetta et Willson, 2014, Scafetta, 2013, Kerr, 2001, Bond et al. 2001, Kirkby, 2007, Shaviv, 2008, Shapiro et al. 2011, Soon et Legates, 2013, Steinhilber et al. 2012, Soon et al. 2014). ... La température globale de la surface de la Terre a augmenté de 1970 à 2000 et est restée pratiquement stable de 2000 à 2018. Ce schéma n'est pas reproduit par les modèles climatiques CO2 AGW mais est corrélé avec une évolution de la TSI avec les caractéristiques de tendance du composite ACRIM TSI comme expliqué dans Scafetta [6,12, 27] et Willson [7]. »

19-2- Pei et al., 2019 (Hong-Kong) – (Eslsevier- Quaternary International)
« Pendant la période de 0 à 10 000 ans BP, la température de la Chine a suivi de près le forçage solaire. La corrélation est aussi élevée que 0,800 (p < 0,01) pour la reconstruction basée sur l'EOF. ... Comme la TSM de l'Atlantique Nord, l'OA joue également un rôle important dans la température de la Chine (Zuo et al., 2015). Il est suggéré que l'ONA et l'OA influencent le climat en Asie de l'Est en modifiant la force et l'emplacement du courant-jet de 200 hPa (Yang et al., 2004). L'enregistrement de l'OA de Darby et al. (2012) est basé sur la dérive de la glace de mer, qui a une haute résolution de 10-100 ans et montre un lien étroit avec les activités solaires. »

19-3- Lüning et al., 2019 (Suisse, Pologne, Allemagne), (Dossiers environnement)
« La variabilité climatique moderne en Océanie est fortement influencée par El Niño-Oscillation australe, ENSO (par exemple, McLean et al., 2009 ; Ning et al., 2018 ; Wang et al., 2017), le dipôle de l'océan Indien, IOD (par exemple, Zhang et al, 2015), le mode annulaire austral, SAM (par exemple Gillett et al., 2006), et l'oscillation pacifique interdécennale, IPO (par exemple Duncan et al., 2010 ; Salinger et al., 2014). Les reconstitutions paléoclimatiques des siècles et millénaires passés ont identifié ces cycles comme des facteurs climatiques importants (Cook et al., 2000 ; Cook et al., 2006 ; Gouramanis et al., 2013 ; Komugabe-Dixson et al., 2016 ; Lorrey et al., 2008 ; Perner et al., 2018). La principale phase de réchauffement de l'AMC coïncide avec une MAS plus élevée, un ENSO plus dominé par El Niño, une IPO plus positive et une activité solaire plus élevée (Abram et al., 2014 ; Conroy et al., 2008 ; Steinhilber et al., 2012 ; Vance et al., 2015) (Fig. 5). L'analyse spectrale de la série classique des cernes de l'arbre de Mt Read (site 5), donne des périodes de cycle caractéristiques associées aux cycles solaires de Gleissberg (80 ans) et de Suess-de Vries (210 ans) (Cook et al., 1995 ; Cook et al., 2000). ... Une alternance de phases chaudes et froides multicentenaires bien définies a été reconstituée pour la Grotte des curiosités dans le sud-est de l'Australie (site 3). Les températures ont oscillé avec une amplitude de plus de 1°C au cours des 1500 dernières années (McGowan et al., 2018). »

19-4- Kasatkina et al., 2019 (Russie, Finlande) (Elsevier, Journal of atmosphéric and solar Terrestrial Physics)
« L'analyse a révélé des événements de refroidissement importants, coïncidant avec le Grand Minima solaire de Spoerer (1400-1540), Maunder (1645-1715), Dalton (1790-1830) et Gleissberg (1880-1910). L'application du spectre MTM et l'analyse de la décomposition en ondelettes ont permis d'identifier l'existence des principaux cycles de l'activité solaire (5,4, 11,7 et 22 ans) dans les variations de largeur des cernes des arbres. Comme forçages extraterrestres possibles du changement climatique, nous considérons ici les variations de l'irradiance solaire et de l'intensité des rayons cosmiques modulées par le champ magnétique interplanétaire. Comme indicateurs de l'activité solaire et des rayons cosmiques, nous avons utilisé le nombre annuel de taches solaires, l'indice aa géomagnétique et les enregistrements des isotopes cosmogènes Be^10. Pour examiner la relation à l'échelle temps-fréquence entre la croissance des cernes de l'arbre et l'activité solaire, la transformée en ondelettes croisées et l'analyse de la cohérence des ondelettes ont été appliquées aux séries temporelles. L'analyse de la cohérence des ondelettes a permis d'identifier que les périodicités de 11 et 22 ans se manifestaient clairement dans toutes les connexions entre les anneaux des arbres solaires pendant et autour du Grand Minima de l'activité solaire, y compris le minimum de Maunder, lorsque, comme on le sait, les taches solaires étaient pratiquement absentes. Ces résultats confirment l'existence de l'effet de l'activité solaire sur le climat et la croissance des arbres au-dessus du cercle arctique et sont importants pour comprendre les processus climatiques modernes. »

19-5- Frederick et al., 2019   (Chicago, Dallas, Shangaï), (Elsevier, Journal of atmosphéric and solar Terrestrial Physics)
«  Le rayonnement descendant de grande longueur d'onde mesuré à Alert, au Canada, montre des réactions au champ magnétique interplanétaire. Le jour suivant, les ondes longues montantes réagissent de la même manière. Ce phénomène est cohérent avec les apports du vent solaire à l'électricité atmosphérique qui affectent la microphysique des nuages. ... Ces résultats sont qualitativement cohérents avec un mécanisme précédemment proposé dans lequel le champ magnétique interplanétaire perturbe la différence de potentiel ionosphère-sol et la densité du courant atmosphérique descendant sur des régions limitées près des pôles géomagnétiques, modifiant les propriétés locales des nuages. Nous constatons que l'émission atmosphérique d'ondes longues est modifiée sur une échelle de temps de 3 jours, avec un changement de la température de surface apparaissant un jour plus tard, attribuable à l'inertie thermique de la surface. Lorsque l'on passe de la latitude géomagnétique d'Alert (3° du pôle géomagnétique nord) à la latitude de Barrow (∼20° de ce pôle), toute connexion entre By [champ magnétique interplanétaire] et l'irradiance des ondes longues devient trop faible pour être isolée de la variabilité du fond naturel ».

19-6- Veretenenko and Ogurtsov, 2019 (Russie) (Springer Link, Problems of geocosmos)
«  Le comportement temporel des coefficients de corrélation entre la pression de la troposphère aux latitudes extratropicales et le nombre de taches solaires a été comparé aux changements à long terme dans l'évolution de la circulation à grande échelle, l'intensité du vortex polaire stratosphérique et les anomalies de température globales. Il a été montré qu'une périodicité d'environ 60 ans révélée dans les influences de l'activité solaire sur la pression de la troposphère (développement des systèmes bariques extratropicaux) est étroitement liée aux changements du régime de circulation à grande échelle qui accompagnent les transitions entre les états forts et faibles du vortex polaire stratosphérique. Il a été suggéré que les inversions de corrélation détectées sont causées par des changements du couplage troposphère-stratosphère associés à des changements de l'intensité du tourbillon. Il a été démontré que les changements de l'état du vortex polaire et les changements correspondants du régime de la circulation à grande échelle peuvent être liés aux variations de la température globale, avec une raison possible pour ces variations étant les changements à long terme de l'irradiation solaire totale. »

19-7- Scafetta et al., 2019  (Naples, USA, NASA), (MDPI, Remote sensing)
« En ajustant les modèles de substitution des STI pour qu'ils correspondent aux modèles de données avant et après l'écart ACRIM, nous avons constaté que ces modèles ne tiennent pas compte d'une composante des STI variant lentement. Les modèles ajustés suggèrent que la luminosité solaire silencieuse a augmenté d'environ 0,45 W/m2 entre 1986 et 1996, atteignant un pic vers 2000, et a diminué d'environ 0,15 W/m2 entre 1996 et 2008. Ce schéma est jugé compatible avec l’indicateur d’irradiace solaire totale (TSI) de l'ACRIM et confirme la tendance à la hausse de la TSI de l'ACRIM de 1980 à 2000, suivie d'une tendance à la baisse à long terme depuis lors. ... Ce modèle a été étendu en utilisant le composite ACRIM depuis 1981 et une moyenne entre VIRGO et SORCE TIM depuis 2013. Ce modèle TSI particulier semblait bien corréler avec les enregistrements de la température globale de la surface de la Terre depuis 1700 [Hoyt et al, 1993, ... Les données TSI de 1978 à 1981 semblaient trop corrompues à cause de la dégradation non corrigée des capteurs Nimbus7/ERB pendant le maximum solaire du cycle 21. Pour cette raison, il était plus approprié de rejeter les données de cette période car la modification des données TSI à l'aide de modèles de substitution, comme le fait le PMOD, serait arbitraire. Nous avons proposé que tout inidcateur fiable de TSI commence à partir de la fin de 1980 avec l'enregistrement ACRIM1. ... Le même modèle solaire harmonique suggère que le soleil pourrait maintenant se diriger vers un nouveau grand minimum solaire dans la période 2030-2040. La preuve finale que la TSI pourrait avoir augmenté de 1980 à 2000 provient des études climatiques de la Terre. Les enregistrements climatiques séculaires sont bien corrélés avec les courbes TSI telles que celle représentée sur la figure 13 et sur des courbes plus longues couvrant l'ensemble de l'Holocène [1,23,60,64]. En particulier, le réchauffement observé de 1970 à 2000, suivi d'un arrêt de la température depuis 2000, correspond bien à une prévision de cycle naturel de 60 ans superposée à d'autres contributions [20]. Ce modèle est mieux corrélé avec une évolution de la STI similaire à celle du composite ACRIM [17-21,62,65] qu'avec les prévisions du modèle climatique de circulation générale CMIP5 concernant le réchauffement anthropique continu [22]. Les modèles climatiques CMIP5 utilisent une forte sensibilité du climat au forçage du CO2 et des modèles de substitution de la variabilité séculaire des STI, tels que celui proposé dans [3], qui a été calibré en utilisant le modèle composite PMOD TSI après 1980. »

19-8- Spiridonov et al., 2019  (Lituanie), (Nature, Scientific reports)
«  Dans la présente étude, nous nous concentrons sur l'échelle de temps de centaines à milliers d'années dans l'intervalle de temps le plus récent - l'Holocène. En utilisant un ensemble de données sur la paléocommunauté du pollen du sud de la Lituanie (Čepkeliai bog) et en appliquant des techniques d'analyse spectrale, nous avons testé cet enregistrement pour la présence de cyclicités statistiquement significatives, qui peuvent être observées dans l'activité solaire passée. Les séries chronologiques des scores de l'échelle multidimensionnelle non métrique (NMDS), qui dans notre cas sont supposés refléter les variations de température, et les estimations q* de la diversité de composition des communautés liées à l'entropie de Tsallis ont révélé la présence de cycles sur plusieurs échelles de temps. Les périodicités les plus cohérentes sont caractérisées par des périodes d'une durée comprise entre 201 et 240 ans, ce qui est très proche des cycles solaires de DeVries (208 ans). Une périodicité à plus court terme de 176 ans a été détectée dans les scores NMDS qui peut être supposée liée aux sous-harmoniques du cycle solaire de Gleissberg. De plus, des périodicités de ≈3 760 et ≈1 880 ans ont été trouvées dans les deux paramètres. Ces modèles périodiques peuvent être expliqués soit comme une réponse harmonique non linéaire au forçage de précession, soit comme le résultat des quasi-cycles d'activité solaire à long terme qui ont été rapportés dans des études précédentes sur les indicateurs de l'activité solaire. »

19-9- Jiao et al., 2019 (Chine), (Sciendo)
« Le changement climatique régional est affecté par des facteurs de forçage climatique à grande échelle, tels que l'activité solaire et la variabilité atmosphérique et océanique (Fang et al., 2010 ; Linderholm et al., 2015 ; Rydval et al., 2017). D'une part, sur la base des résultats de l'analyse MTM, les changements de température dans la zone d'étude sont principalement influencés par l'activité solaire via la température minimale moyenne sur des périodes d'environ 11 ans (Li et al., 2006 ; Wang et al., 2015). La chronologie des cernes des arbres a été élaborée à partir d'échantillons d'épicéas de Schrenk prélevés dans la réserve naturelle nationale des montagnes Tianshan occidentales. La température minimale moyenne pendant la saison de croissance est le principal facteur climatique limitant et stable. Par conséquent, la série des températures minimales moyennes pendant la saison de croissance (1680-2012) a été reconstituée sur la base de la chronologie des MST. Au cours des 333 dernières années, la température minimale moyenne a connu en gros trois périodes relativement froides et trois stades relativement chauds (périodes relativement froides : 1680-1707, 1802-1911 et 1935-1997 ; périodes relativement chaudes : 1708-1801, 1912-1934 et 1998-2012). En analysant des tendances similaires dans les changements de température régionale dans notre série de reconstructions avec des épisodes de sécheresse, de grandes éruptions volcaniques et d'autres séries de reconstructions autour des régions étudiées au Xinjiang et même dans des régions à grande échelle, nous avons constaté que la température minimale moyenne de la reconstitution était précise et fiable. De plus, la température minimale moyenne a été influencée par l'activité solaire (taches solaires) et les fluctuations atmosphériques-océaniques à grande échelle (NAO, WPO, ENSO, TBO) sur la base du MTM et de l'analyse de corrélation spatiale. »

19-10- Zharkova et al., 2019 (USA, UK, Azerbaijan), (Nature, Scientific reports)
« Des oscillations à long terme du champ magnétique du fond solaire récemment découvertes, associées à des ondes à double dynamo générées dans les couches internes et externes du Soleil, indiquent que l'activité solaire se dirige dans les trois prochaines décennies (2019-2055) vers un grand minimum moderne similaire à celui de Maunder. D'autre part, une reconstruction de l'irradiation solaire totale suggère que depuis le minimum de Maunder, il y a une augmentation de l'irradiation solaire totale moyenne du cycle (TSI) d'une valeur d'environ 1-1,5 Wm-2 étroitement corrélée avec une augmentation de la température terrestre de base (moyenne). ... Ces oscillations du champ magnétique solaire de référence sont associées à un mouvement d'inertie solaire à long terme autour du barycentre du système solaire et sont étroitement liées à une augmentation de l'irradiation solaire et de la température terrestre au cours des deux derniers siècles. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des six prochains siècles, ce qui pourrait entraîner une nouvelle augmentation naturelle de la température terrestre de plus de 2,5 °C d'ici à 2600

19-11- Deke et al., 2019  (Chine, USA), (Nature, Nature communications)
« Les résultats fournissent des preuves solides de changements cycliques synchrones d'environ 500 ans dans le climat de la mousson, l'activité humaine et le développement culturel préhistorique dans la région de la Mousson d'Asie orientale (EAM) pendant l'Holocène. Six phases prospères des cultures du Néolithique et de l'Âge du Bronze correspondent approximativement aux phases chaudes-humides causées par une EASM renforcée, à l'exception de la première expansion de la culture Hongshan, qui correspond à la phase de EASM la plus forte de l'Holocène moyen. Nous suggérons que les humains ont répondu aux fluctuations climatiques par des stratégies sociales différentes, ce qui a conduit à l'essor et à la chute des premières sociétés complexes de la région. 
La théorie du climat jette un nouvel éclairage sur l'histoire de la civilisation chinoise ... Les chercheurs affirment que lorsque les cycles solaires de 500 ans ont apporté de la chaleur, les communautés ont prospéré, mais que lorsque la Terre s'est refroidie, les sociétés anciennes se sont effondrées. ... Les scientifiques affirment avoir trouvé des preuves sous un lac du nord-est de la Chine qui relient le changement climatique et les cycles solaires de 500 ans aux hauts et aux bas des 8 000 ans de civilisation chinoise. Selon l'étude d'une équipe de l'Institut de géologie et de géophysique de Pékin, publiée ce mois-ci dans la revue scientifique Nature Communications, chaque fois que le climat s'est réchauffé, la civilisation chinoise a prospéré et quand il s'est refroidi, elle a décliné 

19-12- Jin et al., 2019  (Chine), (Springer Link)
«  Nous montrons qu'un cycle solaire fort de 11 ans peut exciter une réponse résonnante du mode intrinsèque de la variabilité de la mousson d'hiver asiatique (AWM), résultant en un signal significatif de variation décennale. Le mode dominant, caractérisé par un Arctique chaud et une Sibérie froide, répond à l'irradiance solaire maximale avec un retard particulier de 3 à 4 ans. Nous proposons un nouveau mécanisme pour expliquer cette réponse retardée, dans lequel le cycle solaire de 11 ans affecte l'AWM en modulant la variation de la glace de mer arctique au cours de l'été précédent. Au pic de l'irradiation solaire cumulée (c'est-à-dire 4 ans après l'irradiation solaire maximale), la concentration de la glace de mer arctique atteint un minimum dans la région de la mer de Barents-Kara, ce qui s'accompagne d'un réchauffement de la surface de la mer arctique, qui persiste ensuite jusqu'à l'hiver suivant, provoquant l'extension de la haute pression arctique à la région de l'Oural, ce qui renforce l'anticyclone de Sibérie et provoque un hiver rigoureux dans le nord de l'Asie. »

19-13- Horikawa et al., 2019  (Japon), (Elsevier, Global and planetary change)
« Les données de la SST dérivée de la Mg/Ca représentent clairement cinq périodes plus chaudes à 6200-6000, 4900-4500, 4200-3800, 2600-2100, et 900-400 cal. year BP, ce qui correspond presque aux données publiées précédemment sur les diatomées. Ces événements plus chauds correspondaient également aux périodes pendant lesquelles les assemblages chauds de mollusques ont augmenté à l'extrémité nord de la TWC, ce qui suggère que les périodes de TSM plus élevées peuvent être considérées comme reflétant l'augmentation du volume de transport de la TWC. Nous avons interprété les résultats d'une étude de modèle montrant qu'une irradiance solaire plus élevée a provoqué des schémas spatiaux positifs de type oscillation arctique (AO) et la phase négative de l'oscillation décennale du Pacifique (PDO) comme signifiant que l'augmentation (la réduction) du transport de volume du TWC sur les échelles de temps de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'années était causée par une forte (faible) insolation solaire via un lien potentiel entre l'AO et la PDO. »

19-14- Vladimir Kossobokov, Jean-Louis Le Mouël, Vincent Courtillot et al., 2019 (Russie, France)  (Scientific Research Publishing, Atmospheric and climate Sciences)
« Sur la diversité des réponses de la température à long terme aux niveaux variables de l'activité solaire dans dix observatoires européens ... Dans le présent document, nous proposons un aperçu court mais approfondi d'un sujet très spécifique, à savoir la vérification statistique des hypothèses liées à l'influence du soleil sur les régimes de température régionaux à l'échelle temporelle de plusieurs décennies. ... Ces nouvelles observations nous amènent à conclure que le climat dans différentes régions présente des réponses différentes aux variations de l'activité solaire. De plus, les distributions des quartiles inférieurs, moyens et supérieurs des indices de température et de pression dans les cycles solaires avec une activité élevée par rapport à une activité faible sont significativement différentes, ce qui fournit une confirmation statistique supplémentaire et solide de cette conclusion (niveau de confiance supérieur à beaucoup plus élevé que 99% en utilisant le test de Kuiper). »

19-15- Wu et al., 2019  (Chine), (AGU, Advancing Earth ans space science, journal of Geophysical Research)
« À l'échelle du centenaire au millénaire, les résultats de l'analyse des ondelettes et du filtrage passe-bande montrent que l'apparition et le développement d'El Niño ont également favorisé un EAWM plus faible après ~6,0 ka cal. BP, ce qui est inversement corrélé avec la variation de la ca. Le cycle de 500 ans est dû aux changements de la production solaire. Ces résultats impliquent que la transition climatique au milieu de l'Holocène est causée par le changement des variations de l'activité solaire et amplifiée par la circulation océanique El Niño-oscillation australe pour influencer le système de mousson d'Asie de l'Est, en particulier l'EAWM, et finalement changer la végétation dans la grande chaîne de montagnes de Khingan.
Le Dr Wu Jing, scientifique principal du Laboratoire clé de géologie et d'environnement cénozoïque de l'Institut de géologie et de géophysique, qui fait partie de l'Académie des sciences chinoise, a déclaré que l'étude n'avait trouvé aucune preuve de l'influence humaine sur le réchauffement des hivers du nord de la Chine. ... L'étude a révélé que les vents de Sibérie arctique s'affaiblissent, que la limite des conifères se retire vers le nord et que la biodiversité augmente régulièrement dans le cadre d'une tendance générale au réchauffement qui se poursuit aujourd'hui. Selon les chercheurs, cela semble avoir peu à voir avec l'augmentation des gaz à effet de serre qui a commencé avec la révolution industrielle. Suite aux résultats de ces recherches, Wu a déclaré qu'elle était désormais plus préoccupée par le refroidissement que par le réchauffement. »

19-16- Wang et al., 2019 (USA, Australie, UK), (Elsevier, Earth and planetary Science Letters)
« Nous présentons ici le premier enregistrement de spéléothèmes à haute résolution d'isotope stable (δ13C et δ18O) du nord du Laos, couvrant l'ère commune (∼50 BCE à 1880 CE). L'enregistrement δ13C révèle des fluctuations importantes à l'échelle du siècle, principalement dues au bilan hydrique local. Notamment, la période la plus sèche sur notre site s'est produite entre ∼1280 et 1430 de notre ère, au moment des sécheresses d'Angkor, ce qui confirme les conclusions précédentes selon lesquelles cette méga-sécheresse a probablement touché une grande partie de l'Asie du Sud-Est continentale. En revanche, les variations de la stalagmite δ18O reflètent des changements dans les précipitations en amont de notre site d'étude. Il est intéressant de noter que l'enregistrement de δ18O montre une corrélation positive avec l'activité solaire qui persiste après 1200 CE, contrairement aux conclusions des études précédentes. Les simulations de modèles climatiques forcés par le soleil révèlent que ces variations de δ18O peuvent être dues à des changements forcés par le soleil dans les précipitations en amont de l'océan Indien tropical, qui modifient l'humidité transportée sur notre site d'étude sans nécessairement affecter la quantité de pluie locale. Nous concluons que les changements futurs des précipitations en Asie du Sud-Est continentale se superposeront probablement aux variations du climat de fond à l'échelle pluri-décennale à centennale, principalement dues à la variabilité climatique interne, alors que le forçage solaire pourrait avoir un impact sur les précipitations en amont de l'océan Indien. »

19-17- Misios et al., 2019 (UK, Danemark), (PNAS.org)
«  La Circulation pacifique de Walker  (PWC) fluctue sur des échelles de temps interannuelles et multidécennales sous l'influence de la variabilité interne et des forçages externes. Ici, nous fournissons des preuves d'observation que le cycle solaire (SC) de 11 ans affecte la PWC sur des échelles de temps décennales. Nous observons une forte réduction des gradients de pression est-ouest du niveau de la mer sur l'océan Indo-Pacifique pendant les maxima solaires et les 1-2 y suivants. Cette réduction est associée à des anomalies de vent d'ouest à la surface et dans toute la troposphère équatoriale dans le Pacifique occidental/central, associées à un déplacement vers l'est des précipitations convectives qui apportent plus de précipitations dans le Pacifique central. Nous montrons que cette situation est due à une réponse thermodynamique du cycle hydrologique mondial au réchauffement de la surface, amplifiée par le couplage atmosphère-océan, ce qui entraîne des anomalies de température océanique positives plus importantes dans le Pacifique équatorial que ce que l'on pourrait attendre de simples considérations de forçage radiatif. La modulation solaire observée de la PWC est soutenue par un ensemble de simulations couplées de modèles climatiques océan-atmosphère forcées uniquement par les variations de l'irradiance SC. Nous soulignons l'importance d'un mécanisme hydrologique silencieux qui agit pour affaiblir la PWC. La démonstration de ce mécanisme agissant sur l'échelle de temps SC de 11 ans ajoute de la confiance dans les prévisions du modèle selon lesquelles le même mécanisme affaiblit également la PWC sous l'effet d'un forçage croissant des gaz à effet de serre. »

19-18- Bhargawa and Singh, 2019 (Inde), (Elsevier, Advances in Space Research)
«  Le Soleil étant la principale source d'énergie de notre planète, même un léger changement de son énergie de sortie peut faire une énorme différence dans les conditions climatiques de l'environnement terrestre. Le taux d'énergie provenant du Soleil (irradiation solaire) peut affecter notre climat directement en modifiant le taux de réchauffement solaire de la Terre et de l'atmosphère et indirectement en modifiant les processus de formation des nuages. ... Dans notre enquête, nous avons observé que l'impact de l'irradiation solaire sur le niveau de température de la surface de la planète au cours de la prochaine décennie augmentera de ∼4,7 %, tandis que le niveau moyen de la mer augmentera d'environ 0,67 %. Dans le même temps, nous avons constaté une diminution d'environ 5,3 % de l'étendue globale de la glace de mer au cours de la prochaine décennie. En ce qui concerne l'anomalie des précipitations mondiales, nous n'avons pas observé de tendance particulière, simplement en raison des conditions climatiques variables. Nous avons également étudié l'effet du CO2 en tant que forçage anthropique et avons observé que la température mondiale augmentera de 2,7 % au cours de la prochaine décennie et que le niveau moyen des mers augmentera de 6,4 %. L'augmentation de l'abondance du CO2 sera responsable d'une diminution d'environ 0,43% de l'étendue de la glace de mer, alors que le régime des précipitations ne changera pas. »

19-19- Zaffar et al., 2019  (Pakistan), (Spinger Link)
« Cette étude montre que chaque valeur des cycles d'oscillation australe El Niño (ENSO) et des cycles de taches solaires est fortement corrélée aux valeurs précédentes, tant dans les cas d'auto-similitude que d'auto-affinité. Le test de racine unitaire est appliqué au paramètre de queue et la force de la corrélation à longue distance des cycles El Niño - oscillation australe (ENSO) et des taches solaires confirment le comportement stationnaire des paramètres. La variation du climat terrestre a une forte influence sur les cycles des taches solaires et sur les cycles El Niño - oscillation australe (ENSO). Les taches solaires et l'oscillation australe El Niño (ENSO) sont fortement corrélées entre elles (Asma et al. 2018). Les cycles El Niño oscillation australe (ENSO) influencent la variation du paramètre du climat local qui dépend des changements de l'activité solaire. »

19-20- Maliniemi et al., 2019  (Norvège, Finlande), (Royal Meteorological Society, onelinelibrary, Wiley)
« Nous étudions ici comment le climat de décembre à février est affecté par deux facteurs liés au soleil, l'activité géomagnétique (indicateur des précipitations de particules) et l'activité des taches solaires (indicateur de l'UV solaire) entre 1948 et 2017. ... L'activité géomagnétique produit un renforcement du tourbillon polaire et un gradient SLP négatif vers le pôle entre les latitudes moyennes et élevées, ressemblant à un modèle de circulation positive de type NAO pendant les mois de décembre à février. L'UV solaire produit une anomalie U positive dans la stratosphère aux basses latitudes en décembre, qui se déplace vers le pôle et vers le bas pendant l'hiver, ce qui entraîne un gradient SLP négatif vers le pôle entre les latitudes moyennes et élevées en février. Nous constatons que les réponses décalées de l'activité des taches solaires dans la SLP forment des modèles de pression zonale (structure de train d'ondes) qui ressemblent au modèle eurasien. Les réponses de l'activité géomagnétique restent essentiellement les mêmes lorsque nous introduisons le décalage par rapport à l'activité des taches solaires, ce qui renforce son indépendance en tant que mécanisme d'entraînement. Nos résultats suggèrent que les précipitations de particules liées au vent solaire et le mécanisme UV solaire (décalé) fournissent des signaux de circulation indépendants et significatifs en hiver dans l'Atlantique Nord. »

19-21- Sun et al., 2019 (Chine), (Elsevier, Quaternary International)
« Les résultats montrent que l'hydroclimat était généralement humide pendant 7,57-4,65 cal ka BP, et qu'il est ensuite devenu relativement sec pendant 4,65-1,37 cal ka BP. Nos résultats révèlent également que la variabilité du niveau des lacs à l'échelle du siècle durant l'Holocène est forcée par les changements de l'activité solaire et la rétroaction océanique et atmosphérique. »

19-22- Feng et al., 2019 (Chine),  (ResearchGate)
« Les analyses par ondelettes et Redfit de δ18O ont montré 97, 61 et 35 a signaux dans la période 8.0-7.0 ka BP, qui étaient similaires aux cycles solaires de Gleissberg et AMOC. Parmi ceux-ci, le cycle de 61 a était le plus significatif. Combiné aux données géologiques paléoclimatiques, le niveau de la mer a augmenté après 8,0 ka BP en raison de la fonte à grande échelle des calottes glaciaires dans les hautes latitudes de l'hémisphère nord. L'intensité de l'activité solaire est progressivement devenue le principal mécanisme moteur du changement climatique dans l'hémisphère nord. En outre, l'anomalie de la circulation méridionale de l'eau de mer à haute latitude et le mouvement de la ZCIT entre les hémisphères nord et sud à basse latitude vont amplifier l'impact de l'activité solaire sur le système climatique, déclenchant ainsi des anomalies dans la circulation de mousson de l'hémisphère nord, comme l'événement de 7,2 ka.»

19-23- Han et al., 2019 (Chine, Allemagne, Belgique, USA, Pays-Bas, Chine), (AGU, Advancing Earth ans space science, journal of Geophysical Research)
« Les analyses par ondelettes et par RQA des enregistrements de l'activité de la poussière dans les régions de TB et du Groenland indiquent des changements similaires du système et un contrôle possible de l'activité solaire sur l'activité de la poussière dans les deux régions. ... L'accentuation du gradient de température latitudinale causée par les effets combinés de la baisse/augmentation à long terme de l'insolation de l'Arctique en été/hiver aux latitudes moyennes et d'un changement de l'activité solaire est suggérée comme un facteur important qui entraîne la transition du système environnemental à ~4,4 kyr BP avec l'établissement complet d'un nouveau système instable après 3,5 kyr BP qui est caractérisé par l'apparition de tempêtes de poussière en Asie centrale. L'augmentation de l'intensité des vents à bas niveau et le retard de la transition saisonnière du jet, résultant de l'intensification et du déplacement vers le sud du jet d'ouest pendant les périodes froides, ont été des facteurs clés pour maintenir l'Asie centrale dans des conditions favorisant une augmentation de l'activité de la poussière. »

19-24- Ding et al., 2019   (Chine), (Rhhz)
« Le climat de 8,3~4,2 ka BP est modérément chaud et humide, 4,2~2,3 ka BP est sec et froid, le climat s'est réchauffé depuis 2,3 ka BP, et le cycle climatique significatif de 238 a indique que l'activité solaire a un impact important sur le climat régional depuis l'Holocène. En utilisant les foraminifères benthiques δ 18 O, la valeur de Mg/Ca, la susceptibilité magnétique, Al/Ti, Ba/Ti, etc., les événements de refroidissement à trois reprises de 3-4, 7,2 et 6,2 ka ont été identifiés à l'Holocène moyen, avec une plage de 200 a. Le cycle est le plus prononcé, probablement lié à l'activité solaire. »

19-25- Jiang et al., 2019  (Chine), (MDPI, Forests)
« Dans cette étude, la chronologie de la largeur des anneaux du microsperme de Picea jezoensis var. de la région de la montagne de Changbai (CBM), au nord-est de la Chine, a été construite. ... La série de températures reconstituée correspondait aux enregistrements historiques de catastrophes d'événements climatiques extrêmes (par exemple, les sécheresses et les inondations) dans cette région. ... Il est largement admis que le climat se refroidit pendant les périodes de faible activité solaire (par exemple, le "petit âge glaciaire" en 1450 et 1850), tandis que pendant une période d'intense activité solaire, le climat se réchauffe (par exemple, la période chaude du Moyen Âge en 1000 et 1400). ... L'analyse spectrale par la méthode [M]ulti- conique a indiqué l'existence de périodicités significatives dans les séries reconstituées. Les corrélations spatiales significatives entre les séries de température reconstituées et l'oscillation australe El Niño (ENSO), l'activité solaire et l'oscillation décennale du Pacifique (PDO) suggèrent que la température dans la zone de MRC indique à la fois des signaux climatiques locaux-régionaux et des changements climatiques à l'échelle mondiale. ... La moyenne de lissage sur 11 ans de la série Tmax6-7 reconstituée a été utilisée pour révéler des informations de basse fréquence et pour montrer la variabilité de la température dans cette zone. Après lissage avec une moyenne mobile sur 11 ans, des périodes froides se sont produites en 1899-1913 (la valeur moyenne était de 21,41 °C), 1955-1970 (21,49 °C) et 1975-1989 (20,97 °C), tandis que des périodes chaudes se sont produites en 1881-1888 (23,93 °C). En outre, il existe six processus évidents d'augmentation du Tmax6-7 en 1781-1791 (de 22,76 °C à 23,54 °C), 1800-1809 (de 22,72 °C à 23,44 °C), 1835-1845 (de 22,66 °C à 23,76 °C), 1900-1919 (de 21,47 °C à 22,30 °C), 1931-1942 (de 21,36 °C à 22,04 °C), et 1983-2004 (de 20. 49 °C à 22,99 °C), et cinq processus évidents de diminution de Tmax6-7 en 1790-1800 (de 21,89 °C à 22,98 °C), 1810-1835 (de 23,40 °C à 22,66 °C), 1880-1901 (de 23,83 °C à 21,25 °C), 1917-1931 (de 22,36 °C à 21,36 °C), et 1970-1983 (de 21,75 °C à 20,49 °C). En outre, les températures de 1780-1890 ont été beaucoup plus élevées (valeur moyenne de 23,35 °C) que celles de 1900-2004 (valeur moyenne de 21,65 °C). »

19-26- Moreno et al., 2019 (Portugal, USA, Espagne,UK), (Elvesier, Science direct, Estuarine, Coastal and Shelf Science)
« Des analyses de cohérence par transformée spectrale et en ondelettes ont été utilisées pour détecter les empreintes solaires sur les séries temporelles liées aux foraminifères et au climat. Une quasi-périodicité significative a été identifiée dans la plage du cycle séculaire de Gleissberg de l'activité solaire modulant les températures annuelles de NAO et les températures régionales printemps-été (simulées) après 1700. Ce couplage solaire-climat plus fort peut être lié à la tendance séculaire à la hausse connue de l'irradiance solaire totale après le minimum de Maunder. »

19-27- Zhao et al., 2019  (Chine), (Ias.ac, Astrophysic Astr.)
« La TSI fournit près de 99,96 % de l'énergie qui alimente le climat de la Terre et sa variation de 0,15 % a une grande influence (Kren 2015). De plus, non seulement la TSI varie d'environ 0,01 %, en raison du changement continu de plusieurs minutes de la zone de convection solaire à la photosphère, mais elle varie également d'environ 0,3 % sur 300 ans (Eddy 1976). Outre la TSI, le vent solaire est une autre activité solaire, qui se compose de trois types basés sur la différence de vitesse, le vent à très haute vitesse (v≥725 km/s), à haute vitesse (450≤v<725 km/s) et à basse vitesse (v<450 km/s). Alors que la TSI est un facteur observable important dans la variation de l'activité solaire, de nombreux modèles météorologiques et climatiques tentent de l'attribuer comme un facteur physiquement important lorsqu'on essaie de comprendre si et comment le Soleil a un impact sur le temps et le climat de la Terre (Scafetta 2010 ; Coddington et al. 2016). Au-delà des périodes de quasi 11 ans et de siècle largement connues, Mendoza (2005) a conclu que les fluctuations de la TSI sur la plage de 5 min sont dues aux oscillations solaires (Fröhlich et al. 1997 ; Wolff et Hickey 1987), tandis que quelques jours à quelques semaines sont dominés par les taches solaires (Chapman 1987), et que les facultés peuvent augmenter le flux total de 0,08 % (Hudson et al. 1982). Outre les variations intrinsèques à long et court terme des TSI, les changements du paramètre orbital de la Terre et de l'albédo provoquent les variations du rayonnement électromagnétique solaire qui arrive à la Terre (Mendoza 2005). Le rayonnement, en particulier dans les bandes UV influencées par l'activité solaire courte mais forte (par exemple, éruption, éjection de masse coronale), affecte la variation de température qui joue un rôle clé dans le changement climatique (Smith et al. 1990). »

19-28- Li et al., 2019  (Chine), (Hindawi, Advances in Meteorology)
« Le résultat obtenu par l'analyse de cette quasi-périodicité montre que les principales périodes de la largeur des cernes des arbres et du nombre de taches solaires dans la même période sont fondamentalement cohérentes, et que la largeur des cernes des arbres a d'autres cycles. Cela montre que l'activité des taches solaires est un facteur important qui affecte la croissance des cernes de l'arbre, et que la largeur des cernes de l'arbre est influencée par d'autres environnements externes. ... L'influence de l'activité solaire sur le climat a attiré beaucoup d'attention dès le XVIIe siècle. L'activité solaire est un important facteur de contrôle du climat terrestre. Elle joue un rôle prépondérant dans le changement climatique de la Terre [1]. De nombreuses études de recherche [2-4] ont montré que l'activité solaire est étroitement liée aux changements de l'environnement naturel tels que la température et les diverses tempêtes de poussière, les inondations et les sécheresses. »

19-29- Zherebtsov et al., 2019 (Russie), (Elsevier, Science Direct, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« Nous abordons l'effet de l'activité solaire sur les changements de température de l'atmosphère et de l'océan mondial. ... Nous avons révélé les régions où les changements de la TSM à long terme sont déterminés principalement par les variations de l'activité solaire. ... La comparaison des variations du climat et de l'activité solaire révèle une grande similitude dans leur comportement sur de grandes échelles de temps. En particulier, il y a des raisons de croire que les périodes de refroidissement et de réchauffement (du moins, au cours du millénaire précédent) étaient précisément liées aux variations de l'activité solaire. Au cours des 1000 dernières années, le climat a subi les changements qui correspondaient aux variations de l'activité solaire : un réchauffement a été enregistré aux 12-13ème siècles, lorsque l'activité solaire était élevée ("Optimum climatique médiéval"), et deux chutes de température au Petit âge glaciaire (aux 16-17ème siècles) ont correspondu à de longues périodes de faible activité solaire (Minima de Dalton et Maunder) (Fig. 1). Après le minimum de Maunder, une augmentation de l'activité solaire a été largement observée. Ainsi, le climat mondial s'est réchauffé pendant la majeure partie de cette période. ... Plus tôt, les auteurs (Kirichenko et al., 2014) ont analysé les variations à long terme de la distribution spatiale de la TSM et de l'activité géomagnétique. Nous avons ainsi trouvé une relation entre les changements de la TSM et les variations de l'activité géomagnétique. La réponse de la TSM aux effets géomagnétiques a été établie pour présenter une irrégularité spatio-temporelle significative et a un caractère régional. ... Sur la base de l'analyse complexe des données d'observation hydro-météorologiques et du modèle des auteurs pour l'effet de l'activité solaire sur le système climatique, nous avons obtenu de nouvelles preuves de l'effet de l'activité solaire sur les caractéristiques météorologiques et climatiques dans la troposphère et dans l'océan, y compris la température de l'air en surface et la température de la surface de l'océan. ... Nous avons calculé les variations du profil vertical de la température dans la troposphère lors de perturbations héliogéophysiques. La réponse de la température de la troposphère aux perturbations héliogéophysiques individuelles s'accompagne d'un changement régulier du champ de température. Dans les régions de réponse maximale de la température aux perturbations héliogéophysiques dans la troposphère moyenne et dans la basse troposphère, on observe une augmentation significative (jusqu'à 15°) de la température. ... Nous avons trouvé les régions dans lesquelles les variations à long terme de la température de la surface de l'océan sont principalement déterminées par les variations de l'activité géomagnétique. Parallèlement, il a été démontré que les variations de la direction de la tension du vent affectent la manifestation de l'effet géomagnétique solaire sur la température de surface de l'océan. Elles conduisent à un "hiatus" dans la relation entre la température de la surface de l'océan et l'activité solaire en raison du changement de l'état thermodynamique de l'océan dû à l'augmentation du mélange vertical. »

19-30- Deininger et al., 2019 (Allemagne, Nouvelle-Zélande, Brésil), (MDPI, Quaternary)
« Une périodicité centenaire du SAMS [Système de mousson sud-américain] (environ 210 ans) a été signalée sur différents sites et est associée au cycle solaire de Vriess-Suess, présentant un δ18O épuisé pendant les périodes de forte irradiation solaire. Il est proposé que cette relation soit due à plusieurs rétroactions impliquant l'amplification du forçage solaire par la dynamique couplée air-mer, la formation de nuages et le réchauffement stratosphérique dû à l'augmentation de l'absorption des UV par l'augmentation de la concentration d'ozone stratosphérique. ... Le mécanisme proposé à l'origine du record de Botuverá δ18O dans le sud-est du Brésil est l'intensification du SAMS [système de mousson sud-américain], due à l'augmentation de l'insolation en été austral, ce qui suggère une augmentation progressive de la quantité de précipitations tout au long de l'Holocène. Les principales caractéristiques climatiques des deux derniers millénaires en Amérique du Sud ont été forcées par des périodes chaudes et froides de NH pendant l'anomalie climatique médiévale (MCA) et le petit âge glaciaire (LIA), respectivement. ... Pendant la période chaude actuelle, les conditions convectives en Amérique du Sud semblent être similaires à l'anomalie climatique médiévale, le réchauffement du NH conduisant à un positionnement de l'ITCZ vers le nord et à un affaiblissement progressif de la SAMS. »

19-31- Ball et al., 2019  (Suisse, USA, UK) (AGU, Advancing Earth ans space science, journal of Geophysical Research)
« On pense que la réponse du cycle solaire (SC) à l'ozone stratosphérique influence la météo et le climat en surface. Pour comprendre la chaîne des processus et s'assurer que les modèles climatiques les représentent correctement, il est important de détecter et de quantifier une réponse précise à l'ozone du cycle solaire à partir des observations. Les modèles climatiques chimiques (MCC) et les observations montrent une gamme de réponses spatiales moyennes par zone dans la haute stratosphère (1-10 hPa) ; cette réponse et l'ensemble de données recommandé pour la comparaison restent contestés. Les progrès récents en matière de fusion de données ont permis d'obtenir des données d'observation plus robustes. En utilisant ces données, nous montrons que le signal SC [cycle solaire] observé présente une structure spatiale en forme de U dans la stratosphère supérieure, avec des lobes émanant des tropiques (5-10 hPa) vers les hautes altitudes aux latitudes moyennes (1-3 hPa). Nous confirmons cela en utilisant deux CCM indépendants en mode dynamique spécifié et une expérience de tranche de temps idéalisée. Nous recommandons d'utiliser le composite d'ozone BASICv2 pour représenter au mieux la variabilité solaire historique de la haute stratosphère, et de ne pas utiliser ceux basés uniquement sur le SBUV. »

19-32- Kusch et al., 2019 (Allemagne, Danemark), (Wiley Online library)
« L'histoire climatique de l'Holocène dans le Haut-Arctique a été largement déterminée par le déclin de l'insolation estivale (Berger & Loutre 1991 ; Kaufman et al. 2004), amplifié par les rétroactions océaniques et atmosphériques, et surtout par une augmentation du transfert méridional de chaleur et d'humidité, ainsi que par le forçage volcanique (Briner et al. 2016 ; Kobashi et al. 2017 ; Lecavalier et al. 2017). L'insolation estivale moyenne à 80°N était d'environ 50 W m-2 plus élevée pendant le maximum d'insolation de l'Holocène précoce (Groenland) par rapport à aujourd'hui et a entraîné le maximum thermique (HTM) de l'Holocène précoce à moyen, provoquant le retrait et la disparition des calottes glaciaires du nord, à l'exception de celle du Groenland (Berger & Loutre 1991 ; Ullman et al. 2015). ... La plupart des documents, y compris les carottes de glace et les archives sédimentaires, documentent le HTM entre environ 9 et 5 cal. ka BP avec des anomalies de température moyennes de 2,5 à 3,0 °C [plus élevées qu'aujourd'hui] (Briner et al. 2016) en accord avec les modèles climatiques (par exemple Renssen et al. 2012). »

19-33- Ansor et al., 2019, (Malaisie), (Journal of Physics)
« La quantité de rayonnement solaire absorbée et réfléchie détermine la hausse ou la baisse du climat de la Terre. En général, le système terrestre absorbe 71% du rayonnement solaire total entrant et 29% est réfléchi. Lorsque les atomes et les molécules absorbent de l'énergie, la matière s'excite et se déplace rapidement et de manière aléatoire, ce qui entraîne une augmentation de la température de la matière. Si davantage d'énergie est absorbée, la température de plus de particules augmente et finalement l'atmosphère et la surface de la Terre commencent à se réchauffer. L'origine de ce résultat remonte à la température du Soleil, où, plus le Soleil est chaud, plus la production d'énergie solaire est importante, ce qui entraîne une forte absorption d'énergie par la Terre. En attendant, la température du Soleil est basée sur la présence de taches solaires ; moins il y a de taches solaires, plus le Soleil est chaud. ... Dans l'ensemble, cet article passe en revue certaines preuves issues d'études précédentes et nous présentons des données sur l'activité solaire tout au long de 2017 pendant le minimum solaire afin de prouver la possibilité que le rayonnement solaire émis par les éruptions solaires et les éjections de masse coronale modifie le schéma climatique de la Terre. En rassemblant les données, nous pensons que le changement climatique est contribué par la variabilité de l'activité solaire, dans laquelle le minimum solaire se traduit par un rayonnement solaire élevé produit et reçu par la Terre. Par conséquent, une quantité moindre d'énergie absorbée entraîne une baisse de la température de la Terre. »

19-34- Yan et al., 2019 (Chine), (ResearchGate)
« Nous soutenons que l'activité solaire et les vents d'ouest ont été les influences dominantes sur les variations hydroclimatiques de l'ACA [Asie centrale aride] pendant la période d'enregistrement [les 160 dernières années] : (1) l'activité solaire domine les variations régionales de température, les précipitations/évaporations et l'avance/le retrait des glaciers ; (2) une intensité plus forte à l'ouest (correspondant à un indice d'ouest plus élevé et à un indice d'oscillation nord-atlantique (ONA) plus élevé) apporte plus de vapeur d'eau de l'ouest vers l'ACA [Asie centrale aride], et vice versa ; et (3) la migration vers le sud du courant-jet d'ouest, qui est étroitement liée à des températures et des IST plus faibles, pourrait favoriser le transport de plus de vapeur d'eau vers les zones de l'ACA, et vice versa. »

19-35- Nitka and Burnecki, 2019 (Pologne), (Elsevier, Statistical Mechanics and its Applications)
« Dans cet article, nous analysons la relation entre le nombre de taches solaires et les précipitations mensuelles moyennes mesurées dans les stations météorologiques aux États-Unis. Les résultats indiquent qu'il existe une corrélation significative entre l'activité solaire et les données de précipitations mensuelles moyennes pour certains mois et certains délais »

19-36- Huang et al., 2019 (Chine), (ReserachGate)
« Ces événements sont synchrones avec des périodes de faible activité solaire, et l'analyse spectrale démontre que l'EASM et l'activité solaire partagent certains schémas généraux de cyclicité. Nous suggérons donc que l'activité solaire est une force motrice fondamentale pour la synchronisation spatiale de l'EASM [East Asian Summer Monsoon] sur des échelles de temps centenaires dans la région de la mousson. ... Le lien entre le soleil et la mousson peut être expliqué par une influence directe du soleil sur le contraste thermique terre-mer qui contrôle les précipitations de la mousson (Liu et al., 2009 ; Xu et al., 2015). Lorsque le contraste thermique terre-mer diminue, la migration progressive vers le sud de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) qui s'ensuit peut entraîner une réduction du transport de la vapeur d'eau de l'océan vers les continents, ce qui entraîne une diminution des précipitations en Asie de la mousson (Dykoski et al., 2005 ; Fleitmann et al., 2003 ; Li et al., 2017b). En général, une faible activité solaire déclenche une diminution du contraste thermique terre-mer, et entraînerait par la suite une réduction de l'intensité de l'EASM. Par ailleurs, la production solaire pourrait influencer indirectement la variabilité de l'EASM, peut-être amplifiée par la téléconnexion de l'Atlantique Nord (Wang et al., 2005, 2016). »

19-37- Liu et al., 2019    (Chine, Taïwan, Singapour), (AGU, Advancing Earth ans space science, journal of Geophysical Research)
« Notamment, une relation globale en phase est observée entre les variations hydroclimatiques et le changement de l'activité solaire, et les résultats de l'analyse spectrale suggèrent la présence des cycles de Eddy (~1080 ans), de Vries (~205 ans) et de Gleissberg (~88-102 ans). Cela indique un lien entre l'activité solaire et les changements hydroclimatiques en ACA [Asie centrale aride] à l'échelle centennale ou pluridécennale pendant l'Holocène. Nous suggérons que l'influence de l'activité solaire sur les changements hydroclimatiques en ACA [Asie centrale aride] se produit via ses effets sur la température de surface de la mer de l'Atlantique Nord (SST), l'oscillation de l'Atlantique Nord (NAO), les températures régionales des hautes latitudes du Nord, et via le chauffage direct. Cette relation suggère que l'activité solaire pourrait jouer un rôle important dans la détermination des futurs changements hydroclimatiques en ACA [Asie centrale aride]. 

19-38- Banerji et al., 2019 (Inde, USA), (Elsevier, Quaternary International)
« La présente étude démontre un climat vacillant avec une ISM (mousson d'été indienne) renforcée pendant la période chaude romaine et la période chaude médiévale (2000-950 ans BP) en raison de l'augmentation de l'irradiation solaire interrompue par une ISM réduite pendant les âges sombres de la période froide (∼1500 cal yr BP). L'apparition plausible d'une éruption volcanique avant le début du Petit Âge glaciaire (500-200 ans BP) a entraîné la migration vers le sud de la ZCIT, ce qui a renforcé les perturbations occidentales dans la zone d'étude et provoqué un climat frais et humide. L'étude met également l'accent sur l'augmentation des événements El Niño avec un déclin progressif de l'ISM depuis la LIA. En outre, l'étude souligne un réchauffement climatique au cours des deux derniers siècles, ce qui est bien corroboré par les enregistrements instrumentaux. Ainsi, la présente étude a une implication dans la compréhension du rôle significatif de l'activité volcanique et de la variabilité solaire dans le contrôle des oscillations climatiques à l'échelle millénaire avec des mécanismes de rétroaction supplémentaires. »

19-39- Cho et al., 2019  (Japon), (Elsevier, Estuarine,Coastal and Shelf Science)
« L'EASM [East Asian Summer Monsoon] a été faible pendant la LIA, et la quantité de précipitations a été plus faible qu'à d'autres périodes. L'ENSO est fortement liée à la température de surface de la mer (SST) dans l'océan Pacifique (Schwing et al., 2002 ; Marchitto et al., 2010). Cette SST est également affectée par l'activité solaire. Marchitto et al. (2010) ont montré que les enregistrements de la TSM basés sur le rapport Mg/Ca étaient corrélés avec la production de nucléides cosmogènes 14C et 10Be. Par conséquent, une faible activité solaire est corrélée avec des conditions semblables à El Niño (Marchitto et al., 2010). Le Japon a un système climatique compliqué, mais il est étroitement lié à l'insolation solaire. Au cours des 1000 dernières années, le climat du Japon a subi des variations importantes. Le LIA a été en place pendant environ 650 ans, de 1300 à 1950 CE (Matthews et Briffa, 2005). Avant le LIA, le maximum solaire médiéval s'est produit à partir de 1100 CE-1250 (Jirikowic et Damon, 1994). Pendant le LIA, El Niño a été fort, et les typhons des années El Niño ont eu tendance à revenir vers le nord-est (Wang et Chan, 2002), ce qui peut augmenter la probabilité que des typhons touchent terre au Japon (Elsner et Liu, 2003). »

19-40- Jean-Louis Le Mouël, Fernand Lopes, Vincent Courtillot et al, 2019 (France), (AGU, Advancing Earth ans space science, journal of Geophysical Research)
« Nous appliquons d'abord l'analyse du spectre singulier (SSA) au nombre international de taches solaires (ISSN ; 1849-2015) et au nombre de facultés polaires (PF ; 1906-2006). La méthode SSA trouve des composantes à 22, 11 et 5,5 ans comme premiers vecteurs propres de ces proxies de l'activité solaire. Nous appliquons ensuite la méthode SSA aux dix indices d'oscillation Madden-Julien (MJO ; 1978-2016). La première composante la plus intense que l'ASS trouve dans tous les indices MJO a une période de 5,5 ou 11 ans. La modulation d'amplitude à plus long terme est de l'ordre d'un tiers de la variation totale. La composante 1 de la SSA de 5,5 ans de la plupart des indices MJO suit en outre la diminution de l'amplitude des cycles solaires. Nous appliquons ensuite l'ASS aux indices climatiques PDO, ENSO, WPO, AAO, AMO, TSA, WHWP, et aux précipitations du Brésil et du Sahel. Nous constatons que les premiers vecteurs propres de l'ASS sont tous des combinaisons de pseudo-cycles assez purs de 11, 5,5 et 3,6 ans. La composante de 5,5 ans est fréquemment observée et est particulièrement importante et nette dans la série dans laquelle elle apparaît. Toutes ces périodes ont longtemps été attribuées à l'activité solaire, ce qui en soi plaide en faveur de l'existence d'un lien fort entre l'activité solaire et le climat. Les mécanismes de couplage doivent être complexes et probablement non linéaires, mais ils restent à être pleinement compris (le rayonnement UV, le vent solaire et les rayons cosmiques galactiques étant les candidats les plus prometteurs). Nous proposons dans un premier temps un modèle Kuramoto de couplage non-linéaire qui génère des variations de phase compatibles avec celles observées. »

19-41-Fang et al., 2019 (Chine), (Elsevier, Global and Planetary Change),
« Un refroidissement astronomique forcé pendant l'Ordovicien moyen ... Le début et la fin d'un refroidissement dans l'Ordovicien moyen ont été datés. Le forçage de l'obliquité a dominé cet événement de refroidissement. 1,2 millions de cycles de modulation de l'obliquité ont contrôlé les séquences eustatiques du troisième ordre. Le début et la fin de l'événement de refroidissement ont été contrôlés par un forçage astronomique. »

19-42- Jia and Liu, 2019 (Tibet, Chine), (Cambridge Core journals)
« Ici, nous présentons des enregistrements de balayage par fluorescence X bien datés, récupérés d'une carotte de sédiment varié provenant du lac Kusai. Ces enregistrements montrent la variabilité paléoclimatique à l'échelle décennale à centennale du nord du plateau Qinghai-Tibetan au cours des 2000 dernières années. Le Ca est principalement lié à la précipitation de carbonates authentiques et est un indicateur des changements de température. L'enregistrement de Ca du lac Kusai est bien corrélé avec les variations et les périodicités de l'activité solaire. Par conséquent, L’émission solaire peut être considérée comme le mécanisme de forçage prédominant des fluctuations de température à l'échelle décennale ou centennale au cours des 2000 dernières années. »

19-43- Jin et al., 2019 (Chine, Hawaï), (Journals Ametsoc)
« Pour l'expérience sur le forçage solaire seul moyen de l'ensemble de quatre membres, les précipitations moyennes estivales sur l'EE du nord sont significativement corrélées avec le forçage solaire (r 5 0,414, n 5 68, p, 0,05) sur une échelle de temps décennale pendant l'époque du cycle fort, alors qu'il n'y a pas de lien statistique entre l'EASM et l'activité solaire pendant l'époque du cycle faible (r 5 0,002, n 5 24). Il est également démontré qu'un cycle solaire fort de 11 ans excite un modèle de température de surface de la mer (TSM) anormale qui ressemble à une phase d'oscillation décennale (PDO) froide du Pacifique, qui a une périodicité significative de 11 ans. L'anticyclone anormal du Pacifique Nord qui lui est associé domine tout le Pacifique Nord extratropical et renforce la mousson du sud sur l'EA, ce qui se traduit par des précipitations abondantes sur l'EA du nord. Nous soutenons que le cycle solaire de 11 ans affecte la variation décennale de l'EASM par l'excitation d'un mode décennal couplé dans la région Asie-Pacifique Nord. »

19-44- Liu et al., 2019 (Chine), (SpringerLink)
« Le PDSI régional de mai-juillet (PDSI5-7) du CW-DHM a été reconstruit de 1825 à 2013 AD. Les analyses spectrales de la méthode empirique de décomposition des modes (EEMD) et de la méthode multi-taper (MTM) ont révélé que les cycles dans le PDSI5-7 reconstitué étaient proches de ceux de l'ENSO et de l'activité solaire. Cela suggère que l'ENSO et l'activité solaire ont une forte influence sur la variation de PDSI5-7 [sécheresse] dans la région CW-DHM. En outre, l'EEMD a également révélé que l'oscillation décennale du Pacifique et l'oscillation multidécennale de l'Atlantique ont influencé la variation de la sécheresse dans cette région. La reconstruction du PDSI5-7 a montré une tendance à la baisse (sécheresse) à long terme pendant la période des années 1950 à 2010. Cette tendance à la sécheresse a également été détectée dans les données PDSI d'autres régions de Chine après les années 1950. Nous pensons que ces phénomènes peuvent être liés dans une large mesure à l'affaiblissement de la mousson d'été en Asie de l'Est. »

19-45- Gao et al., 2019  (Chine), (Elvesier Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« À l'échelle du centenaire, la population de manchots enregistrée dans la RNL de base a diminué de ~1120-860 ans BP, a atteint un pic de ~860-630 ans BP, est restée à un niveau bas de ~630-320 ans BP, puis a augmenté avec de grandes fluctuations au cours des ~400 dernières années. Ces changements sont tous en phase avec la tendance de l'irradiation solaire. À l'échelle décennale, les minima de population de pingouins correspondent aux minima solaires de ~490-400 ans BP (minimum de Spörer), ~290-220 ans BP (minimum de Maunder), et de ~160-120 ans BP (minimum de Dalton ; tandis que les maxima de population correspondent aux maxima solaires de ~1030-980 ans BP, ~350-290 ans BP, ~210-160 ans BP, ~120-70 ans BP. La population enregistrée dans le noyau RL a montré les mêmes changements que dans le RNL au cours des 480 dernières années. L'abondance reconstituée du krill correspond également à ces tendances lorsque les données sont disponibles. Cette correspondance démontre un mécanisme de la chaîne alimentaire qui est lié à l'activité solaire et à la disponibilité de la lumière à la surface de l'océan, qui influence l'intensité de la photosynthèse et la productivité du phytoplancton, et donc l'abondance du krill et des prédateurs apex tels que les manchots. Nos conclusions soulignent le fait que malgré les divers impacts climatiques sur les populations de manchots, leurs effets sur la base de la chaîne alimentaire en sont généralement le moteur direct. ... En résumé, les changements de l'irradiance solaire contrôlent l'apport énergétique à l'écosystème, ce qui influence la biomasse phytoplanctonique dans la zone de recherche de nourriture des manchots ; à son tour, cela entraîne des changements dans l'abondance du krill et donc dans la disponibilité de la nourriture des manchots, ce qui a un impact significatif sur le développement de la population de manchots. »

19-46- Goslin et al., 2019 (Danemark, Canada, Pologne, Allemagne), (Elsevier, Global and Planetary Change)
« Nous présentons ici une reconstitution des tempêtes d'ouest dans l'ouest du Danemark entre 4840 et 2300 ans. B-P. La tempête passée est extraite d'une succession sédimentaire riche en matière organique en combinant des marqueurs d'afflux de sable éolien, μ-XRF géochimie et des macrofossiles végétaux. Une attention particulière est accordée aux cal. 4840-4350 years environ. B-P. pour laquelle notre dossier est caractérisé par une résolution pluriannuelle. Nous mettons en évidence des changements pluridécennaux simultanés du régime de tempête et d'humidité sur notre site, que nous interprétons comme des déplacements de la trajectoire moyenne des tempêtes vers l'ouest sur l'Atlantique Nord. Le signal est dominé par les périodes ≈ 90, ≈ 50-80 et ≈ 35 ans, évoquant des liens possibles avec l'activité solaire, l'oscillation nord-atlantique (NAO), l'oscillation atlantique pluri-décennale (AMO) et les modes de variabilité de la circulation méridionale de renversement de l'Atlantique (AMOC), respectivement. La périodicité de 35 ans que nous avons relevée sur notre site ≈ est particulièrement forte et stationnaire, ce qui suggère que les tempêtes pourraient avoir été étroitement liées à l'AMOC au cours de la période d'étude. »

19-47- Prikryl et al., 2019 (Canadan, Slovaquie), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« L'intensification rapide des tempêtes tropicales tend à suivre l'arrivée des vents solaires à grande vitesse. Les rafales de convection ont été liées à l'intensification rapide des cyclones tropicaux. Les cas d'intensification des cyclones tropicaux étroitement corrélés à la structure du vent solaire sont précédés par des ondes de gravité atmosphérique générées par le processus de couplage magnétosphère-ionosphère-atmosphère du vent solaire. »

19-48- Constantine et al., 2019 (UK), (Cambridge Core, Quaternary Research)
« Les archives indiquent que les détériorations du climat autour de 6400 cal year BP et 4000 cal an BP ont provoqué des changements rapides de la végétation dans la zone d'étude, qui étaient vraisemblablement attribuables à une faible activité des taches solaires et à de fortes conditions semblables à El Niño, respectivement. Ces deux phénomènes de refroidissement ont probablement été modulés par des mécanismes climatiques différents, l'activité d'El Niño et de l'oscillation australe ayant commencé à se renforcer vers 5 000 ans calendaires avant JC. Ces événements peuvent avoir eu un impact important sur les sociétés anciennes de la zone d'étude. En combinant nos résultats avec les découvertes archéologiques, nous avons constaté que la détérioration du climat a entraîné une baisse drastique des populations locales autour de 6400 cal an BP, 4400 cal an BP et 4000 cal an BP. En raison de sa forte population, l'Asie orientale côtière (par exemple, la Chine orientale, le Japon et la Corée) est particulièrement vulnérable à d'éventuels événements de refroidissement à l'avenir. »

19-49- Lucas, 2019 (Afrique du Sud), (MDS Marshall edu)
« Une période de minimum solaire commence lorsque l'activité des taches solaires diminue. Les cycles solaires peuvent durer de sept à onze ans, ou jusqu'à 400 ans (Popova, et al. 2017). Le minimum solaire est causé lorsque le champ magnétique du soleil s'affaiblit, entraînant une diminution de la matière solaire, appelée vent solaire. Le champ magnétique du soleil, appelé bouclier magnétique, "dévie les rayons cosmiques de faible énergie" pour les empêcher d'atteindre la Terre (Tomassetti et al. 2017). Lorsque l'activité solaire est élevée, à un pic solaire, le vent solaire est faible, avec moins de rayonnement cosmique atteignant la Terre. Pendant le minimum solaire, le champ magnétique protégeant la Terre est affaibli et la Terre reçoit plus de rayonnement cosmique. Il en résulte pour les civilisations de la Terre des oscillations imprévisibles du climat apparaissant "simultanément avec d'autres marqueurs de changement social" (Nelson & Khalifa, 2010). ... Il existe des preuves climatologiques de pics et de creux du cycle solaire dans les températures mondiales, comme l'indiquent les études climatiques sur les isotopes solaires (Usoskin, 2008). Pendant les maximums solaires, on s'attendrait à voir des preuves de la montée des civilisations lorsque le climat est plus chaud, et des preuves de l'effondrement des civilisations pendant les minimums solaires lorsque le climat devient plus froid et que l'instabilité géologique s'ensuit. »

19-50- Laurenz et al., 2019 (Allemagne, Suisse), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« Les résultats montrent que les précipitations de février en Europe centrale et occidentale produisent la réponse solaire la plus forte avec des coefficients atteignant jusqu'à +0,61. Les précipitations de juin-juillet sont également influencées par les changements de l'activité solaire, la zone des précipitations influencées par le soleil se déplaçant des îles britanniques vers l'Europe de l'Est au cours de l'été. ... La revue de la littérature démontre que la plupart des études pluridécennales menées en Europe centrale ont rencontré une corrélation négative entre l'activité solaire et les précipitations, probablement parce que les décalages de quelques années sont négligeables sur les échelles de temps au-delà du cycle solaire Schwabe de 11 ans. La fréquence des inondations augmente généralement pendant les périodes de faible activité solaire associées à des conditions de NAO- et de blocage plus fréquent. »

19-51- Miyake et al., 2019  (Japon), (AGU, Advancing Earth ans space science, Geophysical Research Letters)
« De nouvelles mesures quasi-annuelles de béryllium-10 ont été effectuées avec la carotte de glace du Dôme Fuji de l'Antarctique sur la période où l'on s'attendait à une forte eruption de rayons cosmiques en 994. Nous avons observé une augmentation d'environ 50 % des concentrations de béryllium 10, ce qui correspond aux augmentations de béryllium 10 observées dans les carottes de glace du Groenland. Cela confirme l'origine solaire de la brutale augmentation du pic de Carbone 14 de 993-994. »

19-52- Kushnir and Stein, 2019 (USA, Israël), (MDPI, Atmosphere)
« Le climat médiéval de la Méditerranée orientale : instabilité et preuves du forçage solaire ... Les crues estivales du Nil ont été particulièrement faibles aux Xe et XIe siècles, comme en témoignent également un grand nombre de chroniques historiques qui décrivent une grande série de sécheresses ayant entraîné de terribles conflits humains associés à la famine, à la peste et aux conflits. Pendant cette période, des sécheresses et des vagues de froid ont également touché le nord-est du Moyen-Orient, en Perse et en Mésopotamie. En cherchant une explication à l'aridité prononcée et aux conséquences humaines dans l'ensemble de l'EM, nous constatons que les événements des 10ème et 11ème siècles coïncident avec le minimum solaire médiéval de Oort Grand, qui s'est produit au plus fort d'un intervalle d'irradiation solaire relativement élevé. En rassemblant d'autres preuves paléo-climatiques des tropiques et de l'hémisphère nord, nous plaidons pour le rôle des variations à long terme de l'irradiation solaire dans la formation du premier MCA dans l'EM et soulignons leur pertinence pour le présent et le futur proche. »

19-53- Veretenenko and Ogurtsov, 2019 (Russie), (Elvesier, Advances in Space Research)
« Manifestation et raisons possibles des oscillations 60-années des liens Soleil-atmosphère ... Les résultats obtenus montrent que la variabilité temporelle des effets de l'activité solaire/rayon cosmique galactique (SA/GCR) sur la pression de la troposphère (le développement des systèmes bariques extratropicaux) est caractérisée par une périodicité d'environ 60 ans et étroitement liée aux changements du régime de circulation à grande échelle qui accompagnent les transitions entre les différents états du vortex polaire. Il a été suggéré que le caractère des effets SA/GCR dépend de la force du vortex polaire qui influence le couplage troposphère-stratosphère. Il a été montré que l'évolution du vortex polaire peut être associée à des variations de température globales, une raison possible de ces variations étant les changements à long terme de l'irradiation solaire totale. »

19-54- Eastoe et al., 2019 (UK), (Cambridge Core)
« La série chronologique de δ13C est susceptible de refléter le changement climatique, et pour la périodicité du centenaire, elle accuse un retard de 20 à 40 ans (échelle chronologique du centenaire) et de 25 à 50 ans (millénaire) par rapport à Δ14C. Les déphasages entre la luminosité solaire et la surface Δ14C sont de 125-175 ans et de 20 ans pour les cycles du millénaire et du centenaire, respectivement. L'étude suggère que les effets climatiques les plus forts pourraient donc suivre les pics de luminosité de 125-175 ans pour les cycles millénaires et de 20-40 ans pour les cycles centenaires ».

19-55- Barash, 2019 (Russie), (SpringerLink)
« Les idées sur l'influence du champ géomagnétique sur l'évolution et la biodiversité sont controversées. La distribution quantitative des niveaux de référence du microplancton océanique au cours des 2,0 millions d'années passées montre une corrélation avec les inversions géomagnétiques. La diminution de l'intensité du champ augmente l'irradiation cosmique de la surface de la Terre, ce qui peut activer la mutagenèse et entraîner l'émergence de nouvelles espèces. De plus, puisque la corrélation de l'intensité du champ géomagnétique avec la composition de l'atmosphère, la température, le climat, le volcanisme et d'autres conditions environnementales est révélée, il est possible de supposer que son influence sur les processus évolutifs fait partie du complexe général des conditions environnementales. Les superchrons de polarité géomagnétique se sont terminés par la formation du panache mantélique qui a produit les éruptions du piège et a initié les extinctions de masse de la faune du Phanérozoïque. Les sources du champ géomagnétique et de la formation du panache qui ont conduit au volcanisme piège se trouvent aux limites des sphères intérieures de la Terre, ce qui explique leur corrélation. Et leur corrélation avec les événements d'impact comme l'une des causes d'extinction peut être expliquée par la cause fondamentale cosmique commune située en dehors du système solaire. »

19-56- Li et al., 2019  (Chine), (Elsevier, Quaternary International)
« L'activité solaire peut provoquer des changements dans le flux de rayonnement solaire, modifiant l'énergie reçue par la terre et affectant le changement climatique mondial et régional (Hassani et al., 2016 ; Kristoufek, 2017 ; Zherebtsov et al., 2019). La taille et la quantité des taches solaires sont les principaux indicateurs de l'intensité de l'activité solaire. ... L'analyse des fréquences indique que les événements extrêmes de refroidissement, de réchauffement, de sécheresse et d'inondation présentent une relation étroite avec l'activité des taches solaires, la probabilité d'occurrence d'événements chauds définis est plus grande près des années minimales de taches solaires ; la probabilité d'occurrence d'événements froids définis est plus grande près des années maximales de taches solaires ; la probabilité d'occurrence de sécheresse sévère est plus grande près des années minimales de taches solaires. »

Influence des nuages, des rayons magnétiques solaires et des rayons cosmiques  

19-57- Audu and Okeke, 2019 (Nigeria), (SpringerLink)
« Le nombre de taches solaires, l'indice aa, les rayons cosmiques galactiques (GCR), les précipitations et les températures maximales ont été utilisés dans cette étude. La période étudiée dans cette étude s'est étendue sur 63 ans (1950-2012). La technique de corrélation de rang de Spearman a été utilisée pour analyser les données. Les résultats révèlent que le nombre de taches solaires et l'indice aa varient dans le sens opposé aux RGC basées sur le cycle solaire de 11 ans. Cette relation inverse a été confirmée par l'analyse de corrélation. Celle-ci montre que les activités solaires et géomagnétiques modulent les rayons cosmiques qui pénètrent dans l'atmosphère terrestre. ... Les variations de la couverture nuageuse en fonction des précipitations et de la température montrent que les changements de la couverture nuageuse sont associés aux changements des précipitations et de la température. Cette étude a donné des informations utiles sur les liens possibles par lesquels l'activité solaire pourrait influencer le changement climatique. ... Selon Kitaba et al (22), l'activité géomagnétique a influencé le climat mondial par la modulation du flux de rayons cosmiques. Palamara [19], a découvert que l'activité géomagnétique modulée par le soleil est un mécanisme de forçage important pour le récent changement climatique. ... La voie proposée pour l'interaction soleil-climat dans cette étude est la suivante : activité solaire/activité géomagnétique → GCRs → couverture nuageuse → paramètres climatiques. »

19-58- Henrik Svensmark, 2019  (Danemark), (The Global Warming Policy Foundation- GWPF)
« Ces résultats sont également étayés par des observations. En de rares occasions, des "explosions" sur le Soleil, connues sous le nom d'"éjections de masse coronale", donnent lieu à un nuage de plasma qui passe sur la Terre, provoquant une diminution soudaine du flux de rayons cosmiques qui dure une semaine ou deux. De tels événements sont appelés "Forbush decreases" et sont idéaux pour tester le lien entre les rayons cosmiques et les nuages. En trouvant les plus fortes diminutions Forbush et en utilisant trois ensembles de données satellites indépendants pour les nuages et un ensemble de données pour les aérosols, on observe une réponse claire des nuages et des aérosols aux diminutions Forbush. La figure 14 montre la somme des cinq plus fortes diminutions du Forbush (courbes rouges) ainsi que les différents signaux observés dans les nuages (courbes bleues) au cours des jours autour du minimum de rayons cosmiques. La différence dans la position des minima des deux courbes est due au temps nécessaire aux aérosols pour se transformer en noyaux de condensation dans les nuages. Ces résultats suggèrent que toute la chaîne - de l'activité solaire, aux rayons cosmiques, aux aérosols (CCN), aux nuages - est active dans l'atmosphère terrestre. De plus, ils indiquent que le lien entre les rayons cosmiques et les nuages est capable d'expliquer l'ampleur d'environ 1 W/m2 du forçage observé sur le cycle solaire. »

19-59- Isozaki, 2019 (Japon), (SpringerLink, Astrobiology)
« Comme les extinctions du Guadalupian-Lopingian Boundaries (G-LB) et de la fin de l'Ordovicien partagent de multiples épisodes similaires, y compris l'apparition d'un refroidissement global (catégorie 2), la même cause et les mêmes processus sont probablement responsables de la baisse de la biodiversité. En plus du scénario le plus courant de grandes provinces ignées (G-LB) générées par le panache mantélique (catégorie 3) pour l'extinction de la fin du Permien, une perspective émergente de cosmoclimatologie est introduite en ce qui concerne l'astrobiologie. Le rayonnement cosmique galactique (GCR) et les réponses solaires/terrestres dans le magnétisme (catégorie 4) pourraient avoir eu un impact profond sur le climat de la Terre, en particulier sur la couverture nuageuse étendue (arrêt de l'irradiation). Les rafales d'étoiles détectées dans la Voie lactée coïncident apparemment dans le temps avec les extinctions majeures du Phanérozoïque associées au refroidissement et aussi avec les épisodes terrestres boule de neige du Protérozoïque. En tant que cause ultime (catégorie 4) d'une extinction majeure, l'augmentation épisodique du flux de poussière GCR provenant de la source (nuages sombres dérivés du starburst) contre le bouclier géomagnétique a probablement déterminé les principaux changements climatiques, en particulier le refroidissement global dans le passé. L'étude des extinctions massives sur Terre entre dans une nouvelle phase avec une nouvelle perspective astrobiologique.

19-60- Zhang et al., 2019 (Chine), (Elsevier, Journal of Asian Earth Sciences)
« Les études de l'activité solaire et du rayonnement cosmique indiquent que l'activité solaire est le principal facteur de changement climatique à l'échelle décennale et centennale (Stuiver et Braziunas, 1993 ; Xu et al., 2014 ; Yu et Ito, 1999 ; Zhao et al., 2010). En outre, l'activité solaire est bien corrélée avec la température de la surface du globe (Bond et al., 2001 ; Usoskin et al., 2003). Les changements des taux de production de deux radionucléides cosmiques communs (∆14C et 10Be), qui sont préservés dans les carottes de glace et les anneaux des arbres, suggèrent que les fluctuations périodiques de l'activité solaire à l'échelle décennale à centennale affectent directement le flux de rayons cosmiques (Abreu et al., 2013 ; Masarik et Beer, 1999 ; Steinhilber et al., 2012). Kirkby (2007) a résumé les preuves d'une relation étroite entre le changement de température et l'activité solaire au cours du dernier millénaire, en constatant que le flux de rayons cosmiques était faible et que l'activité solaire était forte pendant le MWP ; alors que les conditions opposées se sont produites pendant le LIA. Par conséquent, le flux de rayons cosmiques peut être considéré comme une approximation de l'activité solaire et peut être utilisé pour évaluer la relation entre le changement climatique et l'activité solaire. ... Plusieurs périodes froides notables, avec des fréquences Quercus plus basses, se sont produites vers 1200, 1410, 1580, 1770 et 1870 après J.-C. Ces périodes froides d'échelle centennale correspondent essentiellement à des minima majeurs de l'activité solaire, ce qui suggère que les variations de l'activité solaire ont pu être un facteur important du changement climatique et de la végétation dans la zone d'étude au cours du dernier millénaire. »

19-61- Misios et al., 2019  (USA), (PNAS, Proceedings of the National Academy of Sciendes of the USA)
« Les influences du cycle solaire (SC) à 11 ans sur le climat ont été spéculées, mais nous fournissons ici des preuves solides que le SC affecte la variabilité décennale dans le Pacifique tropical. En analysant des observations indépendantes, nous démontrons un ralentissement de la circulation de Walker du Pacifique (PWC) au maximum de la SC. Nous trouvons un cycle hydrologique atténué au maximum solaire qui affaiblit la PWC et ceci est amplifié par une rétroaction de Bjerknes. Étant donné qu'un cycle hydrologique atténué similaire a été simulé sous un forçage accru des gaz à effet de serre, nos résultats renforcent la confiance dans les prévisions du modèle d'une PWC affaiblie dans un climat plus chaud. Les résultats suggèrent également que le forçage de la SC est une source de compétence pour les prévisions décennales dans la région indo-pacifique. »

19-62- Ning et al., 2019 (Chine, Canada, USA, Hawaï), (MDPI, Atmosphere),
« Les résultats montrent que la variabilité interne du climat au sein du système climatique couplé joue un rôle essentiel dans le déclenchement des méga-sécheresses, tandis que différents forçages externes peuvent contribuer à la persistance et modifier les schémas d'anomalie des méga sécheresses. ... En ce qui concerne les mécanismes à l'origine des méga-déclenchements de sécheresses dans l'est de la Chine, les anomalies de circulation, par exemple l'anticyclone subtropical du Pacifique occidental (WPSH) et la mousson d'été d'Asie orientale (EASM), sont les causes directes des méga-déclenchements de sécheresses, tandis que les forçages externes, par exemple le rayonnement solaire et les éruptions volcaniques, peuvent influencer le climat régional en modifiant les schémas de circulation à grande échelle [33-36]. Par exemple, Shen et al (37) ont constaté que plusieurs sécheresses exceptionnelles dans l'est de la Chine au cours des 500 dernières années ont pu être déclenchées par de grandes éruptions volcaniques et amplifiées à la fois par des éruptions volcaniques et des phénomènes El Niño. Par le biais de simulations de modèles, Peng et al (38) ont indiqué que l'activité solaire pourrait être le principal facteur à l'origine de plusieurs sécheresses persistantes dans l'est de la Chine, et que les influences se sont manifestées par un affaiblissement de l'EASM. »

19-63- Ueno et al., 2019 (Japon, Chine), (Nature, Scientific Reports)
« L'intensité du champ dipolaire magnétique de la Terre contrôle le flux de rayons cosmiques galactiques (GCR), et la formation de nuages induite par la GCR peut affecter le climat. Nous présentons ici les premières preuves de l'effet des nuages induits par la GCR sur la mousson d'Asie orientale lors de la dernière transition de retournement géomagnétique. ..
Lors de la dernière transition de renversement géomagnétique, lorsque la quantité de rayons cosmiques galactiques a augmenté de façon spectaculaire, la couverture nuageuse s'est également considérablement accrue, de sorte qu'il devrait être possible de détecter l'impact des rayons cosmiques sur le climat avec une plus grande sensibilité. ... Pour environ 5000 ans, lors du renversement géomagnétique d'il y a 780 000 ans, ils ont découvert des preuves de moussons hivernales plus fortes : les particules sont devenues plus grossières, et les vitesses d'accumulation ont été jusqu'à > 3 fois plus rapides. Ces fortes moussons d'hiver coïncident avec la période du renversement géomagnétique où la force magnétique de la Terre est tombée à moins de ¼, et où les rayons cosmiques galactiques ont augmenté de plus de 50 %. Cela suggère que l'augmentation des rayons cosmiques s'est accompagnée d'une augmentation de la couverture nuageuse basse, que l'effet de parapluie des nuages a refroidi le continent et que la haute pression atmosphérique sibérienne est devenue plus forte. Ajoutée à d'autres phénomènes survenus au cours du renversement géomagnétique - preuve d'une baisse de la température moyenne annuelle de 2 à 3 degrés Celsius, et d'une augmentation des écarts de température annuels à partir des sédiments de la baie d'Osaka - cette nouvelle découverte sur les moussons hivernales apporte une preuve supplémentaire que les changements climatiques sont causés par l'effet de parapluie des nuages

19-64- Al-Tameemi, 2019  (Irak), (IASJ)
« Ce travail est une tentative d'étudier et de comprendre l'impact de l'activité solaire sur la couverture nuageuse au-dessus de la ville de Bagdad entre 1983 et 2009 en analysant les valeurs mensuelles de la couverture nuageuse (basse, moyenne, haute et totale), les rayons cosmiques galactiques et le potentiel de modulation solaire entre 1983 et 2009, et d'utiliser à cette fin le logiciel Climate Data Operators. Le premier objectif de cette étude était de déterminer l'indice d'activité solaire (le Potentiel de Modulation Solaire SMP) au lieu de (rayons cosmiques galactiques GCR), le SMP a été sélectionné comme indicateur de l'activité solaire avec un coefficient de corrélation (0,8) avec la GCR. Le deuxième objectif de notre étude était d'étudier la relation entre le potentiel de modulation solaire (indice d'activité solaire) et la quantité de couverture nuageuse sur la ville de Bagdad pour la période 1983-2009. Les résultats ont montré qu'il existe une relation entre le potentiel de modulation solaire et la quantité de couverture nuageuse pour la période d'étude, le coefficient de corrélation le plus élevé étant (R= -0,71 ± 0,22) entre la quantité totale de couverture nuageuse et la SMP, et le coefficient de corrélation le plus faible étant (R= -0,36 ± 0,34) pour la quantité élevée de couverture nuageuse avec la SMP. Par conséquent, nous pouvons supposer que l'activité solaire a un impact sur la quantité de couverture nuageuse au-dessus de la ville de Bagdad. »

19-65- Brown et al., 2019 (Jamaïque, Barbades) (Scientific Research Publishing, Atmospheric and Climate Sciences)
« La téléconnexion apparente entre le flux de muons des rayons cosmiques au-dessus d'un point de base dans les Caraïbes est examinée dans le contexte d'un vaste ensemble d'indices représentant des phénomènes climatiques à grande échelle, mais de données limitées sur le flux de muons des rayons cosmiques. De nombreux chercheurs ont montré que les phénomènes climatiques à grande échelle influencent la variabilité climatique subsaisonnière et saisonnière, en particulier dans l'hémisphère nord, et leurs impacts sur les Caraïbes sont bien documentés. Ces phénomènes climatiques qui ont un impact sur les Caraïbes comprennent, entre autres, l'oscillation australe El Niño, l'oscillation quasi-biennale, l'oscillation de l'Atlantique Nord et l'oscillation arctique, qui font actuellement l'objet de recherches. Bien qu'une forte corrélation statistique entre les variables sur des régions non contiguës ne soit pas absolue comme preuve des téléconnexions, la force de la corrélation peut être utilisée comme une indication de son existence. Les données recueillies au campus Mona de l'Université des Antilles, en Jamaïque, à l'aide d'un simple détecteur de muons QuarkNet 6000 sur la période de septembre 2011 à septembre 2013, ont montré une relation apparemment significative avec ces indices climatiques. Cela suggère que le flux de muons des rayons cosmiques pourrait être lié au comportement des phénomènes climatiques et peut donc être utilisé comme un indice climatique ou météorologique sur les Caraïbes. »

19-66- Maghrabi and Kudela, 2019  (Arabie Saoudite, Slovaquie), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« Relation entre les séries chronologiques de données sur les rayons cosmiques et les propriétés optiques des aérosols : 1999-2015 ... Les données sur les rayons cosmiques pour la période 2002-2012 obtenues à partir du détecteur de muons KACST ont également été utilisées dans cette étude. Des analyses de corrélation entre les séries chronologiques de données de CR (mesurées par NM et par le détecteur de muons) et les propriétés optiques des aérosols ont été effectuées et ont montré des corrélations significatives entre ces variables. ... Les analyses de corrélation et de spectre de puissance indiquent une relation mutuelle possible entre les variations des aérosols observées sur un site particulier et l'intensité de la CR observée au sol. »

19-67- El-Borie et al., 2019  (Egypte), (SpringerLink)
« Le présent travail examine et discute la réponse des couches atmosphériques aux variations solaires, alors que les rendements solaires sont responsables des changements de l'environnement terrestre. Les taux de rayons cosmiques galactiques (GCR), les longueurs de cycle solaire (SCL), les taches solaires (Rz), l'indice coronal (CI) des activités solaires, l'indice d'activité géomagnétique aa, l'irradiation solaire totale (TSI), les concentrations de CO2, les températures de surface globale (GST), les températures proches de la Terre des hémisphères nord et sud ont été examinées. Nos résultats ont montré que chaque SCL a des comportements différents quant à la sensibilité des GST, selon différentes modulations des GCR par les paramètres du vent solaire/champ hélio-magnétique. Un rayonnement cosmique plus faible et une irradiance solaire et une activité géomagnétique plus élevées se produisent lorsque l'activité solaire augmente. En outre, les sensibilités moyennes de la température globale à la géomagnétique aa et à l'irradiance solaire totale et, par conséquent, à la couverture nuageuse à basse altitude sont significatives et réelles. Nos résultats pourraient indiquer que les perturbations géomagnétiques, qui sont provoquées par le vent solaire, peuvent influencer la température globale. ... Sur la base de ces analyses, on pourrait affirmer que la "théorie du soleil" est toujours d'actualité. Le mécanisme d'impact du Soleil par les rayons cosmiques, la nébulosité, les activités géomagnétiques et les radiations solaires pourrait avoir fait augmenter la température au cours des dernières années. Selon Svensmark [45], le changement de 3% de la couverture nuageuse basse peut provoquer un effet de réchauffement de 1,2 Wm-2. Cette valeur est presque la même que l'effet de réchauffement anthropique total de 1,6 Wm-2 rapporté par le GIEC [20]. »

19-68- Maghrabi, 2019   (Arabie Saoudique), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« Des analyses de spectres de puissance utilisant la technique de la transformée de Fourier (FT) ont été effectuées pour la période 1985-2016 afin d'étudier les périodicités des séries chronologiques de la PWV [vapeur d'eau précipitable]. Plusieurs périodicités longues, moyennes et courtes ont été reconnues. Des périodicités à court terme telles qu'un an, six mois, trois mois et quatre mois ont été trouvées. D'autre part, des périodicités à long et moyen terme telles que 10,8-11 ans, 1,7 ans et 1,3 ans ont été détectées. Les périodicités obtenues sont similaires à celles rapportées par plusieurs enquêteurs et trouvées dans les paramètres solaires, interplanétaires et des rayons cosmiques. Les résultats spectraux suggèrent que les périodicités obtenues dans la péninsule arabique sont, probablement, liées aux activités solaires, ainsi qu'à l'effet des phénomènes météorologiques terrestres. »

19-69- Paudel et al., 2019  (Israël, USA), (SCIRP, Scientific Research, An Academic Publisher)
« À l'échelle mondiale, on a constaté que les changements de la couverture nuageuse étaient liés de manière significative aux changements de l'activité solaire par le biais de son effet sur le flux de rayons cosmiques atteignant la basse atmosphère [39] [40], ce qui suggère que les changements des émissions solaires pourraient être liés à ceux de la couverture nuageuse et du rayonnement global à la surface de la Terre. ... Les changements dans les nuages, à la fois dans la fraction du ciel couverte et dans leurs caractéristiques radiatives, ont joué un rôle majeur dans la détermination du rayonnement global mesuré en Israël au cours des 60 dernières années. Des relations linéaires inverses hautement significatives entre la couverture nuageuse normalisée Eg↓ et la couverture nuageuse indiquent qu'une réduction de la transmission des nuages s'est produite à la fois dans la plaine côtière centrale et dans la région montagneuse centrale, avec un changement beaucoup plus faible de la transmission du ciel sans nuages. L'analyse par régression progressive a indiqué que depuis 1970, les changements de la couverture nuageuse ont représenté 61 % des changements de Eg↓, tandis que la forte augmentation de la consommation locale de combustibles fossiles, qui sert de substitut aux émissions d'aérosols anthropiques, n'a représenté que 2 % supplémentaires des changements. Bien que l'interaction entre la couverture nuageuse et la consommation de combustibles fossiles ne soit pas statistiquement significative, l'effet indirect des aérosols démontré dans cette étude suggère qu'une interaction microphysique importante pourrait exister. »

Influence sur le climat des Radiations de surface du Soleil

19-70- Skalik and Skalikova, 2019 (Slovaquie), (IOP Conference Series : Materials Science and Engineering)
« Le rayonnement horizontal global a été mesuré pendant un grand nombre d'années dans toutes ces stations. Les valeurs montrent une tendance à l'augmentation du rayonnement global annuel, très probablement due à une diminution de la pollution de l'atmosphère, à l'augmentation de la durée des périodes sans nuages et/ou à la combinaison de ces deux effets. Vingt années de mesures effectuées dans une station climatique de Lyngby, au Danemark, montrent que l'augmentation du rayonnement global est de près de 3,5 kWh/m2 par an, ce qui correspond à une croissance de 7 % au cours des 20 dernières années. La variation du rayonnement global entre l'année la moins ensoleillée et l'année la plus ensoleillée est de 22 %. Vingt-neuf années de mesure du rayonnement global à partir de douze stations de rayonnement réparties sur l'ensemble du territoire suédois montrent une augmentation de 3,1 kWh/m2 par an. L'augmentation est de 87 kWh/m2, ce qui correspond à 9 % de la croissance du rayonnement mondial au cours des 29 dernières années. Le rayonnement global annuel varie entre 838 kWh/m2/an en 1998 et 1004 kWh/m2/an en 2002 avec un rayonnement moyen de 932 kWh/m2/an, ce qui correspond à une variation de rayonnement de 20 % entre l'année la moins ensoleillée et l'année la plus ensoleillée. »

19-71- Pokrovsky, 2019 (Russie), (ISSLEDOVANIE ZEMLI IZ KOSMOSA)
« Les résultats de l'analyse des séries climatiques de la nébulosité mondiale et régionale pour la période 1983-2009. Les données ont été obtenues dans le cadre du projet international de satellite ISCCP. La technologie d'analyse statistique des séries chronologiques, y compris l'algorithme de lissage et l'analyse des ondelettes, est décrite. Les deux méthodes sont destinées à l'analyse de séries non stationnaires. Les résultats de l'analyse montrent que la nébulosité mondiale et régionale a diminué de 2 à 6 %. La plus grande diminution est observée dans les tropiques et au-dessus des océans. Sur terre, la diminution est minime. Le coefficient de corrélation entre les séries de nuages globales d'une part et les séries de températures de surface de l'air et des océans d'autre part atteint des valeurs (-0,84) - (-0,86). Cela signifie que l'afflux de rayonnement solaire dans les tropiques augmente plus rapidement que la moyenne mondiale, et cette croissance est supérieure à 1 W/m2. Comme les tropiques sont dominés par des zones aquatiques, ce fait suggère que l'afflux croissant de rayonnement solaire entraîne principalement une augmentation de la température de la surface de l'océan (TPO). Il n'est pas surprenant que les valeurs de la couverture nuageuse elles-mêmes et leurs tendances temporelles soient proches des caractéristiques globales. Ainsi, les changements de la couverture nuageuse sur trois décennies au cours du réchauffement climatique peuvent expliquer non seulement la tendance linéaire de la température mondiale, mais aussi une certaine variabilité interannuelle. ... Cependant, l'influence des nuages sur le changement climatique ne peut être ignorée en raison de la contribution significative de ce paramètre de formation du climat et devrait être étudiée de plus près pour améliorer les prévisions climatiques. »

19-72- Rottler et al., 2019 (Allemagne), (Royal Meteorological Society- RMetS, International Journal of Cliatology)
« Depuis les années 1980, des quantités croissantes de rayonnement solaire entrant ont été enregistrées (voir par exemple Norris & Wild, 2007 ; Ohmura, 2009 ; Ruckstuhl et al., 2008 ; Sanchez-Lorenzo & Wild, 2012).  ... Les changements de la couverture nuageuse et de la profondeur optique des nuages modifient le rayonnement d'ondes courtes entrant ainsi que le rayonnement d'ondes longues à la surface (Rangwala & Miller, 2012). ... Au cours des dernières décennies, le rayonnement solaire entrant a augmenté de 4,86/3,57/3,07 (W/m²)/dec pour les LS/MS/HS [basses, moyennes, hautes altitudes]. ... Au cours de la période étudiée 1981-2017, la durée d'ensoleillement a changé de 9,73/-0,07/-1,31 min/dec pour LS/MS/HS (figure 4c). Les enregistrements indiquent une forte augmentation de la durée d'ensoleillement à basse altitude, en particulier dans les stations situées sur le Plateau suisse. ... Conformément aux enquêtes précédentes, nous détectons une forte augmentation de l'insolation de surface en Suisse depuis les années 1980 (par exemple, Norris & Wild, 2007; Philipona, Behrens, & Ruckstuhl, 2009 ; Ruckstuhl et al., 2008 ; Sanchez-Lorenzo & Wild, 2012). ... Notre analyse indique que l'augmentation des tendances positives du rayonnement global au printemps pourrait être favorisée par une réduction de la couverture nuageuse (figures 4d, 5d et 6). ... Les tendances du rayonnement solaire entrant dues aux changements dans les aérosols et les nuages montrent beaucoup plus de cohérence avec le signal de température et, par conséquent, semblent dominer les changements récents dans l'équilibre du rayonnement à ondes courtes et l'emporter sur les éventuels signaux de rétroaction de l'albédo de la neige et de la glace dans la température. »

Influence sur le Climat des phénomènes ENSO, NAO, AMO, PDO

19-73- Toth and Aronson, 2019 (USA), (EGU, Climate of the Past)
«   En résumé, les températures élevées de l'eau et l'irradiance élevée (résultant d'une faible couverture nuageuse) associées aux forts épisodes El Niño de 1982-1983 et 1997-1998 dans le Pacifique du Panama ont provoqué un blanchiment généralisé des coraux, qui a été associé à une mortalité massive des coraux lors de l'épisode précédent (Glynn et al., 2001). La Niña est également problématique pour les coraux du Panama Pacifique. L'abaissement du niveau de la mer dans le TEP pendant les événements La Niña provoque une mortalité plus fréquente des coraux associée à une exposition subaérienne (Eakin et Glynn, 1996 ; Toth et al., 2017). En outre, La Niña est associé à des précipitations élevées et à une remontée d'eau accrue dans le Pacifique du Panama. Des précipitations élevées augmentent la turbidité, et une remontée d'eau accrue réduit la température de l'eau, diminue le pH et augmente les niveaux de nutriments. Tous ces changements ont pour effet de supprimer la croissance des coraux (Glynn, 1976). ... Nous concluons qu'ENSO a probablement été le principal moteur de l'effondrement des récifs coralliens dans le Pacifique du Panama et, peut-être, dans d'autres endroits du Pacifique tropical à ∼ 4.2 ka. »

19-74- Schmidt et al., 2019  (USA), (SpringerLink)
« Cette étude examine les facteurs climatiques qui déterminent les dates de dégel des lacs et des rivières de l'hémisphère nord. La plupart des lacs et des rivières ont eu tendance à se glacer plus tôt au cours du siècle dernier, comme on pouvait s'y attendre en raison du changement climatique à long terme. Cependant, nous identifions également les modes de variabilité climatique qui ont un impact significatif sur le comportement à court terme des séries chronologiques de la fonte des glaces. En particulier, l'oscillation de l'Atlantique Nord (NAO), le schéma Pacifique - Amérique du Nord (PNA) et, dans une moindre mesure, l'oscillation El Niño - Sud (ENSO) expliquent une fraction substantielle de la variance interannuelle des dates de fonte, alors que l'oscillation décennale du Pacifique (PDO) et l'oscillation pluridécennale de l'Atlantique (AMO) ne le font généralement pas. En outre, la configuration spatiale des dates de fonte précoce ou tardive associées à l'ONA, l'ANP et l'ENSO correspond aux attentes a priori en raison des modèles connus de température de surface associés à ces oscillations. Dans toutes les régions, la corrélation la plus forte avec la fonte des glaces se situe au niveau de l'un des modes de haute fréquence - NAO ou PNA, ce qui suggère que les variations météorologiques à court terme jouent un rôle plus important que la variabilité climatique à basse fréquence (ENSO, PDO, AMO) dans la fonte des glaces. »

19-75- Gao et al., 2019  (Chine), (Journals Ametsoc, JCLI)
« La fréquence et l'intensité des températures extrêmement élevées (EHT) dans l'hémisphère nord présentent des variations de basse fréquence (LF) remarquables (plus de 10 ans) en été entre 1951 et 2017. Cinq points chauds présentant de grandes variations de basse fréquence ont été identifiés, dont l'ouest de l'Amérique du Nord et le Mexique, l'est de la Sibérie, l'Europe, l'Asie centrale et le plateau mongol. Les fonctions de densité de probabilité montrent que les occurrences d’EHT  plus élevées dans ces points chauds au cours des dernières décennies sont cohérentes avec le décalage de la moyenne et l'augmentation des variances de la température moyenne quotidienne. Les caractéristiques communes de la variation de la fréquence d’EHT dans tous les domaines sont les tendances remarquables à la hausse et les variations évidentes d'une décennie à l'autre. La composante des variations décennales à multi-décennales est la principale contribution aux variations de température en basse fréquence au cours du siècle dernier. Une analyse plus approfondie montre que la variabilité cohérente des variations de température décennales à pluri-décennales sur l'ouest de l'Amérique du Nord - Mexique, l'est de la Sibérie, l'Europe et le plateau mongol sont les empreintes d'un signal interne naturel dominant : l'oscillation atlantique pluridécennale. Elle contribue aux variations de température sur ces points chauds via la télé-connexion barotropique circum-mondiale, qui impose une pression anormale frappante sur ces régions. Cette étude implique que la variabilité interne naturelle joue un rôle important en rendant les points chauds plus vulnérables à l’ETH. »

19-76- Chafik, Gilles Reverdin et al., 2019 (Suède, Norvège, France, USA), (Nature, Scientific Reports)
« Après 2005, on observe une transition progressive d'un gyre subpolaire faible à un gyre subpolaire fort, ce qui est lié à la tendance au refroidissement et au rafraîchissement de l'ANSP [Atlantique Nord subpolaire]. Le niveau anormalement bas de la mer au cours des derniers hivers (2014-2016) peut être attribué à l'oscillation exceptionnellement forte de l'Atlantique Nord et donc à un retour aux conditions observées au début des années 1990. Nous estimons que la tendance régionale de l’ANSP pendant le WP et le CP est d'environ 3,9±1,5mm/an et -7,1±1,3mm/an, respectivement. ... On sait que la variabilité du climat océanique dans l'Atlantique Nord est dominée par des fluctuations décennales à multidécennales qui ont de profondes répercussions sur le climat régional et mondial. Des observations récentes montrent que la force de la circulation méridionale de retournement de l'Atlantique ou AMOC, c'est-à-dire le flux des eaux chaudes de surface vers le pôle et le retour des eaux froides profondes vers l'équateur, est en effet le principal facteur de régulation des décennies chaudes et froides de l'Atlantique Nord, comme on l'a longtemps supposé. Cette variabilité de l'AMOC à l'échelle décennale peut avoir une influence considérable sur le changement dynamique du niveau de la mer, en particulier à l'échelle régionale, en raison de la quantité variable de masse, de chaleur et d'eau douce redistribuée par les courants océaniques. »

Défaut de fiabilité, biais, erreurs des modèles climatiques – Le Hiatus https://notrickszone.com/skeptic-papers-2019-3/

19-77 -Tapiador et al., 2019  (Espagne),  (Elsevier, Atmospheric Research)
« Les incertitudes en matière de modélisation persistent dans de grandes parties du monde, ce qui laisse penser que les modèles sont encore limités au domaine de la recherche. ... Il s'avère que les MCG et les MCR [modèles climatiques mondiaux/régionaux] semblent encore limités pour fournir des estimations pratiques des climats mondiaux, même pour les conditions climatiques actuelles.  ... Les résultats montrent qu'il existe des décalages importants entre les modèles et les données de référence, par exemple dans le cas de l'Europe. ... En Afrique équatoriale, les MCR montrent un manque de capacité surprenant. Les simulations pour l'ensemble du continent, qui comprennent un nombre différent de modèles et un domaine différent, s'améliorent très légèrement. ... Ces résultats suggèrent que les MCG et les MCR sont encore trop limités pour extraire des estimations définitives des climats mondiaux, même pour les conditions climatiques actuelles. En outre, une vision plus précise de la concordance entre les précipitations modélisées et observées en Amérique du Sud et centrale, en Asie, en Australasie et dans l'Arctique soulève de sérieux doutes quant à la possibilité d'utiliser ces estimations dans la pratique. »

19-78- Crawford et al., 2019 (USA), (Elsevier, Journal of Hydrology)
«  Nous avons développé des ensembles à partir de 34 MCG CMIP5 en utilisant six approches différentes, y compris la forêt aléatoire, la régression vectorielle de soutien, les réseaux de neurones, la régression linéaire et les voisins les plus proches pondérés k, et nous avons comparé les performances des ensembles entre eux et avec les MCG individuels en utilisant un ensemble robuste de mesures et de tests non paramétriques. En ce qui concerne la température, la forêt aléatoire surpasse tous les autres ensembles et le MCG le plus performant par une marge statistiquement significative et est capable de bien simuler les modèles temporels et spatiaux de la température. Aucun des ensembles n'est capable de simuler correctement les modèles de précipitation observés dans la zone d'étude, probablement en raison des différences spatiales des facteurs de précipitation dans la région, ainsi que de la grossièreté de l'ensemble de données lui-même. »

19-79- Liu et al., 2019  (USA), (AFU Advancing Earth and Space Science)
« Nous présentons ici une évaluation observationnelle des mécanismes d'interaction des précipitations (éclairés par le transfert directionnel de l'entropie de l'information) qui régulent les précipitations au Sahel. Nous démontrons quantitativement que (1) la température de surface de la mer dans le Golfe de Guinée contrôle l'advection et le transport de l'humidité vers la région du Sahel occidental et (2) qu'il existe de fortes interactions bidirectionnelles entre la dynamique de la végétation locale et les régimes pluviométriques. Ensuite, nous évaluons les modèles d'interaction directionnelle à partir de neuf modèles de système terrestre (ESM) de pointe. Nous constatons que la plupart des MSE sont capables de représenter soit le contrôle unidirectionnel de la température de surface de la mer sur les précipitations, soit l'interaction bidirectionnelle entre la végétation et les précipitations. Cependant, aucun des ESM [modèles de système] ne représente les deux modèles interactifs. Les modèles GFDL et IPSL-CM5A-LR ont reproduit avec succès les modèles observés sur ~50% de la région du Sahel occidental mais n'ont pas reproduit avec précision les tendances régionales observées des précipitations ou la variation interannuelle. Nous proposons que le transfert d'informations directionnelles soit un point de référence mécaniste puissant pour évaluer la fidélité des modèles au niveau des processus. »

19-80- Williams et al., 2019  (USA, Inde, Emirats arabes unis), (Eslevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« L'interruption du réchauffement climatique se manifeste dans plusieurs ensembles de données mondiales pour la période décennale 2002-2013.
... Au cours de l'interruption la plus récente, les observations de la foudre par le capteur d'imagerie de la foudre dans l'espace ne montrent aucune tendance dans le taux d'éclair. Les estimations de la température globale basées sur la surface, les radiosondages et les satellites ont toutes été examinées pour confirmer la véracité de l'interruption du réchauffement global sur l'intervalle de temps de l'enregistrement de la foudre par satellite.»

19-81- He and Yang, 2019 (Chine), (AMS, American Meteorological Society, Journals on Line- JCLI)
« Cependant, trois ensembles de données d'observation combinées par quadrillage, quatre ensembles de données de réanalyse et la plupart des modèles CMIP5 ne peuvent pas saisir les précipitations extrêmes dépassant 150 mm jour-1, et tous sous-estiment la fréquence des précipitations extrêmes. La distribution spatiale observée des précipitations extrêmes présente deux centres maximums, situés respectivement sur le cours inférieur et moyen du bassin du Yangtsé et dans la région profonde de la Chine du Sud. Les observations combinées par quadrillage et JRA-55 capturent ces deux centres, mais ERA-Interim, MERRA et CFSR et presque tous les modèles CMIP5 ne les capturent pas. Le pourcentage de précipitations extrêmes dans la quantité totale des précipitations est généralement sous-estimé de 25 à 75 % dans tous les modèles CMIP5. »

19-82- Bishop et al., 2019 (USA, Allemagne),  (AMS, American Meteorological Society, Journals on Line- JCLI)
« Les modèles atmosphériques forcés par les TSM observées et les modèles entièrement couplés forcés par les forçages anthropiques historiques ne simulent pas de manière robuste le mouillage des chutes du XXe siècle dans le SE-Golfe. Les modèles atmosphériques forcés par les TSM simulent effectivement une circulation anticyclonique intensifiée à bas niveau autour de la NASH, mais l'intensification modélisée s'est produite plus à l'ouest que ce qui a été observé. Les analyses CMIP5 suggèrent une probabilité accrue de tendances positives des précipitations automnales dans le SE-Gulf, compte tenu du forçage historique et futur des GES. Néanmoins, les simulations de modèles individuels (à la fois forcées et entièrement couplées) ne produisent que très rarement l'ampleur observée de la tendance des précipitations automnales du SE-Golfe. »

19-83- Yu, 2019 (USA), (Annual reviews of Marine Science)
« Compte tenu des grandes incertitudes qui pèsent sur les estimations des flux de surface dans l'océan tropical et subtropical, il n'est pas surprenant que les bilans énergétiques et d'eau douce de surface déterminés par le produit Qnet [énergie] moyen diffèrent considérablement de ceux déterminés par le produit E - P. Le bilan énergétique de surface varie d'un déficit thermique océanique significatif de 16 W m-2 selon JRA-55 à un gain thermique océanique significatif de 25 W m-2 selon OAFlux-1×1. ... La précision requise pour le produit Qnet [énergie] est de 10 W m-2 pour les applications de flux sur des échelles de temps mensuelles à saisonnières (WCRP 1989, Webster & Lukas 1992, WGASF 2000, Weller et al. 2004, Bradley & Fairall 2007). Si l'objectif est de détecter des tendances à long terme à partir d'un fond de variabilité naturelle, alors la précision requise est supérieure d'au moins un ordre de grandeur, à savoir O(1 W m-2) pour Qnet [énergie] et O(1 cm y-1) pour FW [eau douce]. Des estimations fondées sur des observations montrent que l'océan a accumulé plus de 3 × 1023 J d'énergie depuis 1960, ce qui correspond à un réchauffement net de 0,5-1 W m-2 à la surface de la planète (Hansen et al. 2005, Levitus et al. 2005, Lyman & Johnson 2013, Allan et al. 2014, Cheng et al. 2017). Tous les produits de flux basés sur le paramétrage ont des difficultés à fermer le bilan thermique de l'océan dans cette limite. Les analyses climatologiques basées sur les navires montrent des gains de chaleur moyens par l'océan d'environ 30 W m-2 ou plus (Isemer et al. 1989, Large et al. 1997, Josey et al. 1999), et les produits basés sur les satellites ont un degré de déséquilibre similaire (Liu et al. 2017). »

19-84- Li et al., 2019 (Chine), (Elsevier, Science of the Total Environment, )
« Le réchauffement climatique a "stagné" ou "stagné" pour la période 1998-2012, comme le prétend le cinquième rapport d'évaluation (AR5) du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) (GIEC, 2013). Toutefois, les premières versions du cinquième rapport d'évaluation du GIEC ne contiennent aucune explication détaillée de cette "pause", puisque 111 des 114 modèles climatiques du modèle du système terrestre CMIP5 n'ont pas vérifié ce phénomène. ... En 2017, après une vague de publications scientifiques et de débats publics, les modèles climatiques tels qu'ils sont présentés dans le GIEC font encore l'objet de débats, notamment sur les définitions du "hiatus" et des ensembles de données (Medhaug et al., 2017) ... Le ralentissement du réchauffement climatique depuis 1998, souvent appelé "hiatus". La conciliation de ce "hiatus" est l'un des principaux thèmes de la conférence sur le changement climatique de 2013. La caractérisation précise des tendances spatiotemporelles de la température de l'air de surface (SAT) permet de mieux comprendre le "hiatus" au cours de cette période. Cet article présente une simulation du réchauffement régional par satellite pour diagnostiquer le "hiatus" pour la période 2001-2015 en Chine. Les résultats montrent que le réchauffement rapide se produit principalement dans l'ouest et le sud de la Chine, comme le Yunnan (moyenne ± écart-type : 0,39 ± 0,26 °C (10 ans)-1 ), le Tibet (0,22 ± 0,25 °C (10 ans)-1), Taïwan (0,21 ± 0,25 °C (10 ans)-1) et le Sichuan (0,19 ± 0,25 °C (10 ans)-1). Au contraire, on observe une tendance au refroidissement de 0,29 ± 0,26 °C (10 ans)-1 dans le nord de la Chine au cours des 15 dernières années, où un taux de réchauffement d'environ 0,38 ± 0,11 °C (10 ans)-1 s'est produit pour la période 1960-2000. Dans l'ensemble, la simulation par satellite montre que le taux de réchauffement est réduit à -0,02 °C (10 ans)-1. Les changements de la surface sous-jacente, de l'orbite terrestre, du rayonnement solaire et du contre-rapport atmosphérique (USEOSRACR) provoquent une augmentation de la température de la Chine d'environ 0,02 °C (10 ans)-1. Une combinaison de gaz à effet de serre (GES) et d'autres forçages naturels (ONAT, activité volcanique prédominante, et circulation atmosphérique et océanique) expliquent une autre partie de l'évolution de la température d'environ -0,04 °C (10 ans)-1. Nous concluons qu'il y a un hiatus de réchauffement régional, une pause ou un ralentissement en Chine, et impliquons que le réchauffement induit par les GES est supprimé par l'ONAT au début du 21e siècle.»

19-85- Williamson and Sansom, 2019  (UK), (ARXIV)
« Les arguments présentés dans ce document montrent très clairement qu'un jugement scientifique solide est nécessaire pour relier les modèles à la réalité, en particulier lorsqu'on affirme qu'une relation linéaire entre les quantités dans les modèles indique une relation physique. L'exploration des données à la recherche de contraintes peut très bien conduire à un problème de tests multiples. Une simple expérience numérique peut être utilisée pour illustrer ce point. Générer 430 000 nombres aléatoires (normaux) et les empiler dans une matrice de 43 lignes, génère un pseudo-ensemble de 43 membres et sans liens physiques entre les 10 000 sorties. Si l'on examine la corrélation absolue maximale entre les sorties de l'ensemble, on obtient généralement des corrélations entre 0,7 et 0,85, ce qui est bien supérieur au seuil des relations pour une contrainte émergente. Pour fonder les fortes convictions requises pour transposer cette relation dans le monde réel (comme nous l'avons clairement indiqué), seule la découverte d'une corrélation importante ne peut être justifiée. Pour cette raison, même le fait de spécifier une faible confiance dans la contrainte par le biais de notre cadre guidé serait encore inapproprié ».

19-86- Chen et al., 2019  (Chine), (SpringerLink)
« 23 des 30 modèles CMIP5 surestiment l'écart-type des anomalies de la SLP au nord de 20°N. ... En particulier, 20 des 30 modèles produisent des anomalies de PSL plus fortes sur l'Atlantique Nord (Fig. 4b). En revanche, les modèles CESM1-WACCM et HadGEM2-ES produisent évidemment des anomalies de PSL beaucoup plus faibles sur l'Atlantique Nord (Fig. 4b). ... Les modèles simulant des anomalies de PSL plus fortes au printemps sur le Pacifique Nord et l'Atlantique Nord n'ont pas nécessairement une climatologie de PSL plus forte. Spécifiquement, les coefficients de corrélation entre les deux quantités des Fig. 5a, c sont seulement de 0,16 et 0,03, respectivement. ... Les résultats ci-dessus suggèrent que la majorité des 30 modèles CMIP5 ne peuvent pas reproduire de manière réaliste le pic spectral dominant observé de l'indice AO du printemps. ... Dans la région B, la MME reproduit des anomalies positives de température de l'air plus faibles que celles observées (Fig. 10b). Ceci est lié au fait que 26 des 30 modèles CMIP5 simulent une anomalie de température de l'air ZM positive plus faible. ... Sur les 30 modèles, 28 modèles CMIP5 produisent des variances en pourcentage du premier mode EOF plus importantes que celles de l'observation. »

19-87- Connolly et al., 2019 (USA, Irlande, Mexique, Argentine), (MDPI, Geosciences)
« Les changements observés dans la couverture neigeuse de l'hémisphère nord à partir des enregistrements satellitaires ont été comparés à ceux prévus par tous les modèles climatiques disponibles de la phase 5 du projet d'intercomparaison des modèles couplés ("CMIP5") sur la durée des enregistrements du satellite, c'est-à-dire de 1967 à 2018. Au total, 196 passages de modèles climatiques ont été analysés (tirés de 24 modèles climatiques). Des analyses séparées ont été effectuées pour les moyennes annuelles et pour chacune des saisons (hiver, printemps, été et automne/automne). Un enregistrement plus long (1922-2018) pour la saison de printemps, qui combine des mesures au sol et des mesures par satellite, a également été comparé aux sorties des modèles. Les modèles climatiques se sont avérés peu explicatifs des tendances observées. Alors que les modèles suggèrent que la couverture neigeuse aurait dû diminuer régulièrement pour les quatre saisons, seuls le printemps et l'été ont montré une diminution à long terme, et le schéma des diminutions observées pour ces saisons était très différent des prévisions modélisées. En outre, les tendances observées pour l'automne et l'hiver suggèrent une augmentation à long terme, bien que ces tendances ne soient pas statistiquement significatives. »

19-88- Seager et al., 2019 (USA), (Nature, Climate Change)
« Les modèles climatiques de pointe prévoient que l'augmentation des GES réduit le gradient de température de surface de la mer d'ouest en est, du chaud au froid, dans le Pacifique équatorial5. Dans la nature, toutefois, ce gradient s'est renforcé au cours des dernières décennies, les concentrations de GES ayant fortement augmenté5. Cet écart frappant entre les modèles et les observations a troublé la communauté des chercheurs en climatologie pendant deux décennies. ... Le réchauffement erroné dans les modèles de pointe est la conséquence du biais froid de leurs langues froides équatoriales. L'incapacité des modèles de pointe à saisir la réponse correcte introduit une erreur critique dans leurs projections du changement climatique dans les nombreuses régions sensibles aux températures de surface de la mer tropicale du Pacifique. »

19-89- Akhtar, 2019 (Pakistan), (ScholArena, Journal of Aquatic Sciences and Oceanography)
« De nombreux climatologues se sont dissociés des opinions et des spéculations du GIEC en raison de ses chiffres douteux, manipulés et exagérés sur le réchauffement climatique et certains considèrent qu'il s'agit d'une escroquerie climatique. Le débat entre les scientifiques des Nations unies favorables au réchauffement climatique et ceux qui y sont opposés se poursuit. »

19-90- Klavans et al., 2019  (USA), (AMS, American Meteorological Society, Journals Online, JCLI)
« Nous ne pouvons pas rejeter l'hypothèse nulle selon laquelle le réchauffement subtropical avec de courts décalages (0 à 4 ans) est un signal parasite introduit par le filtre [cf. la figure 2 ci-dessus à la figure 7 de Delworth et al. (2017)]. Notre test statistique ne nous permet pas de conclure que les anomalies de chaleur sont advetées méridionalement du gyre subtropical au gyre subpolaire. Ainsi, en tenant compte de l'influence du filtre, nous sommes d'accord avec la littérature (par exemple, Delworth et al. 2017 ; Piecuch et al. 2017) que l'ONA est associée à une petite réponse chaude décalée dans le gyre subpolaire mais qu'elle n'aide guère à comprendre les parties subtropicales ou tropicales de l'AMV. ... Seuls 5 des 27 passages forcés de CMIP5 historiquement produisent une réponse chaude décalée statistiquement significative à la NAO dans le gyre subpolaire (Fig. S5). Seuls 7 des 41 membres du CESM-LE produisent des réponses chaudes retardées positives à la NAO dans le gyre subpolaire (Fig. S6 et S7). ... Globalement, pour seulement 17 des 68 passages de modèle forcés historiquement, nous pouvons rejeter l'hypothèse nulle selon laquelle l'AMV+ a suivi la NAO+ par hasard. ... Bien que ce signal retardé apparaisse dans certaines passes de contrôle PI, il existe de grandes divergences entre les modèles et les observations (Tableau 1). Les SST observées se réchauffent environ 14-15 ans après une NAO+, alors que les SST simulées se réchauffent environ 7-10 ans après une NAO+. La structure spatiale moyenne zonale de la réponse dans les observations semble être très différente de la plupart des modèles CMIP5. »

19-91-  Eyring et al., 2019  (Allemagne)  (ETH Zürich, Research Collection)
« Malgré les progrès substantiels réalisés dans la modélisation du climat au cours des dernières décennies, les projections du changement climatique futur restent très dispersées. Par exemple, la fourchette des estimations des modèles pour l'ECS à un doublement des concentrations de CO2 n'a pas diminué depuis les années 1970 ... Il y a suffisamment de preuves maintenant que l'hypothèse continue de la démocratie des modèles ne peut pas être pleinement justifiée dans les futurs rapports d'évaluation du GIEC. Cependant, il n'est pas encore clair si toutes les variables d'intérêt peuvent être limitées de manière fiable. »

19-92- Jin et al., 2019  (USA), (Elvesier, Journal of Quantitative Spectroscopy and Radiative Transfer)
« Le bilan radiatif du système Terre-atmosphère est étudié depuis longtemps. Alors que les nuages, les aérosols et divers gaz atmosphériques affectent tous l'énergie de rayonnement par absorption et diffusion, ce sont les nuages qui ont l'impact le plus important sur le bilan radiatif de la Terre. Les nuages couvrent environ les trois quarts de la planète selon les observations faites par les satellites CloudSat et CALIPSO [23] et de petits changements dans la couverture nuageuse ont un grand impact sur le climat [3]. ... Les études climatiques simplifient souvent le transfert radiatif des ondes longues (LW) en négligeant directement la diffusion des nuages ou en appliquant simplement une correction ad hoc pour en tenir compte. ... Un certain nombre d'études montrent que la diffusion des ondes longues des nuages pourrait avoir un impact non négligeable sur le bilan énergétique radiatif de la Terre [5], [9], [17], [35-37], [41]. Bien que toutes ces études s'accordent à dire que le fait d'ignorer la diffusion des ondes lumineuses du nuage surestimerait le rayonnement sortant des ondes lumineuses (OLR) et sous-estimerait le rayonnement thermique descendant à la surface, la quantité estimée de cet effet de diffusion varie sur une large échelle. Par exemple, si l'on tient compte de la diffusion par les nuages, Stephens et autres (35) ont estimé que le rayonnement OLR moyen global diminue de 8 W/m², Costa et Shine (9) ont montré une réduction globale du rayonnement OLR d'environ 3 W/m², et Schmidt et autres (31) ont déclaré que le rayonnement OLR diminue d'environ 1,5 W/m² et que le flux descendant à la surface augmente d'environ 0,4 W/m2. ... Les résultats montrent que le changement du OLR a une forte anticorrélation (-0,764) avec le changement de la nébulosité totale, alors que l'absorption atmosphérique est positivement corrélée (0,632) avec la nébulosité totale. ... En utilisant une année de nuages ISCCP et en exécutant le transfert radiatif autonome hors ligne, ces erreurs annuelles moyennes globales de non-diffusion sont de 3,6W/m2, -1,1W/m2 et -2,5W/m2, respectivement. ... Dans l'ensemble, l'effet de la négligence de la diffusion des ondes longues sur les flux thermiques que nous avons estimé ici est comparable à l'effet radiatif du doublement du CO2 dans le ciel clair [6], [7], [33] et au forçage total des ondes longues par les gaz à effet de serre bien mélangés pour la période 1860 à 2000 [8]. »

19-93-  Wild et al., 2019  (Suisse) (SpringerLink)
« La composante de ciel clair dans les ondes longues qui peut être directement comparée aux observations de surface est le rayonnement de ciel clair de surface vers le bas. Les moyennes annuelles globales de cette quantité pour chaque modèle CMIP5 sont indiquées à la figure 9 (panneau supérieur). Par rapport au rayonnement net en longue longueur d'onde par ciel clair indiqué à la figure 8 (panneau inférieur), les écarts entre les moyennes globales calculées par le modèle sont encore plus importants, couvrant maintenant une large plage insatisfaisante de 26 Wm-2, avec un écart-type de 5,5 Wm-2. ... Les biais de la moyenne climatologique globale dans le rayonnement de surface à ondes longues sous ciel clair des 37 modèles CMIP5 individuels, obtenus en faisant la moyenne des biais sur tous les sites, sont présentés à la figure 12. On peut constater une grande dispersion des biais globaux entre les modèles, allant de + 10 à - 12 Wm-2. Comme pour les biais sur les ondes courtes présentés à la figure 6, cette grande dispersion n'est pas surprenante, compte tenu des différences substantielles entre les différents modèles en ce qui concerne la moyenne globale du rayonnement de surface à ondes longues vers le bas sous ciel clair. »

19-94-  Mehta et al., 2019   (UK), (SpringerLink)
« L'incertitude liée au climat fait référence à l'incapacité de prévoir l'ampleur, l'intensité et l'impact du changement climatique sur les environnements humains et naturels. Les débats sur l'incertitude liée au changement climatique sont devenus un problème "super méchant" pour les scientifiques et les décideurs politiques. »

19-95- Zhang et al., 2019   (Chine, USA), MDPI, Remote sensing)
« Au total, 39 des 48 simulations MCG [modèles de circulation générale] SSR [rayonnement solaire incident de surface] montrent une tendance à la sous-estimation par rapport aux mesures au sol en été (JJA). La raison possible peut être que les MCG ont des difficultés à saisir l'effet isolant des nuages, puisque les propriétés des nuages représentées par les modèles d'estimation SSR des MCG sont l'un des facteurs les plus importants dans la régulation du SSR estimé. ... Seulement un peu plus de la moitié des MCG (26 sur 48) ont surestimé la RSS dans les zones de haute latitude par rapport aux observations au sol, bien que certaines divergences entre les simulations actuelles de la RSS des MCG et les mesures au sol existent toujours dans les zones de haute latitude. Les propriétés des nuages et des aérosols représentées par les MCG sont deux facteurs importants dans la régulation de la RSS estimée [9]. Il a été rapporté que les MCG surestiment l'épaisseur optique des aérosols (48) et la couverture nuageuse totale dans les zones de haute latitude (9, 36, 47). ... Outre les nuages et les aérosols, les erreurs de mesure, telles que le remplacement et la dérive des instruments et la représentativité spatiale des mesures au sol, étaient également des sources potentielles d'erreurs dans les évaluations de la RSS. Par exemple, les erreurs de représentation mensuelle des sites de surface par rapport à leur environnement de 1° sont en moyenne de 3,7% (4 W m-2) [49]. »

19-96-  Huang et al., 2019   (Suède, Chine), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« La représentation réaliste de l'amplification de l'Arctique dans les modèles climatiques globaux (MCG) représente une clé pour prévoir avec précision la réponse du système climatique aux forçages anthropiques croissants. Nous avons examiné l'amplification du réchauffement de l'Arctique au cours du siècle dernier, simulée par 36 MCG de pointe, par rapport à l'observation. Nous avons constaté une nette différence entre les simulations et l'observation en ce qui concerne l'évolution des taux de réchauffement séculaires. Les taux observés du réchauffement séculaire de l'Arctique passent de 0,14°C/10a au début des années 1890 à 0,21°C/10a au milieu des années 2010, tandis que les MCG montrent une tendance négligeable à 0,35°C/10a aux moments correspondants. La surestimation du taux de réchauffement séculaire dans les MCG commence à partir du milieu du 20e siècle et s'aggrave avec le temps. Une analyse plus approfondie indique que la surestimation provient principalement de la contribution exagérée au réchauffement de la fonte de la glace de mer arctique. Ce résultat implique que le futur réchauffement séculaire de l'Arctique pourrait avoir été surestimé »

19-97- Bryan et al., 2019   (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« Les simulations des modèles climatiques de la mousson d'été sud-asiatique prévoient une augmentation des précipitations en réponse au réchauffement anthropique. Cependant, les données instrumentales montrent une baisse des précipitations indiennes au cours des dernières décennies, ce qui souligne le besoin critique d'enregistrements supplémentaires et indépendants de la variabilité des moussons passées. »

19-98- Scafetta, 2019  (Italie), (ResearchGate, Italian Journal of Engineering Geology and Environment)
« Les GCMs [modèles de circulation générale] ne parviennent pas à reconstituer correctement la variabilité naturelle du climat pendant tout l'Holocène et à de multiples échelles de temps, comme par exemple (1) l'Optimum climatique de l'Holocène (il y a 9000-6000 ans) avec le refroidissement qui a suivi d'il y a 5000 ans à aujourd'hui ; (2) les grandes oscillations millénaires observées tout au long de l'Holocène qui ont été responsables, par exemple, de la période de réchauffement médiéval ; (3) plusieurs oscillations climatiques plus courtes avec des périodes d'environ 9,1, 10,4, 20, 60 ans ; (4) la tendance du changement climatique après 2000 jusqu'à aujourd'hui, que les modèles surestiment grandement ; et beaucoup d'autres modèles. Ces différents éléments de preuve impliquent deux faits principaux : (1) la sensibilité du climat à l'équilibre (ECS) des modèles au forçage radiatif, comme le doublement du CO2 atmosphérique, est surestimée d'un facteur 2 au moins, ce qui implique une ECS plus réaliste entre 1°C et 2°C ; (2) un certain nombre de forçages solaires et astronomiques sont encore absents des modèles ou sont encore mal compris. Par conséquent, ces GCMs  ne sont pas physiquement fiables pour interpréter correctement les changements climatiques passés et futurs. »

19-99-  Libardoni et al., 2019   (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« Les modèles étant des approximations du monde réel, nous ne pouvons pas supposer qu'un modèle simulera exactement la variabilité interne du monde naturel. Les développeurs de modèles prennent des décisions différentes lorsqu'ils choisissent des noyaux dynamiques, des schémas de microphysique des nuages et de nombreux autres composants. Ces choix ont un impact sur le comportement du modèle, ce qui entraîne une incertitude structurelle dans l'estimation des schémas de variabilité interne. Le fait de tirer des échantillons d'un seul modèle ne peut pas tenir compte de cette incertitude structurelle et conduit à n'utiliser qu'une seule des nombreuses représentations possibles lors de l'estimation des matrices de covariance. L'utilisation de plusieurs modèles pour estimer la variabilité interne permet de tirer des échantillons à travers les différentes structures du modèle et de mieux représenter l'incertitude que nous avons à connaître la variabilité du monde naturel. »

19-100-  Hofer et al., 2019   (Belgique, UK), (Nature, Climate Change)
« Récemment, la calotte glaciaire du Groenland (GrIS) est devenue la principale source d'élévation barystatique du niveau de la mer. L'augmentation de la fonte de la GrIS est liée à des anomalies de circulation anticycloniques, à une réduction de la couverture nuageuse et à une augmentation de l'advection d'air chaud. La cinquième phase du projet de comparaison des modèles climatiques (CMIP5) Les modèles de circulation générale (GCMs) ne saisissent pas la dynamique récente de la circulation ; par conséquent, les modèles climatiques régionaux (MCR) pilotés par les MCG présentent encore des incertitudes importantes quant à la contribution future du niveau de la mer dans le GrIS, même dans le cadre d'un seul scénario d'émission. ... Les écarts entre les propriétés modélisées des nuages dans un scénario de fortes émissions introduisent des incertitudes plus importantes dans les volumes de fonte projetés que la différence de fonte entre les scénarios de faibles et de fortes émissions. »

19-101-  Liang et al., 2019   (Chine, USA), (Taylor&Francis Online, International Journal of Digital Earth)
« Des progrès significatifs dans l'estimation du BEE [bilan énergétique de la Terre] à partir d'observations par satellite ont été réalisés au cours du dernier demi-siècle, mais l'estimation du BEE par satellite comporte encore de grandes incertitudes. Par exemple, les études les plus récentes prévoient que le déséquilibre énergétique de la TOA se situera dans une fourchette de 0,5-1 Wm-2. L'estimation par satellite du EEB est basée sur trois flux radiatifs individuels (solaire incident, rayonnement réfléchi d'ondes courtes et rayonnement émis d'ondes longues). Comme ces flux sont de l'ordre de centaines de Wm-2, leur différence, caractérisant le déséquilibre énergétique, est trop faible pour être estimée avec précision, de sorte que la précision de 0,1 Wm-2 requise par le SMOC (SMOC 2016) serait difficile à atteindre. Les erreurs d'étalonnage radiométrique des capteurs des satellites rendent également impossible une estimation précise du résidu. »

Fréquence des Incendies : baisse ou stabilité ?

19-101-  Abrams and Nowacki, 2019 (USA), (SpringerLink)
«Les assemblages modernes comprennent des genres d'arbres qui sont de plus en plus adaptés au froid, tolérants à l'ombre et intolérants à la sécheresse. Les données sur le paléocharbon de 1 à 1750 après J.-C. indiquent une légère augmentation des brûlis dans les forêts du sud et des niveaux stables dans le nord, malgré le froid croissant associé au Petit âge glaciaire. ... Après 1750 après J.-C., les niveaux de charbon dans la zone sud forment une parabole, augmentant rapidement, atteignant une crête vers 1900, puis diminuant par la suite. ... Un déclin au cours des derniers siècles est également évident dans le sud et l'est des États-Unis dans son ensemble. ... La caractéristique la plus notable de l'histoire des incendies de 2000 ans est ici une forte augmentation des brûlis au cours des 300 dernières années, associée au défrichement des terres européennes pour l'agriculture. La combustion de la biomasse a atteint son apogée entre 1800 et 1900 après J.-C., selon les données historiques, puis a diminué de façon substantielle après environ 20 ans. 1940. ... L'indice du charbon de bois entre 1 et 1750 après J.-C. dans cette étude suggère des niveaux de brûlage stables dans le nord et une légère augmentation dans le sud. Il est intéressant de noter que les forêts du sud ont montré une légère augmentation des brûlis associée à la période de réchauffement médiéval (environ 950 à 1250 après J.-C.) mais n'ont pas décliné avec la LIA (environ 1350-1850 ; Mann et al. 2009). Dans les forêts du nord, l'indice du charbon de bois a chuté entre 1000 et 1200 après J.-C., puis a augmenté au début de la LIA, à l'inverse de ce que l'on pourrait attendre du contrôle climatique. ... La forte diminution des incendies après 1940, principalement attribuée à la suppression active des incendies via la campagne Smokey Bear (Abrams 2010), s'est produite pendant une période de réchauffement importante et pourrait représenter une autre déconnexion incendie-climat importante. Cependant, la diminution des incendies pourrait avoir été facilitée par la diminution de la fréquence et de l'intensité des sécheresses après 1930 (Fig. 1 ; McEwan et al. 2011). »

19-102- Bobek et al., 2019   (Tchéquie), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« Nos résultats suggèrent que l'augmentation de la productivité de la végétation due à l'amélioration rapide du climat de l'Holocène précoce a favorisé la combustion de la biomasse. L'augmentation de l'activité du feu durant cette période était due à la fois à un climat plus sec et plus chaud qu'aujourd'hui et à des combustibles facilement inflammables produits par une végétation dominée par les conifères. Nous avons identifié un effet inhibiteur de l'expansion concomitante de Fagus sylvatica sur les niveaux de combustion de la biomasse qui se produisaient de manière asynchrone entre nos régions montagneuses et nos régions gréseuses de moyenne altitude, respectivement à 6500 cal an BP et 4900 cal an BP. L'ampleur du changement de composition des communautés végétales était davantage liée à la transformation des principaux types de végétation qu'aux fluctuations des niveaux d'activité du feu. La divergence dans le temps du déclin du feu en réponse à l'expansion de Fagus sylvatica implique un contrôle biotique de la combustion de la biomasse qui est indépendant d'une influence climatique directe. »

19-103- Mass and Ovens, 2019  (USA), (AMS, American Meteorological Society, BAMS)
« L'absence de corrélation entre les feux de forêt de fin d'été/automne sur la côte centrale de la Californie et les précipitations ou la température estivales affaiblit le lien potentiel entre les feux de forêt actuels de la côte californienne et le réchauffement climatique anthropique. ... La plupart des plus grands feux de forêt de la Californie côtière ont été associés à de forts vents de terre : Santa Ana et les vents du coucher du soleil sur le sud de la Californie, et Diablo sur les zones côtières du centre et du nord de l'État. Il n'y a aucune raison de s'attendre à ce que les forts vents offshore en automne aient augmenté ou augmentent en raison du réchauffement climatique anthropique ; en fait, le contraire pourrait être le cas, puisque les projections du modèle suggèrent que le réchauffement climatique anthropique réchauffera davantage l'intérieur que la zone côtière, réduisant de préférence la pression sur la région intérieure, réduisant ainsi le gradient de pression offshore (par exemple, Hughes et al. 2009). Comme décrit précédemment dans le document, une variable météo/climat qui est en corrélation avec la fréquence des feux de forêt à l'automne et la superficie brûlée sur la côte californienne, les précipitations supérieures à la normale au cours de l'hiver précédent, ne semble pas avoir été renforcée par le réchauffement climatique anthropique des dernières décennies. Comme le montre la figure 6, aucune tendance n'a été observée au cours du dernier demi-siècle en ce qui concerne les précipitations hivernales extrêmes sur la côte californienne. En outre, les études utilisant des simulations de modèles climatiques induites par l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (par exemple, Swain et al. 2018) ne suggèrent pas une augmentation des épisodes de fortes précipitations au cours de la période contemporaine. ... Enfin, il n'y a pas de tendance à long terme dans le nombre d'incendies de forêt sur la côte californienne (Dennison et al. 2014), une tendance qui pourrait être cohérente avec le rôle limité du changement climatique anthropique provoqué par l'augmentation des gaz à effet de serre, ou le résultat de la compensation entre un certain nombre de facteurs concurrents. »

Pas de tendance à la hausse des tempêtes intenses et des ouragans

19-104- Gertler and O’Gorman  (UK),  (PNAS, Proceedins of the National Academy of Sciences of the USA)
« La circulation de la troposphère extratropicale de l'hémisphère nord a changé au cours des dernières décennies [1979-2017], avec une diminution marquée de l'activité cyclonique extratropicale et de l'énergie cinétique des tourbillons (EKE) en été et une augmentation de la fraction des précipitations qui est convective en toutes saisons. La diminution de l'EKE en été s'explique en partie par l'affaiblissement du gradient de température méridional, mais les changements des gradients de température verticaux et l'augmentation de l'humidité affectent également l'énergie potentielle moyenne disponible (EMTP), qui est le réservoir énergétique dans lequel les cyclones extratropicaux puisent. ... Ces résultats relient les changements de l'état moyen de l'atmosphère aux changements des circulations à grande échelle et convectives, et ils suggèrent que les cyclones extra-tropicaux peuvent s'affaiblir même si la convection qui leur est associée devient plus énergétique. »

19-105- Trenary et al., 2019 (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
«   L'impact des forçages anthropiques sur l'intensité potentielle (IP) des ouragans dans l'Atlantique Nord tropical est évalué dans les modèles CMIP5 pour la période 1958-2005. Onze modèles sont examinés, mais seuls sept modèles présentent une réponse forcée qui se distingue de la variabilité interne. L'utilisation de l'analyse discriminante pour optimiser la détectabilité ne permet pas d'obtenir un signal clair et commun de changement climatique. Parmi les sept modèles ayant une réponse significative, un modèle présente une tendance linéaire négative, tandis que deux modèles présentent une tendance linéaire positive. La tendance de l'IP [intensité potentielle en ouragans] n'est même pas cohérente entre les nouvelles analyses, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative en raison de grandes incertitudes. En outre, les estimations de la variabilité interne de l'IP présentent des écarts significativement différents entre les différents produits de réanalyse. Ces désaccords entre les modèles, les produits de réanalyse, et entre les modèles et les réanalyses, associés à des incertitudes relativement importantes, soulignent la difficulté de détecter et d'attribuer les changements observés dans l'intensité potentielle des ouragans dans l'Atlantique Nord. »

19-106- Takagi, 2019  (Japon), (Elsevier, Urban Climate)
« La base de données des événements d'urgence (EM-DAT) indique que les dommages économiques associés aux tempêtes se sont rapidement accrus au Vietnam. En revanche, le taux de mortalité dû aux catastrophes liées aux tempêtes a diminué au cours des dernières décennies. Cette étude cherche à savoir si les tendances des typhons ont eu une incidence sur ces résultats. ... De plus, l'analyse de la variance (ANOVA) montre qu'aucune des tendances météorologiques telles que la fréquence, la pression centrale, la vitesse du vent ou l'intensité des tempêtes n'a connu d'augmentation ou de diminution significative au cours des quatre dernières décennies. Cependant, la fréquence des atterrissages a augmenté de manière significative, en particulier dans la partie la plus septentrionale du pays où se trouvent deux grandes villes, Hanoi et Hai Phong. »

Pas de tendance à l'augmentation de la fréquence et de la gravité des sécheresses/inondations

19-107- Mishra et al., 2019  (Inde, USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
« Des millions de personnes sont mortes à cause des famines en Inde aux XIXe et XXe siècles ; cependant, la relation entre les famines historiques et la sécheresse est compliquée et mal comprise. À l'aide d'observations et de simulations effectuées dans des stations, nous reconstituons la sécheresse (agricole) en Inde pour la période 1870-2016. Nous montrons qu'au cours de ce siècle et demi, l'Inde a connu sept grandes périodes de sécheresse (1876-1882, 1895-1900, 1908-1924, 1937-1945, 1982-1990, 1997-2004 et 2011-2015) en nous basant sur l'analyse de la gravité, de la superficie et de la durée de l'humidité du sol reconstruite. Sur les six grandes famines (1873-74, 1876, 1877, 1896-97, 1899 et 1943) qui se sont produites entre 1870 et 2016, cinq sont liées à la sécheresse de l'humidité du sol, et une (1943) ne l'était pas. Les trois sécheresses les plus meurtrières (1877, 1896 et 1899) ont été liées à la phase positive d'El Niño - Oscillation australe. Cinq grandes sécheresses n'étaient pas liées à la famine, et trois de ces cinq sécheresses non liées à la famine se sont produites après l'indépendance de l'Inde en 1947. »

 

19-108- Toomey et al., 2019 (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)

« L'augmentation de la fréquence des épisodes de froid sur la partie continentale des États-Unis est souvent le signe de phases négatives du NAO (Thompson & Wallace, 2001), et les deux enregistrements ci-dessus présentent des similitudes avec la reconstruction du NAO de Trouet et al. sur 1 000 ans (2009 ; figure 4b). Alors que le bilan hydrique hivernal (évaporation moins précipitations) sur une grande partie de l'Est de l'Amérique du Nord change peu entre les phases de l'ONA (Hurrell, 1995), la faiblesse persistante de l'extrémité occidentale de la crête subtropicale - impliquée par des conditions plus négatives de NAO - est cohérente avec une meilleure trajectoire des ouragans vers la côte Est (par exemple, Kossin et al., 2010). L'augmentation des précipitations des ouragans peut donc expliquer, en partie, les intervalles de fréquence accrue des inondations sur la Susquehanna à la fin de l'Holocène ainsi que sur les rivières voisines comme la Little Tennessee River, Caroline du Nord-Tennessee (L. Wang & Leigh, 2012), et la Greenbrier River, Virginie occidentale (Aldred, 2010). Des conditions NAO négatives peuvent également favoriser une genèse de cyclone tropical plus forte, dans l'ensemble, dans la principale région de développement (~10-20° N, 20-85° O ; figure 4a). ... Nous constatons des dépôts plus fréquents dus à de grandes inondations lorsque les SSTs de la baie de Chesapeake, basées sur les mesures des ostracodes Mg/Ca (figure 4c), étaient plus froides que la normale (Cronin et al., 2003, 2010). »

19-109- Baek et al., 2019   (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
« Nous examinons les facteurs océaniques à l'origine des sécheresses généralisées dans les États contigus des États-Unis (ici les sécheresses pan-CONUS) pendant l'ère commune dans ce qui est l'une des premières analyses du nouveau produit d'assimilation des données paléohydrodynamiques (PHYDA). La compréhension canonique des influences océaniques sur l'hydroclimat nord-américain suggère que les sécheresses pan-CONUS sont provoquées par un océan Pacifique tropical froid et un océan Atlantique tropical chaud. Nous testons cette hypothèse en utilisant les données paléoclimatiques. Des analyses composites ont permis de constater une association solide entre les sécheresses pan-CONUS et les conditions tropicales froides du Pacifique, mais pas avec les conditions chaudes de l'Atlantique. De même, une analyse cartographique auto-organisée montre que les années de sécheresse pan-CONUS sont le plus souvent associées à un schéma global de température de surface de la mer présentant de fortes La Niña et des conditions froides d'oscillation multi-décennale de l'Atlantique (AMO). Nos résultats confirment les résultats précédents basés sur des modèles pour la période instrumentale et montrent que les conditions tropicales froides de l'océan Pacifique sont le principal facteur de sécheresse pan-CONUS sur des échelles de temps annuelles. »

19-110- Formetta and Feyen, 2019   (Italie), (Elsevier, Global Environmental Change)
« Des preuves empiriques de la diminution de la vulnérabilité mondiale aux risques liés au climat ... Pour la période 1980-2016, nous avons analysé les sept risques liés au climat : les inondations générales, les crues soudaines, les inondations côtières, les risques liés au froid, les vagues de chaleur, les sécheresses et les risques liés au vent. ... Les taux moyens mondiaux de mortalité et de pertes ont été respectivement multipliés par 6,5 et près de 5 entre 1980, 1989 et 2007-2016 ».

Un passé plus chaud sans reconstitution de la "crosse de hockey",  
https://notrickszone.com/skeptic-papers-2019-1/

19-111- Collins et al., 2019   (Allemagne, Chili), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Paleoceanography and Paleoclimatology)
« Au cours des 2300 dernières années, les valeurs de la TSM se sont situées entre 14,3°C et 12,2°C (Fig. 4a), et la plupart des données enregistrées sont donc plus chaudes qu'aujourd'hui. La première moitié de l'enregistrement est relativement chaude et stable et montre un réchauffement progressif de 13,2°C à 2300 cal.an. BP à 14°C à 1200 cal.an. BP. La plus grande caractéristique de ce record est la transition de refroidissement de 14°C à 12,5°C entre 1100 et 600 années calendaires BP. Elle est suivie d'un réchauffement à 13,5 °C à 300 ans BP, puis d'un refroidissement à 12,5 °C à l'heure actuelle. La variabilité pluricentenaire est plus clairement mise en évidence dans les données filtrées et est plus prononcée au cours des 1200 dernières années. L'enregistrement montre des conditions relativement chaudes pendant les périodes de 1200 à 950 ans calendaires BP et de 500 à 200 ans calendaires BP et des conditions relativement froides pendant les périodes de 950 à 500 ans calendaires BP et de 200 ans calendaires BP. ... On s'attend à ce que le refroidissement de l'océan Austral ait encore renforcé la couverture de glace de mer dans l'océan Austral (Park et Latif, 2008 ; Zhang et al., 2017a). Ceci est conforme à deux rapports montrant une augmentation de la glace de mer dans l'ouest de la mer de Ross à un moment similaire (entre 1250 et 650 ans calendaires BP) au refroidissement (Mezgec et al., 2017). Des augmentations de la glace de mer de l'Holocène tardif sont également observées à l'ouest de la mer de Ross (Denis et al., 2010), à l'ouest de la péninsule de l'Antarctique occidental (Etourneau et al., 2013) et dans l'est de la mer de Ross (Mayewski et al., 2013). Les rétroactions associées à l'albédo de la glace et à l'isolation de la glace (Renssen et al., 2005 ; Varma et al., 2012) peuvent avoir contribué à la rapidité du refroidissement et de l'expansion de la glace de mer. ... La variabilité solaire serait un moteur potentiel des changements dans le couplage ENSO et SAM. Il a été démontré qu'une augmentation (diminution) de la STI favorise les conditions de type La-Niñalike (El-Niño-like) en renforçant les vents alizés (Mann et al., 2005). De même, les SHW sont sensibles au cycle solaire de 11 ans (Haigh et al., 2005) et à la variabilité solaire sur des échelles de temps centennales (Varma et al., 2011) et on peut donc s'attendre à ce que la variabilité solaire exerce une influence sur la SAM. Par conséquent, il est plausible que la variabilité solaire ait pu contrôler la mise en phase de l'ENSO et de la SAM, et cela reste une piste intéressante pour la poursuite des recherches sur la modélisation du climat. »

19-112-Salvatteci et al., 2019  (Allemagne), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
« Les données de l'Otolith δ18O provenant de poisson-chat péruvien (Galeichthys peruvianus) extrait des sites archéologiques du nord du Pérou suggèrent une SST supérieure d'environ 4 °C à la SST actuelle (Andrus et al., 2002). »

19-113-  Liu et al., 2019   (UK), (Cambridge Core, Quaternary Research)
« La végétation moderne autour du lac du cratère de Tianchi est classée comme une forêt tempérée mixte de conifères et de feuillus ... La région connaît un régime climatique typique de mousson tempérée froide avec des hivers longs et froids et des étés courts et frais. La température annuelle moyenne [moderne] est de 0 à 0,5 °C ... L'enregistrement Pann reconstitué du lac de cratère de Tianchi, basé sur le PFT-MAT, présente une tendance de variation similaire à celle du diagramme du pourcentage de pollen. Les plages de Pann [précipitations annuelles] et de Tann [température moyenne annuelle] sont respectivement de 268-881 mm et de 1,7-10,5 °C [pour l'Holocène]. ... Les variations de Tann montrent [...] une augmentation marquée depuis le début de l'Holocène précoce et un pic à 9000-8000 ans calendaires Before Present »

19-114- Klinge and Sauer, 2019  (Allemagne), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« Pour la montagne Tsambagarav (Altaï de Mongolie centrale), Herren et al. (2013) ont reconstitué l'évolution climatique sur les 6 derniers ka, en se basant sur une carotte de glace. Comme l'âge maximal obtenu pour la base de la glace de glacier était d'environ 6 ka, ils ont conclu que les conditions chaudes ont entraîné la disparition de la plupart des glaciers des montagnes de l'Altaï au cours du début et du milieu de l'Holocène. Cette hypothèse a été soutenue par Ganyushkin et al. (2018), qui ont trouvé du bois fossile au-dessus de la limite des arbres modernes dans la montagne Mungun-Taiga, au nord-ouest de la Mongolie, datant de 10,6 ka à 6,2 ka. Ils ont conclu que la limite des arbres était à l'époque 350 m plus élevée qu'aujourd'hui, ce qui indique que les températures estivales étaient 2,0-2,5°C plus élevées qu'aujourd'hui, et que la MAP était environ deux fois plus élevée qu'aujourd'hui, ce qui a entraîné une diminution de la zone glaciaire. »

19-115-  Girardin et al., 2019   (IOPscience, Environmental Research Letters)
« Les fluctuations de la combustion de la biomasse ont également co-varié de manière significative avec les températures du Groenland estimées à partir des carottes de glace, au moins pour les 6000 dernières années. Notre analyse rétrospective des feux passés nous a permis d'identifier deux périodes de feux centrées autour de 4800 et 1100 BP, coïncidant avec un réchauffement à grande échelle dans les latitudes nord et ayant respectivement affecté un estimated∼71% and∼57% de la zone d'étude. ... Le site p̂CNFD [Canadian National Fire Database] montre une baisse en 1992-1993, ce qui correspond à un refroidissement des hautes latitudes causé par l'éruption du Mont Pinatubo (Parker et al 1996), suivie d'une augmentation jusqu'en 2005, ce qui est cohérent avec le réchauffement du Groenland (figure S14). Au cours des 11 dernières années enregistrées (2005-2016), la température du Groenland a affiché une légère tendance à la baisse, ce qui correspond à un refroidissement de l'ensemble du nord de l'Atlantique Nord au cours de cette période (figure S15) et à un ralentissement de la circulation de retournement de l'océan Atlantique (Thornalley et al 2018). La proportion de forêts touchées par la combustion extrême de biomasse a également diminué au cours de cette période (figures 1 et S7). ... Deux périodes de forte combustion de la biomasse sub-continentale et p̂CHAR (c'est-à-dire 4950-4750 BP et 1250-1050 BP) sont observées pendant certaines des périodes de températures holocènes les plus chaudes au Groenland (respectivement environ +2,4 °C et +3,4 °C au-dessus de la ligne de base 1951-1980 ; figure 4(e) ; Kobashi et al 2017). Les deux périodes coïncident avec des anomalies de température positives qui ont été déduites des assemblages de chironomides dans les lacs boréaux de l'est de l'Amérique du Nord »

19-116- Joo et al., 2019 (Corée du Sud, Norvège), (Polar Research, Published by the Norvegian Polar Insititute))
« Une reconstitution de la température de l'eau de mer à l'Holocène précoce pour le Dicksonfjorden illustre un effet amplifié du réchauffement (+4-6°C [plus chaud que maintenant]) aux hautes latitudes par rapport aux estimations mondiales (+1-3°C [plus chaud que maintenant] ; Beierlein et al. 2015). La chaleur de l'Holocène précoce a culminé avec un refroidissement régional progressif, influencé par une diminution de l'insolation, à partir d'environ 1,5°C. 9-8,8 Kya (Svendsen & Mangerud 1997 ; Hald et al. 2004 ; Forwick & Vorren 2009 ; Rasmussen et al. 2012 ; Mangerud & Svendsen 2018). »

19-117-  Cheïma Barhoumi, Odile Peyron, Sébastien Joannin,  et al., 2019  (France-Montpellier), (SAGE journals, The Holocene)
«   En Amérique du Nord et dans l'Arctique canadien, un maximum thermique de l'Holocène précoce (d'environ 8000 à 5000 ans cal. BP) est attesté par des températures estivales au moins 2° plus élevées qu'aujourd'hui (Axford et al., 2009 ; Viau et Gajewski, 2009). Dans les régions prépolaires et polaires de l'Oural, le climat était probablement humide et chaud (températures estivales environ 4°C plus élevées qu'aujourd'hui) entre 8000 et 4500 BP (Kultti et al., 2003) »

19-118- Bogren, 2019  (Suède), (Stockholm University, Department of Physical Geography)
« Les températures inférées par les macrofossiles des taxons de plantes indicatrices du nord de la Fennoscandie indiquent que le tout début de l'Holocène (entre 11000 et 10000 cal. an BP) avait des températures estivales de plusieurs degrés plus chaudes qu'aujourd'hui (par exemple Valiranta et al., 2015 ; Shala et al., 2017), ce qui est également en accord avec ce que Luoto et al. (2014) ont trouvé dans les relevés basés sur les chironomes dans le nord de la Finlande). ... La plupart des données indirectes indiquent qu'une tendance au refroidissement à long terme a commencé en Fennoscandie à la fin de l'Holocène (d'environ 5000 ans cal. BP à aujourd'hui), probablement liée à la diminution de l'insolation en Europe du Nord (Borzenkova et al., 2015). ... À Abisko, dans les Scandes du nord de la Suède, la limite des arbres de type Betula aurait été située à une altitude de 300-400 m supérieure à celle du début de l'Holocène (Barnekow, 1999 ; Barnekow et Sandgren, 2001). »

19-119- Schirrmacher et al., 2019  (Allemagne, Portugal), (EGU, climate of the Past)
« Dans le golfe de Cadix, les valeurs de la TSM à base d'alcénone varient entre 20,0 et 22,7 °C et sont plus élevées que les températures moyennes annuelles récentes (18,7 °C ; Locarnini et al., 2013). Les TSM plus élevées au cours de l'Holocène moyen pourraient être en partie la conséquence d'une insolation plus élevée pendant cette période. »

19-120- Lacka et al., 2019  (Pologne, Chine, Espagne), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« La mer est restée libre de glace pendant la plus grande partie de l'Holocène moyen en raison de l'influence de l'AW [Atlantic Water] (Łacka et al., 2015b). Ces conditions ont coïncidé avec la plus forte productivité primaire de l'Holocène observée sur la pente continentale nord de la mer de Barents (Wollenburg et al., 2004). La partie nord de la mer de Barents est recouverte d'une couverture de glace de mer saisonnière qui se forme en automne/hiver (Loeng, 1991). La débâcle de la glace de mer se produit en été, ce qui entraîne des conditions d'eau libre en août et septembre (Belt et al., 2015). ... Les SSTs sur le site d'étude pendant la période B-A ont varié entre 2°C et 4°C, ce qui est comparable aux valeurs des SST modernes à Storfjordrenna [~3°C]. ... Entre 9200 cal an BP et 3400 cal an BP, les SST à Storfjordrenna sont restées très variables (de 3°C à presque 13°C). À environ 6 400 ans cal. BP, la SST de Storfjordrenna a atteint un pic de près de 13 °C [10 °C de plus que la température moderne]. »

19-121- Benson et al., 2019   (Cambridge Core)
« Les températures estivales reconstituées à partir des lacs Burial, Zagoskin et Trout en utilisant des assemblages de Chironomidae fossiles fournissent des preuves supplémentaires de l'augmentation des températures estivales (Fig. 7) qui étaient environ 1 à 2°C plus élevées que les températures de l'air en juillet (Kurek et al., 2009b ; Irvine et al., 2012). Parmi les autres preuves suggérant des conditions régionalement chaudes au début de l'Holocène, on trouve les taux les plus élevés d'initiation du dégel et de formation de tourbe à des âges allant de 11 à 10 cal ka BP (Jones et Yu, 2010 ; Walter Anthony et al., 2014). »

19-122- van der Bilt et al., 2019   (Norvège, USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
« Les données sur les alcénones montrent que le Svalbard a connu des températures estivales à la fois plus chaudes et plus froides qu'aujourd'hui pendant l'Holocène précoce. La chaleur était maximale autour de 10 ka BP, lorsque les températures étaient jusqu'à ~7 °C plus élevées qu'aujourd'hui en réponse à un fort forçage radiatif et à l'intensification de l'advection de la chaleur océanique. En accord avec un nombre croissant de travaux récents (par exemple, Lecavalier et al., 2017 ; McFarlin et al., 2018), ces résultats indiquent un Optimum Holocène précoce et plus chaud dans le Haut-Arctique que ce qui avait été suggéré précédemment. À l'appui de ces conclusions, Mangerud et Svendsen (2018) déduisent une amplitude similaire pour le pic de chaleur holocène, en se basant sur la présence de Zirfaea crispata, un mollusque thermophile qui n'est pas présent dans les eaux du Svalbard aujourd'hui. ... Comme le montre la figure 2e, les températures de surface présentent un pic important autour de 10 ka BP qui n'a pas d'équivalent dans le reste de l'Holocène. Werner et al. (2015) déduisent un schéma similaire de changement de température dans le détroit de Fram adjacent à l'est. En outre, une reconstruction IP25 du même site suggère que la marge saisonnière de la glace de mer s'était retirée au nord du Svalbard à cette époque. ... Placés dans un contexte régional, nos résultats soutiennent un certain nombre d'études récentes qui suggèrent un optimum holocène arctique plus précoce, plus chaud et plus distinct (Lecavalier et al., 2017 ; McFarlin et al., 2018). L'ensemble de ces travaux souligne la nécessité de comparer les modèles de données, car les simulations ne reproduisent ni ce modèle reconstruit ni son ampleur (figure 2c ; Zhang et al., 2018). »

19-123-  Leopold et al., 2019  (SpringerLink)
« La phase la plus chaude, appelée "optimum thermique holocène", s'est produite aux alentours de 10,7-7,7 kyr. BP, culminant à 10,2-9,2 kyr. BP (Mangerud et Svendsen 2018). Les TSM estivales reconstruites ont atteint 8 °C pendant cette période et sont ensuite tombées à environ 4 °C, où elles se sont stabilisées et ont persisté pendant ~ 5 kyr. (Sarnthein et al. 2003). ... Même si les SSTs estivales actuelles autour du Svalbard sont de 5 à 8 °C inférieures à celles du pic thermique de l'Holocène précoce, elles se situent bien dans la plage de température où Mytilus spp. occupait l'archipel auparavant. La présence de Mytilus spp. à l'Holocène était très probablement un événement récurrent pendant les périodes chaudes intermittentes (voir Mangerud et Svendsen 2018, résultats et discussion). »

19-124-  Brown et al., 2019  (Canada, Pays-Bas), (SAGE Journals, the Holocene),
« Alors que les étés à l'intérieur de la Colombie-Britannique étaient 2-4 ºC plus chauds qu'aujourd'hui (Rosenberg et al., 2004), les régions côtières étaient probablement seulement 1-2 ºC plus chaudes (Hebda, 1995 ; Mathewes et Heusser, 1981). »

19-125- Klippel et al., 2019  (Allemagen, Suède, USA, Grèce), (RMetS, Royal Meteorological Society, International Journal of Climatology)
« Une analyse des températures instrumentales pour la période 1955-2013 montre que dans le nord-ouest de la Grèce, les tendances statistiquement significatives de la température estivale sont absentes (Feidas, 2016). La tendance au refroidissement de 1950-1976, précédemment signalée dans l'ensemble du bassin méditerranéen, a été suivie d'un réchauffement, jusqu'à présent non significatif (Piervitali et al., 1997 ; del Río et al., 2011). Notre reconstruction reflète cette absence de tendance positive claire à l'échelle décennale. ... Au total, 110 extrêmes froids et 48 extrêmes chauds apparaissent dans la reconstruction 100SP, et 105 extrêmes froids et 57 extrêmes chauds dans la reconstruction 10SP (figure 5 et tableau S1). L'année 1240 a été l'été le plus chaud, avec des anomalies reconstituées de +3,13 °C et +2,64 °C dans les reconstructions 100SP et 10SP, respectivement. Les deux étés les plus froids dans la reconstruction 100SP sont 1217 et 1884 avec des anomalies de -3,71 °C et -3,61 °C, respectivement. Les deux étés les plus froids dans la reconstruction 10SP se sont produits à des années différentes, 1035 et 1117, avec des anomalies de -3,11 °C et -3,14 °C, respectivement. Le troisième été le plus froid dans la reconstitution 100SP et le quatrième plus froid dans la reconstitution 10SP, est 1959, qui est la deuxième année la plus froide dans l'enregistrement instrumental EOBS v.15. La décennie la plus froide est 1811-1820 (-0,73°C) et la plus chaude 1481-1490 (+0,88°C ; calculé uniquement pour la reconstruction 100SP). L'élimination des tendances décennales dans la reconstruction 10SP fait apparaître des événements plus uniformément répartis. Cependant, au cours des 450 dernières années, les températures extrêmes sont beaucoup moins fréquentes que lors des siècles précédents ».

19-126- Fletcher et al., 2019  (USA, Chine, Pays-Bas, Canada), (EGU, Climate of the Past)
« Le Pliocène est un intervalle climatique intriguant qui offre des aperçus importants sur les rétroactions climatiques. Les concentrations atmosphériques de CO2 étaient parfois aussi élevées que les concentrations modernes (Fig. 1), mais elles montrent généralement une tendance à la baisse tout au long du Pliocène (Haywood et al., 2016 ; Pagani et al., 2010 ; Royer et al., 2007 ; Stap et al., 2016). Bien que les estimations de CO2 obtenues par différentes méthodes ne convergent pas, les effets directs modélisés de ces écarts de CO2 semblent être faibles (Feng et al., 2017). D'une importance supplémentaire pour la comparabilité avec le système climatique moderne, les configurations continentales étaient similaires à celles d'aujourd'hui (Dowsett et al., 2016). Alors que les températures annuelles moyennes mondiales (MAT) pendant le Pliocène n'étaient que de ∼ 3°C plus élevées qu'aujourd'hui, les MATs de la surface terrestre de l'Arctique pourraient avoir été jusqu'à 15 à 22°C plus élevées (Ballantyne et al., 2010 ; Csank et al., 2011a, b ; Fletcher et al., 2017). En outre, les températures de la surface de la mer arctique peuvent avoir été jusqu'à 10 à 15°C plus élevées que les températures modernes (Robinson, 2009), et le niveau de la mer était environ 25 m plus élevé qu'aujourd'hui (Dowsett et al., 2016). En conséquence, l'environnement terrestre de l'Arctique était sensiblement différent de celui d'aujourd'hui, avec des écosystèmes boréaux à des latitudes beaucoup plus élevées (Salzmann et al., 2008). »

19-127-  Tamo and Gajewski, 2019   (Arctic, Antarctic and Alpine Research, An interdisiplinary Journal)
« Les températures reconstituées de juillet variaient de 4,5 à 8,0 °C et montraient une tendance au refroidissement d'environ 1,5 °C de 1080 à 1915 CE, les températures les plus basses (4,5 °C) étant reconstituées entre 1800 et 1915 CE. Les températures ont augmenté au cours des 100 dernières années pour atteindre entre 5 et 6°C, ce qui est comparable aux valeurs du MCA (figure 4). ... D'autres reconstructions avec une résolution temporelle moyenne de moins de 100 ans entre les points de données (SL06 et MB01, Peros et Gajewski 2009) et un enregistrement à résolution légèrement inférieure (JR01, Zabenskie et Gajewski 2007) ont montré une certaine congruence entre les sites avec le SW08 (figure 6). Deux des sites (SL06 et MB01) ont enregistré des températures plus chaudes pendant la majeure partie du premier millénaire, et les enregistrements plus longs ont montré une tendance au refroidissement à l'échelle du centenaire de l'ère commune. Les quatre sites ont reconstitué un refroidissement relatif entre 1800 et 1930 de notre ère, lorsque les températures ont diminué de 0,5 à 1,5 °C par rapport à la moyenne des 1 000 dernières années pour chaque enregistrement. Bien que chaque site ait connu une période de froid d'amplitude similaire, la durée a varié d'un site à l'autre. Les sites SW08 et SL06 ont enregistré une période froide plus longue et soutenue entre 1800 et 1930 et 1775 et 1950 respectivement. Au SL06, cette période a été une intensification des conditions froides qui a commencé à ~1100 CE, alors qu'au SW08, il y a eu plus de variabilité avant 1800 CE ».

 

19-128- Bobylev and Miles, 2019  (SpringerLink)

« L'Holocène est la période interglaciaire actuelle, qui a persisté pendant environ 12 kya. Pendant la partie la plus chaude de la période, les températures de l'air arctique en été étaient jusqu'à 2-3°C supérieures à la température actuelle pour une grande partie de la région, ce qui était bien au-dessus de la température moyenne interglaciaire pour le reste de la Terre (Fig. 2.5). De multiples enregistrements de substitution indiquant que les températures du début de l'Holocène étaient plus élevées qu'aujourd'hui et que l'Arctique contenait moins de glace, sont compatibles avec une forte intensité de l'insolation orbitale au printemps et en été qui a atteint un pic d'environ 11 kya et a progressivement diminué par la suite. La phase de réchauffement après la fin de la Dryas la plus récente a été très brutale et les températures du centre du Groenland ont augmenté de 7°C ou plus en quelques décennies (McBean et al. 2004). Les températures estivales de l'Arctique étaient suffisamment chaudes pour faire fondre tous les glaciers de moins de 5 km d'altitude, à l'exception de l'inlandsis du Groenland, qui a été modérément réduit. La dernière grande calotte glaciaire a disparu de Scandinavie vers 8000-7000 avant J.-C., tandis qu'en Amérique du Nord, la glace s'est complètement retirée à une date encore plus tardive (Frolov et al. 2009). Le réchauffement climatique holocène continu, qui a culminé avec l'"Optimum climatique holocène" (HCO) de 5-9 kya, a été caractérisé par une augmentation significative de la température moyenne de l'air, qui était généralement de 2-3°C plus élevée en été par rapport aux conditions actuelles. »

19-129- Lüning et al.,2019   (Suisse, Pologne, Allemagne), Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Jusqu'à récemment, la péninsule Antarctique et l'Antarctique occidental étaient parmi les régions qui se réchauffaient le plus rapidement sur Terre. Entre les années 1950 et 1990, les températures dans la péninsule Antarctique ont augmenté de plus de 0,3°C/décennie (Stenni et al., 2017 ; Turner et al., 2016 ; Vaughan et al., 2003), avec des taux de réchauffement encore plus élevés signalés pour la station de Byrd dans l'Antarctique occidental (Bromwich et al., 2013 ; Bunde et al., 2014 ; Nicolas et Bromwich, 2014). Cependant, depuis la fin des années 1990, ce réchauffement s'est essentiellement arrêté. Un refroidissement rapide de près de 0,5 °C par décennie s'est produit dans la péninsule Antarctique (Favier et al., 2017 ; Fernandoy et al., 2018 ; Turner et al., 2016). Cela a déjà eu un impact sur la cryosphère dans certaines parties de la péninsule Antarctique, notamment un ralentissement du recul des glaciers, des gains de masse en surface du glacier périphérique et un amincissement de la couche active du permafrost dans les îles du nord de la péninsule Antarctique (Engel et al., 2018 ; Oliva et al., 2017 ; Seehaus et al., 2018). Dans le même temps, les températures en Antarctique occidental au cours des deux dernières décennies semblent s'être stabilisées ou légèrement refroidies (Bromwich et al., 2013 ; Jones et al., 2016 ; Steig et al., 2009). Cependant, les enregistrements de température dans l'Antarctique occidental sont peu nombreux, souvent discontinus et montrent des tendances opposées d'un endroit à l'autre (Shuman et Stearns, 2001), ce qui complique l'analyse moderne des tendances dans cette partie de l'Antarctique. En revanche, l'Antarctique oriental n'a pas connu de changement de température significatif depuis les années 1950 (par exemple, Yang et al., 2018) et certaines régions semblent même s'être refroidies au cours des dernières décennies (Clem et al., 2018 ; Favier et al., 2017 ; Jones et al., 2016 ; Marshall et al., 2014 ; Nicolas et Bromwich, 2014 ; O'Donnell et al., 2011 ; Ramesh et Soni, 2018). Le refroidissement et l'augmentation des chutes de neige dans l'Antarctique oriental semblent avoir entraîné un gain de masse de la calotte glaciaire et un épaississement des glaces au cours des 15 dernières années (Goel et al., 2017 ; MartinEspañol et al., 2017 ; Philippe et al., 2016 ; Zwally et al., 2015). Les glaciers marins de l'Antarctique oriental ne présentent aucun changement systématique au cours des 50 dernières années (Lovell et al., 2017). Enfin, les couches superficielles de l'océan Austral au sud de 45°S se sont également refroidies au cours des trois dernières décennies (Armour et al., 2016 ; Fan et al., 2014 ; Kusahara et al., 2017 ; Latif et al., 2017), tandis que les eaux abyssales subpolaires se réchauffent (Sallée, 2018). »

19-130- Yating Lin, Gilles Ramstein, et al., 2019  (Chine, France-Gif/Yvette), (EGU, Climate of the Past)
« La période du milieu de l'Holocène (MH) a longtemps été une cible idéale pour la validation des résultats des modèles de circulation générale (MCG) par rapport aux reconstructions recueillies dans les ensembles de données mondiales. Nos résultats indiquent que les principales divergences entre le modèle et les données pour le climat de la MH sont la température moyenne annuelle et hivernale. Une condition climatique plus chaude qu'actuellement est dérivée des données de pollen pour la température moyenne annuelle ( 0,7 K en moyenne) et la température moyenne hivernale ( 1 K en moyenne), alors que la plupart des modèles fournissent à la fois une température moyenne annuelle et hivernale plus froide qu'actuellement et un été relativement plus chaud, montrant une réponse linéaire dictée par le forçage saisonnier. »

19-131- Curran et al., 2019   (Irlande, USA), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« Les données relatives au Northgrippian de la marge est du Groenland ne fournissent aucune preuve de l'augmentation des vêlages dans la calotte glaciaire du Groenland (Jennings et al., 2002, 2011 ; Risebrobakken et al., 2011). Cela est probablement dû à l'absence de glaciers à terminaison marine sur la marge du Groenland oriental pendant la période plus chaude que le Northgrippien actuel (Larsen et al., 2015). ... Les intervalles des températures les plus chaudes des eaux de fond se sont situés entre environ 4-5 ka et entre 2,2 ± 0,1 ka et 2,4 ± 0,2 ka. ... Les mesures de Mg/Ca du noyau de gravité GC07 indiquent un réchauffement progressif de 11,5°C à 7,5 ± 0,2 ka pour atteindre un maximum de 13,1°C à 4,2 ± 0,2 ka ».

19-132- Axford et al., 2019  (USA), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«   Les chironomes de Deltasø indiquent que les températures estivales maximales du début de l'Holocène sont supérieures d'au moins 2,5 à 3 °C à celles de l'époque moderne et d'au moins 3,5 à 4 °C à celles de l'époque préindustrielle du dernier millénaire. Nous déduisons, sur la base du contenu organique et biogénique des sédiments lacustres, qu'en réponse à la baisse des températures, la calotte glaciaire du Nord a atteint sa taille actuelle vers 1850 après J.-C., après avoir été plus petite que pendant la plus grande partie de l'Holocène précédent. »

19-133- Jimenez-Moreno et al., 2019   (USA, Espagne), (Elsevier, ResearchGate, Quaternary Science Reviews)
« Le bilan pollinique est également cohérent avec des températures estivales plus élevées que la normale. Des études antérieures menées dans la région montrent que la limite supérieure des arbres aurait été de 80 à 300 m plus élevée qu'aujourd'hui. ... Ici, nous constatons que les espèces thermophiles de basse altitude, telles que Quercus, Juniperus et Cercocarpus, ont atteint des abondances maximales entre 8000 et 6700 cal an BP dans la sous-zone EL-2a. Ce schéma indique probablement que ces espèces se trouvaient à leur plus haute altitude de l'Holocène à cette époque et ajoute donc aux preuves des températures régionales les plus élevées de l'Holocène moyen, peut-être >2°C de plus qu'aujourd'hui (Andrews et al., 1975 ; Carrara et al., 1984 ; Elias, 1996). ... Une tendance continue au refroidissement au cours des derniers millénaires est également enregistrée au lac Emeraude par un déclin progressif des pourcentages de pollen de Quercus et d'autres espèces thermophiles telles que Juniperus et Cercocarpus. Ces espèces se sont probablement retirées à des altitudes plus basses dans des conditions plus froides. La diminution de l'insolation estivale à la fin de l'Holocène (Néoglaciaire) a entraîné des étés plus frais qu'au début de l'Holocène (Laskar et al., 2004 ; Alder et Hostetler, 2015), et est très probablement à l'origine de ces tendances de la végétation. »

19-134- Reißig et al., 2019  (Allemagne), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« L'enregistrement de la carotte de 235 sous-SSTMg/Ca du bassin de Tobago est très variable et varie de ~13-23°C, ce qui est environ trois fois plus que sur la crête de Beata... Dans le bassin de Tobago, les sous-SSTMg/Ca diminuent d'environ 2°C, de 30 ka BP (18°C) au début de HS1 (16°C). Au sein du HS1, le subSSTMg/Ca augmente continuellement de 2°C, tandis qu'à ~15,5 ka, il augmente brusquement de ~6°C jusqu'à des températures maximales de 23°C. L'augmentation abrupte de la sous-SST est également retardée par l'augmentation de la SST reconstruite au début de l'HS1 par Bahr et al. (2018) (Fig. S7). Par la suite, la subSSTMg/Ca se disperse autour de 20°C jusqu'au début du Bølling-Allerød (B/A). Pendant le B/A et le YD, la subSSTMg/Ca reste supérieure à ~19°C, augmente brusquement jusqu'à ~22°C au milieu du YD, tout en diminuant régulièrement par la suite pour atteindre les valeurs modernes de ~15,5°C au milieu de l'Holocène. Les valeurs les plus basses de ~13°C sont observées après ~7 ka BP. En moyenne, les sous-SSTMg/Ca du LGM sont plus chauds d'environ 2,5°C que pendant l'Holocène. ... [L]a variabilité des températures de subsurface est un signal climatique robuste dans l'Atlantique tropical Ouest. Les deux enregistrements montrent une augmentation d'environ 5°C de la température sub-SSTMg/Ca entre le LGM et le début de l'année JC et une diminution d'environ 7-8°C de la température sub-SSTMg/Ca pendant l'Holocène, ce qui suggère que les deux carottes de sédiments sont influencées par les mêmes changements océanographiques. En particulier, le subSSTMg/Ca de l'Holocène moyen dans les bassins de Tobago et de Bonaire reste plus frais de ~1,5°C et ~3°C, respectivement, que pendant le LGM. ... Dans les bassins de Tobago et de Bonaire, la déglaciation est caractérisée par des élévations abruptes du subSSTMg/Ca de ~5,5°C à la fin de l'HS1 et de ~6°C au milieu de l'YD pour atteindre des valeurs maximales pouvant atteindre ~23°C et ~22°C, respectivement, accompagnées de changements vers des conditions salines (moyenne δ18Osw-ivf de ~2.25‰ et ~2‰, respectivement (Fig. 3). Ces changements très variables se produisent en moins de 400 ans. ... Contrairement aux conditions modernes, le noyau 235 du bassin de Tobago a été influencé par une masse d'eau chaude entre 30 et 10 ka BP, indiquée par un subSSTMg/Ca élevé (~2,5°C plus chaud que les conditions modernes) »

19-135- Yasuhara et al., 2019  (Hong-Kong, USA), (ResearchGate, Geology, the Geological Society of America)
« Nos reconstructions révèlent une série d'événements de réchauffement abrupt à l'échelle du siècle dernier, probablement causés par la réduction de la NADW supérieure, coïncidant avec des événements déglaciaires et holocènes. Nous avons notamment découvert une variabilité holocène omniprésente de la NADW supérieure dans l'ouest de l'Atlantique Nord depuis au moins 4 000 ans et peut-être tout au long de l'Holocène. La température de l'eau de fond au site ODP 1055 (1798 m) était en moyenne de ~5 °C pendant la dernière période glaciaire, ce qui est légèrement (de 1 °C) plus chaud que les valeurs actuelles et celles de l'Holocène tardif de ~4 °C. Au cours de la dernière déglaciation, le site ODP 1055 BWT montre plusieurs réchauffements étayés par de multiples points de données (à part les excursions bruyantes en un seul point). Pendant l'Holocène, l'ODP 1055 BWT montre une variabilité de ±1-1,5 °C à l'échelle du siècle. Les preuves d'un réchauffement de la BWT lastglaciaire à 1800 m de profondeur sont cohérentes avec les reconstructions de transects à faible résolution (Dwyer et al., 2000). »

19-136-  Tonno et al., 2019  (SpringerLink)
«   En Europe du Nord, les changements du climat du début de l'Holocène ont été plutôt intenses, commençant par des températures basses au début de la période, suivies d'un réchauffement progressif, interrompu périodiquement par de courtes périodes de refroidissement (Antonsson et Seppa¨ 2007). Pendant le maximum thermique de l'Holocène (HTM), la période de 8,0 à 4,0 cal ka BP, les températures moyennes en Europe du Nord étaient environ 2,5 à 3,5 °C plus élevées qu'aujourd'hui (Antonsson et Seppa¨ 2007 ; Heikkila¨ et Seppa¨ 2010 ; Ilvonen et al. 2016). »

19-137- Pitulko et al., 2019   (CambridgeCore)
« Nos données montrent que vers 10 600 BP, l'île de Zhokhov était située à la marge de la côte arctique qui rétrécit (Anisimov et al. 2009) ; ceci est confirmé par la présence d'une grande quantité de bois flotté qui s'est échoué sur le site de Zhokhov. La situation environnementale était relativement favorable à l'occupation humaine : le climat était [5-6°C] plus chaud qu'aujourd'hui, et l'île de Zhokhov était couverte d'une toundra arctique composée de laîche, d'arbustes et de bouleaux nains (Makeyev et al. 2003). »

19-138- Kusch et al., 2019   (Allemagne, Danemark), (Wiley OnLine Library),
« Les valeurs élevées de d13C du lac Bliss indiquent que des conditions plus chaudes qu'aujourd'hui ont persisté de 7,2 à 6,5 cal. ka BP (Olsen et al. 2011). Les enregistrements mentionnés ci-dessus impliquent un réchauffement relatif pendant le HTM, mais ne fournissent pas de contraintes quantitatives sur les changements de température. L'enregistrement terrestre non glaciaire le plus proche de la variation absolue de la température provient du lac de la Dernière chance, dans le centre-est du Groenland, à environ 1 000 km plus au sud. Axford et autres (2017) D'Andrea et autres (2011) ont utilisé le paléothermomètre Uk'37 à base d'alcénone pour reconstruire les températures de l'eau de deux petits lacs près de Kangerlussuaq, dans le sud-ouest du Groenland. Leurs résultats montrent des variations allant jusqu'à 5,5 °C depuis 5,6 cal. ka BP (D'Andrea et al. 2011). ... Il est intéressant de noter que l'utilisation d'une calibration combinée MBT'/CBT telle que la calibration de Peterse et al. (2012) (tableau S1) donne une courbe MAT lissée, qui montre une diminution relativement constante d'environ 3,7 °C à travers l'Holocène qui concorde bien avec d'autres estimations de température (par exemple Axford et al. 2017). »

19-139- Feakins et al., 2019 (USA), (Elsevier, Earth and Planetary Science Letters)
« Au niveau du lac [lac Elsinore, Californie du Sud], la température annuelle moyenne (MAT) est de 18°C, avec des températures estivales moyennes de 25°C, ce qui entraîne des taux d'évaporation potentiels élevés et une perte d'eau du lac de >1,4 m an-1(Kirby et al., 2013). ... [L]es températures reconstituées sont raisonnables avec des valeurs du début de l'Holocène proches des valeurs modernes (18°C). ... Des températures >20°C sont rapportées pour six échantillons glaciaires tardifs, dont un maximum de 22°C à 29,4 ka et un maximum de 23°C à 26,8 ka qui coïncide avec la période chaude et sèche interférée par le pollen de 27,5 à 25,5 ka (Heusser et al., 2015) lorsque le lac était peu profond (∼3.2-4,5 m de profondeur ; Kirby et al., 2018). ... La température la plus basse, 10°C, se produit à 23,5 ka et le réchauffement déglaciaire de 14-12 ka est >10°C, ce qui concorde avec les interprétations du pollen de ∼11°C réchauffement à la fin de la période glaciaire (Heusser et al., 2015). »

19-140- Marret et al., 2019 (UK, Allemagne), (SAGE Journals, The Holocene)
« La région étudiée est la seule région côtière de Russie à présenter des paysages subtropicaux ainsi que des paysages humides à semi-arides (Petrooshina, 2003). Les températures hivernales sont en moyenne de 3 à 5 °C en hiver [aujourd'hui] et peuvent atteindre 23 à 24 °C en été. ... Un maximum possible de conditions chaudes peut s'être produit entre 3,0 et 2,5 cal. ka BP, comme le montre la présence de O. israelianum. Cette espèce n'a pas été observée dans les sédiments modernes de la mer Noire ou de la mer Caspienne et se trouve principalement dans des eaux où les SSTs hivernales sont supérieures à 14,3 °C et les SSTs estivales à plus de 24,2 °C ... L'établissement des conditions actuelles a peut-être eu lieu au cours des 1500 dernières années, mais l'échantillonnage à faible résolution au sommet de la carotte nous empêche de cerner exactement ce changement. Cependant, notre assemblage de dinocystes indique des conditions plus fraîches [aujourd'hui] avec la diminution de S. mirabilis. »

19-141- Røthe et al., 2019  (Norvège), (Wiley Online Library, Boreas)
« Nos conclusions ne confirment pas que le glacier Sørfonna a entièrement fondu pendant le maximum thermique holocène (HTM). Bjune et al. (2005) suggèrent que les températures estivales étaient de 1,5 à 2 °C plus élevées que celles présentes pendant cette période. Si l'on ajoute à cela les preuves fournies par les glaciers Nordfonna et Hardangerjøkulen, il est toutefois probable que le glacier Sørfonna était également beaucoup plus petit qu'aujourd'hui pendant cette période. ... Depuis 1650 cal. a BP, nous en déduisons que le glacier était plus grand que l'étendue du glacier de 2002 CE jusqu'en 1910 CE quand une GLOF [glacier outburst flood] s'est produite. Svartenutbreen a reculé depuis 1910 de notre ère, ce qui a conduit à la formation d'un barrage de glace sur les deux GLOF historiques dans les années 1980 et 2002 de notre ère, séparés par une avancée du glacier dans les années 1990 de notre ère. »

19-142- Christophe Colin, Nadine Tisnérat-Laborde, Edwide Pons-Branchu,  Quentin Dubois-Dauphin, Arnaud Dapoigny, Mohamed Ayache, Didier Swingedouw, Jean-Claude Dutay, Frédérique Eynaud,  Maxime Debret, Dominique Blamart, Eric Douville, et al., 2019   (France-Paris-Sud, Paris-Gif/Yvette, France-Bordeaux, France-Rouen,  Pays-Bas, Bellgique), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« Le climat subpolaire holocène de l'Atlantique Nord est caractérisé par un "maximum thermique" au début et au milieu de l'Holocène, suivi d'un refroidissement progressif induit par une diminution du forçage de l'insolation (lié à la précession orbitale) (par exemple Marchal et al., 2002 ; Sarnthein et al., 2003). Ce refroidissement climatique reflète une réorganisation majeure de la circulation atmosphérique et océanique dans l'Atlantique Nord (par exemple, O'Brien et al., 1995 ; Came et Oppo 2007 ; Repschlager et al., 2017).  ... L'intervalle de temps de 1 à 0,68 ka BP, qui est marqué par une forte extension du SPG vers l'est, a été associé à l'anomalie climatique médiévale chaude et à une intensification ultérieure du membre de surface de l'AMOC (Copard et al., 2012 ; Wanamaker et al., 2012 ; Ortega et al., 2015) (Fig. 4). La contraction vers l'ouest de la faible SPG observée par la suite (entre 0,68 et 0,2 ka BP) coïncide avec la période froide du Petit âge glaciaire et peut être liée à une réduction de l'intensité de l'AMOC. »

19-143- Steinman et al., 2019  (USA, Suisse), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«   Le maximum de d18O [hydroclimat] du début de l'Holocène, enregistré à 9630 (9110-10 100) ans BP dans le lac Castor, est probablement dû en partie à une insolation estivale plus importante, qui a produit des températures plus élevées et une plus grande évaporation pendant la saison chaude. En outre, la circulation atmosphérique au début de l'Holocène était sensiblement différente de la configuration moderne (Bartlein et al., 2014), et les quantités de précipitations étaient probablement plus faibles, en raison de la présence des nappes glaciaires résiduelles de la Laurentide et de la Cordillère (Dyke, 2004), qui ont affecté les trajectoires des masses d'air et la distribution saisonnière et la quantité des précipitations à l'échelle de l'hémisphère. ... Une reconstruction climatique basée sur les chironomes du lac Windy, dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, soutient l'affirmation selon laquelle une plus grande insolation estivale a produit des températures estivales plus chaudes à cette époque (Chase et al., 2008). »

19-144- Wetterich et al., 2019   (Allemagne, Danemark, Russie, Uruguay), (EGU, Biogeosciences)
« Pour reconstituer les changements de température à l'Holocène, Lasher et al. (2017) ont utilisé δ18O de capsules de tête de chironomidés provenant du lac Secret dans le district de Thulé comme approximation du δ18O des précipitations, qui est en outre lié à la température de l'air en surface. Cette approche par approximation donne des estimations maximales des changements de température à l'Holocène mais est, comme l'indique l'étude, biaisée en été et au début de l'automne. Les températures déduites de la saison estivale qui étaient jusqu'à 4 °C plus chaudes qu'aujourd'hui ont diminué d'environ 7,7 à environ 2,3 ka cal BP avant d'atteindre des températures plus froides qu'aujourd'hui, y compris la période la plus froide après environ 1,2 ka cal BP (Lasher et al., 2017). La période reconstituée de baisse des températures estivales couvre le début de l'aggradation du permafrost sur les deux sites, à Appat et à Annikitisoq, et est probablement liée à la dynamique de la NOW telle qu'elle est reflétée dans les données de substitution de la température de surface de la mer (SST), de la salinité de surface de la mer (SSS) et de la couverture de glace de mer (SIC) provenant des sédiments marins, comme les enregistrements de dinocystes (Levac et al., 2001). Après la rupture de la couverture de glace de mer pérenne dans le nord de la baie de Baffin, autour de 10,5 ka cal BP, des minima holocènes dans la CSI avec jusqu'à 4-5 mois sans glace par an se sont produits entre environ 7,4 et 4 ka cal BP accompagnés de maxima dans la TSM et la SSS d'août (Levac et al., 2001). »

19-145- Tanhuanpää et al., 2019   (Finlande), (NRC Research Press, Génome)
« L'expansion postglaciaire de la noisette s'est produite à l'époque holocène, principalement au cours de la phase climatique sub-boréale, il y a environ 6000-4000 ans, lorsque le climat était 2-4 °C plus chaud qu'aujourd'hui (Eriksson et al. 1991). »

19-146- Manzanilla-Quiñones et al., 2019  (Espagne), (ResearchGate, Revista Chapingo, Serie Ciencias Forestales y del Ambiente) 
« Compte tenu de la récente diversification du genre Abies dans le monde (Xiang et al., 2015), il est très probable que les conditions climatiques d'il y a 6 000 à 12 000 ans étaient plus chaudes (+2 °C) dans les zones tempérées et froides d'Amérique du Nord (Caballero et al., 2010 ; Svensson et al., 2008). »

19-147- Lozhkin et al., 2019  (Russie, USA), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« La forêt mixte Larix-Betula a été établie sur le site de Tanon par ∼6600 14C BP (7500 cal BP). Cette forêt comprenait des Betula platyphylla, une espèce commune dans les zones modérées de l'Extrême-Orient russe (par exemple, les forêts de B. platyphylla-Larix du centre du Kamtchatka). L'importance de Betula dans l'assemblage de l'Holocène moyen est inhabituelle, car l'arbre Betula n'est pas un élément commun dans la forêt côtière moderne. L'abondance des macrofossiles de B. platyphylla suggère en particulier des étés plus chauds qu'aujourd'hui et une période de croissance prolongée. Cette inférence est étayée par un modèle climatique régional qui indique une région côtière étroite où la saison de croissance était plus longue et où les températures estivales étaient de 2 à 4 °C plus chaudes qu'aujourd'hui. Les variations des pourcentages de pollen de Betula sur d'autres sites du nord de Priokhot'ye suggèrent que cette forêt de l'Holocène moyen était très répandue le long de la côte. »

19-148- Novenko et al., 2019   (Russie), (IOP Science, ESDT, Earth and Environental Science)
« Durant le maximum thermique holocène, lorsque les températures annuelles moyennes étaient 2°С plus élevées que celles d'aujourd'hui. Environ 5,7-5,5 ka BP, le maximum thermique holocène a été suivi d'un refroidissement climatique progressif qui a comporté plusieurs phases de réchauffement et de refroidissement avec des fluctuations de température allant de 2 à 3°С. ...La CFSNBR [Central Forest State Natural Biosphere Reserve] est située à environ 360 km au nord-ouest de Moscou (région de Tver, 56º35' N, 32º55' E) dans une zone écologique qui passe de la taïga aux forêts de feuillus. La végétation de la CFSNBR est constituée de forêts primaires de la taïga du sud, et elle n'a été perturbée par aucune activité humaine depuis au moins 86 ans. Le climat de la zone d'étude est tempéré et modérément continental, avec une température annuelle moyenne de 4,1°C et des précipitations annuelles d'environ 700 mm. »

19-149- Rey et al., 2019   (Suisse), (British Ecological Society, journal of Ecology)
« Nos résultats impliquent que les forêts mixtes de Fagus sylvatica avec Abies alba et Quercus pourraient se développer rapidement dans ces régions, si les conditions climatiques restent dans la fourchette de la variabilité climatique du milieu de l'Holocène (avec des étés environ +1-2°C plus chauds qu'aujourd'hui). ... [L]a montée et la chute des premières sociétés agricoles étaient probablement tributaires du climat. Des conditions climatiques favorables (c'est-à-dire des étés chauds et secs) ont probablement conduit à une augmentation des rendements agricoles, à l'expansion des activités agricoles et aux ouvertures de forêts qui en ont résulté, tandis que des conditions climatiques défavorables (c'est-à-dire des étés froids et humides) ont probablement provoqué des mauvaises récoltes, l'abandon de zones agricoles et la succession de forêts. Une meilleure compréhension des facteurs environnementaux et sociétaux qui contrôlent la dynamique de l'utilisation des terres à l'échelle du bassin versant, comme le montre cette étude, nécessiterait de nouvelles données climatiques de substitution (par exemple, la reconstruction de la température à partir de séries d'anneaux de croissance des arbres holocènes bien datées et complètes). Sur la base de nos résultats et compte tenu de l'extension continue des forêts tempérées dans les basses terres d'Europe centrale, nous concluons que les écosystèmes de hêtraies existants sont résistants aux perturbations anthropiques dans un climat en évolution.  

19-150- Eda et al., 2019  (SpringerLink)
« La composition taxonomique et les schémas de distribution de la faune récents permettent de reconnaître trois régions biogéographiques en Asie, le Paléarctique (nord), l'Indomalaya (sud) et une zone de transition entre les deux (Hoffmann 2001). Dans la division, le delta du fleuve Yangtze est situé à la limite de la région indomalayenne et de la zone de transition. Les enregistrements polliniques suggèrent que les températures de l'Holocène moyen étaient d'environ 2-4 °C plus chaudes qu'aujourd'hui dans le delta moyen du Yang Tsé (Yi et al. 2003). Peters et al. (2016) ont indiqué que le bassin du Yangtsé moyen délimiterait la limite la plus septentrionale de l'habitat nécessaire aux oiseaux de la jungle rouge (subtropicale) pendant l'optimum thermique de l'Holocène. En outre, Xiang et al. (2014) ont indiqué que l'aire de distribution sauvage des oiseaux de la jungle rouge s'étendait au nord de la Chine au début de l'Holocène et que l'élevage de poulets domestiques avait commencé dans la région. »

19-151- Yuan et al., 2019  (Chine), (Elsevier, Quaternary International)
« Au début de l'Holocène (10,0-6,0 ka), le système de circulation de type moderne n'était pas établi, ce qui a entraîné une forte stratification de la colonne d'eau ; et la température plus élevée de la surface de la mer (SST) pourrait être associée au maximum thermique holocène (HTM). L'intervalle de 6,0 à 1,0/2,0 ka a montré une stratification plus faible causée par l'intrusion du courant chaud de la mer Jaune (YSWC) et l'initiation du système de circulation. Une tendance à la baisse de la TSM était liée à la formation du tourbillon froid généré par le système de circulation dans l'ECS. Pendant 1,0/2,0 à 0 ka, les températures ont été caractérisées par une stratification beaucoup plus faible et une diminution abrupte de la TSM causées respectivement par le système de circulation renforcé et le tourbillon froid plus fort. »

19-152- Lasher and Axford, 2019  (USA), (GeoScienceWorld, Geology)
« Des valeurs plus positives de δ18O sont trouvées entre 900 et 1400 CE, indiquant une période de chaleur dans le sud du Groenland superposée à un refroidissement néoglaciaire forcé par l'insolation de l'Holocène tardif, et donc ne soutenant pas une anomalie positive de NAO pendant le MCA. Les valeurs très variables de δ18O enregistrent un climat instable à la fin du MCA, précédant l'abandon du Groenland par les Nordiques. Le schéma spatial du paléoclimat dans cette région soutient les propositions selon lesquelles les courants océaniques subpolaires de l'Atlantique Nord ont modulé le climat du sud du Groenland au cours des 3000 dernières années, en particulier pendant le MCA. Le climat terrestre dans les régions de la mer du Labrador et de la baie de Baffin peut être spatialement hétérogène sur des échelles de temps centenaires, en partie à cause de l'influence du gyre subpolaire. »

19-153- Gebbie and Huybers, 2019   (USA), (Science, AAAS)
« Le Pacifique profond en cours se refroidit, ce qui révise à la baisse de 35 % le bilan thermique global de la Terre depuis 1750. ... Dans le Pacifique profond, on constate un refroidissement à l'échelle du bassin allant de 0,02° à 0,08°C à des profondeurs comprises entre 1600 et 2800 m, ce qui est également statistiquement significatif. Le schéma de base du réchauffement de l'Atlantique et du refroidissement du Pacifique profond diagnostiqué à partir des observations est conforme aux résultats de notre modèle, bien que les observations indiquent des tendances de refroidissement plus fortes dans le Pacifique. …. À des profondeurs inférieures à 2000 m, l'Atlantique se réchauffe à un taux moyen de 0,1 °C au cours du siècle dernier, tandis que le Pacifique profond se refroidit de 0,02 °C au cours du siècle dernier. ... Enfin, nous notons que l'OPT-0015 indique que le contenu thermique de l'océan était plus important pendant la période de réchauffement médiéval qu'à l'heure actuelle, non pas parce que la température de surface était plus élevée, mais parce que l'océan profond avait plus de temps pour s'adapter aux anomalies de surface. Sur des échelles de temps multicentenaires, les changements du contenu thermique de l'océan supérieur et de l'océan profond ont des gammes similaires, ce qui souligne comment l'océan profond joue finalement un rôle de premier plan dans le bilan thermique planétaire. »

19-154- Helmens, 2019   (Suède), (SKB, Technical Report)
« Les reconstitutions quantitatives du climat basées sur le pollen des taxons de plantes terrestres montrent que les températures moyennes de juillet atteignent 3 °C de plus que la valeur actuelle de +13 °C à Sokli. »

19-155- Ning et al., 2019   (Chine, Australie), (Elsevier, OrganiGeochemistry)
« Nous étudions ici les sources de tétraéthers de glycérol dialkyl glycérol ramifié (brGDGT) dans le lac Ximenglongtan, dans le sud-ouest de la Chine, et présentons une reconstruction de la température holocène (~9,4 cal kyr BP) basée sur les brGDGT. L'évolution de la température holocène est caractérisée par une phase de refroidissement précoce (avec une température annuelle moyenne de l'air (TAMA) de 12,5 °C) avant 7,6 cal kyr BP, suivie d'un réchauffement rapide vers le maximum thermique local (TAMA = 13,8 °C) de 7,6 à 5,5 cal kyr BP et d'un refroidissement ultérieur à long terme qui s'est terminé à 1,5 cal kyr BP. Les changements de température après 1,5 cal kyr BP montrent une grande variabilité et une faible correspondance avec les événements climatiques mondiaux tels que la période de réchauffement médiéval. La variation globale de la température à l'Holocène a été principalement contrôlée par les changements de l'insolation estivale boréale. »

19-156- Caballero et al., 2019  (Mexique), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« Les fonctions de transfert basées sur les diatomées pour la salinité, les précipitations et la température ont été développées à l'aide d'un ensemble de formation qui comprenait des données provenant de 40 sites le long du Mexique central. ... Le dernier refroidissement glaciaire maximum de ∼5°C est reconstitué, un déglaciaire relativement humide et un Holocène précoce plus chaud (+3,5°C). ... L'Holocène précoce a marqué un changement vers des salinités lacustres élevées et les anomalies de température positives les plus élevées (+3,5°C) lors d'un pic d'insolation estival. »

19-157- Emslie and Meltzer, 2019   (CambridgeCore, Journals, Quaternary Research)
«   Cependant, les changements les plus significatifs du climat et du biote dans l'UGB [Upper Gunnison Basin, Colorado] ont eu lieu au cours de l'Holocène précoce à moyen, lorsque le rayonnement solaire entrant a atteint son maximum, que la température estivale a augmenté et que les précipitations effectives ont diminué. En conséquence, les communautés biotiques ont changé : la limite supérieure des arbres s'est déplacée vers le haut de la pente pour atteindre peut-être 270 m de plus qu'aujourd'hui (automne 1997b). »

19-158- Aguirre et al., 2019 (Argentine, Portugal, USA, Allemagne, ), (Elvesier, Global and Planetary Change)
« Une augmentation de la SST d'environ 1 à 2°C pendant l'Hypsithermie (environ 7,5 à 4,5 ka de P.B.) par rapport aux températures océaniques moyennes modernes est indépendamment soutenue par le schéma paléobiogéographique des gastéropodes et bivalves sténothermes déplacés vers le nord actuellement ("taxons anormaux" ; Aguirre, 1993, Aguirre et al, 2011, 2017) ainsi que l'absence du gastéropode froid T. atra (Aguirre et al., 2013) et est suffisant pour avoir déplacé les vents, les masses d'eau peu profondes et le confluent Brésil-Malouines vers le sud le long de la Patagonie. ... Le milieu de l'Holocène et le dernier interglaciaire étaient plus chauds qu'aujourd'hui en raison d'un BMC déplacé vers le sud, de vents d'ouest plus forts et déplacés vers le pôle, d'une augmentation de l'ACC et des eaux du plateau subantarctique, et d'une intensification des fronts océaniques/des niveaux de remontée des eaux. »

19-159- Lasher and Axford, 2019  (USA), (GeoScienceWorld, Geology),
« Des valeurs plus positives de δ18O sont trouvées entre 900 et 1400 CE, indiquant une période de chaleur dans le sud du Groenland superposée à un refroidissement néoglaciaire forcé par l'insolation de l'Holocène tardif, et donc ne soutenant pas une anomalie positive de NAO pendant le MCA. Les valeurs très variables de δ18O enregistrent un climat instable à la fin du MCA, précédant l'abandon du Groenland par les Nordiques. Le schéma spatial du paléoclimat dans cette région soutient les propositions selon lesquelles les courants océaniques subpolaires de l'Atlantique Nord ont modulé le climat du sud du Groenland au cours des 3000 dernières années, en particulier pendant le MCA. Le climat terrestre dans les régions de la mer du Labrador et de la baie de Baffin peut être spatialement hétérogène sur des échelles de temps centenaires, en partie à cause de l'influence du gyre subpolaire. »

19-160- Svare, 2019  (Norvège), (Bora, UIB)
« Seppä et al. (2008) ont fixé la température estivale maximale dans la région de la limite des arbres d'Europe du Nord à environ 7500-6500 années calendaires BP (environ 1,5°C de plus qu'actuellement), comme dans la région de Dovre (Paus et al., 2011). En outre, Bjune et al. (2005) ont constaté que le HTM durait entre 8000 et 4000 ans cal. BP dans l'ouest de la Norvège, avec des températures atteignant 12-13°C. ... L'établissement précoce de forêts de pins dans la zone entourant les deux sites d'étude à partir d'environ 9 600 ans cal. BP témoigne de températures moyennes locales en juillet d'au moins 11 °C, soit environ 9 600 à 8 200 ans cal. BP, et de 0,8 à 1,1 °C de plus qu'aujourd'hui. Depuis environ 8200 ans cal. BP jusqu'à aujourd'hui, la température moyenne de juillet a probablement été d'environ 8-10°C. »

19-161- Kuzmina et al., 2019   (USA, Russie), (ResearchGate),
«  Même pendant la période la plus froide du Pléistocène, le dernier maximum glaciaire (LGM), les températures estivales étaient plus élevées ici qu'elles ne le sont aujourd'hui (Alfimov, Berman, 2001, Alfimov et al., 2003). ... La mégafaune du Pléistocène du versant nord était dominée par les chevaux ... Il y a des dépressions dans l'unité principale du Pléistocène remplies de sédiments du début de l'Holocène contenant des feuilles, des grumes et des souches bien conservées de Populus balsamifera. Comme la limite moderne de cette espèce d'arbre se trouve au sud du versant nord, la présence de peupliers fossiles indique un climat plus chaud que le climat actuel au début de l'Holocène. ... Le second réchauffement (environ 9-8 ka), qui correspond à la période boréale du schéma de Blytt-Sernander, a probablement été l'intervalle le plus chaud de l'Holocène en Béringie (Kaufman et al., 2004). Les arbres se sont répandus vers le nord jusqu'aux zones côtières de Sibérie (Kaplina, Lozhkin, 1982 ; Kuzmina, Sher, 2006), la forêt d'épicéas a atteint le centre de la chaîne des Brooks (Anderson, Brubaker, 1994), et les castors ont occupé des paysages autrefois sans arbres en Alaska (Robinson et al., 2007). Le climat sur le versant nord était environ 2 à 3 °C plus chaud qu'aujourd'hui, et l'humidité était plus faible (Nelson, Carter, 1987). »

19-162- Rull et al., 2019  (Espagne, UK), (Elvesier, Academic Press, Biodiversity of Pantequi)
« Les forêts de myrica ont dominé pendant le HTM [Holocene Thermal Maximum] et ont atteint leur importance maximale à la fin de cette phase. Un remplacement soudain de ces forêts par des prairies de tepui dominées par le Stegolepis a eu lieu après le HTM, juste au début de la tendance régionale au refroidissement et à l'assèchement amorcée à B6 cal kyr BP. Les forêts de myrica ne sont jamais revenues sur le site. La seule espèce de ce genre vivant aujourd'hui en Guyane, Myrica rotundata, est endémique à Pantepui et se trouve dans les forêts de pente de l'Apakara'-tepui, avec une limite supérieure de distribution près du site de carottage (Miller, 2001). Il a été suggéré que pendant la HTM, les climats plus chauds et plus humides auraient favorisé la migration des forêts de Myrica vers les hauteurs, ce qui pourrait expliquer leur domination au sommet de l'Apakara'. Le refroidissement consécutif au HTM aurait ramené le Myrica à des altitudes plus basses, favorisant l'expansion locale des prairies. Les conditions climatiques du HTM ne se sont jamais rétablies pendant le reste de l'Holocène, et la Myrica est restée à des altitudes plus basses jusqu'à aujourd'hui (Rull et Montoya, 2017) »

19-163- Hvidberg et al., 2019 (EBSCO, Geophysical Research Abstracts)
« Nous présentons ici les résultats d'une étude sur l'évolution de la calotte glaciaire du Groenland à l'Holocène (Nielsen et al. 2018). Nous utilisons une série de différentes histoires climatiques dérivées de carottes de glace pour l'Holocène afin d'étudier l'évolution de la calotte glaciaire du Groenland à travers la déglaciation, le maximum thermique de l'Holocène et jusqu'à aujourd'hui. Le maximum thermique de l'Holocène était une période, il y a 8 à 5 ans, au cours de laquelle les températures annuelles moyennes à la surface du Groenland étaient de 2 à 3°C supérieures aux valeurs actuelles. Nous utilisons des historiques climatiques basés sur de nouvelles interprétations des relevés isotopiques (Gkinis et al. 2014), ce qui se traduit par un maximum thermique plus prononcé par rapport aux relevés climatiques utilisés précédemment. En outre, nos enregistrements informent sur les taux d'accumulation de neige au début de l'Holocène. Nos études montrent que l'inlandsis groenlandais s'est retiré à un volume minimum allant jusqu'à 1.2 m équivalent au niveau de la mer plus petit que celui présent au début ou au milieu de l'Holocène, et que l'inlandsis a continué à se rétablir de ce minimum jusqu'à aujourd'hui. »

2018

Influence solaire sur le climat (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2018-2/)

18-1- Alekseev, 2018  (Russie), (Eco-Vector, YUGRA STATE UNIVERSITY BULLETIN)
« Après avoir calculé le contenu en fréquence d'une constante solaire, l'activité solaire, à partir de la série chronologique en (1610-2012), la courbe El Niño en (1470-1984) et (1950-2075), on a constaté que le contenu en fréquence d'une courbe El Niño - La Niña est induit par le contenu en fréquence des variables solaires. Le contenu en fréquence des variables a été calculé en développant leurs réponses phase-fréquence en ondelettes. Les différences de phase instantanées des courbes des variables solaires CO2(t), température globale de l'air à la surface, El Niño dans les deux intervalles de temps, en (1891-1950) et (1950-2009), ont été calculées ; des approximations linéaires avec les coefficients des différences de phase instantanées entre les variables dans ces intervalles de temps ont été obtenues. Sur la base de l'analyse des coefficients d'approximation relationnelle des deux intervalles de temps, il a été établi que l'augmentation de la température de l'air en surface et El Niño avaient été fortement influencés par les variations des variables solaires au cours du premier intervalle de temps, l'augmentation d'El Niño étant affectée par celle de la température de l'air en surface dans le cadre du changement climatique mondial de 1950-2009. Les courbes El Niño prédites ont été obtenues à partir de la période 2015/16 à 2050 par la courbe de données formées en 1950-2015/16 en deux versions comme la somme des ondelettes prédites approximant et détaillant les composantes du signal original selon la règle de Mallat. La précision des valeurs prédictives de la courbe El Niño est de " 83%. Sur les courbes obtenues, les coordonnées du maximum et du minimum local sont presque identiques. L'imagerie de la réponse phase-fréquence des ondelettes d'une courbe reflète l'impact sur les variations El Niño - La Niña des variables solaires et climatiques de la Terre, dans le passé comme dans le futur. »

18-2- Bianchini and Scafetta, 2018  (Italie), (ADS-ABS Harvard,  Smithsonian Astrophysical Observator)
« Un modèle harmonique simple basé sur les oscillations de 9,98, 10,9 et 11,86 ans permet de prévoir assez bien les périodes prolongées connues de faible activité solaire au cours du dernier millénaire, telles que les minima de Oort, Wolf, Sporer, Maunder et Dalton, ainsi que les dix-sept oscillations longues de 115 ans constatées dans une reconstruction détaillée des températures de l'hémisphère nord couvrant les 2000 dernières années. Le cycle de battement à trois fréquences du millénaire prévoit des cycles solaires et climatiques équivalents pour 12 000 ans. Enfin, le modèle harmonique proposé ici reconstruit les minima solaires prolongés qui se sont produits pendant les périodes 1900-1920 et 1960-1980 et les maxima solaires séculaires autour de 1870-1890, 1940-1950 et 1995-2005 et une tendance séculaire à la hausse pendant le 20e siècle : cette tendance modulée correspond bien à un modèle solaire de substitution, au composite satellite ACRIM TSI et à la modulation de la température de surface globale depuis 1850. Le modèle prévoit un nouveau grand minimum solaire prolongé au cours de la période 2020-2045, qui serait produit par les minima des cycles reconstruits de 61 et 115 ans. La synchronisation géométrique démontrée entre les modèles de données solaires et climatiques avec le modèle harmonique solaire/planétaire proposé réfute une critique majeure (par Smythe et Eddy, 1977) de la théorie de l'influence des marées planétaires sur le Soleil. D'autres discussions sont ajoutées sur les preuves d'une influence des résonances du système solaire sur l'activité solaire, expliquant également les oscillations de Jose (159-185 ans), de Seuss (200-220 ans) et de Hallstatt (2100-2500 ans). »

18-3- Rajesh and Tiwari, 2018 (Inde),  (SpringerLink)
« Les principales harmoniques centrées à ~ 63 ± 5, 22 ± 2 et 10 ± 1 ans sont similaires aux périodicités solaires et peuvent donc représenter le forçage solaire, tandis que les composantes culminant à environ 7,6, 6,3, 5,2, 4,7 et 4,2 ans tombent apparemment dans les bandes de fréquences des oscillations nino-australes liées aux processus internes océaniques. Nos analyses suggèrent également des preuves de la modulation d'amplitude des cycles solaires de ~ 9-11 et ~ 21-22 ans, respectivement, de 104 et 163 ans dans les données de la TSM de l'hémisphère nord et sud [entre 1850 et 2014]. L'absence des oscillations périodiques du CO2 mentionnées ci-dessus ne permet pas de suggérer son rôle sur la différence de TSM inter-hémisphérique observée. L'analyse des graphiques croisés a également révélé une forte influence de l'activité solaire sur la tendance linéaire de la température de surface de la mer dans l'hémisphère nord et sud (NH- et SH-SST), en plus de la faible contribution du CO2. Notre étude conclut que (1) les tendances à long terme de la variabilité de la TSM de l'hémisphère nord et sud montrent une synchronicité considérable avec les phases de réchauffement et de refroidissement cycliques et (2) la différence de forçage cyclique et de modulations non linéaires découlant de la variabilité solaire comme source possible de différences de TSM hémisphériques. ... Les composantes de tendance de la NH-SST et de la SH-SST montrent une forte relation avec les variations de tendance de la TSI [Total Solar Irradiance] et une faible relation avec la tendance globale du CO2. »

18-4- Lubin et al., 2018  (USA), (IOPS Science, The astrophysical Journal Letters)
« Au cours de la dernière décennie, on s'est de plus en plus rendu compte et on s'est inquiété du fait que la luminosité solaire constante et élevée du siècle dernier pourrait passer à une plus grande variabilité plus tard dans le siècle (Abreu et al. 2008 ; Feulner & Rahmstorf 2010 ; Lockwood 2010). Plus précisément, le Soleil pourrait entrer dans une période de faible activité magnétique analogue au minimum historique de Maunder (MM ; vers 1640-1715 ; Eddy 1976). La diminution de l'irradiation solaire totale (TSI) qui en résulte et qui a un impact sur le bilan énergétique de la basse atmosphère terrestre est liée à des changements dans les schémas de circulation à haute altitude qui influencent fortement le climat de l'Europe et du secteur atlantique de l'Arctique et de la région subarctique (Song et al. 2010 ; Meehl et al. 2013), et peut également influencer le climat de l'Antarctique (Orsi et al. 2012). Des études ont également montré l'importance de la réponse stratosphérique à un grand minimum (par exemple, Gray et al. 2010 ; Bolduc et al. 2015 ; Maycock et al. 2015). Sur un cycle solaire et certainement en réponse à un futur grand minimum, la variabilité de l'irradiance dans les longueurs d'onde de l'ultraviolet moyen (UV) qui entraînent la photolyse de l'oxygène et la chimie de l'ozone est beaucoup plus importante que celle de la TSI. Les modifications de l'abondance de l'ozone stratosphérique qui en résultent modifient le gradient de température entre la stratosphère et la troposphère et se répercutent sur la réfraction des ondes planétaires de la troposphère, modifiant encore davantage les schémas de circulation pertinents sur le plan climatique (Maycock et al. 2015). Avec cette prise de conscience que les influences radiatives directes et indirectes de la stratosphère affectent le climat terrestre sous un grand minimum solaire, il est important de comprendre comment l'irradiance UV répondrait à un changement aussi important et prolongé de l'activité magnétique solaire. »

18-5- Zherebtsov et al., 2018 (Russie), (SpringerLink)
«   Sur la base d'une analyse complexe des données hydrométéorologiques, il a été démontré que les changements de température de la troposphère et de l'océan mondial reflètent une réponse à la fois aux perturbations hélio-géophysiques individuelles et aux changements à long terme (1854-2015) de l'activité solaire et géomagnétique. Il est établi que la réponse climatique à l'influence de l'activité solaire et géomagnétique se caractérise par une grande hétérogénéité spatio-temporelle, est de nature régionale et dépend de la circulation générale de l'atmosphère. La plus grande contribution de l'activité solaire aux changements climatiques globaux a été observée dans la période 1910-1943. ... Au cours des 1000 dernières années, le climat mondial a connu des changements qui correspondaient assez étroitement aux variations de l'activité solaire : aux XIe et XIIIe siècles, lorsque l'activité solaire était élevée, il y a eu une période chaude (l'"optimum climatique médiéval"), et deux chutes de température distinctes au cours de la petite période glaciaire (XVIe et XVIIe siècles) correspondent aux minima de Maunder et de Spörer. Une augmentation générale du niveau d'activité solaire s'est produite après l'achèvement du minimum de Maunder [1700], et le climat mondial s'est réchauffé pendant la majeure partie de cette période. ... Il est démontré que l'activité solaire a contribué de manière significative au changement climatique mondial, principalement pendant le premier réchauffement du 20e siècle (1910-1943). Cette période est caractérisée par une tendance positive significative du niveau d'activité géomagnétique qui a été maximale sur tout l'intervalle de temps considéré (1868-2015) et a coïncidé avec un transfert de chaleur méridional accru dans l'Atlantique Nord. »

18-6- Song et al., 2018  (Corée du Sud, Chine, Canada), (Elvesier, Journal of Asian Earth Sciences)
« Une tendance générale du climat chaud à froid depuis le milieu de l'Holocène jusqu'à aujourd'hui, qui peut être divisée en deux étapes différentes : une étape plus chaude entre 6842 et 1297 cal an BP et une étape plus froide de 1297 cal an BP jusqu'à aujourd'hui. ... La tendance générale au refroidissement peut représenter une réponse à la diminution de l'insolation solaire ; cependant, la sécheresse ou l'humidité relative du climat peut avoir été co-déterminée par les vents d'ouest et la mousson d'été d'Asie orientale (EASM). Le climat a eu une téléconnexion avec la région de l'Atlantique Nord, résultant de changements dans l'activité solaire. »

18-7- Cionco et al., 2018  (Argentine), (ResearchGate, New Astronomy)
« Nous soutenons ici que les mesures in situ de l'insolation moyenne quotidienne et du LIG [gradient d'insolation latitudinal] sont importantes pour une étude plus complète et plus approfondie de la façon dont les changements du forçage de l'insolation externe peuvent déclencher, maintenir et moduler les échelles locales, régionales et hémisphériques du climat sur des échelles de temps décennales, multidécennales à centennales. LIG [gradients d'insolation latitudinaux] qui, à leur tour, peuvent être étroitement associés à la modulation du LTG ou du gradient de température équateur-pôle (Lindzen 1994 ; Soon et Legates 2013) qui, à son tour, représente une nette rétroaction négative sur la vaste échelle hémisphérique. L'insolation moyenne quotidienne locale in situ imite clairement le rôle imaginé par Milankovic, mais a été récemment reproposée et a montré, par exemple, par Soon (2009) qu'elle jouait un rôle clé dans la modulation, par l'Arctique, des variations climatiques d'échelle multidécennale à centennale observées à l'aide des thermomètres instrumentaux, des pluviomètres et des enregistrements paléoclimatiques de substitution disponibles. »

18-8- Shi et al., 2018 (Chine), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« Les résultats montrent que pendant les périodes de forte activité solaire, l'anomalie de réchauffement des ondes courtes solaires de la climatologie dans la haute stratosphère tropicale déclenche une anomalie de chaleur locale et de forts vents d'ouest aux latitudes moyennes, ce qui renforce la propagation vers le haut de l'onde planétaire 1 mais empêche celle de l'onde 2. ... Le Soleil est la source d'énergie la plus importante du système climatique terrestre et les variations de l'intensité du rayonnement solaire influencent à la fois le temps et le climat (Chen et al, 2015 ; Rind, 2002, 2008 ; Shang et al., 2013 ; Wang et al., 2015 ; Zhao et al., 2012). Gray et al. (2010) ont montré qu'il existe deux mécanismes principaux, le mécanisme ascendant et le mécanisme descendant, par lesquels l'activité solaire affecte le climat de la Terre. Le mécanisme descendant est lié au rayonnement ultraviolet solaire. Le rayonnement ultraviolet solaire est principalement absorbé par l'ozone dans la stratosphère tropicale, qui modifie le gradient de température méridional et le champ de vent dans l'atmosphère. Cela affecte également la propagation des ondes planétaires stratosphériques dans l'hémisphère hivernal (Balachandran et Rind, 1995). Par conséquent, la modification du rayonnement solaire peut affecter l'interaction entre la circulation stratosphérique et les ondes planétaires (Haigh, 1996, 1999 ; Kodera et Kuroda, 2002 ; Shindell et al., 1999, 2006).»

18-9- Moreno, 2018 (Portugal), (Doutaramento em Geologia, Especialidade Paleontologia e Estratigrafia)
« Un certain nombre de changements clés communs révélés dans la composition des principaux assemblages ont été attribués à des changements climatiques à plus grande échelle, en particulier en ce qui concerne les transitions d'abord de l'anomalie climatique médiévale (MCA) au petit âge glaciaire (LIA), et ensuite du LIA à la période chaude actuelle (CWP) dans la péninsule ibérique, ainsi qu'à des excursions majeures de température-précipitation dans tout le LIA et directement corrélées avec des phases négatives soutenues de l'indice NAO dans les périodes de SA [activité solaire] les plus basses, connues sous le nom de Grand Minima Solaire. On constate également, grâce à l'application de méthodes spectrales et d'ondelettes croisées, que dans la période analysée (des années 1300 à aujourd'hui), les signaux de forçage solaire dans les enregistrements foraminifères et paléoclimatiques étaient intermittents, le climat régional étant modulé par le cycle solaire séculaire de Gleissberg, en particulier après 1700-1750, à la suite du minimum de Maunder (1645-1715). »

18-10- Booth, 2018  (UK), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« La TCR [réponse climatique transitoire] au doublement du CO2 est inférieure à 2K (1,93 ± 0,26K).  Seul 1,1K du réchauffement HadCRUT4 est prévu entre 2000 et 2100AD. ∼35% du réchauffement pendant la période 1980-2001 est dû à la variabilité solaire, selon 2 analyses différentes.  La température est presque 3 fois plus sensible au rayonnement solaire qu'au rayonnement du CO2.  Un modèle de réchauffement des océans estime la sensibilité à l'équilibre à 15% de plus que le TCR. »

18-11- Wang et al., 2018 (Chine), (SpringerLink)
« La série de températures reconstruite a montré une tendance linéaire à la hausse avec une augmentation de 0,11 °C de 1880 à 2012. ... La méthode multi-couches révèle plusieurs périodicités significatives dans notre reconstruction au cours des 160 dernières années, suggérant des liens possibles avec le phénomène El Niño-Oscillation australe, la gravité lunaire, l'Oscillation décennale du Pacifique (ODP) et l'activité solaire. L'analyse de corrélation entre la reconstruction et l'indice d'oscillation australe (SOI), la déclinaison géocentrique lunaire, l'AOP et le nombre de taches solaires démontre en outre que les variations de température dans la région de Weichang sont négativement corrélées avec le SOI et positivement corrélées avec la gravité lunaire, l'AOP et l'activité solaire à long terme. »

18-12- Li et al., 2018   (Chine, Taiwan), (ResearchGate)
« Notre synthèse suggère que l'insolation joue un rôle majeur dans l'augmentation des TSM dans l'ETIO [océan Indien tropical oriental] depuis le début de l'Holocène, alors que d'autres mécanismes restent efficaces pour déterminer le moment où se produisent les variations de nos TSM reconstruites. En particulier, notre modèle de SST partage moins de similitudes avec celui de la SST Sr/Ca du corail et est découplé des événements de l'ETIO du corail au milieu de l'Holocène. Nous interprétons que nos SST reconstruites de l'ETIO [océan Indien tropical oriental] sont principalement déterminées par le forçage solaire, mais sont également affectées par d'autres mécanismes climatiques internes tels que les changements locaux des remontées d'eau et des précipitations contrôlées par le MA, les réductions épisodiques du flux des eaux de surface chaudes du Pacifique occidental dans l'océan Indien en raison de l'augmentation des précipitations sur l'archipel indonésien, et le changement climatique à long terme de type ENSO ou IOD. »

18-13- Di Rita et al., 2018 (Italie, UK, Espagne),  (Nature, Scientific Reports)
« Nous nous concentrons ici sur la Méditerranée centrale et occidentale. Nous montrons que les déclins récurrents des forêts du golfe de Gaeta (mer Tyrrhénienne centrale) révèlent une périodicité de 1860 ans, ce qui correspond à une fluctuation climatique d'environ 1800 ans induite par des changements à grande échelle des modes climatiques, liés à l'activité solaire et/ou à l'intensité de l’AMOC. (2014), grâce à une analyse par ondelettes croisées appliquée à trois séries temporelles de substitution de l'activité solaire (concentration de nitrate, 10Be et 14C), montrent un signal fortement modulé et dépendant du temps pour un cycle climatique de ~1800 ans (1885 ans), ainsi qu'un cycle climatique de 1500 ans. Les auteurs suggèrent que ces cyclicités peuvent correspondre à des modes solaires fondamentaux influençant le climat mondial et produisant une réponse de seuil interne de la THC (circulation thermohaline) mondiale au forçage solaire. »

18-14- Zhang and Feng, 2018 (Chine), (Elsevier, Earth-Science Reviews)
« Sur la base des données polliniques de 30 séquences examinées ici, nous reconstituons les variations spatiales et temporelles de température et d'aridité qui se sont produites pendant l'Holocène dans les montagnes de l'Altaï et les régions environnantes (c'est-à-dire la zone examinée). Les courbes synthétisées de l'indice de température moyen régional des régions de faible altitude montrent que le climat se réchauffait constamment de ~12 000 à ~9 000 ans cal. BP et qu'il a connu une tendance progressive au refroidissement depuis ~9 000 ans cal. BP. Cela signifie que la tendance des températures de l'Holocène dans les régions de faible altitude de la zone examinée a réagi de manière sensible aux variations de l'irradiation solaire totale. ... La courbe de température moyenne régionale (Fig. 34d) pour l'ensemble de la zone examinée (c'est-à-dire les montagnes de l'Altaï et la zone environnante) est relativement bien parallèle à la courbe de l'irradiation solaire estivale à 60°N (Fig. 34e ; Berger et Loutre, 1991), ce qui implique que la température de l'intérieur de l'Eurasie, y compris la zone examinée, a pu réagir de manière généralement sensible à l'irradiation solaire pendant l'Holocène (Moossen et al., 2015). »

18-15- Kasatkina et al., 2018  (Russie, Finlande),  (Dialnet, Unirioja, Serviet)
« La réponse de la croissance des arbres dans la région polaire (péninsule de Kola et Laponie finlandaise) aux éruptions volcaniques les plus puissantes (VEI>4) est évaluée sur une période de 1445-2005. L'analyse est basée sur la chronologie des cernes de Loparskaya (1445- 2005) et de la Finlande, qui est supra-longue (~ 7500 ans). Ces chronologies ont été développées à partir de Pinus sylvestris L. ... L'application de l'analyse par ondelettes pour la chronologie des cernes de Loparskaya a permis d'identifier l'existence des principaux cycles de l'activité solaire (11, 20-25, et ~ 100 ans). ... De plus, l'analyse par ondelettes a révélé une forte cohérence dans les bandes 8-13 et 20-30 ans, indiquant un lien possible entre l'activité solaire et le changement climatique à l'échelle régionale. »

18-16- Li et al., 2018 (Chine), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial)
« Nous étudions ici la modulation possible de l'apport total de flux d'énergie du vent solaire dans la magnétosphère terrestre sur l'activité globale des cyclones tropicaux entre 1963 et 2012. D'un point de vue global, l'énergie cyclonique accumulée augmente progressivement depuis 1963 et commence à diminuer après 1994. Par rapport aux paramètres fréquemment utilisés auparavant, par exemple le nombre de taches solaires, l'irradiation solaire totale, l'irradiation solaire F10,7, la température de la surface de la mer tropicale et l'indice d'oscillation sud, l'apport total d'énergie éolienne solaire présente une meilleure corrélation avec l'activité globale des cyclones tropicaux. En outre, les cyclones tropicaux semblent être plus forts lorsque l'activité géomagnétique est plus intense. Un mécanisme de modulation plausible est donc proposé pour relier le phénomène météorologique terrestre à l'apport d'énergie éolienne solaire apparemment sans rapport. ... L'activité globale des cyclones tropicaux est modulée par le flux d'énergie éolienne solaire. »

18-17- Tan et al., 2018  
« Des intervalles humides et secs à l'échelle décennale ont également été identifiés. La sécheresse anormale de 1160-1245 après J.-C. a peut-être accéléré la disparition du royaume de Dali en 1253. L'analyse du spectre de puissance a indiqué des cycles significatifs de 373, 187, 22, 12 et 11 ans dans notre enregistrement de stalagmites, ce qui suggère l'impact de l'activité solaire. Une augmentation des précipitations de la mousson sur le sud-est de la PT a été observée dans les minima d'activité solaire au cours du dernier millénaire. Nous avons ensuite synthétisé un enregistrement intégré des précipitations pour le sud-ouest de la Chine et discuté des schémas spatiaux des précipitations sur la Chine au cours des deux derniers millénaires. Les comparaisons confirment une configuration "sud sec et nord humide" dans la Chine de la mousson pendant la période chaude médiévale et une configuration "sud humide et nord sec" pendant le petit âge glaciaire et la période froide de l'âge sombre. L'activité solaire, la force du jet d'ouest et de la mousson d'été, ainsi que la TSM de l'Indo-Pacifique tropical pourraient jouer un rôle important sur la répartition spatiale des précipitations sur la Chine de mousson au cours des 2000 dernières années. »

18-18- Aldahan et al., 2018 (Union Arabe des Emirats Unis), (ADS -ABS Harvard,  Smithsonian Astrophysical Observator)
« Les changements climatiques de l'Holocène se caractérisent par une variabilité relativement faible de la température, avec des réponses régionales assez différentes à l'échelle mondiale. Des périodes d'activité solaire réduite comparables au minimum de Maunder (1645 à 1715 après J.-C.) et des tempêtes solaires de courte durée (de quelques jours à quelques mois) sont susceptibles de se produire tout au long de l'Holocène. L'isotope radioactif Be-10 a été une source cruciale d'informations relatives à l'activité passée du Soleil et des rayons cosmiques et à l'impact qui en résulte sur le climat de la Terre. ... Nous montrons ici que le signal Be-10 préserve des empreintes assez importantes de la voie de production naturelle qui reflète encore les changements climatiques. Les matériaux utilisés ici comprennent des échantillons de sciure de bois prélevés dans la carotte de glace du NEEM (nord du Groenland, 77,45°N, 51,06°W) et couvrent la période 6500-4500 BP (échelle de temps b2k). Cette période de l'Holocène est caractérisée par une transition climatique d'un climat relativement chaud à un climat plus froid et par la fin de l'optimum climatique de l'Holocène. Les résultats montrent que les concentrations de Be-10 varient de 0,5 à 3x10e4 atomes/g avec une tendance générale à la baisse vers les temps récents. Dans cette tendance, il y a des périodes de valeurs élevées et faibles de Be-10 couvrant des intervalles de temps variables. Ces fluctuations dans les valeurs de Be-10 suggèrent des événements cycliques et non cycliques qui sont largement liés aux changements de l'activité solaire et/ou du flux de rayons cosmiques. L'empreinte de ces événements dans le climat de l'Holocène (traduite dans l'enregistrement de la température) est constituée par les oscillations du climat entre des périodes relativement chaudes et des périodes plus froides. La compréhension du comportement du Be-10 dans les archives de glace pendant l'Holocène permettra d'approfondir les connaissances sur les effets des processus de l'atmosphère et de la surface terrestre sur les enregistrements passés de l'activité solaire et des rayons cosmiques. »

18-19- Maruyama, 2018 (Japon), (Scientific Research, an Academic Publisher)
« Une partie importante de la variation de température pourrait être le résultat d'une interaction entre le vent solaire et l'atmosphère terrestre et d'une modulation ultérieure de l'Ocillation Atratique Nord (OAN) [Boberg et al., 2003]. ... Une variation décennale en corrélation positive avec le cycle d'activité solaire de 11 ans de l'ozone tropical de la basse stratosphère et de la température a déjà été identifiée. »

18-20- Zhong et al., 2018 (Chine), (Advances in Geosciences)
« La réponse et le mécanisme potentiel d'amplification du climat terrestre dans certaines régions à l'activité solaire sont l'une des questions scientifiques les plus importantes de la recherche moderne sur le climat. Cette étude passe en revue les progrès de l'observation par satellite du spectre solaire et la reconstruction des données sur cette base. Ensuite, les principaux processus de l'ultraviolet solaire ayant un impact sur le climat hivernal en Asie de l'Est sont résumés. En général, elle inclut les impacts directs de l'ultraviolet solaire sur la distribution de l'ozone stratosphérique, la température et la circulation. Ensuite, le signal est transporté vers le bas et vers les pôles par l'interaction de la stratosphère et de la troposphère, et module la phase de l'oscillation arctique (AO), qui a un impact supplémentaire sur la circulation et le climat hivernal de l'Asie de l'Est. Les études actuelles montrent que l'augmentation (la réduction) de l'ultraviolet solaire tend à provoquer la phase positive (négative) de l'AO, puis l'hiver chaud (froid) en Asie de l'Est. Enfin, le document souligne que l'étude quantitative de ces impacts, basée sur le modèle du système terrestre couplé complet, sera l'une des clés de la percée dans ce domaine. »

18-21- Chang, 2018 (Corée du Sud), (KoreaScholar, Journal of Astronomy and Space Sciences)
« Le champ magnétique solaire joue un rôle central dans le domaine de la recherche solaire, tant sur le plan théorique que pratique. Les taches solaires sont une contrainte d'observation importante car elles sont considérées comme un traceur discernable des tubes de flux magnétique émergeants, fournissant les enregistrements les plus anciens de l'activité magnétique solaire... Nous constatons que lorsque le Soleil module la quantité de rayons cosmiques galactiques observés, l'asymétrie solaire Nord-Sud semble contribuer à la relation entre la variabilité solaire et le changement climatique terrestre. »

18-22- Collet and Schuh, 2018    
«  Dans les années 1270, l'ère de forte irradiance solaire responsable de l'anomalie climatique médiévale était terminée et lorsque le minimum solaire de Wolf a commencé à mordre, la transition a commencé vers les températures mondiales plus fraîches et les modèles de circulation atmosphérique modifiés et moins stables qui caractérisaient le LIA (Campbell 2016, 2-6, 198-208). »

18-23- Zamelczyk et al., 2018  (Norvège, Allemagne), (ClimPast discuss)
« Nous avons comparé les paléodonnées avec les distributions de la faune foraminifère planctonique moderne et la chimie des carbonates de l'océan de surface. Les résultats ont montré que les conditions de surface des mers froides prévalant à ~400-800AD et ~1400-1950AD sont associées à l'expression locale de la période froide des âges sombres et du petit âge glaciaire, respectivement. Les conditions de surface de la mer chaude se sont produites à ~21-400AD, ~800-1400AD et de ~1950AD jusqu'à présent et sont liées à la seconde moitié de la période de réchauffement romaine, à la période de réchauffement médiévale et au réchauffement récent, respectivement. À l'échelle de temps centenaire à pluricentenaire, les conditions de surface de la mer semblent être régies par l'afflux de masses d'eau atlantiques (souterraines et de surface) et la présence de glace de mer et la variabilité de la marge de glace de mer (près des masses d'eau de surface). Cependant, l'étroite corrélation entre la température de surface de la mer enregistrée par les foraminifères planctoniques et l'irradiation solaire totale implique que l'activité solaire pourrait avoir exercé une influence dominante sur les conditions de surface de la mer à l'échelle de temps décennale à pluridécennale. »

18-24- Roy, 2018 (UK), (SpringerLink)
« Ce chapitre s'est concentré sur le signal solaire robuste détecté sur le climat. Il a présenté quelques résultats d'observation qui ont identifié la signature solaire sur la pression au niveau de la mer (PSL), la température de surface de la mer (TSM) et la température moyenne annuelle de l'air. Une technique de régression linéaire multiple (MLR) a été discutée et un signal significatif détecté sur la pression au niveau de la mer autour de la dépression des Aléoutiennes (AL) a été analysé. Un signal solaire a été observé autour de l'AL et de l'anticyclone du Pacifique en utilisant également d'autres techniques. En ce qui concerne la TSM, la région du Pacifique tropical a été abordée. Une étude a noté une relation de phase entre le Soleil et la TSM du Pacifique tropical, et une autre étude a même observé un verrouillage de phase entre les deux. Une étude largement débattue, utilisant la méthode de la composition maximale du soleil sur la TSM du Pacifique tropical, a été présentée pour discuter de la méthodologie. ...La récente étude de White et Liu (2008), utilisant la méthode de décomposition de la valeur singulière (SVD) et la composition de neuf cycles solaires (période 1900-2000), a même détecté le verrouillage de phase des harmoniques de la série temporelle ENSO et du cycle solaire. »

18-25- Itoh et al., 2018  (Japon), (Arxiv.Org)
« L'évaluation de l'ampleur des variations naturelles du climat est importante car elle peut avoir une incidence considérable sur les politiques climatiques futures. À titre d'exemple, nous examinons l'influence des changements de l'activité solaire (le vent solaire en particulier) sur les températures de surface (Ts) et les principaux modèles de téléconnexion tels que l'oscillation arctique et l'oscillation décennale du Pacifique. Nous avons comparé des cartes de corrélation (distribution spatiale du coefficient de corrélation) pour une combinaison de Ts et d'un indice géomagnétique (aa, un indicateur de la force du vent solaire) et une combinaison de Ts et des schémas de téléconnexion. La phase de l'oscillation quasi-biennale du vent zonal équatorial et l'amplitude du nombre de taches solaires ont été prises en compte. En conséquence, nous avons constaté que l'influence du vent solaire est aussi forte que celle des schémas de téléconnexion et que, par conséquent, le premier semble affecter le climat par l'intermédiaire du second. Il a également été constaté que le vent solaire et le changement de l'ultraviolet devraient être pris en compte pour expliquer l'influence de la variabilité de l'activité solaire, c'est-à-dire qu'un schéma à plusieurs voies est nécessaire. »

18-26- Moreno et al., 2018 (Portugal, USA, Espagne,Tchéquie),  (Wiley Online Library)
« Les deux séries ont été analysées ensemble pour la période commune afin de déterminer comment les deux indicateurs paléoclimatiques réagissent aux facteurs environnementaux naturels les plus probables de la variabilité temporelle, y compris le forçage solaire. L'analyse spectrale singulière a révélé une périodicité pluridécennale significative commune en accord avec les changements reconnus à long terme de l'activité solaire, c'est-à-dire le cycle du Gleissberg inférieur (50-80 ans). L'application de l'analyse par ondelettes a permis de détecter une forte cohérence à cette échelle de temps (centrée sur environ 64 ans) entre les foraminifères des marais et à la fois l'irradiance solaire totale et l'indice d'oscillation de l'Atlantique Nord. Cette relation persiste tout au long de la période 1730-1875 environ. »

18-27- Kushnir and Stein, 2018  (USA), (ADS-ABS Harvard,  Smithsonian Astrophysical Observator)
« Le niveau des lacs et des rivières a baissé entre la fin du 10e et le milieu du 11e siècle après J.-C. et pendant une grande partie du 14e siècle après J.-C. Au cours de ces périodes, des documents historiques décrivent des hivers froids et secs, d'une sévérité et d'une persistance sans précédent, dans les régions du nord du Moyen-Orient, entre la Mésopotamie et l'Iran historique. Les hivers froids et secs simultanés dans le nord du Proche-Orient et les sécheresses au Levant et en Égypte correspondent à la période des deux grands événements solaires médiévaux : les minima de Oort et de Wolf. Nous soutenons et prouvons que ces événements solaires influencent l'état de l'oscillation de l'Atlantique Nord et l'intensité de l'anticyclone de Sibérie, d'une part, et la fréquence et l'intensité d'El Niño, d'autre part, et qu'ils ont donc simultanément affecté la Méditerranée orientale avec un état hydroclimatique sévère qui a marqué l'histoire de la région. »

18-28- Kelsey, 2018 (Australie), (ADS-ABS Harvard,  Smithsonian Astrophysical Observator)
« Je montre ici des corrélations statistiquement significatives entre des reconstructions indépendantes de l'irradiance solaire totale (TSI) à partir de données de carottes de glace de l'Antarctique 10Be pendant la fin de l'Holocène et un modèle normalisé, ancré chronologiquement, de cycles superposés de 209 et 133 ans. Ces deux cycles constitutifs sont évidents dans les données astronomiques des déclinaisons solaires et lunaires, des distances Terre-Soleil et Terre-Lune, et par conséquent de l'ITS de la couche supérieure de l'atmosphère (TOA), de l'insolation et des données gravitationnelles. Les modèles physiques associés de l'insolation, de la TSI et de la gravitation couvrant les 5,5 derniers ky montrent également des oscillations prononcées à l'échelle du centenaire et du millénaire. Outre l'influence connue de la Lune sur les modèles de sédimentation des marées, ces données suggèrent que la gravitation lunaire module également l'enregistrement des nucléides cosmogéniques à travers ces modèles cycliques de 133 ans et 209 ans. Comme le cycle de 133 ans est fortement représenté dans les données de déclinaison solaire, la modélisation de l'insolation montre des modèles de changement d'insolation soudain et extrême, en particulier aux hautes latitudes. De multiples sources de données suggèrent que le Soleil et la Lune produisent des signaux climatiques de marée de l'océan et de l'atmosphère terrestre à de multiples échelles de temps, où la précession, le périhélie, le périgée, la lunation et la nutation sont des éléments clés. Par conséquent, la quasi-périodicité de 1500 ans peut être considérée comme une expression à haute fréquence des mêmes forces physiques qui produisent les cycles de précession et d'obliquité de Milankovitch. »

18-29- Wang et al., 2018 (Chine), (ResearchGate)
«En outre, le rayonnement solaire estival est un facteur d'influence important qui a déterminé les conditions climatiques du sud-ouest de la Chine à l'échelle du millénaire. L'interaction des conditions aux limites des glaciers (changement du niveau de la mer, température de la surface de la mer et étendue de la calotte glaciaire) et la position de la ZCIT ont probablement influencé directement ou indirectement les variations climatiques de l'Holocène. »

18-30- Miao et al., 2018  (Chine, Norvège), (SpringerLink)
« Dans cette étude, nous étudions l'influence du forçage solaire à basse fréquence sur la mousson d'hiver d'Asie de l'Est (EAWM) en analysant un ensemble de quatre simulations sur 600 ans réalisées avec le HadCM3 (Hadley Centre Coupled Model, version 3). Nous avons constaté que la mousson d'hiver est-asiatique est renforcée lorsque l'irradiation solaire totale (TSI) augmente sur une échelle de temps de plusieurs décennies. Les résultats du modèle indiquent que des anomalies positives de l'IST peuvent entraîner un affaiblissement de la circulation méridionale de retournement de l'Atlantique, ce qui provoque des anomalies négatives de la température de surface de la mer (TSM) dans l'Atlantique Nord. En particulier pour l'Atlantique Nord subtropical, les anomalies de TSM négatives peuvent exciter un train d'ondes de Rossby anormal qui se déplace de l'Atlantique Nord subtropical à la mer du Groenland et finalement à la Sibérie. Dans ce processus, la rétroaction positive de la glace de mer sur la mer du Groenland renforce encore l'onde de Rossby. Le train d'ondes peut atteindre la région sibérienne, et renforcer l'anticyclone sibérien. En conséquence, la circulation hivernale à basse altitude de l'Asie de l'Est est renforcée et la température de l'air en surface de l'Asie de l'Est diminue. Dans l'ensemble, lorsque le forçage solaire est plus fort sur l'échelle de temps multidécennale, le MAE est généralement plus fort que la normale. Enfin, un lien similaire peut être observé entre le MAE et le forçage solaire au cours de la période 1850-1970. »

18-31- Egorova et al., 2018 (Suisse, Allemagne, Finlande, UK), (ARXIV.Org, Astronomy et Astrophysics manuscript)
« L'amplitude estimée de la différence d'irradiation solaire totale entre le temps minimum de Maunder et le temps présent varie de 0,1 à 6 W/m2, ce qui rend incertaine la simulation du climat passé et futur. Une des raisons de ce désaccord est l'évolution appliquée de la luminosité calme du Soleil dans les modèles de reconstruction de l'irradiation solaire. Ce travail aborde le rôle du choix du modèle du Soleil calme et des approximations actualisées de l'activité magnétique solaire sur la reconstruction du forçage solaire. ... Une nouvelle reconstruction de la STI et de la SSI couvrant la période 6000 avant J.-C. - 2015 après J.-C. est présentée. Le modèle simule bien la variabilité de l'irradiance solaire pendant l'ère des satellites. La variation de la TSI entre les minima de Maunder et les minima récents varie entre 3,7 et 4,5 W/m2 en fonction du potentiel de modulation solaire appliqué. La mise en œuvre d'un nouveau modèle du Soleil le plus calme réduit, d'environ un facteur de deux, le forçage solaire relatif par rapport à la plus grande estimation précédente, tandis que l'application du potentiel de modulation solaire actualisé augmente la différence de forçage entre le minimum de Maunder et le présent de 25 à 40 %. »

18-32- Hughes et al., 2018 (USA, Canada), (Revue Canadienne des Sciences de la Terre)
« Une séquence d'épaisseur de couche sédimentaire  est comparée aux observations de taches solaires de 1610-1995 CE. Les minima de Maunder et Dalton sont clairement exprimés dans un spectrogramme de puissance de la varve ; l'amplification du signal de la varve à partir des années 1950 coïncide avec l'augmentation de l'activité évidente dans un spectrogramme de taches solaires, des caractéristiques qui ne sont que vaguement discernables dans les graphiques bruts des séries chronologiques. Les relations spectrales aux périodicités des taches solaires sont cohérentes avec le forçage solaire direct de l'épaisseur des varves, indépendamment de tout effet que l'activité solaire pourrait autrement avoir sur le climat. Les simulations basées sur un modèle d'eau de fonte indiquent que le forçage direct pourrait résulter de l'amplification de l'émission d'ultraviolets (UV) pendant les maxima solaires, combinée à un albédo UV plus faible de la glace glaciaire. Le mécanisme de forçage plausible renforce l'épistémologie pour conclure à une relation de cause à effet : la variabilité solaire a probablement contribué directement aux modèles interdécennaux dans les épaisseurs de varve du lac Iceberg. »

18-33- Allan et al., 2018  (ORBI, Open Repository and Bibliography)
« Les résultats ont été comparés aux données reconstruites sur le nombre de taches solaires pour déterminer si le signal solaire est présent dans le spéléothème PN. L'apparition de périodicités solaires significatives (c'est-à-dire les cycles de Gleissberg, de Vries, 500 ans sans nom, Eddy et Hallstatt) soutient l'impact du forçage solaire sur le contenu en éléments traces du spéléothème PN. De plus, plusieurs intervalles de changement hivernal rapide et significatif ont été détectés pendant l'Holocène à 10,3, 9,3-9,5, environ 8,2, 6,4-6,2, 4,7-4,5 et environ 2,7 ka BP. Ces intervalles sont similaires aux événements hivernaux froids mis en évidence dans différentes archives paléoclimatiques naturelles, ce qui suggère des mécanismes de forçage climatique communs liés aux changements de l'irradiation solaire. »

18-34- Ramos-Román et al., 2018 (Espagne, USA, Japon, Allemagne, UK), (Elsevier, Global and Planetary Change)
« Selon ces données, les résultats de l'enregistrement de l'Holocène Padul-15-05 suggèrent que la variabilité climatique régionale pendant l'Holocène précoce et moyen était partiellement due au forçage externe (c'est-à-dire à l'irradiation solaire) et que la variabilité pendant l'Holocène tardif (depuis ~ 4,7 cal kyr BP) était dominée par l'effet du forçage interne (dynamique atmosphère-océan) - établi depuis que le système NAO a influencé la région de la Méditerranée occidentale - renforcé depuis ~ 5 cal kyr BP (Debret et al., 2007 ; 2009). Fletcher et al. (2013) ont décrit un changement de la périodicité à l'échelle du millénaire depuis environ 6 cal kyr BP lié à l'établissement du système climatique actuel dans la région de la Méditerranée occidentale. Les similitudes entre les oscillations d'échelle millénaire observées dans l'enregistrement de Padul-15-05 avec l'anomalie d'irradiation solaire totale (TSI) et les événements de refroidissement dans la région de l'Atlantique Nord (par exemple, Bond et al., 2001 ; Steinhilber et al., 2009 ; Fig. 8) soutiennent le lien solaire-atmosphère-océanique dans la région Atlantique - Méditerranée occidentale précédemment suggéré (Debret et al., 2009). Nos résultats sont cohérents avec les schémas cycliques similaires détectés dans l'ensemble des enregistrements de l'Atlantique Nord et liés à l'activité solaire décrivant également des périodicités d'environ 2500 et 1000 ans au cours de l'Holocène précoce (Debret et al., 2007 ; 2009). Une périodicité similaire d'environ 2300 ans est reconnue dans la série résiduelle ∆14C de l'enregistrement de la calotte glaciaire du Groenland (Mayewski et al., 1997). Cette périodicité a également été mise en évidence dans les reconstructions des températures de surface de la mer (TSM) dans la mer Égée au nord-est de la Méditerranée, en relation avec l'avancée des glaciers et suggérant une modulation solaire (Rohling et al., 2002). La périodicité de ~ 1000 ans est également établie comme un signal de l'activité solaire dans de nombreux autres enregistrements en Méditerranée et dans la région de l'Atlantique Nord (par exemple, Debret ; 2007 ; 2009 et les références qui s'y rapportent).  ... Les ombres beiges mettent en évidence les diminutions de la forêt méditerranéenne et les événements les plus froids liés aux diminutions de l'irradiation solaire totale et aux diminutions de la TSM. »

18-35- Oliva et al., 2018 (Espagne, Portugal), (Elvesier, Earth-Science Reviews),
« Période froide de 1645-1706 (minimum solaire de Maunder).  Période froide de 1810-1838 (minimum solaire de Dalton).  Période chaude au milieu du 20e et au 21e siècle (maximum solaire moderne).  Le LIA [Petit Âge Glaciaire] a été caractérisé par une phase froide avec des températures annuelles et estivales plus basses par rapport à la moyenne à long terme, en accord avec les minima solaires. ... Les archives montrent un refroidissement rapide depuis le début du minimum de Spörer, qui s'est intensifié pendant le minimum de Maunder (la température la plus basse estimée étant inférieure de 2 °C à la moyenne récente). Une augmentation ultérieure de la température et un autre léger refroidissement ont probablement coïncidé avec le minimum de Dalton. Des hivers particulièrement froids se sont produits pendant la MCA (de 1090 à 1179), pendant le début de la LIA (1350) et de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle. Les températures hivernales auraient été environ 0,5 °C plus basses pendant la LIA (1500-1900) qu'au cours du XXe siècle. ... Le minimum de Maunder a coïncidé avec une période froide de 1645 à 1706, et le minimum de Dalton (1796-1830) est corrélé avec une phase froide s'étendant sur les années 1810 à 1838. Quatre périodes chaudes (1626-1637, 1800-1809, 1845-1859 et 1986-2012) ont coïncidé avec des périodes d'activité solaire accrue. ... L'augmentation progressive de la température au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle a entraîné un recul important des glaciers, avec des taux de recul [dans la deuxième moitié du XIXe siècle] similaires à ceux enregistrés au cours des dernières décennies du XXe siècle et au début du XXIe siècle (Chueca et al., 2008). ... Le climat plus froid de la LIA s'est accompagné de graves sécheresses, d'inondations et de vagues de froid/chaleur qui ont montré des variations spatio-temporelles importantes dans les montagnes ibériques. ... Le XXe siècle n'a pas connu de réchauffement sans précédent au cours des 800 dernières années. »

18-36- Jean Maley, Charles Doumenge, Pierre Giresse, Gil Mahe et al., 2018  (France, Montpellier, Cirad, Perpignan, IRD), (ReserachGate, Quaternary Research)
« Chase et al. (2010) ont montré que le forçage solaire modulé par les variations du bouclier géomagnétique de la Terre est "un facteur potentiellement important qui détermine le climat à des échelles de temps suborbitales dans les tropiques du nord et du sud". En Afrique en particulier, "le minimum du moment dipolaire géomagnétique était lié à une phase relativement humide (à 8000-7000 cal an BP) ; la forte augmentation de la force du dipôle à environ 3800 ans cal. BP est simultanée au début d'une phase de sécheresse, et le moment dipolaire maximum à une phase relativement aride (à 2500-2000 ans cal. BP)" (Chase et al., 2010, p.42, fig. 3 et 6). ... De plus, dans le cadre des téléconnexions climatiques entre les océans Atlantique et Pacifique, Emile-Geay et al. (2007) et Gray et al. (2010) ont estimé que les influences solaires pourraient avoir eu un impact sur la circulation climatique au-dessus de l'océan Pacifique, en tant qu'activité ENSO et ITCZ, et donc avoir joué un rôle dans ces téléconnexions climatiques, telles que décrites à la fin de l'Holocène. Comme l'effet de ces interactions Soleil-Terre sur les climats mondiaux reste un sujet de débat, il semble que l'augmentation récente de l'activité de la foudre en Afrique centrale, principalement dans le bassin du Congo, pourrait résulter d'une sorte d'influence solaire, comme ce fut également le cas pour la fragmentation des forêts entre environ 2500 et 2000 ans calendaires BP. »

18-37- Lockwood et al., 2018 (UK),  (ARXIV, J Space Weather Space Cliamte-SWSC)
« Pendant le minimum Dalton [1797-1825], ces reconstitutions prédisent une Ap moyenne qui est environ la moitié de celle du maximum moderne [1938-2000], mais le nombre de jours de tempête (avec <Ap>=1dy > Apo) chute radicalement d'un ordre de grandeur. ... Pour le minimum de Maunder, l'Ap moyen est inférieur au grand maximum moderne par un facteur d'environ 5 et les reconstructions prédisent qu'aucun jour de tempête n'aurait été détecté.  Étant donné la forte corrélation entre les moyennes annuelles de l'indice AE et Ap (r = 0,98), il n'est pas surprenant que l'indice AE reconstruit se comporte d'une manière quelque peu similaire à Ap, avec des valeurs moyennes par rapport au maximum moderne qui sont à peu près divisées par deux pour le minimum de Dalton et par cinq pour le minimum de Maunder. ... Le nombre d'heures de forts sous-orage par an dans le minimum de Dalton [1797-1825] est estimé à 140 contre 512 dans le grand maximum moderne [1938-2000].  ... Dans le minimum de Maunder, ce chiffre tombe à 28 par an (c'est-à-dire que l'on prévoit un total de 1 680 heures de sous-orage pendant les 60 années du minimum de Maunder, contre 30 720 pour les 60 années du grand maximum moderne). ... Si l'on se tourne vers l'avenir, l'affaiblissement du moment magnétique terrestre signifie que les niveaux de perturbation terrestre pendant une future répétition des minima solaires de Dalton et de Maunder seront plus faibles et nous quantifions ici cet effet pour la première fois.  

18-38- Ukhvatkina et al., 2018 (Russie), (EGU, Climate of the Past)
« Il est bien connu que les périodes froides et chaudes du climat sont corrélées à une activité solaire intensive (par exemple, la période chaude médiévale), tandis que les baisses de température se produisent pendant les périodes de faible activité solaire (par exemple, le petit âge glaciaire ; Lean et Rind, 1999 ; Bond et al., 2001). … . Les longues périodes froides de 1643 à 1667 et de 1675 à 1690 qui ont été révélées pour un autre territoire (Lyu et al., 2016 ; Wilson et al., 2016) ont coïncidé avec le minimum de Maunder (1645-1715), un intervalle de diminution de l'irradiance solaire (Bard et al., 2000). L'année la plus froide de cette étude (1662) a été révélée à cette période également. La période du minimum de Dalton centrée en 1810 est également remarquable. ... Nous supposons qu'un cycle de 9 ans peut être lié à l'activité solaire, car, tout d'abord, de nombreux auteurs ont montré l'influence de l'activité solaire sur la variabilité du climat (Bond et al., 2001 ; Lean et Rind, 1999 ; Lean, 2000 ; Mann et al., 2009 ; Zhu et al., 2016). Deuxièmement, la corrélation significative entre la reconstruction de la température minimale d'août-décembre et le TSI [total solar irradiance] peut être considérée comme une preuve supplémentaire de cette hypothèse. Enfin, il y a une coïncidence entre les périodes froides reconstruites avec le minimum de Maunder (1645-1715) et la période minimale de Dalton centrée en 1810. L'influence de l'activité solaire dans la région est traditionnellement associée à un effet indirect sur la circulation de l'atmosphère (Erlykin et al., 2009 ; Fedorov et al., 2015). Dans la seconde moitié du 20ème siècle, les changements d'intensité du rayonnement solaire ont contribué à un réchauffement plus intensif de la partie équatoriale de l'océan Pacifique et à un afflux plus actif de masses d'air chaud vers le nord (Fedorov et al., 2015). ... Une étroite périodicité est révélée dans les reconstructions climatiques à long terme et est liée au cycle d'activité solaire de presque 200 ans dans d'autres études (Raspopov et al., 2008, 2009). Raspopov et al. (2008) ont montré que dans les reconstructions basées sur les anneaux de croissance des arbres, le cycle varie de 180 à 230 ans. De plus, la forte corrélation entre les reconstructions des températures minimales et les TSI, ainsi que le lien révélé entre les températures reconstituées et les minima d'activité solaire, nous amènent à supposer que l'activité solaire peut être le moteur du cycle de 200 ans. Un tel cycle climatique, lié non seulement à la température mais aussi aux précipitations, est révélé pour les territoires d'Asie, d'Amérique du Nord, d'Australie, de l'Arctique et de l'Antarctique (Raspopov et al., 2008). »

18-39- Knizova et al., 2018 (Tchéquie, Bulgarie), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics)
« Weng (2005) a montré que l'intensité du forçage saisonnier, modulée par l'activité solaire sur 11 ans, est probablement un facteur important à l'origine des différentes échelles de temps dominantes dans les températures régionales de la surface de la mer. Même un petit changement de la constante solaire peut entraîner un changement de régime dans la réponse avec différentes échelles de temps dominantes. L'étude climatologique à grande échelle de Scafetta (2014) révèle des signatures solaires dans les enregistrements de température de surface en tenant compte de la non-linéarité des systèmes puisque ces systèmes sont liés par des processus complexes et non linéaires. Divers paramètres atmosphériques sont, à certaines périodes, corrélés positivement et à d'autres négativement avec l'activité solaire. L'étude montre que l'utilisation d'un seul indice solaire ne permet pas de saisir toute la complexité des influences solaires sur l'atmosphère. »

18-40- Ma et al., 2018 (CCSENET.org)
«  L'activité solaire a une influence profonde sur les processus géodynamiques, et le Soleil affecte directement ou indirectement certains phénomènes terrestres sur la Terre. Certaines études ont montré que la variation de l'activité solaire est étroitement liée au changement climatique mondial et régional (Rasmus, 2006 ; Miyahara et al., 2008 ; Mendoza & Velasco, 2009 ; Ogurtsov et al., 2013 ; Dergachev et al., 2016). Après avoir analysé la variation solaire, la température globale et régionale de la surface de la mer, Weng (2005) a conclu que les signaux de changement climatique interannuels et centenaires n'étaient pas purement internes, mais aussi externes en raison de l'existence du cycle de l'activité solaire. Kilcik et al. (2008) ont utilisé les données sur la température de l'air de surface, la pression et l'absorption d'aérosols par la troposphère comme paramètres climatiques et les données sur l'indice d'éruption solaire comme indicateur de l'activité solaire, pour étudier l'effet de l'activité solaire sur la température de l'air de surface de la Turquie. Avec des séries de températures indiennes de plus de cent ans, Aslam (2014) a étudié l'influence de l'activité solaire sur le climat régional. Les résultats ont indiqué que la variation solaire pourrait encore contribuer au changement climatique en cours. »

18-41- Qin et al., 2018 (USA), (SpringerLink)
« Trois quasi-oscillations avec des cycles de 31-22, 22-18 et 12-8 ans peuvent refléter l'influence conjointe de l'AOP, de l'oscillation australe et de l'activité solaire sur la variation du climat dans les montagnes Qinling. ... le troisième cycle de 12-8 ans a présenté 18 événements froids-chauds distincts, qui étaient approximativement équivalents aux changements de l'activité solaire et de l'activité des taches solaires et correspondaient au cycle de 11 ans de sécheresse dans le nord-ouest de la Chine (Cai et Liu. 2007). Néanmoins, la croissance des arbres peut également être affectée par l'activité solaire à travers l'influence sur les variations de température, puisque l'activité solaire a été déduite des données sur les cernes des arbres dans de nombreuses régions du monde (Murphy 1990 ; Damon et al. 1998 ; Rigozo et al. 2007 ; Wang et Zhang 2011 ; Duan et Zhang 2014). Ces trois cycles indiquent que la température de juin-juillet de la limite forestière du Mont Taibai dans les Monts Qinling est très probablement affectée par les interactions à grande échelle entre l'atmosphère et l'océan et par l'activité solaire, comme le suggèrent d'autres relevés de cernes de croissance des arbres dans le nord de la Chine (Liu et al. 2005b, 2011 ; Bao et al. 2012 ; Liu et al. 2013). »

18-42- Bhushan et al., 2018  (Inde), (ResearchGate, Palaeogeography Palaeoclimatology Palaeoecology) 
« L'étude a observé que les périodes d'événements de glace dérivante déduites sur la base de l'augmentation des grains de taches d'hématite (HSG) sont raisonnablement bien corrélées avec la faible concentration de proxies détritiques impliquant une réduction du ruissellement induit par les précipitations dans le bassin versant du lac (ISM faible). La présente étude indique donc que la variabilité à court terme de l'ISM [mousson d'été indienne] dans le centre de l'Himalaya a été couplée aux événements climatiques de la latitude nord et que le forçage solaire a joué un rôle majeur dans la modulation des fluctuations climatiques à l'échelle du millénaire et du centenaire de l'Holocène. »

18-43- Zhang et al., 2018 (Chine), (Elsevier, Journal of Asian Earth Sciences)
« Les données climatiques indirectes (proxys) et la quasi-période du lac Lugu indiquent que l'ASWM [mousson du sud-ouest asiatique] s'est intensifiée avec une augmentation de l'insolation solaire aux basses latitudes et de l'activité solaire au début de l'Holocène. ... Au cours de la fin de l'Holocène, le LSI [insolation solaire aux basses latitudes] et l'ASWM [mousson du sud-ouest asiatique] ont progressivement diminué, et les signaux de la quasi période climatique ont enregistré la progression vers le sud des précipitations et de l'activité solaire de l'ITCZ. Elle a montré une synchronisation apparente avec une grande quantité d'enregistrements climatiques de la région ASWM. De plus, les signaux des activités humaines ne sont pas significatifs pour la régularité périodique, mais seulement dans les enregistrements des variables indirectes du climat. Cela suggère que l'insolation solaire à basse latitude et l'activité solaire ont dominé le changement climatique de la région ASWM pendant l'Holocène. »

18-44- Zaffar et al., 2018 (Pakistan), (SpringerLink)
« Diverses méthodes ont été utilisées pour garantir la certitude de relations significatives entre les cycles des taches solaires et certains des paramètres du climat terrestre tels que la température, les précipitations et ENSO. Cette étude étudie le comportement des cycles ENSO et les cycles mensuels moyens des taches solaires. Les cycles des taches solaires vont de 1755 à 2016, tandis que les cycles ENSO vont de 1866 à 2012. ... Les résultats de cette étude confirment que pendant la période 1980-2000, les cycles ENSO ont été très actifs. Simultanément, ENSO a été actif pendant les périodes 1982-1983, 1986-1987, 1991-1993, 1994-1995 et 1997-1998 ; ces périodes comprennent les deux périodes les plus fortes du siècle, à savoir 1982-1983 et 1997-1998. Les cycles de taches solaires et les cycles ENSO se sont tous deux avérés persistants. Les dimensions fractales auto-similaires ont montré une meilleure persistance et une meilleure corrélation par rapport à la dimension fractale auto-affine. Cette recherche fait partie d'un projet de recherche plus vaste qui étudie la corrélation des cycles des taches solaires et des cycles ENSO, et l'influence des cycles ENSO sur les variations des paramètres climatiques locaux qui dépendent à leur tour des changements de l'activité solaire. ... L'influence des conditions climatiques terrestres sur les oscillations de l'activité solaire n'est mesurable qu'à long terme. Les cycles solaires (activité solaire) et l'épisode ENSO sont corrélés entre eux. La théorie décrivant la relation entre les taches solaires et les phénomènes ENSO est prématurée, mais elle est maintenant établie par un ensemble de preuves que le cycle solaire modère le champ de vent dans la stratosphère et la troposphère. »

18-45- White et al., 2018  (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« Nos données, ainsi que les travaux publiés, indiquent à la fois une tendance à long terme de la force de l'ENSO due au forçage de l'insolation [solaire] de juin et des fluctuations décennales de grande amplitude ; ces deux comportements sont illustrés dans des modèles. Le mécanisme le mieux soutenu pour l'amortissement de l'ENSO dû à l'insolation est l'affaiblissement de la rétroaction de la remontée d'eau par le réchauffement/la profondeur des eaux de source de la thermocline dus à l'insolation. ... Une autre source potentielle de forçage décadaire-centenaire est l'irradiance solaire totale, qui variait davantage au début de l'Holocène qu'au milieu ou à la fin de l'Holocène (Marchitto et al., 2010). La modification de l'irradiance solaire est théoriquement capable d'affecter l'ENSO via le refroidissement dynamique des océans (Emile-Geay et al., 2007), et est corrélée aux variations à l'échelle du centenaire de l'ENSO de l'Holocène précoce (Marchitto et al., 2010). Dans l'ensemble, l'augmentation apparente de la variabilité décennale et centennale de la force de l'ENSO au début de l'Holocène, telle qu'elle ressort des enregistrements sur les coraux et les mollusques [Cobb et al., 2013; Emile-Geay et al., 2016], est probablement une représentation précise du comportement de l'ENSO en réponse à une série de forçages. Cependant, ces fluctuations à court terme ne peuvent pas être considérées comme une preuve de l'absence d'une tendance à long terme de l'insolation forcée. ... Dans l'ensemble, les résultats du modèle sont cohérents avec les données de substitution de l'Holocène en montrant une tendance à long terme de la force d'ENSO due au forçage de l'insolation, superposée aux fluctuations à court terme de la force d'ENSO. »

18-46- Siddiqui et al., 2018  (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« Les effets du forçage de la basse atmosphère sur l'ionosphère sont particulièrement évidents lors d'événements météorologiques extrêmes connus sous le nom de « réchauffement stratosphérique soudain » (SSWs). Pendant les SSWs, la stratosphère polaire et l'ionosphère, deux régions atmosphériques éloignées, sont couplées par la modulation induite par les SSW des marées atmosphériques migratrices et non migratrices. Les changements dans les marées solaires et lunaires semi-diurnes migratoires sont la principale source de variabilité ionosphérique pendant les SSWs. ... En outre, nous examinons l'influence des conditions de flux solaire et des phases d'oscillation quasi-biennale (QBO) sur la marée lunaire et nous constatons que les phases QBO et les conditions de flux solaire modulent la réponse de la marée lunaire de la JEE pendant les marées de la même manière qu'elles modulent le tourbillon polaire arctique en hiver. Ce travail fournit les premières preuves de la modulation de la marée lunaire de l'EJE due au QBO. »

18-47- Mazzarella and Scafetta, 2018    (Italie),  (SpringerLink)
« Selon le GIEC (2013), le forçage solaire est extrêmement faible et ne peut pas induire la température estimée à 1,0-1,5 °C depuis la LIA. Cependant, le forçage radiatif solaire est assez incertain car de 1700 à 2000, les reconstructions historiques proposées de l'irradiation solaire totale varient fortement, allant d'un minimum de 0,5 W/m2 à un maximum d'environ 6 W/m2 (cf. : Hoyt et Schatten 1993 ; Wang et al. 2005 ; Shapiro et al. 2011). De plus, on pense que le soleil peut également influencer le climat via une modulation du flux de rayons cosmiques induite magnétiquement (par exemple : Kirkby 2007) ou via l'oscillation héliosphérique liée aux résonances planétaires (par exemple : Scafetta 2013, 2014b ; Scafetta et al. 2016, et autres). Étant donné que les enregistrements solaires et climatiques présentent une corrélation assez importante tout au long de l'Holocène (cf : Kerr 2001 ; Steinhilber et al. 2012 ; Scafetta 2012, 20104b), les résultats présentés ici peuvent être assez réalistes, bien que les mécanismes physiques exacts reliant les forçages astronomiques au changement climatique soient encore mal compris. »

18-48- Seifert and Lemke, 2018  (Allemagne), (Knowledge miner)
« L'évolution de la température mondiale ne s'est pas faite directement le long de la ligne sinusoïdale nominale de 30 demi-ondes, parce que le cinquième mécanisme moteur du climat, le cycle SPO de 62 ans, modifie la ligne d'évolution avec des pics de chaleur constants. Dans le document précédent, Holocène partie 7, nous avons prouvé la cohérence de ce cycle SPO en démontrant les pics de température des 62 années précédentes à une échelle multimillénaire. Cette chronologie exacte des pics de chaleur ne peut pas être d'origine troposphérique, car, en utilisant une citation de Stocker : "Le système climatique atmosphère interne-océan est incapable de produire un forçage avec une périodicité bien définie" (Stocker et Mysak, 1992). Pour cette raison, ce forçage climatique est causé par les oscillations solaires - planétaires (Scafetta, 2013). Pour un cycle de forçage externe de plus de 60 ans, le cycle SPO est le meilleur candidat. Nous ajoutons la conclusion abstraite tirée de la dernière étude de l'AMO (Murphy, 2017) : "Nous concluons que le forçage externe joue un rôle essentiel dans la conduite de l'AMO observée". ... Seule l'analyse de reconnaissance PaKern est capable d'expliquer chaque pic de température de l'Holocène. La sous-performance des autres modèles et simulations peut être facilement expliqués. Les causes fondamentales sont les suivantes : 1. Leur omission des variations décennales et centennales de l'orbite cosmique terrestre, et 2. L'omission des variations du mouvement solaire. Au lieu de cela, les modèles et les simulations se concentrent exclusivement sur les variables internes du système atmosphère-océan, combinées à certaines caractéristiques extrêmement longues de Milankovitch, d'une longueur de 20 à 40 km, avec lesquelles les caractéristiques centenaires et du seul millénaire ne peuvent être expliquées. Par conséquent, la sous-performance doit être le résultat logique (ScafeKa, 2013). Nous soulignons à nouveau que le quatrième plateau de température plat actuel, depuis 2004 après J.-C., se poursuivra jusqu'en 2046 après J.-C., la fin du récent cycle de 62 ans de la SPO. »

18-49- Payomrat et al., 2018 (Chine, Taïlande), (Taylor and Francis online, Tellus B : chemical and Physical Meteorology)
« Au cours du troisième segment (1870-2001), la courbe de température maximale semblait être constante par rapport au taux de variation (+0,004 °C/décennie). ... Le quatrième segment, court, qui s'est déroulé de 2002 à 2013, a montré une tendance à la baisse à un taux de -0,12 °C/décennie. ... La température moyenne des premières décennies froides (1788-1829) dans la reconstruction Tmax est la plus basse parmi les quatre périodes froides, avec une température maximale moyenne de 29,82 °C. Cette condition peut résulter d'une phase de forçage climatique négatif. Un forçage solaire négatif et un forçage volcanique (également connu sous le nom de ralentissement volcano-solaire) au cours de la période 1791-1820 ont été signalés dans les reconstructions de forçage volcanique basées sur les analyses de l'indice des carottes de glace ... Deux forçages climatiques négatifs se sont produits par coïncidence au cours de la même période, à savoir le minimum de Dalton (qui se caractérisait par une faible activité solaire due à un faible nombre de taches solaires) de 1800-1820 après J.-C. (Shapiro et al, 2011) et les éruptions de deux volcans en 1809 et 1815 (Gao et al., 2008) ; ces événements ont provoqué une baisse significative de la température globale. »

18-50- Roy, 2018   (Nature)
« La variabilité du cycle solaire peut moduler le climat arctique en hiver ... Cette étude examine le rôle du cycle solaire de onze ans sur le climat arctique entre 1979 et 2016. Elle révèle que pendant ces années, lorsque l'indice des taches solaires hivernales (SSN) tombe en dessous de 1,35 écart-type (ou valeur moyenne), le réchauffement de l'Arctique s'étend de la basse troposphère à la haute stratosphère et vice versa lorsque le SSN est au-dessus. ... Le compositing détecte également une signature solaire opposée sur la couverture neigeuse eurasienne, qui est un refroidissement pendant les années minimales, tout en se réchauffant au maximum. On suppose que la réduction de la glace dans l'Arctique et une croissance en Eurasie, au cours des derniers hivers, pourraient en partie être le résultat de l'affaiblissement actuel du cycle solaire. ... Des études suggèrent que 50 à 60 % de cette perte de glace est probablement causée par des émissions anthropiques forcées de l'extérieur, le reste étant dû à la variabilité naturelle du climat. »

18-51- Guo et al., 2018 (Chine), (Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Les variations de température déduites des enregistrements sont bien corrélées avec les changements de l'irradiation solaire et de la température de l'hémisphère nord, ce qui suggère un lien possible entre le forçage solaire et les variations climatiques des 2000 dernières années sur le plateau tibétain méridional. ... La période chaude et sèche indiquée par le pourcentage élevé d'Artemisia et le faible pourcentage de Cyperaceae couvrant la MWP [Medieval Warm Period] dans le lac Yamzhog Yumco semblait chronologiquement correspondre à une forte période de rayonnement solaire (Stuiver, 1998 ; Fig. 8A), ainsi qu'à une période chaude dans les reconstructions de la température de l'hémisphère nord (Mann et Jones, 2003 ; Fig. 8B). Cette étude a émis l'hypothèse que le rayonnement solaire relativement élevé pourrait être à l'origine de la chaleur et de la sécheresse sur le plateau tibétain du sud pendant la MWP [Medieval Warm Period]. Le rayonnement solaire relativement faible pendant la LIA [Petite période glaciaire] suivante a pu faire baisser la température dans le sud du plateau tibétain, et la température abaissée a pu augmenter encore l'humidité en supprimant l'évaporation. ... Il a été déterminé que l'irradiation solaire a probablement joué le rôle le plus important dans l'influence des variations climatiques sur le plateau tibétain méridional sur une échelle de temps de plusieurs siècles. »

18-52- Li et al, 2018 (Chine), (SpringerLink)
« Les reconstitutions basées sur le pollen montrent généralement un optimum climatique au début de l'Holocène, avec à la fois des pluies de mousson abondantes et des conditions thermiques chaudes, et une tendance à la baisse des valeurs PANN et TANN au milieu et à la fin de l'Holocène. Les principales forces motrices des changements climatiques de l'Holocène dans la région de la LYR sont probablement l'insolation solaire estivale associée à des circulations climatiques tropicales ou subtropicales à grande échelle telles que la zone de convergence intertropicale (ITCZ), l'anticyclone subtropical du Pacifique occidental (WPSH) et El Niño/oscillation australe (ENSO). »

18-53- Ma et al., 2018 (CCSENET journal)
« L'activité solaire a une influence profonde sur les processus géodynamiques, et le Soleil affecte directement ou indirectement certains phénomènes terrestres sur la Terre. Certaines études ont montré que la variation de l'activité solaire est étroitement liée au changement climatique mondial et régional (Rasmus, 2006 ; Miyahara et al., 2008 ; Mendoza & Velasco, 2009 ; Ogurtsov et al., 2013 ; Dergachev et al., 2016). Après avoir analysé la variation solaire, la température globale et régionale de la surface de la mer, Weng (2005) a conclu que les signaux de changement climatique interannuels et centenaires n'étaient pas purement internes, mais aussi externes en raison de l'existence du cycle de l'activité solaire. ... De plus en plus de personnes attachent de l'importance aux études sur la variation solaire à long terme (Usoskin & Mursula, 2003 ; Yin et al., 2007 ; Ma, 2007, 2009). Cependant, les observations directes de l'activité solaire au cours des quatre derniers siècles sont insuffisantes pour calculer la variation solaire à long terme. Certaines approximations, dont le 14C, le 10Be et les variations géomagnétiques, peuvent refléter l'activité solaire. Par conséquent, l'activité solaire passée peut être reconstruite avec ces approximations. Dans ce travail, la transformée en ondelettes continues rectifiées révèle des signaux de cycle de presque 500 ans existant dans la série reconstruite de l'activité solaire. ... L'enregistrement du pollen reflète la dynamique des zones de végétation verticales et le changement de température. En utilisant un enregistrement pollinique à haute résolution d'un lac laminé annuellement en Asie de l'Est, Xu et al. (2014) ont révélé des fluctuations périodiques froid-chaud de presque ~500 ans au cours des 5350 dernières années. »

18-54- Zhang et al., 2018 (Chine, UK), (Elsevier, Journal of Asian Earth Sciences)
« La preuve du forçage solaire de la variabilité des températures estivales à partir du site sur des échelles de temps centenaires où les principales périodicités solaires (à 855±40, 465±40, 315±40 et 165±40 ans) sont révélées. En utilisant un filtre passe-bande, des fluctuations cohérentes ont été trouvées dans la force de la mousson d'été asiatique, le climat de haute latitude de l'hémisphère nord et les températures terrestres de haute altitude des latitudes moyennes (26 °N) avec des cycles de taches solaires depuis environ 7,6 ka. ... Les changements de l'irradiance solaire peuvent influencer directement la variation de la température à la surface du continent et les circulations océan-atmosphère (Gray et al. 2010 ; Shindell et al. 2001 ; Wang et Dickinson 2013). Lorsque la TSI est réduite, les effets de propagation vers le bas ont été déclenchés par des changements dans la partie supérieure de l'atmosphère.  Cela conduit à un refroidissement de la stratosphère et l'hémisphère nord connaît généralement des climats plus frais (Kaufmann et al. 2011 ; Shindell et al. 1999 ; Wang et Dickinson 2013). En outre, les réactions atmosphériques sensibles autour de la région de l'Atlantique Nord à une réduction de la TSI pourraient réduire l'intensité des eaux profondes de l'Atlantique Nord (NADW), refroidir la température de surface de l'océan et déclencher la migration vers le sud des vents d'ouest des latitudes moyennes et la position moyenne de la ZCIT (Shindell et al. 2001). »

18-55- Sjolte et al., 2018 (Suède, Suisse, Danemark, Allemagne), (EGU, Climate of the Past, discussion)
« La réponse de la température aux minima solaires à long terme est un refroidissement au Groenland, en Islande et en Europe occidentale pendant les minima solaires. Ce schéma de refroidissement correspond bien au refroidissement suggéré pendant le petit âge glaciaire dans les enregistrements de substitution du Groenland (Stuiver et al., 1997), de l'Islande (Moffa-Sanchez et al., 2014) et de l'Europe (Luterbacher et al., 2004). Une réponse de type NAO au forçage solaire à long terme donnerait des réponses de température opposées au Groenland et en Europe, ce qui n'est pas le cas. Nous ne trouvons aucune relation cohérente entre notre ONA reconstruite et le forçage solaire. Nous souhaitons plutôt souligner l'importance du lien entre l'activité solaire et les schémas de circulation secondaire, qui capte probablement la principale réponse au forçage solaire à l'échelle décennale ou centennale. »

18-56- Degroot, 2018 (USA), (Wiley Online Library, Wires Climate Change)
« Les chercheurs de nombreuses disciplines ont utilisé diverses méthodes et sources pour établir qu'entre le 15e et le 18e siècle, un "petit âge glaciaire" a considérablement refroidi le climat de la Terre. Au cours de quatre périodes particulièrement froides - le minimum de Spörer, la fluctuation de Grindelwald, le minimum de Maunder et le minimum de Dalton - les températures en chute libre ont à la fois provoqué et reflété des changements dans la circulation atmosphérique qui ont modifié les schémas régionaux de précipitation. De nombreux chercheurs ont fait valoir que les conditions météorologiques de ces périodes froides ont provoqué ou aggravé les pénuries alimentaires régionales, les famines, les rébellions, les guerres et les épidémies, d'une manière qui pourrait avoir contribué à la mortalité massive dans le monde moderne. »

18-57- Bednarz et al., 2018  (UK, Allemagne), (Atmospheric Chemistry and Physics, EGU)
« Il est maintenant bien compris que les changements dans le rayonnement ultraviolet (UV) entrant associés au cycle solaire de 11 ans influencent les températures et les concentrations d'ozone dans une grande partie de la stratosphère (par exemple Penner et Chang, 1978 ; Brasseur et Simon, 1981 ; Haigh, 1994 ; Randel et autres, 2009 ; Ramaswamy et autres, 2001 ; Keckhut et autres, 2005 ; Soukharev et Hood, 2006 ; Mitchell et autres, 2015b ; Maycock et autres, 2016). En plus d'être un facteur important de la variabilité décennale dans la stratosphère, ces effets peuvent déclencher une réponse dynamique qui se propage dans la troposphère (par exemple : Kuroda et Kodera, 2002 ; Kodera et Kuroda, 2002), affectant ainsi la variabilité du climat en surface (par exemple Thieblémont et al., 2015). »

18-58- Tang et al., 2018  (Chine), (AGU,Atmospheric Earth and Space Science, journal of Geophysical Research)
« Les changements observés de l'O3-CPM global sont bien corrélés avec les changements de l'activité solaire pendant la période 2002-2016 avec un coefficient de corrélation de 0,92, et la réponse solaire globale de l'O3-CPM est de (20,18 ± 2,24) %/100 unités de flux solaire en mésopause. Ensuite, la distribution latitudinale de l'O3-CPM et sa dépendance au cycle solaire sont présentées pour 16 cases de latitude. L'analyse de corrélation latitudinale montre que l'O3-CPM est significativement corrélé au cycle solaire à un niveau de confiance de 95% ou plus pour chaque latitude de 84°S à 70°N, et les coefficients de corrélation sont remarquablement plus élevés dans l'hémisphère sud que pour les latitudes correspondantes dans l'hémisphère nord. ... La présente analyse a démontré que la variation interannuelle globale de O3-CPM, qui est conforme au cycle solaire de 11 ans, est significativement corrélée au rayonnement solaire, à la densité [O] et à la température et n'est pas corrélée à la densité [H] en mésopause. Ces corrélations significatives sont présentées, mais le principal facteur est l'activité solaire. »

18-59- Cionco et al., 2018 (Argentine), (ResearchGate, new Astronomy),
« Nous présentons un nouvel ensemble de forçage du rayonnement solaire qui intègre désormais non seulement la perturbation gravitationnelle des orbites géométriques Soleil-Terre-Lune mais aussi la modulation magnétique solaire intrinsèque de l'irradiation solaire totale (TSI). Ce nouvel ensemble de données, qui couvre les 2000 dernières années ainsi qu'une projection prospective sur environ 100 ans basée sur les résultats récents de Velasco-Herrera et al. (2015), devrait fournir une base réaliste pour examiner et évaluer le rôle du forçage solaire externe sur le climat de la Terre sur des échelles de temps décennales, multidécennales à multicentennales. »

18-60- Xavier Crosta, Julien Crespin, Didier Swingedouw et al., 2018  (France, Bordeaux et CNRS) , (ResearchGate, Global and Planetary Change)
« Les changements de l'insolation saisonnière au sud de 60°S ont été suggérés comme étant le principal mécanisme de forçage, la forte diminution de l'insolation printanière au cours des 6 derniers kyrimes (~30 W-m-2) ayant permis à la glace de mer de printemps de fondre plus tard dans l'année, tandis que l'augmentation de l'insolation estivale (~15 W-m-2) aurait permis aux eaux de surface libres de glace de se réchauffer et de retarder la formation de glace de mer en automne (Pike et al., 2009). Nos simulations confirment que les changements de l'insolation saisonnière [rayonnement solaire incident de surface] ont eu un impact profond sur les températures de surface et de subsurface des océans qui, à leur tour, peuvent avoir eu un impact sur la décharge de la glace glaciaire. La réponse holocène simulée de la température estivale de la subsurface dans l'ensemble de trois membres montre une augmentation de la profondeur de l'eau de 0 à 200 m depuis ~5 kyr BP, avec des anomalies chaudes épisodiques atteignant jusqu'à 500 m pendant la période de 5 à 2 kyr BP. Ce réchauffement peut être interprété comme une réponse directe à l'augmentation de l'insolation estivale au sud de 60°S qui pénètre en profondeur. »

18-61- Prestes et al., 2018 (Brésil),   (EGU, Anales Geopysicae)
« Dans chaque série de croissance des cernes, des périodes de 2 à 7 ans ont été trouvées, peut-être liées aux phénomènes El Niño/La Niña, et une période de 23 ans a été trouvée sur , qui peut être liée à la variation de température. Ces nouveaux résultats pourraient représenter la réponse de la croissance des cernes de croissance aux conditions climatiques locales pendant leur durée de vie, et au couplage non linéaire entre le Soleil et la variabilité climatique locale responsable des variations climatiques régionales. ... Les données sur les cernes de croissance des arbres ont été utilisées pour reconstruire le climat (par exemple, Case et MacDonald, 1995 ; Jacoby et al. 2003 ; D'Arrigo et al. 2001 ; Salzer et Kipfmueller, 2005 ; Shao et al. 2005 ; Therrell et al. 2006 ; Lorensi et Prestes, 2016), et il existe des preuves de l'influence du soleil sur ces données à des échelles de temps allant de décennies à siècles. En outre, il existe des preuves de cycles solaires dans les séries chronologiques d'anneaux d'arbres vivants et fossiles (Mori, 1981 ; Ammons et al., 1983 ; Nordemann et al., 2005 ; Raspopov et al., 2011 ; Prestes et al., 2011, 2014 ; Dorotovic et al., 2014 ; Perone et al., 2016). ... En résumé, ces résultats indiquent que la variabilité de la croissance des cernes d'Araucaria angustifolia est étroitement liée à la variation de la température et des précipitations. Ce fait est peut-être dû aux effets non linéaires de la variabilité du Soleil, et à l'El Niño-oscillation australe dans le système climatique sur le sud du Brésil. »

18-62- Daspattnayak et al., 2018  (wwJournals.com)
« Cette étude a porté sur les données recueillies entre 1952 et 2012 après J.-C. pour l'étude de la corrélation entre les précipitations et les taches solaires dans le nord-ouest de l'Inde (plus précisément dans la ville de Jaipur). ... Pendant les périodes d'activité solaire maximale et minimale, les précipitations à Udaipur se sont avérées supérieures à la moyenne, ce qui indique que l'activité solaire a contribué à la précipitation des nuages pendant les saisons de mousson après la condensation et la nucléation. ... Afin de comprendre plus clairement la tendance systématique de la pluie et son attribution au SSN [numéro de tache solaire], les histogrammes de la moyenne du SSN [numéro de tache solaire] et de la pluie sont représentés en deux parties de la figure 5.7. Nous avons trouvé ici des tendances claires des précipitations maximales pendant les périodes de maximum et de minimum du SSN [nombre de taches solaires]. »

18-63- McCrann et al., 2018  (Australie), (ResearchGate, International Journal of GEOMATE)
« L'effet de l'activité du Soleil sur le climat de la Terre a été identifié depuis les années 1800. Cependant, il reste encore de nombreuses inconnues concernant les mécanismes qui relient le climat de la Terre à la variation de l'irradiation solaire. La modélisation du climat qui met en œuvre les sciences solaires est une approche nouvelle qui tient compte de l'effet considérable que les facteurs naturels ont sur le climat, en particulier au niveau régional. Cet article traite de l'effet notable des oscillations de la planète sur l'activité du Soleil, ce qui donne une très bonne corrélation avec les modèles observés des températures de surface, des précipitations et du niveau des mers. En accord avec de nombreuses études qui ont identifié un cycle de 60 ans dans la variation de la température de la Terre, on s'attend à ce que les températures de surface atteignent un creux du cycle vers 2030-2040. En outre, compte tenu de l'influence du mouvement d'inertie solaire, un ralentissement solaire est prévu pour les cycles solaires 24 et 25, ce qui créera un faible grand minimum. On prévoit que ce faible grand minimum se traduira par un effet d'amortissement des températures mondiales et une modération ultérieure du taux d'élévation du niveau de la mer. ... Les prévisions actuelles sur l'activité solaire montrent que nous sommes dans un cycle de faible activité solaire, similaire à celui du minimum de 1900, et les cycles suivants devraient avoir une activité solaire encore plus faible, et donc une baisse des températures globales est attendue [27] - [29].  En ce qui concerne les effets de l'activité solaire, il est logique de prévoir qu'une réduction des températures moyennes mondiales pourrait se traduire par un ralentissement du taux d'élévation du niveau de la mer. ... De nombreuses études ont rapporté que des températures européennes inférieures à la moyenne ont été enregistrées pendant des périodes de faible activité solaire [3]-[7]. Ces périodes de faible activité solaire sont le minimum de Maunder (1645-1715), le minimum de Dalton (1800-1820), le minimum de 1900 (1880-1900), et une légère baisse entre 1940 et 1970. »

18-64- Kelsey, 2018 (Australie) (UQeSpace library)
« Cette recherche a trouvé une corrélation positive forte et statistiquement significative entre la reconstruction de l'insolation solaire dérivée des données de la carotte de glace 10Be de l'Antarctique et un modèle normalisé, ancré chronologiquement, de cycles astronomiques superposés qui imite le cycle climatique de ~1500 ans.  ... Soutenus par de multiples sources de preuves, les résultats de cette thèse suggèrent que le Soleil et la Lune agissent ensemble par la gravitation et l'insolation pour produire des signaux climatiques à l'échelle du millénaire, du centenaire et de la décennie grâce au forçage de l'atmosphère et des océans de la Terre par les marées. Les principaux mécanismes et composantes sont la précession, le périhélie, le périgée, la lunation et la nutation (oscillation de l'axe de la Terre). Les principales conclusions de ces résultats sont que le forçage astronomique influence la variabilité chronologique du radiocarbone, comme les valeurs des réservoirs marins, la variabilité et le décalage dans le temps des données sur le radiocarbone, et suggèrent également que le cycle SdV de 209 ans est causé par le forçage solaire et lunaire combiné plutôt que par la variabilité solaire déduite précédemment. »

18-65- Lapointe, 2018 (Quebec), (EspaceINRS)
« Les données du lac Cape Bounty East Lake révèlent un lien jusqu'alors insoupçonné entre l'un des plus grands cycles climatiques connus, l'oscillation décennale du Pacifique (ODP), et les précipitations dans cette région occidentale de l'Arctique canadien. Dans la phase négative de l'AOP, on observe une diminution de la couverture de glace de mer et une augmentation des précipitations dans la région. Ceci est lié à l'affaiblissement de la dépression des Aléoutiennes pendant la phase négative de l'AOP, tandis que des vents soutenus soufflent du Pacifique Nord et balayent l'ouest du Haut-Arctique occidental canadien, créant davantage d'évaporation et de précipitations en réponse à la réduction de l'étendue de la glace de mer. Les données climatiques du Cap Bounty suggèrent que ce lien a persisté pendant au moins 700 ans et devrait donc se poursuivre à l'avenir, ce qui devrait avoir des répercussions importantes lorsque l'AOP reviendra à la phase négative. Outre les varves du cap Bounty, celles du lac South Sawtooth contiennent également des cyclicités connues qui ont persisté au cours des 2900 dernières années. Nos données suggèrent que l'Oscillation Multidécennale Atlantique (OMA), pendant sa phase négative, favorise les précipitations nordiques sur notre site. La comparaison de nos données avec la variabilité solaire suggère également qu'il existe un lien entre une diminution de l'activité solaire et le climat régional. Comme les sites de Cape Bounty et de Sawtooth sont influencés par des oscillations externes et internes, le forçage solaire est susceptible de jouer un rôle important dans la genèse de ces cycles climatiques naturels, comme le suggère la littérature. Au lac South Sawtooth, les données montrent une baisse constante des valeurs entre 900 avant J.-C. et 1850 après J.-C., ce qui correspond à la diminution progressive de l'insolation aux hautes latitudes. »

18-66- Banerjee et al., 2018  (Inde), (Elsevier, Quaternary International)
« La variation à long terme de l'activité solaire joue un rôle clé dans le contrôle des oscillations climatiques pendant les cycles glaciaires-interglaciaires. Les enregistrements de ces changements climatiques peuvent être retrouvés dans les archives sédimentaires des dépôts sur berge des régions estuariennes des grands fleuves tropicaux qui sont alimentés par les glaciers. »

18-67- Fang et al., 2018   (Chine, Suède), (ReseachGate, Climate Dynamics)
« Les anomalies climatiques à grande échelle sont souvent modulées par des changements dans les forçages externes tels que le rayonnement solaire (Fang et al. 2014, 2015 ; Knudsen et al. 2014). Cette étude se concentre sur les liens potentiels entre le modèle NAA [Asie du Nord-Est/Antarctique] et le rayonnement solaire (Bard et al. 2000 ; Delaygue et Bard 2010). Comme le montre la figure 6a, les variations interdécennales du rayonnement solaire sont étroitement liées à la force du dipôle NAA, ce qui est clairement indiqué par les corrélations entre les HGP [hauteurs géopotentielles] en Asie du Nord-Est et en Antarctique. En général, la force du NAA augmente à partir du Petit Âge glaciaire (LIA) vers le présent, comme l'indiquent les corrélations plus négatives vers le présent, ce qui correspond à l'augmentation générale du rayonnement solaire. Les périodes de rayonnement solaire réduit du minimum de Maunder (1645-1715) et du minimum de Dalton (1790-1820) (Bard et al. 2000 ; Delaygue et Bard 2010 ; Eddy 1976) correspondent également à un faible diagramme dipolaire comme l'indiquent les corrélations négatives ou même positives affaiblies entre les variations du GPH. D'autre part, les schémas NAA les plus remarquables après les années 1950 et au XVIIIe siècle restent proportionnels aux deux périodes de pic de rayonnement solaire depuis 1656. »

18-68- Mörner, 2018 (Suède), (Scientific Research Publishing, voice of the Publisher)
«   Le concept de réchauffement climatique anthropique (AGW) dû à l'augmentation du CO2 atmosphérique est comparé au concept de réchauffement climatique naturel (NGW) dû à la variabilité solaire. L'application du concept AGW repose uniquement sur des modèles, tandis que le concept NGW repose sur de multiples observations et des faits basés sur des preuves. ... Plusieurs scientifiques (par exemple [Landscheidt, 2003] [Charvátová, 2009] [Mörner, 2010] [Mörner, 2015] [Abdussamatov, 2016]) ont montré que nous nous approchons en fait d'un nouveau minimum solaire vers 2030-2050. Par analogie avec les conditions climatiques documentées pendant les minima de Spörer, Maunder et Dalton, nous pouvons nous attendre au retour d'un nouveau petit âge glaciaire…  »

18-69- Degroot, 2018 (USA), (Wiley Online Library, advance Review),
«   Les chercheurs de nombreuses disciplines ont utilisé diverses méthodes et sources pour établir qu'entre le 15e et le 18e siècle, un "petit âge glaciaire" a considérablement refroidi le climat de la Terre. Au cours de quatre périodes particulièrement froides - le minimum de Spörer, la fluctuation de Grindelwald, le minimum de Maunder et le minimum de Dalton - les températures en chute libre ont à la fois provoqué et reflété des changements dans la circulation atmosphérique qui ont modifié les schémas régionaux de précipitation. De nombreux chercheurs ont fait valoir que les conditions météorologiques de ces périodes froides ont provoqué ou aggravé les pénuries alimentaires régionales, les famines, les rébellions, les guerres et les épidémies, d'une manière qui pourrait avoir contribué à la mortalité massive dans le monde moderne.  

18-70- He et al., 2018   (Norvège, Chine), (Taylor&Francis Online, atmospheric and Oceanic Science Letters)
« Il est bien connu que les variations de l'irradiance solaire, en particulier sur des échelles de temps quasi-décennales, exercent des effets substantiels sur le climat de la troposphère (Christoforou et Hameed 1997 Christoforou, P., et S. Hameed. 1997 ; Gray et al. 2010 Gray, L. J., J. Beer, M. Geller, J. D. Haigh, M. Lockwood, K. Matthes, U. Cubasch, et al. 2010 ; Liu et Lu 2010 Liu, Y., et C. H. Lu. 2010). Les liens étroits entre le cycle solaire de 11 ans (par exemple, le flux radio solaire à 10,7 cm (F10,7) ou le nombre de taches solaires (SSN)) et la variabilité climatique dans la troposphère-basse stratosphère ont été bien documentés (Ineson et al. 2011 ; Ineson, S., A. A. Scaife, J. R. Knight, J. C. Manners, N. J. Dunstone, L. J. Gray, et J. D. Haigh. 2011 ; Labitzke et Van Loon 1988, 1997 Labitzke, K., et H. Van Loon. 1988 ; Loon et Labitzke 1988 Loon, H. V., et K. Labitzke. 1988). Par exemple, les résultats des observations et de la modélisation ont documenté les changements des systèmes de pression régionaux et globaux associés au cycle solaire de 11 ans, y compris la migration vers l'est (vers le sud) de la dépression des Aléoutiennes (anticyclone d'Hawaï) pendant les années où les taches solaires sont minimales (Christoforou et Hameed 1997 ; Christoforou, P., et S. Hameed. 1997), les anomalies de pression positive apparentes sur le Golfe de l'Alaska en novembre-janvier des années de pointe des taches solaires (van Loon et Meehl 2008 van Loon, H., et G. A. Meehl. 2008 ; Loon et Meehl 2014 Loon, H., et G. A. Meehl. 2014), et les phases positives de l'oscillation nord-atlantique en hiver des cycles solaires maximums (Kodera 2003 ; Thiéblemont et al. 2015 ; Thiéblemont, R., K. Matthes, N.-E. Omrani, K. Kodera, et F. Hansen. 2015). ... Cette étude, basée sur un nouvel indice estimé par des simulations magnétohydrodynamiques tridimensionnelles (Wang et al. 2014 ; Wang, C., J. Han, H. Li, Z. Peng, et J. Richardson. 2014), révèle une nouvelle relation interannuelle statistiquement significative entre la moyenne annuelle de l'énergie éolienne solaire pénétrant dans la magnétosphère terrestre et l'ENSO qui en résulte au début de l'hiver. L'accumulation annuelle d'énergie éolienne solaire peut expliquer une plus grande partie de la variance interannuelle totale de l'ENSO par rapport au SSN/F10.7. Par conséquent, cette étude suggère que, même si cela peut représenter un grand défi, il est essentiel de bien décrire les processus de transmission, de conversion et de dissipation de l'énergie dans le système couplé vent solaire-magnétosphère-ionosphère pour comprendre le changement climatique et améliorer les prévisions climatiques. »

18-71- Kaftan et al., 2018  (Russie, Bulgarie), (Elvesier, KeKai- Chinese Roots Global Impact)
« Les résultats de l'analyse des niveaux annuels moyens de la mer Caspienne obtenus à partir d'observations au sol et par satellite, correspondant aux caractéristiques de l'activité solaire, aux données sur le champ magnétique et à la durée du jour, sont présentés. Les spectres des processus indiqués ont été étudiés et leurs modèles d'approximation ont également été construits. Les relations statistiques supposées précédemment entre les processus géophysiques spatiaux et les changements du niveau de la mer Caspienne (CSL) ont été confirmées. Un lien étroit a été révélé entre les modèles à basse fréquence des paramètres de l'activité solaire et géomagnétique et les changements du niveau de la mer Caspienne (CSL). ... Les résultats de la comparaison des spectres (Fig. 1) confirment l'existence d'oscillations de périodes proches tant au niveau de la mer Caspienne que dans l'activité solaire pour la partie basse fréquence des spectres. Il y a des pics dans les spectres de puissance près d'un siècle et deux siècles environ. ... La relation inverse entre l'activité des taches solaires et les flux de rayons cosmiques galactiques (GCR) dans l'atmosphère et à la surface de la Terre (effet Forbush) provoque la variation de la densité électron-ion dans la troposphère. La densité électron-ion est très faible dans la troposphère par rapport à la haute atmosphère. Cependant, elle affectera le taux de production d'aérosols, le taux de production de nuages et la couverture nuageuse totale au-dessus de la surface de la Terre [Dergachev et al., 2012], [Svensmark et Friis-Christensen, 1997]. L'effet pourrait être lent, mais un refroidissement planétaire significatif (de l'ordre de 0,4-0,8°C) peut se produire pendant les périodes de grands minima solaires [Damon et Sonett, 1991], comme le minimum de Dalton (1794/98-1833), le minimum de Maunder (1640-1720), le minimum de Spoerer (1420-1550), le minimum de Wolf (13ème siècle), le minimum de Oort (11ème siècle) et le nouveau grand minimum solaire après 2008 [Komitov et Kaftan, 2013]. Le minimum solaire de Gleissberg-Gnevishev (1898-1923) pourrait également être qualifié de grand minimum solaire. L'effet de refroidissement pourrait entraîner une diminution de la vaporisation de la mer Caspienne. Un autre événement parallèle pourrait provoquer une augmentation des précipitations en Europe de l'Est, y compris dans le bassin de drainage de la Volga. L'augmentation de l'intensité des précipitations pourrait également augmenter le débit de la Volga. Si la diminution de l'effet de vaporisation de la surface de la mer Caspienne apparaît simultanément, elle pourrait entraîner des tendances à la hausse de la CSL pendant les périodes de grands minima solaires, y compris la première moitié du 21ème siècle. ... Il est à noter que depuis 1590, toutes les fortes éruptions volcaniques se sont produites pendant les périodes d'extrêmes solaires, mais plus souvent pendant les périodes de minima solaires. Toutes les éruptions volcaniques les plus fortes (Vei=>5) au cours des dernières 500 ans près des époques des maxima ou minima solaires de 11 ans se sont produites. Les époques des grands minima solaires sont caractérisées par une activité volcanique plus élevée que les autres [Kaftan, 2011]. L'activité volcanique plus élevée entraîne des émissions de gaz acides plus importantes (principalement du SO2) dans l'atmosphère, ce qui constitue un mécanisme indirect supplémentaire pour une production plus intensive d'aérosols et de nuages à l'échelle planétaire, ainsi que des précipitations plus importantes dans le bassin de drainage de la Volga pendant les périodes de minimums solaires. Cela pourrait générer des valeurs de CSL plus élevées pendant les grandes époques de minima solaires. »

18-72- Lüning et al., 2018  (Suisse, Pologne, Argentine, Uruguay, Bresil, Allemagne), (Elsevier, Quaternary International)
«   Le réchauffement de l'AMC [anomalie climatique médiévale] en Amérique du Sud et du NH semble s'être produit de manière largement synchrone, atteignant probablement des intensités comparables. Les études futures devront combler les lacunes importantes des données MCA qui existent encore en dehors des Andes, dans les parties centrales et orientales du continent. Les facteurs clés les plus probables du changement climatique médiéval sont les cycles pluricentenaires des océans Pacifique et Atlantique, probablement liés au forçage solaire. ... Le MCA est caractérisé par une activité solaire généralement élevée qui a duré de 725 à 1250 après J.-C., à l'exception du bref Oort minimum au début du MCA à 1010-1050 après J.-C. (Fig. 5). L'activité solaire et les cycles océaniques présentent plusieurs similitudes dans leur développement. La plupart des cycles océaniques sont devenus positifs pendant le MCA à activité solaire, à l'exception de l'AOP qui semble généralement inversée par rapport aux autres (Fig. 5). Au cours de la LIA suivante, l'activité solaire a diminué et la plupart des cycles océaniques sont devenus négatifs. Les processus physiques qui peuvent relier l'activité solaire, les cycles océaniques et le climat sont encore très peu clairs, mais font l'objet de recherches actives (par exemple, Arblaster et Meehl, 2006 ; Hassan et al. 2016 ; Kuroda et Kodera, 2005 ; Li et Xiao, 2018 ; Mehta et Lau, 1997 ; Nuzhdina, 2002 ; Roy et Haigh, 2011 ; Salas et al. 2016 ; Yan et al. 2011). Néanmoins, un grand nombre de preuves empiriques ont été publiées qui suggèrent une composante solaire importante dans le climat sud-américain. »

18-73- Bhowmik and Nandy, 2018  (Inde), Nature, Communications)
« Notre prévision d'ensemble indique la possibilité d'un cycle un peu plus fort que prévu jusqu'à présent, ce qui devrait contrecarrer la tendance significative à l'affaiblissement multicyclique de l'activité solaire. Nos résultats excluent certainement un cycle 25 nettement plus faible que le cycle 24 et ne confirment donc pas les attentes croissantes d'un glissement imminent vers un grand minimum de l'activité solaire à la Maunder. Cela a donné lieu à des spéculations associées concernant une période de refroidissement global (dans le climat de la Terre) ; ces résultats annulent de telles possibilités au moins pour la prochaine décennie environ. »

18-74- Danladi and Akçer-Ön, 2018  (Turquie), (Elvesier, Quaternary Intenational)
«   Les périodes où le niveau des lacs est plus élevé correspondent aux maxima solaires de l'irradiation solaire totale et vice versa. De plus, les données du lac Salda montrent clairement la période froide sèche de l'âge sombre (DACP), l'anomalie climatique humide médiévale (MCA), le petit âge glaciaire sec (LIA) et la période chaude humide moderne (MoWP). Ces données suggèrent que le forçage solaire, par son influence sur la circulation atmosphérique, est le principal mécanisme de changement climatique durant la DACP, l'AMC, la LIA et la MoWP [période de réchauffement moderne] dans cette région. »

18-75- Mekhaldi, 2018 (USA), (Lund University Publications)
« Le Soleil est la principale source du système climatique de la Terre. Ses fluctuations d'irradiation sont également connues pour avoir un impact sur le climat. En outre, les changements de l'activité solaire modulent les taux de production atmosphérique des radionucléides cosmogènes (par exemple 10Be, 14C, 36Cl) qui finissent tous par se déposer dans différentes archives environnementales. Le signal de l'évolution de l'activité solaire dans le temps peut ainsi être récupéré et mesuré à partir de ces archives, comme les carottes de glace, les cernes des arbres ou les sédiments des lacs. L'étude des deux archives sur la même échelle de temps suggère que les oscillations climatiques observées au Groenland, puis en Europe occidentale, pourraient être attribuées, en partie, au forçage solaire. »

18-76- Nurtaev, 2018  (Allemagne), (Journal of the Georgian Geophysical Society)
« Nous avons analysé la variabilité de la température des différentes stations météorologiques du Japon sur une période de cent ans en fonction de l'activité solaire et avons constaté une forte corrélation positive entre les tendances de température et les taches solaires. ... Sur des échelles de temps allant de décennies à des siècles, les fluctuations de la température de l'air dépendent directement ou indirectement des changements du rayonnement solaire. De nombreux paramètres météorologiques varient en fonction de l'endroit et des périodes, et la plupart des variations sont faibles et difficiles à détecter. ... Conformément aux prévisions du NGDC, les cycles solaires 24 et 25 seront très faibles [...]. Le nombre moyen de taches solaires a été calculé comme W = 35 pour le cycle solaire 24 et pour le cycle solaire 25 inférieur à W = 35, NGDC (2009). Cela conduira en fait à une diminution de la température dans toutes les villes étudiées de 1 à 1,5°C dans les deux cycles solaires moyens. »

18-77- Brahim et al., 2018  (Chine), (Scientific Reports)
« Notre dossier δ18O [hydroclimat] révèle des cycles centenaires similaires aux cycles solaires bien connus. Il est intéressant de noter qu'un cycle de 200 ans persiste tout au long de l'enregistrement. La comparaison avec les reconstructions du forçage solaire montre une cohérence frappante, et l'ondelette croisée montre en outre une corrélation claire avec la puissance la plus élevée à des périodicités similaires au cycle solaire de Vries-Suess. Les périodes de faible irradiance pendant les périodes de minima solaires bien connues coïncident avec des pics négatifs de δ18O, ce qui est cohérent avec les résultats du modèle qui suggèrent que l'ONA réagit à l'activité solaire. »

18-78- Hoffman and von Savigmy, 2018   (Allemagne), (EGU, Atmospheric Chemistry and Physics Discussion)
« Les variations solaires introduisent une variabilité atmosphérique et de nombreux effets ont été identifiés dans le passé, en particulier dans l'atmosphère moyenne, où la forte variation des UV est importante. Les signatures du cycle de 27 jours ont été trouvées dans, par exemple, la température (Hood, 1986 ; von Savigny et al., 2012 ; Thomas et al., 2015), les gaz à l'état de traces (par exemple, Hood, 1986 ; Robert et al., 2010 ; Thomas et al., 2015 ; Fytterer et al, 2015 ; Lednyts'kyy et al., 2017), les nuages mésosphériques polaires (par exemple, Robert et al., 2010 ; Thurairajah et al., 2017 ; Köhnke et al., 2018), et très récemment les hauteurs de réflexion des ondes radio (von Savigny et al., 2018). Les interactions entre la variabilité solaire et atmosphérique font toujours l'objet de recherches en cours, qui visent à la fois à identifier les paramètres les plus affectés et à élucider les mécanismes sous-jacents. Outre les implications dans l'atmosphère moyenne, une discussion sur les signatures possibles à 27 jours dans la troposphère a été récemment lancée, principalement dans le contexte de la convection et des nuages (Takahashi et al., 2010 ; Hong et al., 2011 ; Miyahara et al., 2017 ; Hood, 2018), mais également en rapport avec la température (Hood, 2016). Plus encore que pour les effets de l'atmosphère moyenne, des questions se posent concernant les mécanismes à l'origine des signatures troposphériques. Hood (2018) résume les deux grandes classes d'idées ; d'une part les mécanismes "ascendants", qui supposent que les seules légères variations de la STI produisent des changements de chauffage suffisamment forts directement dans la troposphère pour générer les modulations observées dans la haute troposphère. D'autre part, les mécanismes "descendants", qui prennent comme point de départ les effets stratosphériques des plus fortes variations de l'UV ; par le biais d'une chaîne d'effets, les changements stratosphériques pourraient entraîner une modification de la stabilité statique de la haute troposphère et, partant, une modification de la convection profonde de la troposphère, avec des implications pour les nuages et la température. »

Modulation solaire des rayons cosmiques galactiques/changements de la couverture nuageuse

18-79- Govil et al., 2018  (Inde),  (Elvesier, Polar Science)
« L'analyse spectrale des paramètres sédimentologiques révèle les périodicités significatives (>95% de signification) centrées sur les années ∼1067, ∼907, et ∼824. Les tendances à long terme des données suggèrent la possible fluctuation de la calotte glaciaire de l'Antarctique superposée aux fluctuations climatiques globales dues à l'activité solaire ... La curiosité des climatologues se porte sur le mécanisme de réaction du système climatique en réponse aux changements du forçage solaire. Deux mécanismes possibles sont proposés qui agissent sur les processus atmosphériques. Le premier mécanisme comprend l'action de la couche d'ozone en augmentant le rayonnement UV avec l'activité solaire. Il doit avoir augmenté la température de la stratosphère, ce qui produit des vents plus forts dans la basse stratosphère et la troposphère. Ces vents forts dans la troposphère entraînent le déplacement des cellules de pression et des trajectoires des tempêtes, ce qui finit par perturber le système climatique (Schindell et al., 1999 ; Crosta et al., 2007). Le deuxième mécanisme proposé tient compte des rayons cosmiques et de la couverture nuageuse responsables de l'amplification du forçage climatique (Svensmark, 2000). On pense qu'une forte activité solaire est responsable d'un refroidissement moindre de la basse atmosphère en raison de la réduction de la couverture nuageuse (Marsh et Svensmar, 2000). À l'inverse, une faible activité solaire serait responsable d'un refroidissement supplémentaire de la basse atmosphère. Ces deux mécanismes de rétroaction responsables du forçage climatique dû à l'activité solaire peuvent fonctionner seuls ou en conjugaison et se superposent également à d'autres forçages climatiques ainsi qu'à la variabilité du cycle interne (Rind, 2002). En outre, l'augmentation périodique de l'activité solaire entraîne une hausse de la température dans la basse atmosphère, ce qui provoque la fonte des glaces dans la région de l'Antarctique. Elle peut en outre assurer la périodicité de l'écoulement de l'eau douce dans les lacs de Schirmacher et donc réguler l'environnement de dépôt du lac d'étude. »

18-80- Frigo et al., 2018  (Brésil), (EGU, Annales Geophysicae)
« Dans ce travail, nous étudions la relation entre les cycles de 11 ans et de 22 ans qui sont liés à l'activité solaire et aux GCR [rayons cosmiques galactiques] et la température moyenne annuelle enregistrée entre 1936 et 2014 dans deux stations météorologiques, toutes deux situées à une latitude de 26◦ S mais à des longitudes différentes. ... Les données sur les taches solaires et le potentiel de modulation solaire des rayons cosmiques ont été utilisés comme des approximations de l'activité solaire et des GCR, respectivement. Notre étude de l'influence des cycles décadaires et bidécadaires sur les données de température a été réalisée en utilisant le spectre de cohérence de la transformation en ondelettes (WTC). Les résultats indiquent que des périodicités de 11 ans peuvent avoir modulé en continu le climat à TOR [Torres, Brésil] par un mécanisme non linéaire ... . Les résultats obtenus offrent une preuve mathématique indirecte que l'activité solaire et les variations de la GCR ont contribué aux changements climatiques dans le sud du Brésil au cours du siècle dernier. La contribution d'autres mécanismes également liés à l'activité solaire ne peut être exclue. »

18-81- Wilson and Sidorenkov, 2018 (Australie),  (Journal of Earth Science & Climatic Change)
« Le fait que les périodes de huit des neuf pics les plus importants du spectre d'alignement lunaire (colonne 3 du tableau 2) correspondent étroitement à celles des spectres de ϕm [modulation solaire potentielle] et de Tm [température maximale quotidienne], étaye fortement l'affirmation selon laquelle ces trois phénomènes sont étroitement liés les uns aux autres. ... les analyses des composantes principales des enregistrements 10Be et 14C montrent que, sur des échelles de temps allant de plusieurs décennies à un siècle, le signal de production de radionucléides représente 76 % de la variance totale des données [18,19]. Cela impliquerait qu'il existe un lien de cause à effet entre Tm [température maximale quotidienne] et le flux GCR proche de la Terre, un facteur lié à ce dernier entraînant le premier.  ... Une hypothèse implicite utilisée par ceux qui rejettent les modèles de nuages GCR [rayons cosmiques galactiques] est que le flux GCR frappant la Terre doit produire des changements dans la quantité totale de couverture nuageuse sur la majorité du globe afin d'affecter de manière significative la température moyenne mondiale. Cependant, cette hypothèse ne tient pas compte de la possibilité que des changements régionaux dans la quantité de couverture nuageuse puissent influencer la vitesse à laquelle le système climatique de la Terre se réchauffe ou se refroidit. Bien sûr, pour que cela soit vrai, il faudrait que des observations montrent que le flux GCR peut affecter le niveau de la couverture nuageuse à l'échelle régionale. Cette hypothèse est soutenue [23] par des données au sol sur plusieurs décennies qui montrent qu'il existe une corrélation faible mais significative entre les quantités de couverture nuageuse régionale et le niveau global des flux GCR. En outre, Larken et al (2010) ont constaté qu'il existe une corrélation positive forte et robuste entre les variations statistiquement significatives du flux de rayons GCR à court terme (quotidien) et les diminutions les plus rapides de la couverture nuageuse aux latitudes moyennes (30° - 60° N/S). De plus, Larken et al. [2010] constatent qu'il existe un lien causal direct entre les changements observés dans les nuages et les changements de la température atmosphérique au niveau de la mer, sur des périodes similaires. 
Par conséquent, la connexion solaire entre Tm et ϕm peut être résumée à l'aide d'un modèle heuristique luni-solaire comme celui illustré à la figure 6. Tout d'abord, le modèle propose qu'il doit y avoir un certain facteur, encore inconnu, associé au niveau de l'activité solaire sur le Soleil (par exemple, peut-être le niveau global de la GCR frappant la Terre) qui produit des changements systématiques à long terme dans la quantité et/ou le type de couverture nuageuse régionale. Deuxièmement, le modèle propose que les changements de la couverture nuageuse régionale qui en résultent entraînent des variations des différences de température entre les tropiques et les pôles qui, à leur tour, entraînent des modifications de la force maximale des vents tropicaux zonaux. Troisièmement, le modèle propose en outre que ce sont les changements à long terme de la quantité et/ou du type de couverture nuageuse régionale, combinés aux variations des différences de température entre les tropiques et les pôles, qui entraînent les changements à long terme du flux d'énergie et d'élan vers les pôles. Enfin, le modèle propose que ce soit ce flux qui régit la vitesse à laquelle la Terre se réchauffe et se refroidit, et donc qui détermine les changements à long terme de la température moyenne mondiale.»

18-82- Sapozhnikova et al., 2018  (Russie), (IOP Conference Series, Earth and Environmental Science)
« Malgré les faibles variations de la constante solaire, elles sont censées avoir une influence modulante sur le climat local (régional) [Frӧhlich, 2010 ; Lean et Rind, 2008], qui peut être plus sensible aux changements de l'activité solaire [Grey et al., 2010 ; Lockwood, 2012]. ... Le spectre croisé et le spectre de cohérence indiquent la relation entre la nébulosité et le cycle solaire, les variations de la nébulosité se produisant, selon le spectre de phase, approximativement en phase avec le cycle solaire. Les variations de nébulosité modulent l'intensité du rayonnement solaire au niveau de la surface en filtrant le rayonnement direct et en augmentant le rayonnement diffus, et cela pourrait être la raison des (СО2+Н2О) variations à l'échelle de la période du cycle solaire. La comparaison des spectres de phase [...] montre que les variations de CO2+H2O à l'échelle du cycle solaire sont approximativement en phase avec les variations de la couverture nuageuse. »

18-83- Regi et al., 2018  (Italie), (IntechOpen)
« L'estimation de la température de la surface de la Terre et du bilan énergétique de la basse atmosphère change considérablement en raison de la faible quantité, de la distribution ou des propriétés radiatives des nuages [16] : ils représentent donc l'une des plus grandes sources d'incertitude dans les prévisions du changement climatique [17]. Même de petites modulations électriques atmosphériques peuvent affecter les processus de nucléation des aérosols et la production de noyaux de condensation des nuages dans la troposphère et donc modifier les propriétés des nuages. ... D'autres études [57] menées sur les hauteurs de la troposphère à des latitudes élevées indiquent que les processus électrodynamiques à ondes courtes et les précipitations de particules énergétiques liées à l'augmentation de l'activité de Pc1-2 peuvent affecter la température troposphérique, l'humidité spécifique et la couverture nuageuse. ... Ces résultats suggèrent que l'électrodynamique module les propriétés physiques des nuages, probablement par un mécanisme microphysique de balayage électronique. »

18-84- Vieira et al., 2018  (USA),  (IOPScience, Environmental Research Letters)

« Les rayons cosmiques galactiques (GCR) sont la principale source de rayonnement ionisant dans la basse troposphère, dans laquelle des produits secondaires peuvent pénétrer le sol et les couches souterraines. Les GCR affectent les propriétés physico-chimiques de l'atmosphère terrestre, ainsi que de la biosphère. Les GCR sont modulées par l'activité solaire et la distribution latitudinale du champ géomagnétique. »

18-85- Tyasto et al., 2018 (Russie), (SpringerLink),
« Les variations des particules chargées des rayons cosmiques galactiques (GCR), qui sont causées par les variations du champ magnétique terrestre, sont l'un des phénomènes les plus importants parmi la variété de ceux qui influencent le milieu proche de la Terre et, par conséquent, le climat et le temps sur Terre. Étant les principales sources d'ionisation atmosphérique, ils influencent la transparence de l'atmosphère et jouent le rôle clé dans la formation des nuages, des orages et des éclairs (Dorman, 2009). »

18-86- Palcsu et al., 2018 (Hongrie, Nouvelle-Zélande, Allemagne, Autriche, Roumanie, USA), (NCBI, PMC, Scientific Reports)
« La relation entre la concentration atmosphérique des isotopes cosmogènes, la variation de l'activité solaire et donc le flux de neutrons secondaires a déjà été prouvée. La variation atmosphérique temporelle des isotopes cosmogènes les plus étudiés montre une anti-corrélation significative avec les cycles solaires. Cependant, comme l'apport artificiel de tritium dans l'atmosphère dû aux essais d'armes nucléaires a masqué les variations attendues du taux de production de tritium de trois ordres de grandeur, la variation naturelle du tritium dans les précipitations météorologiques n'a pas été détectée auparavant. Pour la première fois, nous fournissons des preuves claires de la corrélation positive entre la concentration de tritium des précipitations météo et le flux de neutrons modulé par l'activité magnétique solaire. Nous avons trouvé des tendances dans les séries chronologiques du tritium pour de nombreux endroits dans le monde qui sont similaires à la variation du flux de neutrons secondaires et du nombre de taches solaires. Cette variabilité semble avoir des périodicités similaires à celle du cycle solaire. L'analyse des fréquences, l'analyse de corrélation croisée, l'analyse des ondelettes continues et croisées fournissent des preuves mathématiques que la corrélation entre le cycle solaire et le tritium météoritique existe bel et bien. Nos résultats montrent que la réponse de la variation du tritium dans les précipitations au cycle solaire peut être utilisée pour nous aider à comprendre son rôle dans le cycle de l'eau. »

18-87- Veretenenko et al., 2018 (Russie), (CDN, IntechOpen)
« L'influence des rayons cosmiques galactiques (GCR) sur la formation des nuages est considérée comme une partie importante du mécanisme d'influence de l'activité solaire sur le temps et le climat. Une forte corrélation positive entre la faible quantité de nuages et les flux de GCR a été observée dans les années 1980-1990 ; cependant, au début des années 2000, elle a été violée. Dans ce travail, nous examinons la nature des liens de corrélation à long terme entre la couverture nuageuse aux latitudes moyennes et les GCR, ainsi que les raisons possibles de ce renversement de corrélation. Il a été montré que les liens entre la GCR et les nuages observés à l'échelle décennale sont indirects et causés par les effets de la GCR sur l'activité cyclonique qui dépendent des époques de la circulation atmosphérique à grande échelle. Le renversement de la corrélation entre la GCR et le nuage dans les années 2000 semble être dû à un fort affaiblissement des tourbillons polaires stratosphériques de l'Arctique et de l'Antarctique, qui entraîne un changement du couplage troposphère-stratosphère et, ensuite, de la contribution de la GCR au développement de la cyclogenèse extratropicale….
Les liens de corrélation observés entre les caractéristiques de la basse atmosphère et les phénomènes liés à l'activité solaire peuvent s'affaiblir, disparaître et même changer de signe selon la période. Ainsi, une violation du lien nuage-GCR dans les années 2000 n'est pas un événement extraordinaire. Herman et Goldberg [56] ont suggéré qu'une raison de la variabilité temporelle des liens Soleil-atmosphère pourrait être les processus à long terme du Soleil qui n'influencent pas le nombre de taches solaires et/ou certains changements des conditions atmosphériques. Veretenenko et Ogurtsov [42, 43] ont montré que le comportement temporel des liens de corrélation entre la pression de surface aux latitudes extratropicales et le nombre de taches solaires est caractérisé par une périodicité d'environ 60 ans causée par des changements dans les époques de la circulation atmosphérique à grande échelle. Les inversions des signes de corrélation ont été constatées à la fin du XIXe siècle, au début des années 1920, 1950 et au début des années 1980, coïncidant avec des changements de régime climatique aux latitudes moyennes (57), ainsi qu'avec les transitions entre les époques froides et chaudes dans l'Arctique (58). Ainsi, une violation du lien nuage-GCR dans les années 2000 ne semble pas être inattendue et peut être associée au prochain changement des époques de circulation, entraînant un changement de la contribution de la GCR à l'activité cyclonique extratropicale et, ensuite, à la formation du champ nuageux.
En effet, les changements de nébulosité peuvent fortement moduler les flux à la fois du rayonnement solaire entrant de courte longueur d'onde et du rayonnement sortant de longue longueur d'onde de la Terre et de l'atmosphère et, ainsi, influencer de manière significative l'équilibre radiatif-thermique de l'atmosphère. Les nuages de haute altitude contribuent au réchauffement de l'atmosphère, tandis que les nuages de basse altitude contribuent, en règle générale, à son refroidissement. Un afflux net de rayonnement arrivant à la surface de la Terre dans des conditions nuageuses dépend de la latitude, de la saison et de la surface sous-jacente. Selon les données obtenues par des expériences spatiales [Nimbus 7 Earth Radiation Budget experiment (N7ERB) et Earth Radiation Budget Experiment (ERBE)], lorsqu'on en fait la moyenne sur le globe, la nébulosité réduit l'apport de rayonnement solaire de 44,5-54,3 W-m-2 (selon la saison) et l'émission de rayonnement de grande longueur d'onde vers l'espace de 23,6-34,7 W-m-2 [1, 2]. En conséquence, la nébulosité réduit le réchauffement radiatif global de l'atmosphère de 17,3-26,8 W-m-2. »

18-88- Padovani et al., 2018 (Italie, Allemagne), (ARXIV, Astronomy é Astrophysics manuscript)
« La présence de petites quantités d'hydrogène atomique, détectées sous forme de creux d'absorption dans le spectre des raies de 21 cm, est une caractéristique bien connue des nuages sombres. L'abondance des atomes d'hydrogène mesurée dans les régions les plus denses des nuages moléculaires ne peut s'expliquer que par la dissociation de H2 due aux rayons cosmiques. ... Nos résultats montrent qu'une description minutieuse de la dissociation de l'hydrogène moléculaire par les rayons cosmiques peut expliquer l'abondance de l'hydrogène atomique dans les nuages sombres. Une caractérisation précise de ce processus à des densités élevées est cruciale pour comprendre l'évolution chimique des régions de formation des étoiles. »

18-89- Calogovic et al., 2018  (Croatie),  (ADS-ABS, Harvard)
« L'impact possible de l'activité solaire sur l'activité des cyclones extratropicaux ... Le mécanisme basé sur le circuit électrique global (GEC) qui s'écoule verticalement de l'ionosphère à la surface de la Terre pourrait potentiellement assurer le lien entre les particules énergétiques modulées par le soleil et le temps et le climat de la Terre. L'ionisation atmosphérique induite par les rayons cosmiques module la densité de courant verticale (Jz) et introduit les changements dans le GEC [circuit électrique mondial] qui pourraient modifier les propriétés microphysiques des nuages (Tinsley, 2008). En raison de la complexité et de l'ampleur de la GEC et de ses rétroactions, les implications possibles et l'importance de ce mécanisme sont encore largement inconnues. L'une des rétroactions possibles à l'altération de la CME pourrait être le processus d'intensification des tempêtes et l'apparition de cyclones extratropicaux. En utilisant les champs de pression au niveau de la mer (SLP) sur 6 heures des données intérimaires de l'ERA, les cyclones extratropicaux sont identifiés en suivant leurs centres de basse pression. Une analyse composite (époque-superposition) est effectuée quotidiennement pour analyser l'occurrence des cyclones extratropicaux lors des plus fortes baisses de Forbush au cours des trois derniers cycles solaires. Comme les autocorrélations sont la caractéristique commune des données géophysiques, pour tester la signification des résultats, nous utilisons des tests de signification Monte Carlo robustes. »

18-90- Kazakov et al., 2018  (Russie), (SPIE.Digital Library)
« Afin de déterminer l'influence des flux solaires et galactiques corpusculaires sur les processus météorologiques, une comparaison a été faite de la variation temporelle du rayonnement cosmique dans la gamme de plus de 3 MeV avec la variation des précipitations atmosphériques et d'autres paramètres atmosphériques pour la période 2009-2017, obtenue lors d'observations au polygone d'essais hydrophysiques de la mer Noire (BSHPG) de l'Académie des sciences de Russie dans la colonie de Katsiveli (côte sud de la Crimée). Les résultats confirment le fait que l'intensité du rayonnement cosmique a un effet significatif sur la formation d'un certain nombre de caractéristiques hydrométéorologiques de l'atmosphère (précipitations, température de l'air, humidité, nuages totaux et bas) aux échelles synoptique, saisonnière et interannuelle de la variabilité temporelle. »

18-91- Campuzano et al., 2018  (Italie, Espagne), (PLOS One)
« Nous avons appliqué pour la première fois un outil statistique récent, l'entropie de transfert, pour éclairer la question d'un lien possible entre le champ magnétique de la Terre et le climat et pour fournir de nouvelles perspectives dans son analyse future. Dans ce travail, nous avons analysé deux séries temporelles réelles ayant une évolution analogue depuis 300 ans, l'étendue de la zone de l'anomalie de l'Atlantique Sud à la surface de la Terre et l'élévation du niveau global de la mer. Nous avons analysé les anomalies des deux séries temporelles, après avoir supprimé la tendance à long terme. Les résultats semblent confirmer l'existence d'un flux d'informations entre les anomalies SAA et GSL, avec des informations plus importantes transférées de SAA à GSL et un niveau de confiance d'environ 90%. Le lien trouvé ne signifie pas que le champ géomagnétique est entièrement responsable des changements climatiques, mais plutôt qu'il est un élément moteur important des variations du climat. Ce résultat est particulièrement pertinent car il pourrait aider à trouver un mécanisme physique capable d'expliquer ce lien en écartant ceux dans lesquels le climat contrôle le champ géomagnétique et en soutenant les mécanismes associés au champ géomagnétique. ... Un autre mécanisme proposé est qu'une éventuelle réduction de la couche d'ozone dans la haute stratosphère au-dessus de la région de l'Atlantique Sud peut modifier le flux radiatif au sommet de l'atmosphère et donc provoquer des changements dans les régimes météorologiques et climatiques, y compris la couverture nuageuse. Solanki et ses collaborateurs (64) proposent un mécanisme similaire pour expliquer la relation entre l'activité solaire et le climat, en se basant sur le fait que les variations de l'activité solaire au cours d'un cycle de 11 ans sont plus intenses aux longueurs d'onde plus courtes, qui incluent le rayonnement UV. Les variations du rayonnement UV modifient les concentrations d'ozone et entraînent des changements dans la dynamique de la circulation atmosphérique. Comme nous pouvons l'observer, ces deux mécanismes mettent en relation l'activité solaire, la production de rayons cosmiques galactiques et le champ géomagnétique avec le climat de la Terre, en suggérant que tous ces éléments peuvent fonctionner ensemble et sont nécessaires pour expliquer complètement les résultats trouvés. Enfin, un mécanisme interne a été présenté par lequel un dynamisme convectif dans le noyau externe pourrait provoquer une variation du champ magnétique et une déformation élastique à la surface de la Terre [65]. »

18-92- Наурзбаева et al., 2018  (Kazakhstan), (BPH-KAZNU, Scientific Journals)
« À propos de l'influence de l'activité solaire et des rayons cosmiques sur le climat global de la Terre ... À l'heure actuelle, un grand nombre de preuves indiquent que l'activité solaire et la variabilité des rayons cosmiques galactiques ont un impact significatif sur différents processus de l'atmosphère terrestre, tels que la formation du climat global et la variation de l'épaisseur de la couche d'ozone. Cependant, en raison de la dynamique complexe de l'activité solaire, du flux de rayons cosmiques et de la température globale, des conclusions très divergentes peuvent être tirées sur le lien entre ces quantités, allant de l'argument d'une corrélation directe entre l'activité solaire et la température globale à la négation totale ou à la revendication d'une corrélation inverse. Récemment, la technique dite de cartographie croisée convergente a été développée sur la base du théorème de Packard-Takens, qui permet d'étudier la relation de cause à effet entre des séries temporelles de deux quantités, même lorsque les procédures conventionnelles n'ont pas été établies. Cette méthode a été appliquée par un certain nombre de chercheurs à l'analyse des corrélations entre divers processus chaotiques. Dans cet article, les résultats de l'application de cette technique à l'analyse des corrélations entre l'activité solaire et la température globale sont présentés. Cette nouvelle méthode montre que l'activité solaire et les rayons cosmiques ont un effet notable sur la température globale : les valeurs des anomalies de la température globale estimées sur la base des attracteurs, représentés par des séries temporelles de rayons cosmiques et d'activité solaire, ont une forte corrélation avec ses valeurs mesurées. »

18-93- Naurzbaeva et al., 2018 (Kazakhstan), (BPH-KAZNU, Scientific Journals)
«   Dans cet article, les résultats de l'application de cette technique à l'analyse des corrélations entre l'activité solaire et la température globale sont présentés. Cette nouvelle méthode montre que l'activité solaire et les rayons cosmiques ont un effet notable sur la température globale : les valeurs des anomalies de la température globale estimées sur la base des attracteurs, représentés par des séries temporelles de rayons cosmiques et d'activité solaire, ont une forte corrélation avec ses valeurs mesurées ».

18-94- Kumar et al., 2018 (Inde), (ReserachGate, Lightning Discharges, Cosmic Rays and Climate)
« Les rayons cosmiques (CR) qui pénètrent dans la basse atmosphère terrestre produisent une ionisation et affectent ainsi la conductivité électrique de l'atmosphère (Tinsley 2000 ; Rycroft et al. 2008), le circuit électrique mondial (Tinsley 2000, 2008), les taux de nucléation dans les nuages (Arnold 2006 ; Tripathi et al. 2008), les décharges de la foudre (Tinsley 2008 ; Kudela 2009), les phénomènes météorologiques spatiaux (Kudela et al. 2000), la santé humaine (Shea et Smart 2000 ; Singh et al. 2011), etc. À leur tour, la formation des nuages (Sun et Bradley 2002, 2004), les décharges de la foudre (Price 2009) et d'autres phénomènes de météorologie spatiale (Kudela et al. 2000 ; Kudela 2009) affectent le climat et, par conséquent, un lien entre les RC et le climat est actuellement étudié. Les premiers résultats de l'expérience CLOUD (Cosmics Leaving OUtdoor Droplets) au CERN, Genève, Suisse, sont encourageants dans l'étude des infuences possibles des CR sur les nuages (Duplissy et al. 2010). Récemment, Kumar et al. (2017), en utilisant des mesures effectuées en Antarctique par beau temps, ont montré que la couverture nuageuse à basse altitude (pression>680 h Pa) est positivement corrélée avec le flux de rayons cosmiques galactiques (GCR), la corrélation maximale étant de 36% pendant le long minimum solaire de 2007-2009. Au cours de cette période, les chutes de neige ont augmenté de 14 %. Les résultats sont discutés en termes de formation de noyaux de condensation des nuages médiés par les aérosols ioniques (Harrison 2000 ; Tinsley 2000 ; Wang et Panner 2009 ; Yu et Luo 2009 ; Svensmark et al. 2009 ; Siingh et Singh 2010 ; Kirkby et al. 2011). On pense que les rayons cosmiques affectent la couverture nuageuse totale de la Terre et constituent donc un facteur déterminant du climat terrestre, bien que le mécanisme physique qui sous-tend ce lien soit encore mal compris (Svensmark et Friis-Christensen 1997).
Sur la base d'observations par satellite et de modélisation numérique, Rossow et Cairns (1995) ont suggéré qu'un changement d'environ 1 % de la couverture nuageuse de la Terre correspond à un changement d'environ 0,5 Wm-2 du forçage radiatif net. Cela signifie qu'un changement d'environ 3 % (Marsh et Svensmark 2000) de la couverture nuageuse peut correspondre à un forçage radiatif d'environ 1,5 Wm-2 pendant la période 1987-1990. Au cours de la même période, l'intensité du rayonnement cosmique a changé d'environ 3,5 % (Marsh et Svensmark 2000). Ces calculs et discussions numériques supposent que le volume total des nuages est uniquement affecté par l'activité solaire, ce qui n'est pas vrai dans la situation réelle. Les paramètres météorologiques locaux tels que l'humidité, les aérosols, la pollution et la température sont également des paramètres qui déterminent la formation et la couverture nuageuse. En outre, une augmentation de la couverture nuageuse peut entraîner une baisse des températures. »

Influence sur le climat des Radiations solaires de surface

18-95- Pfeifroth et al., 2018  (Allemagne, Pologne, Belgique, Italie, Espagne), (Advances in Science & Research, Open Access Proceedings)

« Le rayonnement solaire est le principal moteur du climat de la Terre. La mesure du rayonnement solaire et l'analyse de son interaction avec les nuages sont essentielles pour la compréhension du système climatique.  ... Cette analyse multiparamétrique se concentre sur l'Europe et couvre la période allant de 1992 à 2015. Une forte corrélation entre ces trois variables a été constatée sur l'Europe. Une cohérence globale des enregistrements de données climatiques révèle une augmentation du rayonnement solaire de surface et une diminution du rayonnement réfléchi par la couche supérieure de l'atmosphère. En outre, ces tendances sont confirmées par des tendances négatives de la couverture nuageuse. Cette cohérence témoigne de la grande qualité et de la stabilité des données climatiques du CM SAF, qui sont pour la plupart obtenues indépendamment les unes des autres. Les résultats de cette étude indiquent que l'une des principales raisons de la tendance positive du rayonnement solaire de surface depuis les années 1990 est une diminution de la couverture nuageuse, même si une contribution des aérosols ne peut être totalement exclue. »

18-96- Kambezidis, 2018 (Grèce), (Elsevier, Solar Energy)
« Le climat de rayonnement solaire d'Athènes : Variations et tendances au cours de la période 1992-2017, l'ère de l'éclaircissement ... La tendance du rayonnement solaire de surface (SSR) sur la période 1900-2012 (voir le tableau 5 dans Kazadzis et al., 2018) est de +0,40%/décennie [+1,5 Wm-2/décennie], presque égale à celle trouvée dans cette étude pour la période 1992-2017. En effet, Bais et al. (2013) ont fait état d'une tendance positive de la RSS de +0,33%/an après 1990 et d'un ralentissement de sa tendance après 2000. D'autre part, la tendance de +0,41%/décennie de cette étude équivaut à +0,15 Wm-2/an (ou +1,50 Wm-2/décennie), un résultat à comparer avec les résultats d'autres études similaires. Boers et al. (2017) ont constaté une tendance annuelle moyenne du SSR [rayonnement solaire de surface] pour des conditions tout ciel de +1,81 Wm-2/décennie aux Pays-Bas sur la période 1966-2015, proche de notre tendance de +1,50 Wm-2/décennie. Une valeur plus élevée dans la tendance de la RSS en Europe (période 1983-2010) de +2,00 Wm-2/décennie pour des conditions de ciel complet a été trouvée par Sanchez-Lorenzo et al. (2017) en utilisant des données satellitaires. ... En effet, le léger éclaircissement global observé sur l'Europe (Hatzianastassiou et al., 2012) a été associé à une diminution de 5-10% (en termes absolus) de la couverture nuageuse, conformément aux résultats de Kambezidis et al. (2016). »

18-97- Pfeifroth et al., 2018 (Allemagne, Italie, Espagne), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Journal of Geophysical Research, Atmospheres)
« Le rayonnement solaire entrant est la variable climatique essentielle qui détermine le cycle énergétique et le climat de la Terre.  Dans cette étude, ces nouveaux enregistrements de données climatiques sont comparés aux mesures de surface en Europe pendant la période 1983-2015. Les résultats montrent une période d'éclaircissement global depuis les années 1980 (comprise entre 1,9 et 2,4 W/m2/décennie), avec une importante variabilité décennale et spatiale. L'éclaircissement le plus fort est observé en Europe de l'Est au printemps. ... Nous concluons que la majeure partie des tendances observées dans le rayonnement solaire de surface en Europe est causée par des changements dans les nuages et que les différences qui subsistent entre les données satellitaires et les données des stations pourraient être liées à des changements dans l'effet direct des aérosols et dans la couverture neigeuse"

18-98- Feng and Wang, 2018 (Chine), (MDPI, Remote sensing)
« Le rayonnement solaire incident de surface (Rs), qui est aussi souvent appelé rayonnement solaire descendant, est un paramètre clé dans de nombreux processus climatiques et écologiques, tels que l'évapotranspiration, la photosynthèse du couvert végétal, la production primaire nette, la gestion de la croissance des cultures, etc. Les ensembles de données R à long terme avec une couverture mondiale et une précision raisonnable ont une grande valeur de nos jours. Les observations au sol de R distribuées à l'échelle mondiale ont commencé en 1958 et fournissent des preuves solides de l'assombrissement et de l'éclaircissement de la planète.»

18-99- Pan et al., 2018 (Chine),  (MDPI, Remote Sensing)
« Introduction : L'incidence du rayonnement solaire à la surface joue un rôle fondamental et déterminant dans le climat et la vie sur notre planète [1]. Le rayonnement solaire de surface est une composante majeure du bilan énergétique de la surface et régit de nombreux processus de surface divers, tels que l'évaporation et les composantes hydrologiques associées, la photosynthèse des plantes, et l'évolution diurne et saisonnière des températures de surface. Les tendances négatives de la baisse du rayonnement solaire de surface sont appelées collectivement "atténuation", tandis que les tendances positives sont appelées "éclaircissement" [2]. Toute modification de la quantité de rayonnement solaire affecte profondément le champ de température, la circulation générale atmosphérique et océanique, et le cycle hydrologique [3].  De nombreux chercheurs à l'échelle mondiale et régionale, y compris ceux d'Amérique, d'Europe et de Chine, ont fait état d'une réduction généralisée du rayonnement solaire annuel moyen en surface, entre les années 1960 et 1980 [2,4]. Par la suite, le terme "éclaircissement" a été inventé pour souligner le fait que le rayonnement solaire global ne diminue plus sur de nombreux sites depuis la fin des années 1980 [2]. Long et ses collaborateurs [5] ont constaté que la tendance à la baisse du rayonnement solaire s'est inversée, avec une augmentation de 6 W m-2 par décennie sur le continent américain entre 1995 et 2007. Wild [6] a montré que les tendances moyennes mondiales des années 1980 se sont généralement inversées, passant de l'assombrissement à l'éclaircissement, tandis que cette étude fait état de tendances de 2,2-6,6 W m-2 par décennie entre les années 1980 et les années 2000. »

18-100- Myers et al., 2018  (AGU, Avancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
« Entre 2013 et 2015, le nord-est de l'océan Pacifique a connu les anomalies de température de surface les plus chaudes de l'histoire moderne des observations. Cette "vague de chaleur marine" a marqué le passage de la variabilité décennale du Pacifique à sa phase chaude et a été liée à des impacts significatifs sur les espèces marines ainsi qu'à des conditions exceptionnellement arides dans l'ouest de l'Amérique du Nord. Nous montrons ici que la signature subtropicale de ce réchauffement, au large de la Basse Californie, était associée à un déficit record de la couverture spatiale des nuages de la couche limite marine colocalisés. Ce déficit a coïncidé avec une forte augmentation du rayonnement solaire descendant qui a dominé le bilan énergétique anormal de la partie supérieure de l'océan, ce qui a entraîné des anomalies-record de la température de surface de la mer chaude. Notre analyse basée sur l'observation suggère qu'une rétroaction positive de la température de la surface des nuages a été la clé de l'intensité extrême de la vague de chaleur. Les résultats montrent à quel point les nuages de la couche limite peuvent contribuer aux variations régionales du climat.»

18-101- Hu et al., 2018   (Chine, USA), (SpringerLink)
« Pendant la période d'interruption du réchauffement climatique, le transfert de l'énergie de la chaleur latente de l'océan vers l'atmosphère augmente et le flux total d'énergie radiative vers la surface diminue en raison d'une réduction de l'absorption solaire causée principalement par une augmentation des nuages. ... Les observations indiquent que la température moyenne à la surface du globe (GMST) a connu un réchauffement relativement rapide du début des années 1980 au début des années 2000, mais qu'elle a presque cessé depuis, ce qui a donné lieu à ce que l'on appelle la période d'interruption du réchauffement planétaire (Easterling et Wehner 2009 ; Knight et al. 2009 ; Liebmann et al. 2010 ; Solomon et al. 2010 ; Cowtan et Way 2014 ; Trenberth 2015). ... Un autre facteur important du réchauffement rapide est l'augmentation de l'irradiation en ondes courtes (SW) reçue par la surface, appelée "éclaircissement global" (Wild et al. 2005 ; Ohmura 2009 ; Wild 2009, 2012). L'augmentation de l'irradiance d'ondes courtes est étroitement liée à la diminution de la couverture nuageuse au début des années 1980 (Eastman et Warren 2013). ... On pense également que la variabilité interne du climat contribue de manière substantielle au rythme de réchauffement rapide : certaines études soutiennent que l'oscillation atlantique multidécennale (AMO) associée à la circulation thermohaline a amplifié le taux de réchauffement de la surface, alors qu'elle était dans sa phase de réchauffement au cours des deux dernières décennies du XXe siècle (Wu et al. 2007, 2011 ; Semenov et al. 2010 ; Delsole et al. 2011) ; tandis que d'autres soutiennent que la phase positive de l'oscillation décennale du Pacifique (ODP) et l'oscillation interdécennale du Pacifique (OIP) associée ont accéléré le taux de réchauffement à la fin du XXe siècle (Trenberth et Fasullo 2013 ; Kosaka et Xie 2016; Meehl et al. 2016). »

18-102- Liu et al., 2018 (Chine), (ResearchGate, Theoretical and Applied Climatology )
« Le TP du nord (NTP) a connu un réchauffement plus important que le TP du sud (STP) en toutes saisons de 1982 à 1998, tandis que la tendance s'est inversée au cours de la période de 1998 à 2015. La vapeur d'eau s'est avérée être la principale force motrice de la tendance dans le Tmean et le Tmin en influençant la baisse du rayonnement de grandes longueurs d'onde. La durée d'ensoleillement a été le principal moteur de la tendance de Tmax [température maximale] et de DTR par une modification du rayonnement de courte longueur d'onde vers le bas qui a modifié la source d'énergie de la température diurne. La vapeur d'eau a été le principal moteur du changement de température sur le NTP, tandis que sur le STP, la durée d'ensoleillement a dominé la tendance de la température. (Les changements de concentration de CO2 ne sont pas mentionnés dans le document comme facteur dans les changements de température de 1982 à 2015).»

18-103- Wyard et al., 2018 (Belgique, Suisse), (MDPI Journals, Atmosphere)
« Sur la période 1980-2010 (période d'éclaircissement), les mesures effectuées à Saint-Hubert ont montré des tendances positives significatives au printemps et en été, évaluées respectivement à +10,7 W m-2 décade 1 et +12,0 W m-2 décade 1 (tableau S1, Matériaux supplémentaires). Les tendances saisonnières calculées à partir des résultats de MAR-ERA montrent également une augmentation significative du Eg↓ [rayonnement solaire de surface] au printemps et en été, avec des valeurs comprises entre +4 et +10 W m-2 décade 1 (figure 8b,c). En ce qui concerne le TCC, les observations montrent des tendances non significatives pour toutes les saisons (tableau S1), tandis que les valeurs modélisées par MAR-ERA montrent une diminution significative du TCC [couverture nuageuse totale], en particulier en été (figure 8g), atteignant de -2 à -4% sur l'ensemble du pays. ... Les tendances saisonnières des types de nuages calculées dans MAR-ERA montrent une diminution significative de la LCC [couverture nuageuse faible] pour 1980-2010, en particulier au printemps, avec des valeurs comprises entre -2 et -6% décennale-1, selon l'endroit (figure 9c). Nos résultats sont en accord avec ceux d'Eastman et Warren [62], qui ont également constaté une diminution de la nébulosité observée en Europe occidentale pour la période 1971-2009. Des études précédentes ont également indiqué que l'éclaircissement résulte de la combinaison d'une diminution des émissions d'aérosols et d'une diminution de la couverture nuageuse basse (LCC). Après les années 1990, la diminution de la nébulosité pourrait être devenue le facteur dominant [dans l'augmentation du rayonnement solaire de surface], selon les résultats de Mateos et al. 63, qui ont tiré des conclusions similaires pour l'Espagne, et les résultats de Sanchez-Lorenzo et al. 64 et Pfeifroth et al. 65 pour l'Europe. ... L'augmentation du Eg↓ [rayonnement solaire de surface] observée en Belgique depuis les années 1980 et surtout depuis les années 2000 pourrait s'expliquer principalement par une diminution de la couverture nuageuse basse et moyenne renforçant l'effet de la diminution de la charge en aérosols sur Eg↓ observée en Europe depuis les années 1980. »

18-104- Loeb et al., 2018  (USA), (MDPI Journals, Climate),
« Cette étude examine les changements dans le budget énergétique de la Terre pendant et après la "pause" (ou "hiatus") du réchauffement climatique en utilisant les observations des nuages et du système d'énergie radiante de la Terre. Nous constatons une réduction marquée de 0,83 ± 0,41 Wm-2 du flux moyen global réfléchi d'ondes courtes (SW) dans la partie supérieure de l'atmosphère (TOA) au cours des trois années suivant l'interruption, ce qui entraîne une augmentation de l'énergie nette dans le système climatique. Une analyse des perturbations radiatives partielles révèle que la diminution de la couverture nuageuse basse est le principal facteur de la diminution du flux TOA SW. La distribution régionale des changements du flux SW TOA associés aux diminutions de la couverture nuageuse basse correspond étroitement à celle du réchauffement de la température de la surface de la mer, qui montre un schéma typique de la phase positive de l'oscillation décennale du Pacifique. De fortes réductions du flux SW TOA sous ciel dégagé sont également constatées sur une grande partie des océans Pacifique et Atlantique dans l'hémisphère nord. Ces réductions sont associées à une diminution de la profondeur optique des aérosols, ce qui correspond à des contrôles de pollution plus stricts en Chine et en Amérique du Nord. Un cadre simple de bilan énergétique est utilisé pour montrer que le rayonnement TOA (en particulier dans le sud-ouest) a probablement joué un rôle dominant dans l'augmentation marquée de la tendance de la température au cours de la période post-hiatus. »

18-105- Swift, 2018  
« Le modèle indique une augmentation du rayonnement solaire absorbé sur la période 1979-2015 de l'ordre de 3 W/m2, qui a été causée par une diminution de l'albédo des liaisons planétaires. L'albédo des séries temporelles généré par le modèle est en accord avec l'albédo dérivé de Clouds and Earth's Radiant Energy System (CERES) sur la période 2000-2015. Le modèle indique également une légère diminution de l'émissivité globale de l'atmosphère sur la même période. Comme l'émissivité globale de l'atmosphère est fonction de la somme de toutes les espèces de gaz à effet de serre, une diminution simultanée de la vapeur d'eau atmosphérique peut compenser l'effet de l'augmentation bien documentée des gaz à effet de serre sans condensation sur la période, et entraîner une diminution nette globale de l'émissivité globale. Les ensembles de données sur la vapeur d'eau atmosphérique confirment partiellement cette conclusion, les données du projet international de climatologie des nuages par satellite (ISCCP) appuyant une diminution. ... Comme le flux de surface représenté sur la figure 7e est le produit du facteur de serre et de l'insolation solaire absorbée moins B, c'est-à-dire (P-B)/(1-ε), il est clair, d'après le modèle, que l'augmentation du rayonnement solaire absorbé, causée par une diminution de l'albédo de la liaison, a été le moteur de l'augmentation de la température de surface pendant la période 1979-2015, et aussi de l'augmentation du contenu thermique de l'océan, comme le montre la figure 7b. ... [Une] diminution de la teneur en eau de l'atmosphère, outre l'abaissement de l'émissivité de la masse atmosphérique, entraîne également une diminution de la couverture nuageuse et donc une diminution de l'albédo. »

Le Climat moderne, en phase avec la variabilité naturelle

18-106- Ault et al., 2018 (USA), (Journals Ametsoc, Journal of Climate),
« L'ouest des États-Unis a été touché par plusieurs méga-sécheresses au cours des 1200 dernières années, principalement lors de l'anomalie climatique médiévale (MCA ; 800 à 1300 CE). Une hypothèse nulle est développée pour tester la possibilité que, sur une période suffisamment longue, ces événements soient inévitables et se produisent uniquement en conséquence de la variabilité interne du climat. La distribution nulle de cette hypothèse est alimentée par un modèle linéaire inverse (LIM) construit à partir des anomalies globales de température de surface de la mer et des données de l'indice de gravité de la sécheresse Palmer auto-calibré pour l'Amérique du Nord. Bien qu'il n'ait été formé qu'à partir de données saisonnières de la fin du XXe siècle, le LIM produit des méga-sécheresses qui sont comparables, par leur durée, leur échelle spatiale et leur ampleur, aux événements les plus graves des 12 derniers siècles. L'hypothèse nulle ne peut donc pas être rejetée avec beaucoup de confiance lorsque l'on considère ces caractéristiques de la mégadécennie, ce qui signifie que des événements similaires sont possibles aujourd'hui, même sans modification des conditions aux limites. En revanche, le regroupement observé des méga-sécheresses dans le MCA, ainsi que le changement de l'hydroclimat moyen entre le MCA et la période 1500-2000, sont plus susceptibles d'avoir été causés par un forçage externe ou par une variabilité climatique interne mal échantillonnée au cours de la seconde moitié du XXe siècle. »

18-107- Brickman et al., 2018  (Canada), (Elvesier, Continental Shelf Research),
« En 2012, 2014 et 2015, des événements chauds anormaux ont été observés dans les eaux souterraines de la région du plateau néo-écossais, dans l'est du Canada. Les résultats mensuels d'une simulation numérique à haute résolution de l'océan Atlantique Nord pour la période 1990-2015 sont utilisés pour étudier ce phénomène. ... La tendance au réchauffement observée peut être attribuée à une augmentation de la fréquence de création d'anomalies de chaleur au cours de la dernière décennie. De fortes anomalies sont couramment observées dans les données et le modèle, et doivent donc être considérées comme faisant partie de la variabilité naturelle du système couplé atmosphère-océan. »

 

18-108- Kendon et al., 2018 (UK), (AMS- American Meteorological Society, Journals Online)
« La variabilité naturelle semble dominer les tendances actuelles observées (y compris une augmentation de l'intensité des fortes précipitations estivales au cours des 30 dernières années)... L'attribution des tendances des précipitations à l'influence humaine aux échelles locale et régionale n'est pas encore possible (Sarojini et al., 2016). »

18-109- Dobrovolný et al., 2018  (Tchéquie, UK), (RMetS, Royal Meteorological Society, International Journal of Climatology)
« La nouvelle reconstruction des précipitations de la MJJ se limite à la variabilité interannuelle et interdécennale, ce qui correspond à notre compréhension de la variabilité naturelle des précipitations. La reconstruction révèle deux longues périodes de faible variabilité des précipitations, aux XIIIe et XIVe siècles et dans les années 1630-1850. Elle montre également que des anomalies de précipitations de plus grande amplitude et de plus longue durée sont survenues au début du dernier millénaire que celles constatées au cours de la période instrumentale. Les tendances négatives de la teneur en humidité du sol et les changements progressifs de la distribution des précipitations annuelles, qui ont entraîné une augmentation des extrémités du régime des précipitations, peuvent être responsables de la moindre sensibilité des chênes aux précipitations après les années 1980. La nouvelle reconstruction n'indique pas de baisse récente exceptionnelle des précipitations MJJ. »

18-110- Chen et al., 2018  (Chine, Suède, Tajikistan),  (EGU, Climate of the Past Discussions)
« Les bons accords entre les enregistrements de sécheresse de l'Asie centrale occidentale et orientale suggèrent que les enregistrements du PDSI conservent les signaux de sécheresse communs et saisissent les périodes sèches/humides régionales de l'Asie centrale. En outre, l'analyse par ondelettes indique l'existence de cycles centenaires (100-150 ans), décadaires (50-60, 24,4 et 11,4 ans) et interannuels (8,0 et 2,0-3,5 ans), qui peuvent être liés à des forçages climatiques, tels que l'activité solaire et l'ENSO. »

18-111- Chen and Tung, 2018  (Chine), (Nature)
« Pendant une phase d'accélération du milieu des années 1990 au début des années 2000, l'AMOC a stocké environ la moitié de la chaleur excédentaire à l'échelle mondiale, contribuant ainsi au ralentissement du réchauffement climatique. En revanche, depuis le début des observations d'amarrage en 2004, l'AMOC et l'absorption de la chaleur océanique se sont affaiblies. Nos résultats, basés sur plusieurs indices indépendants, montrent que les changements de l'AMOC depuis les années 1940 s'expliquent mieux par une variabilité multidécennale, plutôt que par une tendance forcée par l'homme. Les indicateurs avancés dans l'Atlantique Nord subpolaire aujourd'hui suggèrent que le déclin actuel de la COAM est en train de prendre fin. Nous prévoyons un minimum prolongé de la COAM, qui durera probablement environ deux décennies. Si les tendances antérieures se maintiennent, les faibles niveaux d'absorption de chaleur océanique qui en résultent se manifesteront par une période de réchauffement rapide de la surface de la planète. »

18-112- Ruprich-Robert et al., 2018   (Barcelone), (ResearchGate, Journal of Climate)
« Les vagues de chaleur sont principalement dues à la variabilité atmosphérique interne (Schubert et al. 2011, Dole et al. 2011), mais leur fréquence d'occurrence et leur gravité peuvent être modulées par le forçage des frontières atmosphériques. Il a été démontré que les déficits d'humidité des sols jouent un rôle important dans l'intensification de la gravité des vagues de chaleur (Huang et Van den Dool 1993, Fischer et al. 2007, Jia et al. 2016, Donat et al. 2016). ... Les variations de forçage radiatif, telles que celles induites par les émissions anthropiques, peuvent également moduler l'occurrence des vagues de chaleur (par exemple, Hansen et al. 2012). Des études antérieures, basées sur des modèles couplés du climat mondial (MCCG) intégrés dans différents scénarios de forçage anthropique, ont conclu qu'aux États-Unis, le nombre de vagues de chaleur augmenterait au cours du XXIe siècle (Meehl et Tebaldi 2004, Diffenbough et al. 2005, Lau et Nath 2012). Toutefois, cette tendance à la hausse peut être modulée par les impacts sur les terres de la variabilité à basse fréquence de la température de surface de la mer (TSM) (par exemple, Schubert et al. 2016, Seager et Ting 2017), comme celle associée à la composante interne de l'oscillation décennale du Pacifique (PDO ; Newman et al. 2016) ou de la variabilité multidécennale de l'Atlantique (AMV ; Schlesinger et Ramankutty 1994, Knight et al. 2005). Ces variations de la TSM à basse fréquence peuvent expliquer pourquoi aucune tendance à long terme des vagues de chaleur n'a été détectée sur les États-Unis au cours du 20e siècle, malgré l'augmentation du forçage radiatif (Kunkel et al. 1999, Easterling et al. 2000). »

18-113- Depietri and McPhearson, 2018 (Israël, USA), (SpringerLink)
« Les tendances basées sur les données météorologiques de la NOAA montrent que les changements dans la durée des vagues de chaleur d'une durée égale ou supérieure à 3 jours ne sont pas significatifs. La température maximale moyenne de la vague de chaleur est également proche de la stabilité sur la période d'étude de 140 ans, sans augmentation significative. ... Les résultats obtenus à partir de l'analyse approfondie des articles de NYT, correspondant aux dates des épisodes de canicule de plus longue durée (c'est-à-dire d'une durée égale ou supérieure à 6 jours), montrent que le nombre de décès et de personnes touchées à New York a diminué de manière significative. ... Le changement des stratégies d'adaptation mentionné dans les articles de journaux et divisé avant et après les années 1960 illustre comment l'avènement de la climatisation peut très probablement contribuer à la réduction significative de la mortalité due à la chaleur extrême. ... Les tendances en matière de précipitations extrêmes (au-delà de 1,75 in. et au-delà de 3,5 in.) avec une variabilité interannuelle et interdécennale importante ne sont pas non plus significatives. »

L’effet de Serre du CO2 – Moteur du Climat ?

18-114- Davis et al., 2018  (USA),  (MDPI Journals, Climate)
« L'augmentation contemporaine du réchauffement climatique de ~0,8 °C enregistrée depuis 1850 a été largement attribuée aux émissions anthropiques de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère. Des recherches récentes ont toutefois montré que la concentration de CO2 dans l'atmosphère a été découplée de la température mondiale au cours des 425 derniers millions d'années [Davis, 2017] en raison de la diminution bien établie des rendements du forçage radiatif marginal (ΔRF) à mesure que la concentration de CO2 dans l'atmosphère augmente. Le forçage radiatif marginal de la température dû à l'augmentation des émissions de CO2 a diminué de moitié entre 1850 et 1980, et de près des deux tiers entre 1850 et 1999 [Davis, 2017]. Les changements du CO2 atmosphérique n'ont donc qu'une faible incidence sur la température mondiale, tout au plus. L'hypothèse du réchauffement climatique anthropique (AGW) a été retenue en partie parce que "...il n'y a pas d'autre explication convaincante...". [USGCRP, 2017] (p. 12). ... L'ACO [Oscillation du centenaire de l'Antarctique] fournit une explication alternative [naturelle] possible sous la forme d'un cycle climatique naturel qui se produit en Antarctique, se propage vers le nord pour influencer la température mondiale, et atteint son maximum selon un calendrier centenaire prévisible. ... La période et l'amplitude des ACOs oscillent en phase avec les cycles glaciaires et l'insolation de surface associée aux forces orbitales planétaires. Nous concluons que l'ACO : englobe au moins l'EAP ; est la source immédiate des oscillations D-O dans l'hémisphère nord ; affecte donc la température globale ; se propage avec une vitesse accrue lorsque la température augmente ; double en intensité au cours du temps géologique ; est modulée par les variations de température globale associées aux cycles orbitaux planétaires ; et est le précurseur paléoclimatique probable de l'oscillation antarctique contemporaine (AAO). Les propriétés de l'ACO/AAO sont capables d'expliquer le signal de réchauffement climatique actuel.

18-113- Gray, 2018 (NOAA-USA, Tchéquie, USA), (Tropical Colostate)
« L'absorption solaire annuelle de 171 Wm-2 à la surface du globe est équilibrée par l'évaporation (85 Wm-2) et le flux IR (59 Wm-2) de la surface vers l'atmosphère et le transfert de chaleur sensible (27 Wm-2) de la surface vers l'air. En supposant que le doublement du blocage IR de 3,7 Wm-2 imposé par le CO2 supplémentaire est absorbé et équilibré par la surface de la terre au fur et à mesure que l'absorption solaire est absorbée et équilibrée, nous devrions nous attendre à un réchauffement direct de seulement ~ 0,5°C pour un doublement du CO2. Le réchauffement attendu de 1°C qui est communément admis suppose à tort que tout le rayonnement infrarouge absorbé sert à équilibrer le rayonnement extérieur (par E = σT4 - par exemple, la loi Stefan-Boltzmann) sans qu'aucune énergie ne s'évapore. ... Cette analyse montre que l'influence du doublement du CO2 atmosphérique en soi (sans invoquer une rétroaction positive supposée de la vapeur d'eau) ne conduit qu'à de faibles quantités de réchauffement climatique qui sont bien inférieures à celles prévues par les MCG. »

18-114- Rex Fleming, 2018  (USA), (Springer, ResearchGate, Environmental Earth Sciences)
« Ce manuscrit passe en revue l'essence du rôle du CO2 dans l'atmosphère terrestre. La logique de l'implication du CO2 dans le changement climatique sera étudiée sous tous les angles : examen des données historiques, examen plus détaillé des données du XXe siècle et évaluation du rôle du CO2 dans l'atmosphère - calcul et intégration de l'équation de rayonnement de Schwarzschild avec un complément complet de l'absorption du CO2 coefficients. Une revue de la nouvelle théorie du changement climatique - due à l'interaction du soleil magnétique field avec les rayons cosmiques, est fournie. L'application de cette nouvelle théorie est appliquée aux événements de changement climatique dans la dernière partie de la période interglaciaire de la Terre. ... Les résultats de cette étude indiquent la valeur extrême du CO2 pour toutes les formes de vie, mais aucun rôle du CO2 dans un quelconque changement significatif du climat de la Terre significatif. ... Les résultats de cette étude montrent que le CO2 a une valeur extrême pour toutes les formes de vie, mais qu'il ne joue aucun rôle dans les changements climatiques importants de la Terre. ... Beaucoup croient et/ou soutiennent la notion que l'atmosphère de la Terre est une "serre" avec le CO2 comme principal gaz à effet de serre réchauffant la Terre. Que ce concept semble acceptable est compréhensible - le réchauffement moderne de l'atmosphère terrestre a commencé à la fin du petit âge glaciaire en 1850. La révolution industrielle a eu lieu à peu près à la même époque. Il serait naturel de croire que ces deux événements pourraient être à l'origine de l'augmentation de la température. On a maintenant une idée beaucoup plus claire d'une autre raison pour laquelle la température de la surface de la Terre a augmenté depuis 1850. ... Il n'y a aucune corrélation entre le CO2 et la température dans aucun des ensembles de données historiques qui ont été examinés. Il a été démontré que le refroidissement dû au changement climatique pendant la période 1940-1975 de la période de réchauffement moderne était influencé par une combinaison de facteurs solaires. La cause des changements climatiques de la période de réchauffement médiéval et du petit âge glaciaire était le champ magnétique solaire et la connexion des rayons cosmiques. Lorsque le champ magnétique solaire est fort, il agit comme une barrière contre les rayons cosmiques qui entrent dans l'atmosphère terrestre, les nuages diminuent et la Terre se réchauffe. À l'inverse, lorsque le champ magnétique solaire est faible, il n'y a pas de barrière aux rayons cosmiques : ils augmentent considérablement les grandes zones de nuages de basse altitude, ce qui augmente l'albédo de la Terre et la planète se refroidit. Les facteurs qui affectent ces changements climatiques ont été passés en revue dans la section "Champ magnétique solaire/facteurs des rayons cosmiques affectant le changement climatique". Les calculs de la section "H2O et CO2 dans le paquet de radiations" ont révélé qu'il n'y a pas d'impact net du CO2 sur le réchauffement net de l'atmosphère. La chaleur reçue est simplement redistribuée dans la colonne atmosphérique. Ce résultat est cohérent et explique l'absence de corrélations entre le CO2 et les observations faites dans le passé. Le réchauffement moderne actuel se poursuivra jusqu'à ce que le champ magnétique solaire diminue en intensité. Si l'on ajoute le cycle de 350 ans du résultat de McCracken au centre du minimum de Maunder qui était centré en 1680, on aurait un grand minimum centré en 2030. »

18-115- Holmes, 2018   (USA), (Springer)
« En bref, il est peu probable qu'il y ait un réchauffement net significatif dû à l'effet de serre sur un corps planétaire quelconque dans les parties des atmosphères qui sont >10kPa. Au lieu de cela, il est proposé que la différence de température résiduelle entre la température effective et la température mesurée près de la surface, est une augmentation thermique causée par l'auto-compression adiabatique induite par la gravité, alimentée par la convection. Une nouvelle hypothèse nulle de réchauffement global ou de changement climatique est donc proposée et défendue ; une hypothèse qui n'inclut aucun réchauffement anormal ou net dû aux gaz à effet de serre dans les atmosphères troposphériques de tout corps planétaire. ... Une diminution de 6% de la couverture nuageuse tropicale de la basse troposphère (15°N-15°S) s'est produite entre 1984 et 2000 selon les données du projet international de climatologie des nuages par satellite [29]. Ces années sont bien contenues avec la période de réchauffement 1975-2000, et une augmentation de 0,4°C des températures mondiales a été observée au cours de la même période. Les diagrammes de dispersion [55] de la couverture nuageuse basse par rapport aux températures de l'air en surface indiquent qu'une baisse de 1% des nuages bas équivaut à une augmentation de 0,07°C des températures de l'air en surface. Ce changement de nébulosité explique donc la totalité de l'augmentation des températures mondiales observée au cours de la période 1975-2000, ne laissant aucune place à l'effet de la croissance des gaz à effet de serre. »

18-116- Ollila, 2018    (USA), (Springer)
« Les effets de l'eau et du CO2 sur la température sont basés sur des calculs d'analyse spectrale, qui montrent que l'eau est 11,8 fois plus forte en tant que gaz à effet de serre que le CO2 dans le climat actuel. ... Il existe des caractéristiques essentielles dans les tendances à long terme de la température et de l'eau totale précipitable, qui sont calculées et représentées comme des valeurs moyennes sur 11 ans. La température a augmenté d'environ 0,4°C depuis 1979 et s'est maintenant arrêtée à ce niveau. La tendance à long terme des effets de la TPW montre qu'elle a légèrement diminué pendant la période d'augmentation de la température de 1979 à 2000. Cela signifie que la quantité absolue d'eau dans l'atmosphère ne suit pas l'augmentation de la température, mais est pratiquement constante, ne réagissant que très légèrement aux tendances à long terme des changements de température. L'hypothèse selon laquelle l'humidité relative est constante et qu'elle amplifie le gaz GH change sur les périodes plus longues en doublant les effets de réchauffement ne trouve aucune justification basée sur le comportement de la tendance du TWP [total precipitable water]. La rétroaction positive de l'eau n'existe que pendant les événements ENSO à court terme (≤4 ans). ... La validité du modèle du GIEC peut être testée par rapport à la température observée. Il s'avère que l'augmentation de la température calculée par le GIEC pour 2016 est de 1,27°C, soit 49 % de plus que les 0,85°C observés. Ce test de validité signifie que le modèle de forçage climatique du GIEC utilisant la valeur de forçage radiatif du CO2 est trop sensible à l'augmentation du CO2, et que le paramètre CS [sensibilité climatique], y compris la rétroaction positive de l'eau doublant les effets du gaz GH, n'existe pas. ... Les émissions de CO2 à partir de 2000 représentent environ un tiers des émissions totales depuis 1750, mais la température n'a pas augmenté, et elle s'est arrêtée au niveau actuel. Cela prouve que le modèle climatique du GIEC a surestimé les causes d'origine humaine et probablement sous-estimé les causes naturelles comme les changements d'activité du soleil, compte tenu des températures historiques des 2000 dernières années. ... La valeur RF [radiative forcing] pour la concentration de CO2 de 560 ppm est de 2,16 Wm-2 selon l'équation (3), ce qui est 42 % inférieur à la valeur de 3,7 Wm-2 utilisée par le GIEC. La même étude d'Ollila (2014) montre que le paramètre CS [sensibilité du climat] λ est de 0,27 K/(Wm-2), ce qui signifie qu'il n'y a pas de rétroaction de l'eau. En utilisant cette valeur λ, l'équation (3) donne une valeur TCS [sensibilité climatique transitoire] de 0,6°C seulement. Ce même résultat est également rapporté par Harde (2014) en utilisant la méthode d'analyse spectrale. ...Il existe des études théoriques et des études basées sur des mesures dont les résultats ne peuvent être expliqués que par le fait qu'il n'y a pas de rétroaction positive de l'eau. Ce résultat réduit la CS [sensibilité du climat] de 50 %. Certaines études montrent que la valeur RF [forçage radiatif] du dioxyde de carbone est considérablement plus faible que la valeur RF couramment utilisée, selon l'équation de Myhre et al. (1998). En raison de ces deux causes, les études critiques montrent une TCS [sensibilité climatique transitoire] d'environ 0,6°C au lieu de 1,9°C selon le GIEC, soit une différence de 200 %. »

18-117- Smirnov, 2018  (Russie), (IOP Science, Journal of Physics)
« Il en résulte que la variation de la température globale résultant du doublement de la concentration des molécules de CO2 atmosphérique [est] ∆T = (0,4 ± 0,1) K, où l'erreur tient compte de la précision des valeurs utilisées, alors que le résultat dépend des processus inclus dans le schéma ci-dessus. En effet, nous supposons que l'albédo de l'atmosphère et de la Terre, ainsi qu'une autre interaction du rayonnement solaire avec l'atmosphère et la Terre, ne varient pas au cours du changement de la concentration des molécules de CO2, et que le contenu de l'eau atmosphérique est conservé. Comme les flux anthropiques de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de la combustion de combustibles fossiles sont d'environ 5 % [Kaufman, 2007], la contribution de l'activité humaine à l'ECS (le changement de température résultant du doublement de la quantité de dioxyde de carbone atmosphérique) est de ∆T = 0,02 K, c'est-à-dire que les émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de la combustion de combustibles fossiles ne sont pas importantes pour l'effet de serre. »

18-118- Munshi, 2018   (USA), (ResearchGate)
« Les concentrations atmosphériques de CO2 et les reconstructions de la température de surface au cours de la période d'étude 1850-2017 sont utilisées pour estimer la sensibilité du climat à l'équilibre observée. La comparaison des sensibilités climatiques dans la première et la deuxième moitié de la période d'étude et l'étude des sensibilités climatiques dans une fenêtre mobile de 60 ans montrent que les valeurs estimées de la sensibilité climatique sont instables et peu fiables et qu'elles peuvent donc ne pas contenir d'informations utiles. Ces résultats ne sont pas cohérents avec l'existence d'un paramètre de sensibilité du climat qui détermine la température de surface en fonction de la concentration de CO2 atmosphérique. »

18-119- Liu and Chen, 2018  (Chine), (CNKI)
« Les enregistrements de CO2 et de température à Mauna Loa, Hawaii, et dans d'autres stations d'observation montrent que la corrélation entre le CO2 et la température n'est pas significative. Ces stations sont situées loin des grandes villes, et à des latitudes et des hémisphères différents. Mais la corrélation est significative dans les données moyennes mondiales. Au cours des cinq dernières décennies, le CO2 a augmenté à un rythme accéléré sans que les stations n'enregistrent une hausse correspondante de la température. Cet écart indique que le CO2 n'est probablement pas la force motrice du changement de température au niveau mondial, mais seulement au niveau local (principalement dans les grandes villes). Nous suggérons que la concentration atmosphérique de CO2 sur Terre est trop faible pour être le moteur du changement de température au niveau mondial. Notre perception empirique du bilan du réchauffement climatique est due à l'effet d'îlot thermique urbain : la température augmente dans les zones où la densité de population et l'activité industrielle sont en hausse. Cet effet se produit principalement dans les zones à forte densité de population et à activité humaine intense, et n'est pas représentatif du réchauffement climatique. Les régions éloignées des villes, comme le haut plateau de Mauna Loa, ne présentent pas de tendance évidente au réchauffement. La température mondiale moyenne mensuelle calculée par des données records, largement utilisées par les chercheurs universitaires, montre R~2=0,765, un degré élevé de corrélation avec le CO2. Cependant, R~2 est beaucoup moins significatif (R~2 moyen = 0,024) si on le calcule pour chaque enregistrement de 188 stations sélectionnées dans le monde entier. Ce test suggère que la forte corrélation entre le CO2 et la température (moyenne R~2=0,765-0,024=0,741) utilisée dans les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a très probablement été produite lors de la correction et du traitement des données. Cette température moyenne mensuelle mondiale erronée a créé une image : les émissions humaines sont le moteur du réchauffement climatique. »

18-120- Laubereau and Iglev, 2018   (Allemagne), (ARXIV Papers)
« En utilisant un modèle simple à une dimension, on calcule le réchauffement de la surface de la Terre généré par l'augmentation des GES et le changement d'albédo. Un effet modeste de 0,08 K est calculé pour la période 1880 à 1955, avec une augmentation supplémentaire de 0,18 K pour la période 1955 à 2015. Une contribution plus importante de 0,55 ± 0,05 K est estimée pour la fonte de la glace de mer polaire (MSI) au cours de cette dernière période, c'est-à-dire qu'elle dépasse nettement celle du GES et peut être comparée à l'augmentation de la température mondiale observée de 1,0 ± 0,1 K au cours des 60 dernières années. ... En conclusion, nous souhaitons dire que nous avons réalisé une étude des propriétés infrarouges du dioxyde de carbone, du méthane, de l'oxyde de diazote et de l'eau afin d'estimer leur contribution au réchauffement de la planète entre 1880 et 2015. Nos résultats suggèrent que les propriétés infrarouges du CO2 sont responsables d'environ 20 % de l'augmentation de la température moyenne de la surface et notamment moins pour le CH4 et le N2O. »

18-121-Allmendinger, 2018    (Suisse), (Scientific Research Publishing, Atmospheric and Climate Sciences)
« Les connaissances sur le rayonnement thermique de l'atmosphère sont riches en hypothèses et en théories, mais pauvres en preuves empiriques. Ainsi, la relation Stefan-Boltzmann est d'une importance centrale dans la physique de l'atmosphère, et détient le statut de loi naturelle. Cependant, son fondement empirique est faible, puisqu'il remonte à des expériences réalisées par Dulong et Petit il y a deux cents ans. ... Pour l'étude de la dépendance à la pression, les expériences ont été réalisées à des endroits situés à des altitudes différentes. Pour la constante d'émission atmosphérique A, on a trouvé une valeur approximative de 22 Wm-2 bar-1 K-0,5. À l'état non stationnaire, la puissance d'émission thermique totale du sol est donnée par la différence entre le rayonnement de son corps noir et le contre-rayonnement de l'atmosphère. Cette relation explique en grande partie le fait que sur les montagnes, la température atmosphérique est plus basse que sur les plaines, malgré l'intensité accrue de la lumière du soleil. Les gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone, n'ont donc aucune influence. ... Les courbes temps-température des gaz irradiés se déroulent de la même manière que celles des SOB irradiés, en atteignant toujours les températures limites. De même, on peut supposer qu'une température limite est atteinte lorsqu'il existe un équilibre constant entre l'intensité du rayonnement absorbé, d'une part, et celle du rayonnement émis, d'autre part. Ainsi, la connaissance des valeurs de température limite permet de se prononcer sur l'émissivité du rayonnement des gaz respectifs. De manière surprenante, tout gaz est réchauffé, même les gaz nobles (figure 13), alors que, contrairement à la théorie conventionnelle de l'effet de serre, aucune différence significative n'a pu être trouvée entre le dioxyde de carbone pur, l'air et l'argon. ... Le calcul du coefficient de chaleur radiative a révélé que la quantité d'énergie radiative transformée en énergie thermique cinétique est très faible. Par conséquent, la preuve empirique a été apportée que tout gaz est réchauffé jusqu'à une température limite par la lumière proche de l'infrarouge ainsi que par la lumière du soleil. ... Bien qu'un calcul théorique d'un tel coefficient d'absorption n'ait pas été possible, au moins une explication principale peut être donnée : Il n'y a pas de raison valable de supposer que le rayonnement IR absorbé sera entièrement transformé en chaleur. Au contraire, il est concevable qu'une partie de celui-ci soit réémise, c'est-à-dire dans toutes les directions, avant d'avoir induit une augmentation de la température. ... Cette approche contredit à bien des égards la théorie classique de l'effet de serre : Premièrement, les processus limites à la surface de la Terre et dans la couche inférieure de l'atmosphère sont prédominants, alors que la théorie conventionnelle de l'effet de serre concerne l'ensemble de l'atmosphère ; et deuxièmement - ce qui est encore plus crucial - le bilan radiatif est uniquement déterminé par les conditions atmosphériques telles que la pression et la température, alors que les gaz dits "à effet de serre" tels que le dioxyde de carbone n'ont pas la moindre influence sur le climat. En outre, l'atmosphère ne peut pas vraiment être comparée à une serre, notamment en raison de l'absence d'une toiture en verre qui absorbe le rayonnement infrarouge et qui inhibe une convection d'air considérable. »

18-122- Glatzle, 2018 (Paraguay), (IntechOpen)
« Notre principale conclusion est qu'il n'est pas nécessaire que les émissions anthropiques de gaz à effet de serre (GES), et encore moins les émissions provenant du bétail, expliquent le changement climatique. Le climat a toujours changé et même le réchauffement actuel est très probablement dû à des facteurs naturels. Le potentiel de réchauffement des émissions anthropiques de GES a été exagéré, et les effets bénéfiques des émissions de CO2 produites par l'homme sur la nature, l'agriculture et la sécurité alimentaire mondiale ont été systématiquement supprimés, ignorés ou du moins minimisés par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) et d'autres agences des Nations unies (ONU). En outre, nous exposons d'importantes lacunes méthodologiques dans les instructions et les applications du GIEC et de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) pour la quantification de la partie anthropique des émissions de gaz autres que le CO2 provenant des agro-écosystèmes. Cependant, jusqu'à présent, ces erreurs fatales se sont inexorablement propagées dans la littérature scientifique. Enfin, nous n'avons pas pu trouver d'empreinte claire du bétail domestique, ni dans la distribution géographique du méthane, ni dans l'évolution historique de la concentration atmosphérique moyenne de méthane. »

18-123- Laubereau and Iglev, 2018  (Allemagne), (Cornell University, ARXIV, Geophysics)
« L'importance du recul de la glace de mer dans les régions polaires pour le réchauffement climatique et le rôle de la rétroaction de l'albédo de la glace ont été reconnus par différents auteurs [1,2]. À l'instar d'une étude récente sur le phénomène dans l'Arctique [3], nous présentons une estimation semi-quantitative du mécanisme pour l'hémisphère sud (SH). À l'aide d'un modèle simple, nous estimons que la contribution de la rétroaction de l'albédo de la glace à l'augmentation de la température moyenne dans l'hémisphère sud est de 0,5 +/- 0,1 K entre 1955 et 2015, alors que la croissance simultanée des gaz à effet de serre (GES) nous donne un réchauffement direct de seulement 0,2 +/- 0,05 K pendant la même période. Ces chiffres correspondent bien à l'augmentation moyenne de la température de 0,75 +/- 0,1 K de l'atmosphère en 2015 depuis 1955 (et par rapport à 1880). Nos données confirment également les corrélations précédemment observées entre les fluctuations annuelles de l'intensité solaire et les observations d'El Niño d'une part, et la variabilité annuelle de la température de surface du SH d'autre part. Nos calculs indiquent un ralentissement de l'augmentation de la température au cours des dernières années, qui devrait persister. En supposant une poursuite des tendances actuelles pour la glace de mer méridionale et la concentration de GES, nous prévoyons que l'augmentation de la température continuera à diminuer de 33 % entre 2015 et 2025 par rapport à la décennie précédente. ... Le forçage spectral via les propriétés spectrales changeantes du GES avec la concentration est considéré ... Une augmentation mineure de 0,08 K est évaluée pour 1955 par rapport à 1880 (voir ligne verte continue). Une nouvelle augmentation de 0,18 K est calculée pour 1955 à 2015 en raison de l'augmentation de la concentration du GES (courbe verte brisée). La comparaison avec les données expérimentales (cercles gris foncé ouverts) montre aisément que l'augmentation de l'absorption du GES dans l'infrarouge lointain avec une abondance croissante n'est pas la cause principale du réchauffement de la surface des SH. A ce stade, il est intéressant de comparer nos données avec le forçage spectral du GES de 1,82 W/m2 pour les années 1750 - 2015 [27]. Pour une concentration de CO2 de 275 ppmv en 1750, nous avons calculé une augmentation de température de 0,29 K par le GES correspondant à un forçage spectral de 1,57 ± 0,19 W/m2 en accord avec le chiffre publié. »

18-124- Sejas et al., 2018   (USA), (Nature, Climate and Atmospheric Science)
« Notre analyse révèle que, même avec le même rapport de mélange des gaz à effet de serre, comme l'indique le rapport de mélange du CO2 presque uniforme sur toute la planète, le signe du GHE dépend fortement du gradient vertical de température. Cette dépendance du profil vertical de température est importante, car elle implique qu'une augmentation (diminution) des gaz à effet de serre ne renforce (supprime) pas nécessairement le GHE, comme l'indique le forçage radiatif négatif produit par l'augmentation du rapport de mélange du CO2 sur le plateau Antarctique. Bien que le forçage radiatif négatif ne soit pas responsable du refroidissement de surface faible mais statistiquement non significatif observé sur le plateau antarctique, il peut expliquer en partie pourquoi les augmentations des gaz à effet de serre sur l'Antarctique n'ont pas déclenché une réaction de réchauffement amplifiée similaire à celle de l'Arctique et fournit la preuve que les changements observés en Antarctique sont actuellement dus à des connexions distantes et à la variabilité du climat interne. En outre, la dépendance verticale de la température implique que la force du GHE est déterminée par des facteurs qui ne se limitent pas aux rapports de mélange des gaz à effet de serre. Le profil de température saisonnier, par exemple, est fortement influencé par l'insolation solaire, tandis que la force de l'inversion de surface dépend également de la dynamique. »

18-125- Stallinga, 2018    (Portugal), (Scientific Research Publishing, Journal of Data ANalysis and Information Processing)
« La meilleure estimation pour l'eau est qu'elle est responsable de 95% de l'effet de serre actuel. La contribution du CO2 est de 3,6 % [4]. L'effet linéaire du CO2 est donc estimé à un facteur 30 inférieur à l'estimation ci-dessus, à savoir dT/d [CO2] = 3 mK/ppm (le doublement de [CO2] provoquerait un réchauffement d'environ 1 degré). En outre, il est très douteux que l'effet du CO2 soit linéaire. En effet, l'effet de serre est régi par l'absorption de la lumière, un processus bien étudié qui suit la loi de Beer-Lambert sur l'absorption sublinéaire. Pour le dire en termes simples, placer un deuxième rideau sur une fenêtre déjà fermée par un rideau n'aura aucun effet. L'absorption selon la loi de Beer-Lambert est logarithmique et la fenêtre IR du spectre d'absorption du CO2 est déjà pratiquement fermée ; la plupart de la chaleur est rayonnée vers l'extérieur dans la fenêtre de 8 μm à 15 μm où le CO2 n'a pas d'absorption. L'effet du CO2 est minuscule et se situe aux alentours de 20 μm [5]. Théorie du GHE : 1,4 mK ppm [0,0014 K/ppm], soit 500 mK [0,5 K] pour un doublement du CO2 dans l'atmosphère, ce qui a d'ailleurs été confirmé par des mesures [6]. C'est un facteur 70 en dessous des observations. »

Pas de réchauffement net depuis le milieu ou la fin du XXe siècle (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2018-1/)

18-126- Lansner and Pepke Pedersen, 2018  (Danemark), (SAGE Journals, Energy & Environment)
« Dans les endroits les mieux abrités et protégés contre l'influence de l'air océanique, la grande majorité des thermomètres du monde entier indiquent des températures au cours des dernières décennies assez semblables à celles de la période 1920-1950. Cela indique que l'atmosphère actuelle et le bilan thermique au-dessus de la Terre ne peuvent pas réchauffer les zones - généralement des vallées - du monde entier bien à l'abri des tendances océaniques, notamment plus que ne le pouvait l'atmosphère au cours de la période 1920-1950. ... Le manque de réchauffement des tendances de température de l'OEA après 1950 devrait être pris en compte lors de l'évaluation des effets climatiques des changements des quantités de gaz à effet de serre à l'état de traces dans l'atmosphère terrestre ainsi que des variations des conditions solaires. »

18-127- Shu et al., 2018   (Chine), (SpringerLink)
«Le lien entre le refroidissement hivernal boréal aux latitudes moyennes de l'Asie et l'oscillation de Barents (BO) depuis la fin des années 1980 est examiné dans cette étude, basée sur cinq ensembles de données. Les résultats indiquent qu'il existe un refroidissement hivernal boréal à grande échelle au cours de la période 1990-2015 aux latitudes moyennes asiatiques, et qu'il fait partie des oscillations décennales des anomalies à long terme de la température de l'air en surface (SAT). »

18-128- Partridge et al., 2018  (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Geophysical Research Letters)
« Nous présentons une nouvelle approche pour caractériser l'évolution spatiotemporelle du refroidissement régional dans l'est des États-Unis (communément appelé le trou de réchauffement américain), en définissant une limite spatialement explicite autour de la région où le refroidissement est le plus persistant. Le trou de réchauffement apparaît après un changement de régime en 1958, où les températures annuelles maximales (Tmax) et minimales (Tmin) ont diminué de 0,46°C et 0,83°C respectivement. ... Les modes saisonniers varient également en termes de causalité. Les températures hivernales dans le trou de réchauffement sont significativement corrélées avec l'indice de circulation méridionale (ICM), l'oscillation nord-atlantique (ONA) et l'oscillation décennale du Pacifique (ODP). ... Nous n'avons sélectionné que les stations américaines contiguës qui ont un enregistrement complet à 80 % pour la période 1901-2015, ce qui donne 1407 stations de température ... Nous notons qu'il existe une cohérence spatiale considérable entre l'emplacement du trou de réchauffement estival et la région dans laquelle des températures extrêmes plus fraîches sont associées à l'intensification de l'agriculture (Mueller et al. 2015). De nombreuses études ont démontré que l'irrigation peut avoir une influence significative sur les précipitations régionales et peut conduire à des températures plus fraîches à la fois localement par une évapotranspiration accrue, et sous le vent de la région irriguée par un transport d'humidité accru (Alter et al., 2015 ; Bonfils & Lobell, 2007 ; Pei et al., 2014, 2016). »

18-129- Westergaard-Nielsen et al., 2018   (Danemark, Norvège), (Nature, Scientific Reports)
« Nous quantifions ici les tendances des températures de surface terrestre dérivées des satellites et des températures de l'air modélisées, validées par des observations, dans l'ensemble du Groenland libre de glace. ... Les tendances au réchauffement observées de 1986 à 2016 dans l'ensemble du Groenland libre de glace sont principalement liées au réchauffement des années 1990. Les tendances les plus récentes et les plus détaillées basées sur MODIS (2001-2015) montrent des tendances contrastées au Groenland, et s'il existe une tendance générale, il s'agit surtout d'un refroidissement. L'ensemble de données MODIS fournit une image détaillée unique des changements répartis dans l'espace et dans le temps au cours des 15 dernières années. ... La figure 3 montre que sur une base annuelle, moins de 36 % du Groenland libre de glace a connu une tendance significative et, le cas échéant, un refroidissement est observé au cours des 15 dernières années (changement de <0,15 °C par an). »

18-130- Eck, 2018  (USA), (Thèse)
«Une majorité (12/14) des régions des MAS [montagnes du sud des Appalaches] ont connu un déclin à long terme des températures hivernales moyennes depuis 1910.  Même après avoir supprimé la saison hivernale 2009-2010, très anormale, qui s'est éloignée de plus de deux écarts types de la moyenne à long terme, le refroidissement des températures hivernales moyennes est toujours évident. ... Des températures hivernales plus élevées ont dominé le début du 20e siècle dans les SAM [montagnes du sud des Appalaches], neuf des dix saisons hivernales les plus chaudes enregistrées dans la région ayant eu lieu avant 1960. La saison d'hiver 1931-1932, la plus chaude jamais enregistrée, a atteint une moyenne de 8,0°C pour le DJF, soit près de 4,7°C de plus que la température hivernale moyenne normale de 3,3°C pour la période 1987-2017. ... Bien que la saison hivernale 2016-2017 se soit terminée par les températures moyennes les plus élevées (5,7°C) observées dans les SAM [montagnes du sud des Appalaches] depuis 1956-1957, il y a eu plusieurs années d'anomalies de température négatives, les saisons hivernales 2009-2010 (0,3°C) et 2010-2011 (1,2°C) se terminant comme deux des plus froides jamais enregistrées pour toutes les régions. »

18-131- Yi, 2018   (Chine ), (Springer, Science Press)
«Pour mesurer la réaction du climat, les données de température et de précipitation des chaînes de montagnes du nord, de l'est et du sud du massif de Shennongjia pendant les mois les plus froids et les plus chauds (janvier et juillet), les différentes saisons (printemps, été, automne et hiver) et chaque année ont été analysées à partir d'un ensemble de données à long terme (1960 à 2003) pour tester les caractéristiques des variations, les relations quantitatives temporelles et spatiales des climats. Les résultats ont montré que les températures et les précipitations saisonnières moyennes dans les parties nord, est et sud des chaînes de montagnes ont changé à des rythmes différents. Les taux de variation des températures saisonnières moyennes dans les chaînes de montagnes orientées au nord, à l'est et au sud étaient de -0,0210 ℃/an à 0,0143 ℃/an, de -0,0166 ℃/an à 0,0311 ℃/an et de -0,0290 ℃/an à 0. 0084 ℃/an, respectivement, et l'amplitude des variations saisonnières des précipitations était de -1,4940 mm/an à 0,6217 mm/an, de -1,6833 mm/an à 2,6182 mm/an et de -0,8567 mm/an à 1,4077 mm/an, respectivement. Les tendances de variation des climats entre les trois chaînes de montagnes étaient différentes en ampleur et en direction, ce qui montre un changement compliqué des climats dans les chaînes de montagnes et une certaine incohérence avec les tendances générales du changement climatique mondial. 

18-132- Marie Nicolle, Maxime Debret, Nicolas Massel, Chritophe Collin,  et al., 2018   ( France, Rouen, Paris-Sud, Canada, Norvège, Suède, Finlande), (EGU, Climate of the Past )
«La variabilité pluridécennale persistante sur une période de 50 à 90 ans est cohérente entre les données moyennes de l'Atlantique Nord subarctique et l'AMO au cours des deux derniers siècles (1856-2000). ... Le climat de l'Arctique et du subarctique est influencé par les océans Atlantique et Pacifique, qui connaissent une variabilité interne à différentes échelles de temps avec des impacts climatiques régionaux spécifiques. Dans le secteur de l'Atlantique Nord, les variations instrumentales de la température de surface de la mer (TSM) depuis 1860 mettent en évidence des oscillations de basse fréquence connues sous le nom d'AMO (Kerr, 2000).  ... Les preuves du réchauffement de l'ère industrielle qui a commencé plus tôt au début du 19e siècle ont été proposées par Abram et al. (2016) pour l'ensemble de la zone arctique. Cependant, l'intense activité volcanique du XIXe siècle (1809, 1815 et vers 1840 ; Sigl et al., 2015) peut également expliquer l'apparente tendance au réchauffement précoce, ce qui suggère qu'il s'agit peut-être d'une récupération après une phase exceptionnellement froide. À l'échelle de l'Holocène, des fluctuations internes se produisant à l'échelle du millénaire ont été identifiées dans la zone subarctique de l'Atlantique Nord et ont été provisoirement liées à la dynamique des océans (Debret et al., 2007 ; Mjell et al., 2015). ... Le LIA est toutefois caractérisé par une importante variabilité spatiale et temporelle, particulièrement visible à une échelle plus régionale (par exemple, le consortium PAGES 2k, 2013). Elle a été attribuée à une combinaison de forçages externes naturels (activité solaire et grandes éruptions volcaniques) et de rétroactions internes de la glace de mer et des océans, qui ont favorisé les effets à long terme des événements volcaniques de courte durée (Miller et al., 2012) »

18-133- Purich et al., 2018  ( Australie), (American Meteorological Society, AMS, Journals Online)
«Les changements observés dans l'océan Austral au cours des dernières décennies comprennent un rafraîchissement de surface (Durack et Wijffels 2010 ; Durack et al. 2012 ; de Lavergne et al. 2014), un refroidissement de surface (Fan et al. 2014 ; Marshall et al. 2014 ; Armour et al. 2016 ; Purich et al. 2016a) et une augmentation circumpolaire de la glace de mer de l'Antarctique (Cavalieri et Parkinson 2008 ; Comiso et Nishio 2008 ; Parkinson et Cavalieri 2012).  ...] Le rafraîchissement de la surface aux hautes latitudes est associé au refroidissement de la surface et à l'augmentation de la glace de mer, ce qui pourrait être un autre facteur contribuant au réchauffement excessif de la surface de l'océan Austral modélisé par CMIP5, contrastant avec le refroidissement de la surface observé (Marshall et al. 2014 ; Purich et al. 2016a), et au déclin de la glace de mer contrastant avec les augmentations observées (Mahlstein et al. 2013 ; Polvani et Smith 2013 ; Swart et Fyfe 2013 ; Turner et al. 2013 ; Zunz et al. 2013 ; Gagne et al. 2015) au cours des dernières décennies. ... Nos résultats suggèrent que les récentes tendances pluridécennales de la salinité de surface à grande échelle dans l'océan Austral ont joué un rôle dans le refroidissement de surface observé dans cette région. ... La majorité des modèles CMIP5 ne simulent pas un refroidissement de surface et une augmentation de la glace de mer (Fig. 8b), comme le montrent les observations. »

18-134- Cerrone and Fusco, 2018 (Italie), (American Meteorological Society, AMS, Journals Online JCLI )
«Des preuves irréfutables indiquent que la forte augmentation de la glace de mer SH, enregistrée ces dernières années, est due à l'impact des modes climatiques et à leurs tendances à long terme. L'examen de la variabilité, allant des échelles saisonnières aux échelles interdécennales, et des tendances au sein des modes climatiques et de la concentration totale de la glace de mer de l'Antarctique (SIC) pour la période de 32 ans (1982-2013), est le principal objet de cet article. Les résultats présentés ici indiquent qu'un refroidissement progressif a affecté le climat subantarctique d'une année sur l'autre depuis les années 1990. Cette caractéristique est associée à une augmentation des phases positives de MCS et de SAO détectées en termes de tendances annuelles et saisonnières à la hausse (en automne et en été) et de tendances décennales à la hausse. En outre, la SIC [concentration de glace de mer] montre des tendances annuelles, printanières et estivales à la hausse, indiquant l'isolation de l'Antarctique des flux plus chauds des latitudes moyennes. »

18-135- Tang et al., 2018  (Malaisie), (Elsevier, Polar Science)
«L'étude des précipitations en Antarctique a récemment attiré beaucoup d'attention. La fiabilité des modèles climatiques pour la simulation des précipitations antarctiques est cependant toujours discutable. Ce travail évalue les précipitations et la température de l'air en surface (SAT) de l'Antarctique (90°S à 60°S) en utilisant 49 modèles climatiques globaux du projet CMIP5 (Coupled Model Intercomparison Project phase 5) »

18-136- Kim et al., 2018   (Corée du Sud), (Elsevier, Continental Shelf Research)
« Le récent refroidissement de surface dans la mer Jaune et la mer de Chine orientale et le changement de régime climatique qui en découle dans le Pacifique Nord ... On pense généralement que la mer Jaune et la mer de Chine orientale (YECS) ont connu un réchauffement important à l'échelle du bassin au cours des dernières décennies. Cependant, le réchauffement a atteint un pic à la fin des années 1990, suivi d'une tendance significative au refroidissement.  ... Le schéma d'évolution le plus frappant est qu'une forte tendance au réchauffement à un taux de +0,40°C par décennie a atteint un pic à la fin des années 1990, puis s'est inversée à un taux de -0,36°C par décennie. Les tendances positives, puis négatives, sont estimées pour l'ensemble de l'EJC pour les périodes 1982-1997. »

18-137- Burger et al., 2018   (UK, Chili), (Elsevier, Global and Planetary Change)
«Des études antérieures ont identifié les tendances spatiales et temporelles des températures et des précipitations au Chili au cours des dernières décennies. La température a augmenté de manière significative entre le milieu et la fin du XXe siècle dans les zones côtières entre 18 et 33 °S (Rosenblüth et al., 1997), mais elle a ensuite commencé à diminuer, avec une tendance au refroidissement jusqu'à -0,20 ºC au cours de la première décennie, qui a dominé les 20 à 30 dernières années (Falvey et Garreaud, 2009). »

18-138- Ramesh and Soni, 2018    (Inde), (Elsevier, Polar Science)
«Le présent document fait le point sur les progrès de la recherche scientifique indienne en matière de météorologie polaire. L'analyse des données météorologiques recueillies pendant 25 ans à la station Maitri pour la période 1991-2015 est présentée dans le document. La tendance observée dans les données de température de 19 stations antarctiques obtenues dans le cadre du projet READER pour la période 1991-2015 a également été examinée. L'enregistrement des températures à long terme sur 25 ans montre un refroidissement sur la station Maitri. La station Maitri a montré un refroidissement de 0,054 °C par an entre 1991 et 2015, avec des tendances saisonnières aussi prononcées. La station russe voisine de Novolazarevskaya a également montré une tendance au refroidissement de 0,032 °C par an. ... La tendance de la température moyenne de 19 stations de l'Antarctique est également examinée pour déterminer l'ampleur de la tendance au refroidissement ou au réchauffement (Tableau supplémentaire_S1). La majorité des stations de l'Antarctique oriental proches de la côte montrent une tendance au refroidissement ou aucune tendance significative. ... Turner et al. (2016), en utilisant l'enregistrement des températures cumulées, ont trouvé une tendance significative au refroidissement pour la péninsule Antarctique pour la période 1999-2014. »

18-139- Hrbáček et al., 2018  (Portugal, Tchéquie, Nouvelle-Zélande), (ResearchGate, Polar Geography, )
«Surveillance de la couche active en Antarctique : aperçu des résultats de 2006 à 2015 ... Les températures de l'air ont montré des différences régionales significatives au sein des zones d'étude. Dans la région de l'ouest de la péninsule Antarctique, dans les collines de Vestfold et dans le nord de la Terre de Victoria, un léger refroidissement de la température de l'air a été détecté, tandis que sur d'autres sites de la Terre de Victoria et de l'est de l'Antarctique, la température de l'air était plus irrégulière, ne montrant aucune tendance globale forte de réchauffement ou de refroidissement pendant la période d'étude (figure 2). La région de la péninsule Antarctique a été signalée comme la partie de l'Antarctique qui se réchauffe le plus rapidement (par exemple Turner et al., 2005, 2014), mais un refroidissement est signalé depuis 2000 (Turner et al., 2016). Des conditions de température de l'air relativement stables au cours des 20 dernières années ont été signalées dans le Victoria Land (Guglielmin & Cannone, 2012).

18-140- Bereiter et al., 2018   (USA, Suisse, Japon), (Nature )
«Notre reconstruction offre une précision et une résolution temporelle sans précédent pour l'océan mondial intégré, contrairement aux estimations spécifiques à la profondeur, à la région, à l'organisme et à la saison fournies par d'autres méthodes. Nous constatons que la température moyenne de l'océan mondial est étroitement corrélée à celle de l'Antarctique et n'a ni avance ni retard sur le CO2 atmosphérique, ce qui confirme le rôle important du climat de l'hémisphère sud dans les tendances climatiques mondiales. Nous révélons également un réchauffement énigmatique de 700 ans au cours de la première période de Younger Dryas (il y a environ 12 000 ans) qui dépasse les estimations de l'absorption de chaleur par les océans modernes. 
"Notre précision est d'environ 0,2 ºC (0,4 ºF) maintenant, et le réchauffement des 50 dernières années n'est que d'environ 0,1 ºC", a-t-il déclaré, ajoutant que des équipements avancés peuvent fournir des mesures plus précises, permettant aux scientifiques d'utiliser cette technique pour suivre la tendance actuelle au réchauffement des océans du monde.»

18-141- Clem et al., 2018   (Nouvelle-Zélande), (ResearchGate, Journal of Geophysical Research Atmospheres )
« Au cours des 60 dernières années [depuis 1957], le climat de l'Antarctique oriental s'est refroidi, tandis que certaines parties de l'Antarctique occidental ont été parmi les régions qui se sont réchauffées le plus rapidement sur la planète. Le refroidissement de l'Antarctique oriental est attribué à une tendance positive du mode annulaire austral (SAM) et à un renforcement des vents d'ouest, tandis que le réchauffement de l'Antarctique occidental est lié à des changements de circulation asymétriques zonaux forcés par les tropiques. Cette étude montre que le récent refroidissement de la surface de l'Antarctique oriental (après 1979) pendant l'automne austral est également lié au forçage tropical, à savoir une augmentation des événements La Niña. ... L'anticyclone de l'Atlantique Sud est associé à l'advection d'air froid, à l'affaiblissement des vents du nord et à l'augmentation des concentrations de glace de mer sur la côte ouest de l'Antarctique oriental, ce qui a augmenté le taux de refroidissement dans les stations de Novolazarevskaya et de Syowa après 1979. Ce refroidissement accru sur l'ouest de l'Antarctique oriental est plus largement lié à une tendance de température asymétrique par zone dans l'Antarctique oriental en automne, qui correspond à une vague de Rossby forcée par les tropiques plutôt qu'à une tendance SAM ; la tendance SAM positive est associée à un refroidissement omniprésent dans l'Antarctique oriental. »

18-142- Kwon et al., 2018   (USA, Canada, UK), (Wiley Online Library, Ecology and Evolution)
« Nous avons surveillé 1 378 nids de bécasseaux occidentaux, de bécasseaux semipalmés et de phalaropes à cou rouge sur un site subarctique en 1993-1996 et 2010-2014. ... Nous avons constaté une tendance inattendue au refroidissement à long terme au début de la saison de reproduction. Trois espèces ont retardé de 5 jours le début de la couvée dans les années 2010 par rapport aux années 1990. ... Une tendance au refroidissement s'est produite pendant les périodes de précouche de toutes les espèces, ce qui a entraîné des températures moyennes quotidiennes de 4,9, 5,8 et 4,4°C plus fraîches dans les années 2010 que dans les années 1990 pour le bécasseau d'Europe, le bécasseau semipalmé et les phalaropes à collier, respectivement. »

18-143- Gervais et al., 2018   (USA), (American Meteorological Society, Journals Online)
«Des études récentes ont documenté le développement d'un déficit de réchauffement des températures de surface de la mer de l'Atlantique Nord (SST), tant dans les observations du climat actuel (Rahmstorf et al. 2015 ; Drijfhout et al. 2012) que dans les simulations du climat futur (Drijfhout et al. 2012 ; Marshall et al. 2015 ; Woollings et al. 2012). Ce "trou de réchauffement de l'Atlantique Nord" (NAWH) est caractérisé dans les données observées comme une région au sud du Groenland avec des tendances négatives dans les TSM [refroidissement] de 0,8 K siècle-1 (Rahmstorf et al. 2015). Dans les simulations futures des modèles climatiques globaux (GCM) entièrement couplés, le NAWH est considéré comme un déficit significatif de réchauffement dans le gyre subpolaire de l'Atlantique Nord (Marshall et al. 2015 ; Winton et al. 2013 ; Gervais et al. 2016).  Cette réduction locale du réchauffement futur est communiquée à l'atmosphère sus-jacente et peut avoir un impact sur la circulation atmosphérique (Gervais et al. 2016), y compris sur la trajectoire des tempêtes de l'Atlantique Nord (Woollings et al. 2012). »

18-144- Liu et al., 2018   (Finlande), (ResearchGate, International Journal of Biometeorology)
« La phénologie des plantes est un indicateur naturel important du changement climatique (Körner et Basler 2010) et un indicateur indirect de la reconstruction du climat (Ge et al. 2008 ; Zheng et al. 2015 ; Fang et Chen 2015). ... Dans cet article, nous reconstruisons une série phénologique de la première floraison de l'Amygdalus davidiana (FBA) à Pékin de 1741 à 2000.  Dans ces séries, les enregistrements phénologiques postérieurs à 1950 sont tous des données d'observation, et avant cela, des données reconstituées à partir des enregistrements de journaux intimes, de poèmes et d'autres documents historiques. En Chine, les poèmes et les journaux intimes sont utilisés comme sources importantes de données de substitution pour reconstruire les séries phénologiques historiques (Ge et al. 2008) car de nombreux phénomènes phénologiques ont été enregistrés en détail dans ces documents historiques (Chuine et al. 2004 ; Zhang et al. 2013 ; Liu et al. 2016). ... Sur la base de la moyenne des séries FBA, la série FBA originale a pu être divisée en 1 période de floraison ultérieure de 1796 à 1985 et 2 périodes de floraison antérieures de 1741 à 1795 et de 1985 à 2000. ... Environ 85% des retards extrêmes ont suivi les grandes éruptions volcaniques (VEI ≥ 4), la même proportion de retards extrêmes ayant suivi les événements El Niño. Environ 73% des retards extrêmes se situent dans les vallées des cycles de taches solaires ou dans la période minimale de Dalton de l'année ou de l'année précédente. »

18-145- Dahal et al., 2018    (USA), (SpringlerLink)
«L'Illinois se classe au premier ou au deuxième rang des États du Midwest pour la production de soja et au deuxième rang pour la production de maïs, plus de 75 % de ses terres étant utilisées pour la production de cultures. L'agriculture définit l'économie et la structure sociale de l'État. Tout changement de climat, de température et de précipitations devrait affecter les États du Midwest et leur productivité agricole. Cette étude nous montre que le changement climatique ne s'est pas encore manifesté dans l'État de l'Illinois. Les changements de température observés au cours des 60 dernières années n'ont fait que contribuer à catalyser la productivité agricole. La plupart des stations de l'état ne montrent pas de changement significatif des paramètres de température. Parmi les stations où le changement est significatif, la majorité montre une tendance au refroidissement. C'est surtout dans le domaine agricole que les jours d'été ont un effet rafraîchissant. Cela impliquerait une diminution de l'exposition des cultures au stress thermique. Il est également significatif que l'écart entre la température quotidienne maximale et minimale se rétrécisse et que la température moyenne se déplace vers le domaine plus chaud sans devenir extrême. Nous pouvons donc conclure sans risque que, durant la seconde moitié du XXe siècle, la température a montré des caractéristiques très encourageantes pour les agriculteurs de l'Illinois. »

18-146- Lei et al.,2018  (Chine), (ADS, ABS, Harvard)
« Les auteurs ont analysé la température hivernale de l'air en surface observée dans l'est de la Chine continentale au cours de la récente période d'interruption du réchauffement climatique, de 1998 à 2013. Les résultats suggèrent une tendance substantielle au refroidissement d'environ -1,0°/décennie dans l'est de la Chine, le nord-est de la Chine et le sud-est de la Chine. »

18-147- Cerrone and Fusco, 2018   (Italie), (American Meteorological Society, JCLI Journal Online)
«  Des preuves irréfutables indiquent que la forte augmentation de la mer de Glace SH, enregistrée ces dernières années, est due à l'impact des modes climatiques et à leurs tendances à long terme. L'examen de la variabilité, allant des échelles saisonnières aux échelles interdécennales, et des tendances au sein des modes climatiques et de la concentration totale de la glace de mer de l'Antarctique (SIC) pour la période de 32 ans (1982-2013), est le principal objet de cet article. Les résultats présentés ici indiquent qu'un refroidissement progressif a affecté le climat subantarctique d'une année sur l'autre depuis les années 1990. »

18-148- Fernandoy et al., 2018  (Chili, Allemagne), (ProQuest Search, the Cryosphere)
«  Comme le montre l'analyse des carottes, la température près de la surface dans la partie la plus septentrionale de la péninsule Antarctique montre une tendance à la baisse (-0,33°C an-1) entre 2008 et 2014 [-1,98°C]. »

18-149- Etienne Vignon, Frederic Hourdin, Christophe Genthon, Hubert Gallée, Jean-Baptiste Madeleine  Julien Beaumet et al., 2018 (France-Grenoble, France IPSL, Paris-6, Pays-Bas), (AGU Advancing Earth and Space Science)
«  L'atmosphère proche de la surface de l'Antarctique a connu des changements importants au cours des dernières décennies (Steig et al., 2009 ; Turner et al., 2006). En particulier, l'air proche de la surface au-dessus de la partie occidentale de l'Antarctique présente l'un des plus importants réchauffements du globe (Bromwich et al., 2013a), avec des taux de réchauffement supérieurs à 0,5 K par décennie à certains endroits. Malgré un réchauffement important à la fin du 20e siècle, la péninsule Antarctique se refroidit légèrement depuis 1998, ce qui reflète la forte variabilité naturelle du climat dans cette région (Turner et al., 2016). L'Antarctique oriental a connu une légère tendance au refroidissement (Nicolas & Bromwich, 2014 ; Smith & Polvani, 2017) particulièrement marquée en automne. »

18-150- Leunda, Cesar Morales-Molino et al., 2018  (Espagne, Suisse, France-Bordeaux), (British Ecologicaal Society, Journal of Ecology)
« L'écotone de la limite des arbres était situé à l'altitude de la grotte, entre 5 700 et 4 650 pb par an, lorsque la végétation était constituée de Pinus uncinata Ramond ex DC et de Betula spp. Les bois et la limite des arbres étaient très proches du site. Par la suite, la limite des arbres s'est légèrement relevée et la limite des bois a atteint l'altitude de la grotte de glace, dépassant sa limite supérieure actuelle d'environ 300-400 m pendant plus de quatre siècles (4 650 et 4 200 années calendaires par an) à la fin du maximum thermique holocène. Après 4 200 années calendaires, les communautés de la toundra alpine dominées par Dryas octopetala L. se sont développées tandis que la limite des arbres s'est abaissée, probablement en raison du refroidissement néoglaciaire. L'élevage préhistorique a probablement renforcé les impacts du refroidissement climatique à 3 450-3 250 années calendaires par an. Enfin, un écotone de la limite des arbres s'est développé autour de la grotte, qui a été à son tour remplacée par des communautés alpines au cours des 2 000 dernières années.  (En supposant un taux de chute de température de +0,517°C/100 m {Navarro-Serrano et al., 2018}, une baisse de 300-400 m de la limite supérieure actuelle de la limite des arbres indiquerait que les températures des Pyrénées étaient environ 1,81°C plus chaudes qu'aujourd'hui pendant 4 650-4 200 années calendaires par an). »

Un passé plus chaud – Absence de « Crosse de hockey » dans les reconstructions  (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2018-1/)

18-151- Li et al., 2018  (Chine), (Elsevier, Global and Planetary Change)
«D'autres études suggèrent également que le récent réchauffement climatique dans le sud-est de la PT a en fait commencé dans les années 1820 (Shi et al., 2015). Cependant, quelques reconstitutions des parties ouest et nord-ouest du Sichuan ou du sud-est de la PT indiquent qu'il n'y a pas eu d'augmentation évidente de la température au cours des dernières décennies (Li et al., 2015b ; Zhu et al., 2016). »

18-152- Yu et al., 2018 (Chine), (Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Les résultats de la reconstruction expliquent 39,3 % de la variance climatique sur la période d'étalonnage 1959-2015, et ils indiquent que le centre des monts Anling XiaoXing a connu six grandes périodes chaudes, cinq grandes périodes froides et plusieurs années froides qui ont coïncidé avec une séquence d'éruptions volcaniques tropicales majeures. ... Le spectre de puissance a révélé l'existence de cycles de fréquence significatifs de variabilité à 2,0-2,3, 2,5-2,7, 2,9, 3,0, 3,4-4,5, 5,6, 7,2, 7,5-8,0, 8,2, 8,9, 9,9, 10,5-11,5 et 70,5 ans, qui peuvent être liés à la variabilité atmosphérique et océanique à grande échelle, comme l'oscillation australe El Niño, l'activité solaire et l'oscillation décennale du Pacifique. »

18-153- Nielsen et al., 2018   (Danemark, Islande), (Cambridge, journal of Glaciology)
« L'optimum climatique de l'Holocène a été atteint il y a 8 à 5 ans, lorsque les températures annuelles moyennes à la surface du Groenland étaient de 2 à 3°C supérieures aux valeurs actuelles. ... Nous constatons que la calotte glaciaire se retire jusqu'à un volume minimum de ∼0.15-1.2 m équivalent au niveau de la mer plus petit que celui présent au début ou au milieu de l'Holocène en forçant un modèle de calotte glaciaire avec des reconstructions de température qui contiennent un optimum climatique, et que la calotte glaciaire a continué à se rétablir de ce minimum jusqu'à aujourd'hui.  ... La perte de masse initiale en réponse à l'augmentation de la température au début de l'Holocène est la plus importante lors du forçage de la calotte glaciaire avec les reconstructions de température et d'accumulation de Gkinis et autres (2014) (Expérience 5). Dans cette simulation, les anomalies de température culminent à plus de 5°C au-dessus du climat de référence actuel au début de l'Holocène et la calotte glaciaire perd 20% de son volume au cours des 3000 ans suivant le début de l'Holocène en raison d'une fonte accrue de la surface. ... Le retrait le plus important et le plus rapide de la nappe glaciaire a été constaté pour l'expérience 5, qui a été forcée par les reconstitutions de température et d'accumulation de Gkinis et d'autres (2014). Dans cette reconstruction de la température, la température augmente rapidement au début de l'interglaciaire et présente plusieurs périodes plus courtes avec des températures supérieures de plus de 5°C à celles présentes au début de l'Holocène. ... Les preuves géologiques suggèrent en outre que les marges de la calotte glaciaire dans le sud-ouest se sont retirées jusqu'à ∼ 100 km derrière leur position actuelle pendant le milieu de l'Holocène (Funder et autres, 2011). Ces preuves sont en outre étayées par des interprétations des relevés relatifs du niveau de la mer et des taux de soulèvement du substratum rocheux qui indiquent également un recul de l'inlandsis au-delà du volume actuel de la glace au milieu de l'Holocène (Khan et al., 2008 ; Funder et al., 2011 ; Lecavalier et al., 2014). »

18-154- Fitchett, 2018     (Zambie), (SpringerLink, the Geography of South Africa)
«Bien que l'existence d'un événement froid du Petit Âge glaciaire ait été confirmée dans une grande partie de la région, la baisse locale de la température pour cette période reste quantitativement limitée. Les suggestions de températures inférieures de 1 °C à celles du Petit Âge glaciaire et supérieures de 3 °C à celles de la période chaude médiévale antérieure (Tyson et al. 2000) ne sont pas confirmées par rapport aux déductions d'un refroidissement plus sévère, car cet événement [Petit Âge glaciaire] reflète l'écart δ18O le plus prononcé sur 25 000 ans. »

18-155- Anderson et al., 2018   (Islande, Canada, USA), (Elsevier, Quaternary Science, Review)
« Nous estimons que les températures de l'air étaient de 2,5 à 3,0 °C plus élevées pendant le maximum thermique de l'Holocène que la moyenne locale de 1960-1990. ... Entre 1700 et 1925 CE, les températures étaient probablement inférieures de 0,6-0,8 °C à la température de référence de 1950-2015. »

18-156- Harning et al., 2018 (Islande, USA), (Elsevier, Quaternary Science, Review)
« Le HTM terrestre de l'Islande [maximum thermique holocène] a été précédemment limité à ~7,9 à 5,5 ka sur la base de données qualitatives indirectes sur les sédiments lacustres (Larsen et al., 2012 ; Geirsdottir et al., 2013), probablement en association avec le renforcement et le réchauffement progressifs du courant Irminger (Castaneda et al., 2004 ; Smith et al., 2005 ; Olafsdottir et al., 2010). Les expériences de modélisation numérique pour Drangajokull suggèrent que les températures de pointe de l'air étaient à cette époque de 2,5 à 3 °C plus chaudes que la moyenne de l'UE de 1961 à 1990 (Anderson et al., 2018). ... Au cours du Petit Âge glaciaire (LIA, 1250-1850 CE), la région de Vestfirðir est entrée dans les 9 derniers ka d'anomalies de température pluricentenaires printemps/été les plus basses. Sur la base de récentes simulations de modélisation numérique, on estime que cette anomalie est inférieure de 0,6 à 0,8 °C à la moyenne de Vestfirðir pour la période 1950-2015 (Anderson et al., 2018). »

18-157- Grieman et al., 2018   (USA), (EGU, Climate of the Past Discussion),
« Les anomalies de calcaire semblent être reflétées dans les enregistrements de la VA [acide vanillique] de Tunu, avec une VA [acide vanillique] élevée pendant les périodes chaudes et des niveaux plus faibles pendant les périodes froides. Les données suggèrent une corrélation positive entre le feu nord-américain et la température moyenne de l'hémisphère. Cette relation pourrait être due à des changements de température ou de précipitations liés au climat sur l'étendue, la fréquence ou la localisation des incendies, ainsi qu'à des changements dans les schémas de transport atmosphérique. ... ... Le VA [acide vanillique] élevé au début de l'enregistrement [période de réchauffement romain] et autour du MCA [anomalie climatique médiévale]. Il souligne également la tendance à la baisse entre 1200 et 1900 de notre ère [Petit âge glaciaire] et l'augmentation au cours du 20e siècle [Période de réchauffement actuelle]. »

18-158- McGowan et al., 2018  (Australie), (Nature, Scientific Reports),
« Notre reconstruction de Tmax [température maximale] pour ces conditions plus chaudes atteint un pic autour de 1390 CE à + 0,8 °C au-dessus de la moyenne de 1961-90, similaire au pic Tmax pendant la PCR [période chaude romaine]. Ces résultats concordent avec les résultats qui montrent que la période de 1150 à 1350 CE est la chronzone préindustrielle la plus chaude des 1000 dernières années pour le sud-est de l'Australie. »

18-159- Lisa Bajolle, Isabelle Larocque-Tobler, Adam A. Ali, Martin Lavoie, Yves Bergeron ,Emmanuel Gandouin and al , 2018   (France-Aix, Paris-Nanterre, Quebec), (SpringerLink),
«La température annuelle moyenne enregistrée à la station météorologique la plus proche [La Sarre : 1961-1990] est de 0,8 °C, avec des moyennes de température en août de 15,0 °C (1961-1990) et 15,4 °C (1981-2010). ... Au cours de la zone Lch1 (8500-5800 année cal. BP), la température moyenne reconstituée était de 16,9 °C, avec une baisse de 19 °C (maximum) à 17 °C à la fin de la zone. Dans la zone Lch-2 (environ 5700-3500 ans BP), la température moyenne était de 16,8 °C, avec une baisse de 17,8 °C vers 5200 ans BP à 16,2 °C à 3400 ans BP. La zone Lch-3 (environ 3500-1200 ans BP) a commencé par des températures élevées (19,3-18,5 °C), suivies d'une baisse à 16,8 °C entre environ 3000 et 2500 ans BP. Une augmentation (18,3 et 19,6 °C) a été déduite pour la période comprise entre 1800 et 1500 ans calendaires BP. La température moyenne des chironomes déduite pour la zone 3 était de 17,9 °C. Dans la dernière zone (Lch-4), les températures sont passées d'environ 17,5 °C au début de la zone à 14,8 °C à la fin de la zone. La moyenne pendant cette zone était de 16,5 °C. Les anomalies de température montrent que, sur l'ensemble de l'enregistrement, seules six des déductions étaient plus froides que la normale climatique de 15,4 °C et trois étaient plus froides qu'aujourd'hui, avec la normale climatique de 15 °C (Fig. 4b). L'anomalie moyenne de 15 °C (2,10 °C) et de 15,4 °C (1,70 °C) pour l'ensemble du dossier a montré que les déductions de température étaient généralement, et de manière significative, plus chaudes qu'aujourd'hui. »

18-160- Løvstrand Svarva 2018 et al., 2018   (Norvège), (SAGE Journals, The Holocene),
« Une chronologie annulaire de Pinus sylvestris de Sogndal, dans l'ouest de la Norvège, a été créée, couvrant la période 1240-2008 et permettant de reconstituer les températures moyennes mensuelles de juillet. Cette reconstitution est la première du genre dans l'ouest de la Norvège et elle vise à densifier le réseau existant de séries de substitution des cernes de température pour mieux comprendre la variabilité passée des températures au cours du "petit âge glaciaire" et diminuer l'incertitude spatiale. La corrélation spatiale révèle une forte concordance avec les températures dans le sud de la Norvège, en particulier sur le versant ouest des montagnes scandinaves. Cinq périodes froides importantes sont identifiées sur une échelle de temps décennale, centrées sur 1480, 1580, 1635, 1709 et 1784 et le refroidissement du "petit âge glaciaire" s'étendant de 1450 au début du 18e siècle. Un accord interannuel et décennal élevé est trouvé avec une reconstruction indépendante de la température de l'ouest de la Norvège, qui est basée sur des données de récoltes de céréales et de moraines terminales. »

18-161- Polovodova Asteman et al., 2018   (Suède), (EGU, Climate of the Past Discussion),
«Les données montrent un réchauffement pendant la période de réchauffement romaine (~350 avant J.-C. - 450 après J.-C.), des températures de fond variables pendant les périodes sombres (~450 - 850 après J.-C.), des anomalies positives de la température de fond pendant l'anomalie climatique de l'âge viking et du Moyen Âge (~850 - 1350 après J.-C.) et un refroidissement à long terme avec une variabilité multidécennale distincte pendant le petit âge glaciaire (~1350 - 1850 après J.-C.). Le record du fjord BWT [températures de l'eau de fond, Suède occidentale] prend également en compte le réchauffement contemporain du 20e siècle, qui ne se distingue pas dans la perspective des 2500 ans et qui est de la même ampleur que la période de réchauffement romaine et l'anomalie climatique médiévale. »

18-162- Allen et al., 2018  (Australie), (IOP Science, Environmental Research Letters),
« La plus longue période soutenue de températures relativement élevées dans les reconstructions est la période postérieure à 1950 de notre ère, bien qu'il y ait clairement des années individuelles beaucoup plus anciennes qui étaient plus chaudes que toutes celles de la période postérieure à 1950. »

18-163- Hanna et al., 2018  (USA), (SAGE Journals, the Holocene),
« Ici, nous utilisons une archive de sédiments de Simpson Lagoon, Alaska, située à côté du delta de la rivière Colville pour reconstruire la variabilité de la température et les fluctuations de l'approvisionnement en sédiments au cours des 1700 dernières années. Les reconstitutions quantitatives de la température de l'air en été [...] révèlent des écarts de température en corrélation avec des événements climatiques notés (c'est-à-dire "le petit âge glaciaire", "l'anomalie climatique médiévale"). ... Les températures reconstituées sont généralement les plus fraîches entre 300 et 800 CE (Tavg = 2,24 ± 0,98°C), affichant trois minima de température centrés à 410 CE (1,34 ± 0,72°C), 545 CE (1,91 ± 0,69°C), et 705 CE (1,49 ± 0,69°C). Les températures ont ensuite rapidement augmenté, atteignant l'intervalle le plus chaud (800-1000 CE) dans les quelque 1700 ans de référence. Pendant cet intervalle, les températures moyennes ont été de 3,31 ± 0,65°C, avec une température maximale de 3,98°C. »

18-164- Ganyushkin et al., 2018  (Russie, Suisse), (Elvesier, Quaternary International),
«    Des échantillons de bois ayant un âge de 10,6-6,2 cal ka BP ont été trouvés à environ 350 m plus haut que la limite actuelle des arbres. Il semble que la température estivale était de 2,0 à 2,5 °C plus élevée et que les précipitations annuelles étaient deux fois supérieures à celles d'aujourd'hui. ... Des troncs de bois enterrés par un glacier ont donné des âges compris entre 60 et 28 cal ka BP et ont été trouvés 600-700 m plus haut que la limite supérieure actuelle des arbres. Cela prouve que la limite des arbres était nettement plus élevée au cours de l'étude MIS 3a et c. Avec une correction pour la tectonique, nous avons reconstitué que le réchauffement estival était compris entre 2,1 et 3,0 °C [plus élevé qu'aujourd'hui]. »

18-165- Ilyashuk et al., 2018 (Suisse), (SpringerLink),
«    Nous présentons ici une reconstitution haute résolution (4-10 ans) de la température moyenne de l'air en juillet sur 700 ans, basée sur des assemblages de chironomides subfossiles provenant d'un lac éloigné dans les Alpes orientales autrichiennes, afin d'obtenir des informations supplémentaires sur la détérioration climatique de la région par le LIA. Le dossier fournit des preuves d'une période prolongée de conditions principalement plus fraîches durant l'année 1530-1920, ce qui équivaut globalement à la LIA définie par le climat en Europe. La principale phase de l'AIL semble avoir consisté en deux intervalles de temps froids divisés par des épisodes légèrement plus chauds dans la seconde moitié des années 1600. Le refroidissement le plus sévère s'est produit au cours du XVIIIe siècle. La température minimale du LIA, inférieure d'environ 1,5 °C à la moyenne à long terme enregistrée au milieu des années 1780, coïncide avec le signal volcanique le plus fort trouvé dans les carottes de glace du Groenland au cours des 700 dernières années et pourrait être, au moins en partie, une manifestation du refroidissement qui a suivi l'éruption de longue durée du Laki en 1783-1784 après J.-C. Une tendance continue au réchauffement est évidente depuis 1890 environ (1,1 °C en 120 ans). Les températures influencées par les chironomes montrent une corrélation claire avec les données instrumentales et révèlent un accord étroit avec les preuves de paléotempérature des chronologies régionales des cernes de haute altitude. Une grande partie de la variabilité des enregistrements de température peut être liée aux changements de l'oscillation de l'Atlantique Nord. »

18-166- Geirsdóttir et al., 2018  (Islande, USA, Canada), (EGU, Climates of the Past Discussion),
«    Les recherches sur le paléoclimat en Islande montrent que les anomalies positives de l'insolation estivale de l'Holocène précoce ont abouti à une Islande "libre de glace" d'environ 9 ka (Larsen et al., 2012 ; Striberger et al., 2012 ; Harning et al., 2016a). Les expériences de modélisation des glaciers suggèrent que la disparition observée de Langjökull dans le centre de l'Islande de 9 ka a nécessité une température estivale supérieure de 3°C à la moyenne de la fin du XXe siècle (Flowers et al., 2008), une estimation renforcée par des simulations pour Drangajökull, une calotte glaciaire dans le nord-ouest de l'Islande (Anderson et al., 2018). »

18-167- Wang et al., 2018  (Chine, USA), (ResearchGate, Quaternary Science Reviews ),
«   La TAMA moyenne de 18,4°C pour le RAN15-MAAT sur la partie la plus récente du relevé (<0,8 ka BP) [les 800 dernières années BP] chevauche la gamme des TAMA, soit environ 16,2°C à 18,7°C (av. 17,5°C), mesurées depuis 1952 à la station météorologique la plus proche (Yichang, située à environ 100 km) et est très proche de la TAMA moyenne de 18,4°C. MAAT de 18°C mesurée directement à l'extérieur de la grotte par un enregistreur de température entre 2004 et 2007 (Hu et al., 2008a). Cette concordance entre les températures reconstituées et les mesures instrumentales augmente notre confiance dans le potentiel du RAN15 de substitution. Les RAN15-MAAT dans le HS4 varient de 16,5°C à 20,6°C (av. 19°C), au cours des 9 derniers ka BP, et suivent globalement une tendance à long terme de baisse des températures en accord avec la diminution de l'insolation solaire à 30°N en juillet (Laskar et al., 2004) (Fig. 4B). La variation de température (4,1°C) dans notre enregistrement est plus importante que l'erreur de calibration du proxy RAN15 (RMSE ¼ 2,6°C ; Wang et al., 2016). ... L'Optimum climatique holocène (HCO) indiqué dans l'enregistrement RAN15-MAAT est de 8 à 6 ka BP, la température la plus élevée étant à ca. 7,0 ka BP. À la tendance holocène à l'échelle orbitale se superposent des fluctuations climatiques d'échelle centennale à millénaire d'environ 1 à 2 °C. Il est intéressant de noter que la plus récente (0,9 ka BP [900 ans BP]) se distingue par une plus grande variabilité, les RAN15-MAAT les plus élevées (20,5°C) et les plus basses (16,5°C) se produisant successivement à 0,6 ka BP [600 ans BP] et 0,5 ka BP [500 ans BP]. (Les températures de surface ont chuté de -4,0°C en 100 ans environ). »

18-168- Sangüesa-Barreda et al., 2018   (Espagne, UK), (NRC Research, Uni-Mainz),
« En résumé, nous avons constaté que le recrutement des arbres dans un écotone de la limite des arbres dans les Pyrénées centrales espagnoles était accru pendant les périodes chaudes, alors que les périodes froides étaient associées à des taux de recrutement relativement faibles. Les enregistrements des cernes de croissance des arbres révèlent que la température est le principal facteur de la dynamique à long terme des populations d'arbres dans les environnements à climat froid. »

18-169- Wang et al., 2018 (Chine, USA), (Research, Quaternary Science Reviews ),
«  La TAMA moyenne de 18,4°C pour le RAN15-MAAT sur la partie la plus récente du relevé (<0,8 ka BP) [les 800 dernières années BP] chevauche la gamme des TAMA, soit environ 16,2°C à 18,7°C (av. 17,5°C), mesurées depuis 1952 à la station météorologique la plus proche (Yichang, située à environ 100 km) et est très proche de la TAMA moyenne de 18,4°C. MAAT de 18°C mesurée directement à l'extérieur de la grotte par un enregistreur de température entre 2004 et 2007 (Hu et al., 2008a). Cette concordance entre les températures reconstituées et les mesures instrumentales augmente notre confiance dans le potentiel du RAN15 de substitution. Les RAN15-MAAT dans le HS4 varient de 16,5°C à 20,6°C (av. 19°C), au cours des 9 derniers ka BP, et suivent globalement une tendance à long terme de baisse des températures en accord avec la diminution de l'insolation solaire à 30°N en juillet (Laskar et al., 2004). ... Il est intéressant de noter que la plus récente période de 0,9 ka BP [900 ans BP] se distingue par une plus grande variabilité, les RAN15-MAAT les plus élevées (20,5°C) et les plus basses (16,5°C) se produisant consécutivement à 0,6 ka BP [600 ans BP] et 0,5 ka BP [500 ans BP]. (Les températures de surface ont chuté de -4,0°C en 100 ans environ). »

18-170- Lembke-Jene et al., 2018  (Allemagne), (PNAS),
«  Il est important de noter que les récents changements de température de la thermocline à basse latitude et à moyenne profondeur (à environ 500 m de profondeur) dans le Pacifique occidental équatorial montrent des températures plus élevées concomitantes dans l'EMH [Holocène précoce à moyen, il y a 11 à 6 000 ans] d'une ampleur similaire, la thermocline du nord ou les températures intermédiaires de l'eau (Fig. 3C) provenant du NPIW étant plus chaudes de 2,1 ± 0,4 °C que durant le siècle dernier [Rosenthal et al., 2013], en accord avec notre hypothèse de diminution de la ventilation dans l'OSIW et le NPIW. »

18-171- Sannel et al., 2018  (Suède, Canada), (Wiley Online Library, Boreas),
«  Sur tous ces sites, les données ainsi que les résultats des analyses des macrofossiles végétaux suggèrent que l'aggradation du permafrost s'est produite autour de 600-100 cal. a BP [le petit âge glaciaire]. ... Sur ces sites, il n'y a pas d'indication de la formation du permafrost avant le Petit Âge glaciaire. ... Le réchauffement des dernières décennies a entraîné une dégradation importante du pergélisol dans les palses et les plateaux tourbeux fennoscandiens (Sollid & Sørbel 1998 ; Zuidhoff & Kolstrup 2000 ; Luoto & Seppala 2003 ; Sannel & Kuhry 2011 ; Borge et al. 2017). Actuellement, le permafrost est proche du dégel avec des températures annuelles moyennes du sol juste en dessous de 0 °C (Christiansen et al. 2010 ; Johansson et al. 2011 ; Sannel et al. 2016). ... Pendant la majeure partie de l'Holocène, ces tourbières du nord n'ont pas connu de conditions climatiques suffisamment froides pour permettre la formation de pergélisol. ... Pendant l'initiation des tourbières (vers 10 000 à 9 600 cal. a BP), les conditions climatiques dans la région étaient favorables à la productivité des plantes avec des températures estivales plus élevées d'environ 3 °C par rapport à aujourd'hui (Kullman & Oberg 2015), ce qui a entraîné des taux d'accumulation de tourbe et de carbone net relativement rapides pendant le début de l'Holocène. (Le nord de la Suède subarctique ne s'est pas encore complètement remis du refroidissement du Petit âge glaciaire, car le pergélisol existe toujours dans des régions où il n'a pas été enregistré pendant presque toutes les 10 000 dernières années). »

18-172- Orme et al., 2018   (Norvège, Danemark, Canada, Inde), (Elsevier, Quaternary Science Reviews),
«  La reconstruction basée sur les diatomées montre des températures de reconstruction plus chaudes que la reconstruction basée sur les dinocystes et la TSM d'été (juin-août) de 10,9°C mesurée de façon moderne. ... La tendance générale au refroidissement à long terme dans la reconstruction de la TSM basée sur les diatomées pour les 6,1 derniers ka correspond au refroidissement largement établi dans l'Atlantique Nord subpolaire depuis le maximum thermique holocène, résultant de la diminution de l'insolation estivale dans l'hémisphère nord (par exemple Calvo et al., 2002 ; Marchal et al., 2002 ; Andersen et al., 2004a, 2004b ; Andersson et al., 2010 ; Jiang et al., 2015 ; Sejrup et al., 2016). ... La première période chaude, à ~6,1-4 ka BP, avait des TSM reconstituées moyennes de 12-13,3°C, les températures les plus chaudes jamais enregistrées se situant à ~6,1-5,5 ka BP (environ 13°C). La période plus froide (~4-2 ka BP) a permis de reconstituer des TSM variant autour de 11,5°C, avec des minima à 3,2 et 2,4 ka BP interrompus par un court réchauffement à 2,7 ka BP. Dans la période la plus récente, après 2 ka BP, les TSM ont de nouveau augmenté, atteignant un pic à 1,8 ka BP, mais les TSM n'ont pas atteint des valeurs aussi élevées que celles reconstituées pour 6,1-4 ka BP. ... Dans l'enregistrement basé sur les diatomées, la température moyenne reconstruite entre 4 et 2 ka BP est de 11,5°C, contre 12,5 et 12,1°C dans les périodes avant 4 ka BP et après 2 ka BP respectivement, ce qui montre un refroidissement reconstruit de 0,6-1°C. Dans le registre basé sur les dinocystes, la température moyenne reconstituée entre 4 et 2 ka BP est de 10,3°C, contre 11,3 et 11,6°C respectivement avant 4 ka BP et après 2 ka BP, ce qui indique un refroidissement de 1-1,3°C. »

18-173- He et al., 2018    (Chine), (SAGE Journals, The Holocene),
«  Conjointement à l'affaiblissement de la condition d'upwelling observé à partir du même noyau, nous pensons que la tendance à la baisse de la température dans la région étudiée depuis la fin de la LIA [(les ~100 dernières années)] est probablement due à des changements dans la force des courants plutôt qu'à l'upwelling côtier. Moins d'eau chaude provenant de la zone sud a été transportée dans la région, probablement en raison des changements dans l'affaiblissement du KC renversant le signal de température globale croissante dans les régions YS et ECS depuis la fin du LIA (He et al., 2014). En fait, cette tendance à la baisse de la TSM a également été observée dans de nombreux enregistrements de la TSM du Royaume-Uni37 parmi les sites situés dans la région du Pacifique occidental aux latitudes moyennes depuis la fin de la LIA (figure 3, Kim et al., 2004 ; Li et al., 2009 ; Nakanishi et al., 2012b ; Ruan et al., 2017 ; Wang et al., 2011). En outre, trois enregistrements de la TSM du Royaume-Uni sur ~400 ans à partir de carottes de sédiments prélevées dans la baie de Mirs, au nord-est de Hong Kong, montrent également des tendances au refroidissement au cours de cette période (Kong et al., 2015). »

18-174- Tarasov et al., 2018     (Allemagne, Russie, Japon), (ResearchGate, Quaternary International),
«  Dans l'enregistrement de Korovinskoe (Fig. 10A), la première augmentation des pourcentages d'arbres/arbustes à feuilles caduques tempérés est datée d'environ 10 400 cal BP, suivie d'une deuxième augmentation plus prononcée (jusqu'à 21 %) entre environ 10 100 et 9 800 cal BP. Cette dernière augmentation correspond aux TSM estivales maximales (c'est-à-dire 6-7°C au-dessus de la valeur moyenne des TSM modernes) reconstituées dans le nord-est de l'Atlantique Nord (Fig. 10E) et le nord-ouest de la mer de Barents (Fig. 10F). ... Une reconstruction basée sur le pollen de l'anomalie de température estivale au lac Kurjanovas (Fig. 1) en Lettonie suggère que l'intervalle le plus chaud dans la zone située à environ 270 km à l'ouest de Korovinskoe s'est produit à environ 8100-5600 cal BP (Fig. 10C ; Heikkila et Seppa, 2010). ... Mangerud et Svendsen (2018) ont signalé l'apparition de l'espèce de mollusque la plus exigeante en chaleur à environ 1000 km plus au nord de sa répartition actuelle, indiquant que les températures d'août au Svalbard étaient plus chaudes de 6°C, à environ 10 200-9200 cal BP, et que le climat régional était aussi chaud qu'aujourd'hui, à environ 11 000 cal BP. »

18-175- Nosova et al., 2018  (Russie), (SpringerLink),
«  Selon la reconstruction climatique actuelle, le réchauffement du milieu de l'Holocène n'a commencé qu'à 7 700 cal bp, avec des températures plus élevées que maintenant pendant la période du milieu de l'Holocène. Ce réchauffement était dû à une augmentation des températures hivernales (1-5 °С plus élevées qu'actuellement), tandis que les températures estivales sont restées relativement stables, avec une température de juillet<1 °С plus élevée qu'actuellement. ... Au cours de l'Holocène moyen, deux périodes froides de 6 900 à 6 500 et de 5 300 à 5 000 cal bp ont été observées. Il est intéressant de noter que pendant les périodes froides, les températures ont dépassé les températures actuelles de 0,5 à 1,5 °С. ... La transition entre le maximum thermique du milieu de l'Holocène et la période suivante s'est produite sans changements climatiques considérables. Les températures annuelles moyennes sont restées bien supérieures aux températures actuelles de 0,5 à 2,5 °С jusqu'à 2 500 cal bp. Les températures maximales locales ont été observées à 4 800, 4 300, 3 500 et 2 900-2 700 cal bp. La reconstruction climatique actuelle montre un refroidissement progressif jusqu'aux niveaux actuels d'environ 2 500 cal bp, suivi d'une nouvelle phase de réchauffement avec une augmentation allant jusqu'à 1-2 °С à environ 1 500 cal bp. »

18-176- Norström et al., 2018  (Suède, Afrique du Sud), (SAGE Journals, The Holocene),
«  La première partie de l'enregistrement multiproxy (400-800 apr. J.-C.) montre des conditions terrestres stables et un faible apport de détritus, suivi d'une plus grande variabilité dans presque tous les proxy entre 900 et 1200 apr. L'enregistrement δ13 C déduit une proportion plus élevée de végétation C4, provisoirement associée à des températures plus élevées durant cette phase, en parallèle avec l'anomalie climatique médiévale (MCA). ... Bien que les contraintes du modèle d'âge empêchent une comparaison régionale solide, la variabilité climatique déduite est discutée comme une réponse provisoire à l'augmentation de l'activité cyclonique aux latitudes moyennes pendant la LIA, et les conditions climatiques variables de la MCA comme indirectement dictées par les changements de l'activité solaire. »

18-177- Naoufel Abdeldjalyl Haddam,  Giuseppe Siani, Nicolas Durand, et al., 2018   (France-Orsay, Paris-Saclay, Paris-Gif/Yvette ; Allemagne), (Elsevier, Quaternary Science Review),
«  La reconstruction de la température de surface de la mer en été (SSST) du MD07-3100 affiche des valeurs allant de 8° à 17°C sur les 21 dernières années. Les températures les plus basses sont enregistrées à 18 kyrs juste avant le début de la déglaciation, tandis que les plus chaudes sont enregistrées à 15 kyrs (15-17°C), de 11 à 10 kyrs et de 4,7 à 3 kyrs. Après 6,5 kyrs, les TSSS restent principalement à 15°C et sont marqués par deux événements de réchauffement à court terme jusqu'à ~18°C, à 4,7 et 3,1 kyrs respectivement, jusqu'à atteindre les valeurs de température estivales actuelles à l'emplacement central. ... La carotte MD07-3088 affiche des valeurs de SSST allant de 7 à 18°C sur les 21,4 derniers kystes. Les valeurs les plus basses sont observées de 18,3 à 16,5 kystes, tandis que les plus élevées sont enregistrées au cours de l'Holocène moyen à tardif (à 5,7, 1,5 et 0,7 kystes respectivement). L'Holocène précoce, de 11,5 kyr à 10 kyr, est caractérisé par des valeurs de SSST à environ 13°C suivies d'une tendance progressive à la baisse de 1,5°C jusqu'à 7,7 kyr. Puis une forte augmentation de la SSST a culminé à 5,8 kyr (~16°C) avant de diminuer à nouveau à 4,5 kyr. ... Les reconstitutions de la TSS du Royaume-Uni pour la carotte MD07-3088 montrent des tendances similaires à celles de la TSS du MAT, avec les températures les plus basses et les plus variables entre 21 et 18 kystes. Une forte augmentation de la TSM (~5°C) marque l'Holocène précoce (~10,4 kyr). Entre 10,4 et 6,5 kyr, la TSM a de nouveau diminué, suivie d'un plateau jusqu'à 3 kyr avec des valeurs moyennes de 13°C. Enfin, après une brusque augmentation de la TSM (~2°C) centrée à 1,5 kyr, la TSM du Royaume-Uni a diminué jusqu'à aujourd'hui. ... La reconstruction de la TSS de la carotte MD07-3082 par MAT montre des valeurs allant de 9°C à 13°C sur les 22 derniers kyrs. Les températures les plus basses sont enregistrées entre 22 et 20,5 kyr, tandis qu'une augmentation progressive de la SSST représentant la dernière déglaciation culmine à 14,3 kyr. Une baisse de la SSST en deux étapes d'environ 3°C est enregistrée entre 14,3 et 12,9 kyr et est attribuée à l'ACR avant d'atteindre des valeurs stables à 12°C pendant l'Holocène »

18-178- Zheng et al., 2018   (Chine, UK), (Elsevier, Earth and Planetary Science Review),
«  Dans cette étude, nous présentons un ensemble de données GDGT détaillées couvrant les 13 000 dernières années à partir d'une séquence de tourbe dans la montagne de Changbai au nord-est de la Chine. La reconstruction de la température basée sur le brGDGT à partir de la tourbe de Gushantun indique que les températures annuelles moyennes de l'air dans le nord-est de la Chine au début de l'Holocène étaient de 5 à 7°C plus élevées qu'aujourd'hui.  En outre, les enregistrements MAAT du plateau de loess chinois ont également suggéré des températures maximales de 7 à 9°C supérieures à celles d'aujourd'hui au cours de l'Holocène précoce (Peterse et al., 2014 ; Gao et al., 2012 ; Jia et al., 2013). Par conséquent, nous considérons que les températures obtenues à l'aide du calibrage global de la tourbe sont représentatives du climat de la Chine (NE). ... Les températures les plus élevées se sont produites entre environ 8 et 6,8 kyr BP, avec des températures moyennes annuelles occasionnelles >8,0 ± 4,7°C, par rapport à la TAMA actuelle de ∼3°C. »

18-179- Levy et al., 2018    (Danemark, USA), (Taylor&Francis, AAAR- Artic, Antartic and Alpine Research, an interidsciplinary journal)
«  Les trois crêtes de moraine historiques indiquent qu'il y a eu au moins trois avancées ou stagnations de la marge de glace au cours de l'histoire. Les enregistrements des températures estivales du lac Nord (Axford et al. 2013) et du lac N3 (Thomas et al. 2016) font état d'un refroidissement général au cours des 200 dernières années dans l'ouest du Groenland, ce qui a probablement influencé l'avancée vers les moraines historiques.

18-180- Perner et al., 2018      (Allemagne), (Wiley Online Library)
«  À partir d'environ 1,5 ka BP, nous enregistrons un refroidissement souterrain important et la présence continue d'eaux de surface chargées de glace de mer et de glace douce sur le site d'étude. »

18-181- Lemmen and Lacourse, 2018  (Canada), (SpringerLink)
«Le début de l'Holocène a été marqué par des températures relativement stables qui dépassaient de ~2 à 3°C celles de l'époque moderne. Les températures inférées diminuent généralement pendant le reste de l'Holocène. »

18-182- Magyari et al., 2018   (Hongrie), (Elsevier, Quaternary International)
« Ces limites de tolérance climatique ont été utilisées pour déduire des températures moyennes de juillet dépassant les valeurs modernes de 2,8°C à cette époque [8200-6700 cal an BP] (Magyari et al., 2012). »

18-183- Fan, Franck Bassinot  et al., 2018     (Chine, France-Gyf/Yvette), (Nature, Scientific Reports)
« Les variations de la température de l'eau de la thermocline des deux sites, en particulier les plus hauts sommets à ~7 ka BP (avant aujourd'hui), sont différentes des enregistrements de l'océan Pacifique occidental ouvert. La réapparition du débit de la mer de Chine méridionale et donc une diminution du débit de surface le long du détroit de Makassar a peut-être conduit à un pic de température de la thermocline plus chaud à ~7 ka BP qu'à ~11 ka BP. »

18-184- Blundell et al., 2018     (UK), (SAGE journals, the Holocene)
« L'énergie transportée par l'eau chaude tropicale, acheminée par la circulation méridionale de retournement de l'Atlantique (AMOC), joue un rôle essentiel dans la régulation du climat des régions bordant l'océan Atlantique Nord. Les phases précédentes d'apport élevé d'eau douce dans les zones de production d'eau profonde de l'Atlantique Nord (NADW) au début et au milieu de l'Holocène ont été liées à des ralentissements de l'AMOC et à des changements du climat régional ».

18-185- Badino et al., 2018  (Italie), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
« Entre environ 8,4 et 4 ka cal BP [8 400 à 4 000 ans avant aujourd'hui], notre site [Alpes italiennes] a connu un mois de juillet moyen d'environ 12,4 °C, c'est-à-dire 3,1 °C de plus qu'aujourd'hui [9,3 °C]. ... Entre 7 400 et 3 600 ans avant notre ère, la limite de la forêt est restée plus élevée qu'aujourd'hui dans des conditions de croissance favorables (c'est-à-dire un mois de juillet à environ 12 °C). »

18-186- Lüning and Vahrenholt, 2018    (Allemagne), (SpringerLink)
« Le "Sahara vert" de l'Holocène précoce fait partie d'une longue série de périodes humides qui se sont produites au cours des cent mille à un million d'années en Afrique du Nord et en Arabie. En particulier, les modèles climatiques ne sont toujours pas en mesure de faire correspondre quantitativement les changements hydroclimatiques observés. Les précipitations simulées pendant la période humide africaine sur le Sahara ne sont pas suffisantes pour maintenir la végétation à un niveau observé dans les paléoclimats, ce qui indique que des processus tels que la végétation et les rétroactions de la poussière doivent encore être affinés. Les températures de la surface de la mer en Afrique du Nord et en Arabie au début de l'Holocène étaient généralement de un à plusieurs degrés Celsius plus élevées qu'à la fin de l'Holocène. Le réchauffement a commencé vers 12 000 ans BP et s'est terminé vers 5 000 ans BP. La période chaude a généralement coïncidé avec la phase humide de l'Holocène précoce dans la région et est liée au maximum thermique de l'Holocène, une période de l'Holocène précoce pendant laquelle les températures étaient globalement élevées. L'étude suggère que l'histoire climatique de l'Holocène en Afrique du Nord et en Arabie est étroitement liée au développement mondial et que des changements de température importants se sont également produits dans les ceintures climatiques subtropicales. »

18-187- Zhang et al., 2018  (Chine, Allemagne, Bresil), (Elsevier, Global and Planetary Change)
« Le gradient des températures de la surface de la mer et de la thermocline présente une augmentation globale d'environ 3,0°C de 23 à 16 ka, suivie d'une diminution d'environ 1,8°C entre 16 et 11 ka. Une nouvelle augmentation de ~3°C se produit de 11 à 2,5 ka, suivie d'une diminution de 1,4°C de 2,5 ka à ce jour (Fig. 3e). »

18-188- Zhao et al., 2018  (Chine), (Elsevier, Quaternary International)
« Selon l'interpolation des données météorologiques des deux stations météorologiques les plus proches, à Linxia (à environ 46 km ; MAT [température annuelle moyenne] = 7,3 °C) et Minhe (à environ 54 km ; MAT [température annuelle moyenne] = 8. 3 °C)... Dans cette étude, nous avons reconstitué les changements climatiques de l'Holocène moyen à tardif en utilisant les distributions de GDGT dans une séquence de lœss-paléosol dans les ruines de Lajia de la culture néolithique Qijia, dans le bassin de Guanting, à l'extrémité sud-ouest du plateau chinois de Loess. ... La MAT [température annuelle moyenne] a diminué de 11,9 °C à 8,0 °C, au cours des dernières années. 7000 ans, et une baisse drastique des MAP [précipitations annuelles moyennes] (70 mm), accompagnée d'une baisse de 0,8 °C de la MAT [température annuelle moyenne], s'est produite à 3800-3400 ans BP (avant aujourd’hui). »

18-189- Sarah Coffinet, Arnaud Huguet, Laurent Bergonzini, David Williamson, Christelle Anquetil,  Fatima Laggoune-Défarge, Sylvie Derenne et al., 2018   (France-Jussieu, Paris-11, Paris-Sorbonne, Paris-Orléans, UK, Russie, Pologne, Tanzanie, UK), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«Cette étude représente la première reconstruction quantitative détaillée de la température de l'air à l'Holocène tardif dans la région de la RVP [Province volcanique de Rungwe, sud-ouest de la Tanzanie/Afrique de l'Est]. Nous avons identifié une succession d'événements froids/chauds/froids, largement en phase avec les autres relevés climatiques régionaux d'Afrique de l'Est et avec les périodes froides identifiées dans le monde entier par Wanner et al (2011). Cela confirme que les processus à l'échelle mondiale pourraient être les principaux moteurs de la variabilité climatique de l'Holocène. De plus, des conditions chaudes pendant la MCA suivies d'un refroidissement brutal pendant la LIA ont été observées à Kyambangunguru et ailleurs en Afrique de l'Est, ce qui suggère que ces deux événements récents se sont produits à l'échelle mondiale. »

18-190- Taylor et al., 2018  (Irlande), (ResearchGate, Palaeogeography Palaeoclimatology Palaeoecology )
« Cette étude fournit le premier modèle de température de l'Holocène moyen à tardif interférant avec les chironomes pour l'Irlande, créant un contexte climatique précieux pour le développement de la société irlandaise au cours du Néolithique et de l'âge du bronze. Cette reconstruction fournit des preuves de multiples fluctuations de température au cours de l'Holocène moyen à tardif avec une phase froide au cours du Mésolithique tardif (6800-5890 ans cal. BP-Avant aujourd’hui), suivie d'une période de réchauffement au cours du Néolithique précoce (5890-5570 ans cal. BP). Les C-IT reflètent un climat relativement chaud pendant le Néolithique moyen, avec un réchauffement important de la fin du Néolithique au début de l'âge de bronze (4630-3810 ans BP), avec des températures supérieures à la moyenne actuelle entre 3990 et 3810 ans BP. »

18-191- Alt et al., 2018   (USA), (Cambridge Core, Quaternary Research)
« Des niveaux élevés de pollen d'Artemisia entre 10 000 et 6 000 ans calendaires BP suggèrent une forêt ouverte au début de l'Holocène, lorsque les conditions étaient plus chaudes et plus sèches qu'aujourd'hui. »

18-192- Belle et al., 2018    (Suède, Italie, Estonie), (Cambridge Core, Quaternary Research)
« Des modèles comparables de changements de température de l'air pour les deux zones étudiées ont été rapportés pour l'Holocène (Figure 2, Heiri et al., 2015 ; Holmstrom, Ilvonen, Seppa, & Veski, 2015 ; Belle, Poska, et al., 2017). Ces modèles peuvent être divisés en trois périodes climatiques : (1) de 11,7 à 8,2 kyr cal. BP (Before Present) (Holocène précoce), lorsque les températures les plus fraîches de l'Holocène ont été observées, suivies d'un réchauffement rapide, (2) les températures maximales et stables pendant le maximum thermique de l'Holocène (de 8,2 à 4,2 kyrs cal. BP environ) et (3) depuis 4,2 kyrs cal. BP (Holocène tardif) où un léger refroidissement progressif a été observé.

18-193- Furlanetto et al., 2018      (Italie), (Elversier, Quaternary Science Reviews)
«Une chute de température est documentée dans les deux reconstitutions à environ 2,9 ka cal BP (Before Present) au début de l'âge du fer. Après une période de réchauffement d'environ 2,8 à 1,5 ka cal BP, une nouvelle tendance au refroidissement apparaît de la fin du Moyen Âge à l'époque moderne, dans une phase où l'impact humain est plus important ».

18-194- Mogen, 2018  ( ), (OpenKnwoledge)
«On estime qu'il y a 9 000 ans, les températures estivales moyennes étaient supérieures de plus de 2°C aux températures actuelles, et que la limite des arbres de 10,4 à 6,6 ka était supérieure d'environ 80 m à celle des montagnes de San Juan (Colorado, Rocheuses) (Elias et al., 1991 ; Carrara, 2011). »

18-195- Papadomanolaki et al., 2018  (Pays-Bas), (Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
«Une grande partie la Mer Baltique est redevenue hypoxique entre 1,4 et 0,7 ka BP, pendant l'anomalie climatique médiévale (MCA), lorsque les températures moyennes de l'air étaient de 0,9 à 1,4 °C supérieures aux températures enregistrées pendant la période 1961-1990 (par exemple, Mann et al., 2009 ; Jilbert et Slomp, 2013).

18-196- Leonard et al., 2018   (Australie), (Elsevier,Earth and planetary Science Letters)
« Les reconstructions de la température de surface de la mer dérivées du corail (SST-Sr/Ca) démontrent des conditions ∼1 ◦C plus chaudes que celles présentes sur ∼6200 (recalibrées à 14C) et 4700 ans Before Present, avec une augmentation suggérée de la gamme de salinité (δ18O) associée à des inondations saisonnières amplifiées, suggérant La Niña (Gagan et al., 1998 ; Roche et al., 2014) »

18-197- Suvorov and Kitov, 2018  (Russie), (SpringerLink)
« Les auteurs ont examiné la variabilité de l'activité de la glaciation moderne et la variation des conditions naturelles de la zone périglaciaire sur le climat et sur les données dendrochronologiques. Les résultats des données sur la croissance du mélèze et du pin sylvestre de Sibérie ont été révélés à la limite supérieure des communautés forestières. ... On pense que la température pourrait être de 3,5 °C plus élevée à l'optimum de l'Holocène qu'à l'heure actuelle (Vaganov et Shiyatov 2005). ... Depuis 2000, il y a eu une croissance de l'instabilité des arbres associée à une diminution des températures moyennes mensuelles en été. ... Depuis le début de l'année 2000, la diminution des températures estivales a été marquée. »

18-198- Lozhkin et al., 2018   (Russie, USA,), (Wiley Online Libraray)
«L'occurrence postglaciaire d'intervalles relativement chauds/secs et chauds/humides est cohérente avec les résultats d'une simulation de modèle climatique régional qui indique des températures plus chaudes que les températures actuelles et une diminution de l'humidité effective à 11 000 cal. a BP et la persistance de conditions chaudes mais avec une plus grande humidité et une saison de croissance plus longue à 6000 cal. a BP. »

18-199- Smith, 2018  (USA), (Science, Climate Change)
«  Pour prévoir l'ampleur de l'élévation du niveau de la mer en réponse au réchauffement climatique actuel, il faut notamment connaître la sensibilité de la vitesse de fonte de la calotte glaciaire du Groenland à la hausse des températures. McFarlin et al. qui présentent les résultats d'un ensemble de carottes de sédiments provenant d'un petit lac non glaciaire dans les hautes terres du nord-ouest du Groenland, qui contiennent des dépôts de l'Holocène et du dernier interglaciaire (LIG). Ils ont trouvé des assemblages de moucherons indiquant des températures maximales en juillet qui étaient de 4,0 à 7,0°C plus chaudes que les températures modernes pendant l'Holocène précoce et au moins 5,5 à 8,5°C plus chaudes pendant la LIG. Cette perspective de réchauffement extrême suggère que des changements encore plus importants que ceux prévus pour cette région au cours du siècle à venir pourraient se produire. »

18-200- Kullman, 2018   (Suède), (ResearchGate)
«  Le présent document fait état des résultats d'un vaste projet visant à améliorer la compréhension de la végétation alpine et subalpine postglaciaire, de la limite des arbres, des glaciers et de l'histoire du climat dans les Scandes du nord de la Suède. La principale méthodologie consiste à analyser les restes de méga arbres fossiles, c'est-à-dire les troncs, les racines et les cônes, récemment exposés à la lisière des glaciers en recul et des plaques de neige/glace. Cette approche a une résolution et une précision spatiales qui dépassent toute autre option pour la reconstruction de la couverture forestière dans les paysages de montagne de haute altitude. ... Tous les spécimens d'arbres récupérés proviennent d'altitudes exceptionnellement élevées, environ 600-700 m au sommet des positions modernes de la limite des arbres. ... En se basant sur ce dernier chiffre et sur un taux de chute de la température estivale de 0,6 °C par 100 m d'altitude (Laaksonen 1976), on peut dire a priori que les températures estivales étaient au moins 4,2 °C plus élevées que celles d'il y a environ 9500 ans. Cependant, le soulèvement glacio-isostatique des terres d'au moins 100 m depuis cette époque (Möller 1987 ; Påsse & Anderson 2005) implique que ce chiffre doit être ramené à 3,6 °C de plus que les niveaux actuels, c'est-à-dire les premières décennies du XXIe siècle. Il s'agit évidemment du pic de chaleur de l'Holocène, jusqu'à présent. Cette conclusion concorde avec les reconstitutions paléoclimatiques de l'Europe et du Groenland (Korhola et al. 2002 ; Bigler et al. 2003 ; Paus 2013 ; Luoto et al. 2014 ; Väliranta et al. 2015). »

18-201- Borisova, 2018  (Russie), (Elvesier, Quaternary International)
«  Les assemblages paléobotaniques provenant de la tourbe, des lacs et des gisements archéologiques révèlent que pendant l'Holocène moyen (MH ; environ 9,0 à 4,7 kyr BP), la plaine d'Europe centrale et orientale était occupée par des forêts de chênes mixtes très productives et diverses, ainsi que par des communautés de marais, de prairies et de rivières. Les reconstitutions climatiques basées sur des analogues modernes d'assemblages de pollens fossiles et de macrofossiles végétaux indiquent que pendant l'Holocène moyen, les précipitations annuelles moyennes étaient proches des niveaux actuels (~600 mm) et que les températures en juillet étaient similaires à celles d'aujourd'hui (~17°C). Cependant, les différences dans les floraisons fossiles (FF) suggèrent des changements dans les conditions hivernales au cours de l'Holocène moyen, avec des températures de janvier supérieures à la valeur actuelle de -10°C de 2°C dans l'Atlantique précoce, de 6°C dans l'Atlantique moyen et de 3°C dans l'Atlantique tardif et le début de la zone subboréale. La période annuelle sans gel était de 15 jours plus longue qu'aujourd'hui dans l'Atlantique précoce, d'environ un mois plus longue dans l'Atlantique tardif, et est devenue proche de la période actuelle au début de la période subboréale. La combinaison d'hivers chauds avec des communautés végétales diverses et productives a fourni un environnement plus hospitalier qu'aujourd'hui pour les sociétés du Mésolithique tardif et du Néolithique. »

18-202- McFarlin et al., 2018    (USA), (Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA)
«  Le pic de chaleur de l'Holocène précoce n'a été quantifié que sur quelques sites, et les enregistrements sédimentaires terrestres des interglaciaires antérieurs sont exceptionnellement rares en raison de l'érosion glaciaire au cours de la dernière période glaciaire. Ici, nous discutons des résultats d'une archive lacustre qui enregistre à la fois l'Holocène et le dernier interglaciaire (LIG) du Groenland, ce qui permet une comparaison directe entre deux interglaciaires. Les assemblages de chironomides sédimentaires indiquent des températures maximales en juillet [Groenland] de 4,0 à 7,0 °C plus chaudes qu'à l'époque moderne pendant le maximum de l'Holocène précoce [il y a 10 000 à 8 000 ans] pour l'insolation estivale. Les chaobores et les chironomes des sédiments du LIG indiquent que les températures de juillet sont supérieures d'au moins 5,5 à 8,5 °C à celles de l'époque moderne. »

18-203- Bartels et al., 2018 (Allemagne), (Wiley Online Library)
«  Pendant l'été, AW [Atlantic Water] s'élève jusqu'à des profondeurs d'eau aussi faibles que ~55 m. ... Les températures de surface en été [1955-2012] varient entre 3°C à l'embouchure nord et <-1,5°C à l'embouchure sud du détroit de Hinlopen, tandis que les températures de surface en hiver varient entre 0,5 et <~1,5°C (moyenne, 1955-2012 ; Locarnini et al. 2013). ... L'augmentation de l'insolation estivale a probablement amplifié la fonte de la surface des glaciers, ce qui a entraîné une augmentation de la production d'eau de fonte et une très forte accumulation de sédiments à grains fins dans le fjord [...].  De plus, pendant les conditions douces du début de l'Holocène, les températures estivales de la surface de la mer atteignant probablement 8-10°C [~5 - 9,5°C plus chaud que 1955-2012] (indiquées par les découvertes de M. edulis comme discuté dans Hansen et al. 2011) peuvent avoir contribué à réduire le nombre de glaciers qui sont entrés dans le fjord directement comme glaciers de marée et ainsi causer une diminution de l'apport en IRD. Ces températures de surface comparativement chaudes ont très probablement entraîné une réduction de la couverture de glace de mer pendant l'été, ce qui se reflète également dans les données des biomarqueurs de la glace de mer présentant les valeurs IP25 les plus basses au début de l'Holocène. ... Les progrès des glaciers sont très probablement dus au refroidissement atmosphérique, comme l'indiquent par exemple les valeurs de d18O du noyau de glace du NGRIP du Groenland (Rasmussen et al. 2014a), les données sur les tourbes et les sols pergélisolés du Spitzberg (par exemple Humlum et al. 2003 ; Humlum 2005 ; Jaworski 2016), et les preuves que l'activité solaire a diminué d'environ 2,7 ka, contribuant à un refroidissement dans les deux hémisphères (van Geel et al. 1999, 2000). ... Dans les sédiments lacustres du nord-ouest du Spitzberg, une baisse de température d'environ 6°C est enregistrée entre environ 7,8 et 7 ka [-0,8°C par siècle], ce qui a été lié à une plus forte influence de l'eau arctique et de l'expansion de la glace de mer (van der Bilt et al. 2018). »

18-204- Street-Perrot et al., 2018 (UK, Estonie), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«  Les estimations des températures estivales en Estonie, basées sur des variables indirectes à réponse rapide telles que les macrofossiles aquatiques (Valiranta et al., 2015) et les chironomes (Heiri et al., 2014), suggèrent des conditions 2 °C plus chaudes qu'aujourd'hui au début de l'Holocène. »

18-205- Pozachenuk, 2018  (Russie), (eLibrary.Russie)
«  L'accumulation massive de tourbe sur le territoire de la région de Vyatka n'a commencé que dans la première moitié de l'Holocène atlantique. Le réchauffement maximal correspond à la seconde moitié de l'at (optimum climatique de l'Holocène), lorsque les températures moyennes de janvier et de juillet ont dépassé les 2-3˚C. températures modernes. A cette époque, la région a formé des forêts de conifères à larges feuilles de composition complexe, avec une légère présence d'espèces à larges feuilles (Qercus, Tilia, Ulmus) et de Corulus. L'élément sibérien de la flore-sapin sur le territoire de la région de Vyatka n'est apparu que dans la période subatlantique de l'Holocène, très probablement en raison des conditions climatiques. »

18-206- Kolaczek et al., 2018  (Pologne, UK), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«  La reconstitution de la température moyenne de juillet à partir de Chironomidae a révélé le taux exceptionnellement élevé de réchauffement pendant la période d'environ 11 490-11 460 cal. BP (au moins 1 °C par décennie) jusqu'à des valeurs > 2 °C que les valeurs modernes. ... Entre environ 11 490 et 11 460 cal. BP, on a enregistré la plus forte tendance au réchauffement dans le MJT de l'Holocène précoce, soit de 15 à 20,7 °C (0,19 °C an1, 1,9 °C/décennie). Ensuite, environ 11 450 cal. BP, la température a baissé à 18,3°C et jusqu'à environ 10 560 cal. BP MJT a fluctué entre 17 et 19°C. Le climat de la région [aujourd'hui] est classé comme tempéré froid, avec une température annuelle moyenne de l'air de 8,2°C et des précipitations annuelles moyennes de 620 mm. La température moyenne du mois le plus chaud, c'est-à-dire juillet, est de +18,2°C [aujourd'hui], tandis que la température moyenne du mois le plus froid, c'est-à-dire janvier, est de -3,6°C. »

18-207- Ruskeeniemi et al., 2018   (Finlande, Suède), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«  Vers l'optimum climatique de l'Holocène, les températures ont augmenté régulièrement et étaient de 2,5°C plus élevées qu'actuellement pendant 8000-5000 années calendaires Before Present. Il est suggéré que le GrIS a commencé à progresser de nouveau après 4400 années calendaires BP en raison du refroidissement, avec des températures inférieures de 0,5°C à celles d'aujourd'hui, vers 2000 ans BP. Dans le cadre du LIA, Dahl-Jensen et al. (1998) ont identifié deux périodes de froid à 1550 et 1850 après J.-C., avec des températures respectivement inférieures de 0,5°C et 0,7°C aux valeurs actuelles. Vers 1930 après J.-C., les températures ont atteint un maximum et ont légèrement diminué par la suite. »

18-208- Leopold et al., 2018   (USA), (SpringerLink)
«  Aujourd'hui, les températures estivales autour du Svalbard sont inférieures de 5 à 8 °C à celles du pic thermique de l'Holocène précoce. »

18-209- Voldstad, 2018  (Norvège), (UNIT)
«  Les premiers enregistrements d'espèces thermophiles peu répandues aujourd'hui autour du Svalbard correspondent à la description d'une première période chaude de l'Holocène au Svalbard avec un climat environ 6°C plus chaud qu'actuellement entre 10 et 9,2 cal. ka BP (Mangerud & Svendsen 2018). »

18-210- Clarke et al., 2018  ( ), (Wiley Online Library, Boreas, )
«  Le climat du début de l'Holocène dans le nord de la Fennoscandie a été affecté par une isolation estivale plus importante que celle qui existe actuellement (Berger 1978 ; Berger&Loutre 1991). ... Les reconstitutions des températures estivales basées sur P]ollen indiquent des températures de juillet de +1,5 +/- 0,5 °C au-dessus des valeurs modernes (1961-1990) dans le nord de la Fennoscandie pendant le HTM régional identifié à environ 8000-6000 cal. a BP (Møller & Holmeslet 2002 ; Jensen & Vorren 2008 ; Seppa et al. 2009 ; Sejrup et al. 2016). »

18-211- Oxenham et al., 2018  (Australie, Vietnam, UK, Nouvelle-Zélande), (Castillo_Oxenham_Copy-Edited_TS Edits MF)
«  Plusieurs sources de données de substitution montrent que des hausses de température importantes (le maximum thermique holocène) se sont produites entre 11 000 et 5 000 ans [il y a des années], avec un pic de 7 200 à 6 000 ans en Chine, où les températures de surface étaient de 1 à 4 °C plus élevées et les précipitations de 40 à 100 % plus importantes qu'aujourd'hui (Tao et al. 2010 ; Renssen et al. 2012). Les communautés Da But et Dingsishan [Chine] s'adaptaient aux conditions optimales de chasse et de cueillette, probablement sous l'influence du maximum thermique holocène. Elles vivaient dans un climat plus chaud qu'aujourd'hui, ce qui a probablement favorisé la croissance et la propagation de plantes à valeur économique, telles que le canarium, le sagoutier et les plantes racines, dans des quantités qui pouvaient soutenir d'importantes populations sédentaires de chasseurs-cueilleurs. ... Après le maximum thermique de l'Holocène, la baisse du niveau de la mer, la progradation côtière (ou extension de la côte) et la baisse des températures et des précipitations ont probablement eu un impact négatif sur ces communautés et leurs ressources. »

18-212- Clark et al., 2018   (Australie, Chine), (Geoscience World, Geology)
«  Les données des fossiles de coraux ont montré que les assemblages de coraux ont pu étendre leur aire de répartition géographique à des latitudes plus élevées au cours des derniers événements de réchauffement climatique. Face aux futurs scénarios de réchauffement climatique, nous étudions la possibilité pour les communautés coralliennes subtropicales de Chine de servir de refuge aux coraux à mesure que la température des océans continue de se réchauffer. En utilisant la datation uranium-thorium pour contraindre chronologiquement l'âge des coraux morts, nous révélons deux périodes distinctes de croissance des coraux entre 6,85 et 5,51 ka B.P. et 0,11 à -0,05 ka B.P. (par rapport à l'année 1950). La première coïncide avec la période chaude du milieu de l'Holocène, lorsque les températures dans le sud de la Chine étaient supérieures d'environ 1 à 2 °C aux températures actuelles. »

2017

Influence solaire sur le Climat (https://notrickszone.com/skeptic-papers-2017-1/)

17-1- Yan et al., 2017  (School of Geographic and Oceanographic Sciences,  à Pékin) (Elsevier- Quaternary Science Reviews -15 avril 2017) -
Évolution des zones humides dans la région du lac Qinghai, en Chine, en réponse à des processus hydrodynamiques et éoliens au cours des dernières années 1100.
Faits saillants :
Les variations morphologiques et hydrodynamiques semblent coïncider avec le forçage solaire de l’hémisphère Nord.. La période chaude médiévale (PCM) jusqu'à environ 1270 après JC  affiche des conditions de climat généralement chaudes et humides avec des fluctuations mineures [stabilité], probablement en réponse aux variations de l’intensité de mousson de l’été. La période de trois volets de la petite période glaciaire (LIA), montre des conditions hydrologiquement instables entre 1350 et 1530 après JC avec des périodes remarquablement froides, dues à un couvert de glace saisonnier prolongé. ... Les périodes saisonnières de gel dépassant la durée moyenne des plans d’eau gelés a également eu lieu dans les périodes de grands minima solaires bien connus et indiquent de plus fortes saisonnalités, éventuellement indépendante des variations dans la force de mousson de l’été, mais en  lien  avec  le climat de l’hémisphère Nord.

17-2- Li et al., 2017 , (Virginia Polytechnic Institute and State University) (Elsevier- Quaternary Science Reviews -1 mars 2017) -  
Nous suggérons que l’activité solaire pourrait jouer un rôle clé dans la conduite des fluctuations climatiques en Caroline du Nord [nord de la Chine] au cours des 22 derniers siècles, avec sa périodicité de 50, 23 ou 22 ans quasi ∼100, clairement identifiée dans les reconstructions  de notre climat. ... Il a été largement suggéré, à partir des deux données de modélisation et d’observations climatiques, que l’activité solaire joue un rôle clé dans la conduite des fluctuations climatiques Holocène tardive en déclenchant la variabilité de la température mondiale et de la circulation atmosphérique dynamique ... En bref, le mécanisme des variations climatiques dans le Nord de la Chine peut probablement résumer comme suit. Le renforcement de l’activité solaire pouvait être considérablement amplifiée par les variations dans le rayonnement ultraviolet, mais aussi par celle des nuages (p. ex., Haigh, 1996 ; Tinsley, 2000), qui en résulte dans la variabilité marquée à la température de surface globale. ... En outre, la force accrue d’El Niño / Oscillation australe (ENSO) (éventuellement des phases ressemblant à El Niño) pendant les périodes de séchage, augmentée des éruptions volcaniques et la charge qui en résulte d’aérosols lors du refroidissement des périodes, ainsi que des volumes importants de gaz à effet de serre tels que CO2 et CH4 au cours des périodes de réchauffement récents, peut jouer également un rôle en partie sur la variabilité climatique en Caroline du Nord, se superposant sur le contrôle à long terme global dominé par solaire (p. ex., Wanner et coll., 2008 ; Tan et al., 2011 ; Kobashi et coll., 2013 ; Chen et al., 2015a, b).

17-3- Yndestad et Solheim, 2017 (Norwegian University of Science and Technology et Norwegian University of Science and Technology) (Elsevier- New Astronomy -1 mars 2017) : « Influence du système solaire sur la variabilité de l’irradiance totale »
« Les modèles déterministes, basées sur les périodes fixes, confirment les résultats d’une relation étroite avec minima solaire longtemps connue depuis 1000 après JC. et suggèrent une période maximale moderne de 1940 jusqu’en 2015. Le modèle calcule un nouveau minimum de tache solaire Dalton-type d’environ 2025-2050 et une nouvelle période de Dalton-type TSI minimale d’environ 2040 à 2065. ... Des périodes avec peu de taches solaires sont associées à la faible activité solaire et les périodes de climat froid. Les périodes avec beaucoup de taches solaires sont associés à la forte activité solaire et les périodes de climat chaud. ... Les études qui utilisent des données d’isotopes cosmogéniques et les taches solaires indiquent que nous quittons actuellement une période maximum de grande activité, qui a commencé dans les années 1940 et est maintenant en déclin (Usoskin et coll., 2003 ; Solanki et al., 2004 ; Abreu et coll., 2008). Parce que les grands minima et maxima se produisent sur des échelles de temps centenaires ou millénaires, ils seulement peuvent être étudiées à l’aide de données indirectes, c'est-à-dire, l’activité solaire reconstruite à partir ds données calibrées dans le temps au Berium10 et au carbone14. La conclusion est que le niveau d’activité du Maximum moderne (1940-2000) est un événement relativement rare, avec le précédent de même des niveaux élevés de l’activité solaire observé il y a 4 et 8 millénaires (Usoskin et al., 2003). Dix-neuf grands Maxima ont été identifiées par Usoskin et al., (2007) dans une série de 11 000 ans. ... Vingt-sept grands minima ont été identifiés avec une durée totale de 1900 ans, ou environ 17 % du temps au cours des dernières années 11 500 (Usoskin et coll., 2007). Une reconstruction sans réglage de l’activité solaire au cours des trois derniers millénaires confirme quatre grands minima depuis l’an 1000 : Maunder (1640-1720), Spörer (1390 – 1550), Wolf (1270 – 1340) et Oort (1010 – 1070) (Usoskin et coll., 2007). ... Une de froid a également été observée pendant la périod du minimum de Dalton minimale. Les minima de Maunder et de Dalton sont associés à moins d’activité solaire et à des périodes climatiques plus froides. Dans le cadre de cette enquête, les périodes d’activité solaire minimum peuvent servir de référence pour les irradiations minimales identifiées dans les oscillations de la STI ».

17-4-Smith, 2017  (ResearchGate)
« Les températures moyennes annuelles enregistrées par le CET [Central England Temperature] montrent une augmentation de la température d'environ 1,3°C entre la fin du 17ème siècle et la fin du 20ème siècle/début du 21ème siècle.  ... Une différence subtile dans le temps entre les phases de réchauffement/refroidissement entre le centre de l'Angleterre et les autres localités peut refléter les variations climatiques locales, mais la similitude des événements entre les continents suggère que le relevé de la température du centre de l'Angleterre enregistre des modèles de température globale.  L'enregistrement du nombre de taches solaires a commencé en 1610, de sorte que des estimations détaillées de la variation solaire pour les années couvertes par l'enregistrement CET peuvent être faites sans avoir recours à des données de substitution. Les reconstructions de TSI [par exemple 16-18] diffèrent en magnitude (tableau 1), mais il y a un accord de forme avec 4 pics et 4 à 6 creux survenant sur l'échelle de temps de l'enregistrement CET (Fig. 4). Il s'agit de un minimum de TSI associé au minimum de taches solaires de Maunder dans la seconde moitié du 17e siècle ; un pic, éventuellement bimodal, approchant les valeurs des STI modernes au cours du 18e siècle ; un creux bien défini correspondant au minimum de taches solaires de Dalton entre 1800 et 1820 ; un pic de STI mal défini au milieu du 19e siècle ; une réduction de STI à la fin du 19e siècle ; une augmentation de TSI au début du 20e siècle ; une diminution de TSI entre 1950 et 1975 environ ; et une seconde phase d'augmentation de TSI à la fin du 20e siècle. Il existe une bonne correspondance avec les TSI dans l'ensemble du registre CET, les événements chauds étant en corrélation avec des TSI élevées et les phases froides étant en corrélation avec des plateaux ou des diminutions des TSI (Fig. 4). ... Cependant, pour les augmentations de température depuis le début de la révolution industrielle (minimum de Maunder et minimum de Dalton jusqu'à la fin du 20e siècle), les modèles à forte STI ne peuvent expliquer que 63-67% de l'augmentation de température. Cela suggère qu'un tiers du réchauffement global/changement climatique peut être attribué à l'AGW. ... Environ deux tiers [0,8°C à 0,9°C] du réchauffement climatique depuis le milieu et la fin du 18e siècle [1,3°C] peuvent être attribués à des causes solaires, ce qui suggère que le réchauffement dû à des causes anthropiques au cours des deux derniers siècles est de 0,4 à 0,5°C. »

17-5- Nan et coll., 2017 (Laboratory of Marine Geology and Environment, Chinese Academy of Sciences, Qingdao), (Palaeogeography, Palaeoclimatology, paleoecology - Elsevier)
Les changements paleo-environnementaux de l’Holocène dans le nord de la Mer Jaune: Mise en évidence d’un proxy de la température de surface océanique.
« Les variations de température océanique de surface (SST) montrent une période millénaire de ~ 1500-an et centenaire de périodes de 131-an et 113-an. Le cycle d’environ  1500 ans cycle a dominé la période de 8,9 – 5,5 cal. kyr BP (Calibration d’un âge before present par méthode radiocarbonique), ce qui suggère une télé-connexion entre la mer jaune SST et les changements climatiques, peut-être à travers le courant Kuroshio. Les périodes de centennales dominent la quasi-totalité des périodes froides enregistrées dans la base BY14, ce qui implique la signature de l’irradiance solaire. »

17-6- Nurtaev and Nurtaev, 2017 (Allemagne), (Open Journal of Georgian Geophysical Society)
« Une reconstruction de l'irradiation solaire totale depuis 1610 jusqu'à nos jours a estimé par différents auteurs une augmentation de l'irradiation solaire totale depuis le minimum de Maunder d'environ 1,3 W/m² [2]. C'est une quantité d'énergie énorme, si l'on tient compte de la masse terrestre totale de la Terre. ... Plus de taches solaires fournissent plus d'énergie à l'atmosphère, par le biais d'une augmentation de la luminosité du Soleil et du vent solaire qui ont tendance à réchauffer la Terre. L'activité solaire affecte la Terre de nombreuses façons, dont certaines sont encore en cours de compréhension. Selon le National Geophysical Data Center (NGDC), les cycles solaires 24 et 25 seront très faibles : le nombre moyen de taches solaires W-35 pour le cycle solaire 24 et pour le cycle solaire 25 est inférieur à W-35 , NGDC (2009). L'irradiation solaire totale sera égale à -1365 [pendant le cycle solaire 25]. (23 cycle -1366). Cela conduira en fait à une baisse de la température de 0,5 à 0,7 °C dans les deux cycles solaires moyens, à Genève, elle tombera à 1,5 °C. La température de l'air sera plus basse dans l'hémisphère nord. Le taux de précipitation dans le Caucase sera plus élevé en moyenne sur 100-150 mm en fonction du lieu. Le niveau de l'océan mondial sera également plus bas, en raison d'une plus grande accumulation de neige et de glaciers sur les continents. »

17-7- Kawakubo et al., 2017  (Japon, Australie), (AGU, Avancing Earth and Space Science, Paleoceanography)
« Les TSM moyennes annuelles présentent des variations interdécennales, notamment des intervalles froids entre 1670-1700 pendant le minimum de Maunder (MM) et entre 1766-1788 caractérisés par une phase négative de l'oscillation de l'Atlantique Nord (NAO). Les étés froids de 1783 et 1784 coïncident avec l'éruption durable du Laki qui a eu un impact profond sur le climat de l'hémisphère nord, notamment la grave famine "Tenmei" au Japon. Les décennies comprises entre 1855 et 1900 sont nettement plus fraîches que la première moitié du XXe siècle, tandis que celles comprises entre 1700 et 1765, à la suite du MM, sont plus chaudes que la moyenne. ... Bien que l'impact du cycle solaire sur le climat mondial soit faible (Schurer et al., 2014), une réponse régionale amplifiée à la variabilité de l'irradiation solaire ultraviolette par les téléconnexions atmosphériques est maintenant largement acceptée (par exemple, Meehl et al., 2009). ... Le climat printemps-été au sud du Japon est principalement contrôlé par le rayonnement solaire et les flux de chaleur de surface, avec une influence moindre des courants océaniques sur la TSM, à quelques exceptions près comme mentionné ci-dessus pour les étés 1998 et 2001. ... La période froide entre 1660-1700 dans l'enregistrement des coraux s'aligne sur l'irradiation solaire totale minimale qui définit le minimum de Maunder (MM) vers 1645-1715 (Steinhilber et al., 2009). »

17-8- Sun et al., 2017   (Chine), (EGU, Annales Geophysicae)
« L'analyse du contraste entre le mouvement périodique du système planétaire et la périodicité de l'activité solaire montre que les deux phénomènes présentent une règle de changement de période de 179,5 ans. De plus, les orbites ordonnées correspondent à des périodes d'activité solaire élevée et les orbites désordonnées correspondent à des périodes d'activité solaire faible. ... Par conséquent, il existe une certaine relation entre le mouvement du système planétaire, l'activité solaire et le changement climatique global. Le mouvement du système planétaire peut donc être utilisé pour interpréter les tendances périodiques du mouvement du Soleil et du changement climatique global. ... Une règle de changement de période d'un cycle de 179,5 ans est observée. Cette règle de changement de période est cohérente avec le changement qui a lieu une fois tous les 2 siècles (environ 160 à 210 ans) pour l'activité solaire et le changement climatique global. ... Le Soleil se dirige vers un grand minimum, c'est-à-dire une période d'activité solaire exceptionnellement faible. Un nombre relativement faible de taches solaires, voire inexistant, est observé pendant le minimum solaire prolongé. Depuis l'an 1000, il y a eu six minimums solaires prolongés, à savoir le minimum de Oort (1040-1080), le minimum médiéval mineur (1150 1200), le minimum de Wolf (1270-1350), le minimum de Spörer (1430-1520), le minimum de Maunder (1620-1710) et le minimum de Dalton (1787-1843).  Toutes les orbites du système planétaire sont en désordre pendant les six minimums solaires prolongés. L'indice de jonction des planètes et la longitude héliocentrique sont également en désordre pendant les six minimums solaires prolongés.  Les résultats des simulations numériques montrent un nombre élevé de taches solaires et une forte activité solaire pendant l'orbite ordonnée et un faible nombre de taches solaires, une faible activité solaire et l'apparition d'un minimum solaire prolongé ou d'une petite période glaciaire pendant l'orbite désordonnée. ... Les résultats indiquent que le minimum solaire et le petit âge glaciaire correspondent à l'orbite désordonnée du système planétaire. »

17-9- Carlson , 2017  (AAPG Datapages)
« L'Holocène comprend six périodes chaudes (dont la période actuelle) et cinq périodes froides, dont certaines ont été nommées. Les périodes chaudes nommées comprennent l'Optimum climatique holocène, première partie, de 6200 à 7700 ans avant notre ère (BP) ; l'Optimum climatique holocène, deuxième partie, de 3500 à 4700 BP ; le Climat romain-Optimum, de 300 avant J.-C. à 400 anno domini (AD) ; et la Période chaude médiévale, de 700 à 1300 AD. Les périodes froides comprennent l'âge des ténèbres, de 400 à 700 après J.-C., et le petit âge glaciaire, de 1300 à 1850 après J.-C. Une autre période non nommée est une période froide qui se situe entre 750 et 300 avant J.-C. La question à se poser est de savoir dans quelle mesure chacune de ces périodes est similaire à l'actuelle période chaude moderne en termes de température et de concentrations de gaz à effet de serre et d'autres propriétés mesurées, telles qu'elles sont enregistrées dans les carottes de glace, les formations de grottes ou les fossiles. ... Il semble que la période chaude actuelle présente des concentrations de gaz à effet de serre statistiquement plus élevées que les périodes chaudes précédentes. Cependant, les données sur la température semblent plus équivoques. Dans l'ensemble, il semble que l'irradiation solaire a eu plus d'effet sur la température que les gaz à effet de serre. »

17-10- Oliveira et al., 2017    (SpringerLink)
« Les changements de végétation à l'échelle du millénaire dans le sud-ouest de l'Ibérie dans des conditions de climat interglaciaire chaud pourraient être essentiellement générés par des changements hydrologiques principalement induits par l'insolation [variabilité solaire], tels qu'ils sont reproduits dans les simulations malgré l'absence de dynamique de la calotte glaciaire et de toutes les rétroactions associées dans nos expériences. ... Les simulations transitoires sous l'effet combiné de l'insolation et du CO2 indiquent que la végétation interglaciaire et la dynamique du climat dans le sud-ouest de l'Ibérie n'ont pas de relation apparente avec la concentration atmosphérique de CO2, comme le suggèrent les reconstructions basées sur le pollen (Fig. 8a, b). Bien que l'impact direct des changements de CO2 sur la croissance de la végétation ne soit pas inclus dans le modèle, un exemple important de ce forçage négligeable du CO2 est donné par ses concentrations relativement élevées à la fin des interglaciaires, en particulier pour les MIS 1 et MIS 11c, alors que le couvert forestier, la température annuelle et les précipitations annuelles ont atteint des valeurs minimales (Fig. 8a, b). Nous constatons que la végétation et les changements climatiques à cette échelle de temps sont principalement dus au forçage astronomique, en particulier la précession [variabilité solaire], en accord avec le fort impact de la précession sur le climat de la région méditerranéenne au sud de 40°N »

17-11- Lüning et al., 2017 (Portugal, Polgne, Allemagne), (AGU, Advancing Earth and Space Science, Paleoceanography)
« L'anomalie climatique médiévale (MCA) est une perturbation climatique bien connue dans de nombreuses régions du monde, avec une période centrale de 1000-1200 après J.-C. Nous présentons ici une synthèse des paléotempératures pour l'AMC en Afrique et en Arabie, basée sur 44 localités publiées. ... Les carottes prélevées en mer dans des systèmes d'upwelling extérieurs montrent principalement des conditions chaudes de MCA. Les facteurs clés les plus probables du changement climatique médiéval observé sont le forçage solaire et les cycles océaniques. Des pics de froid visibles au cours de la première et de la dernière AMC peuvent aider à distinguer l'influence du cycle solaire (Oort Minimum) de celle du cycle océanique (Oscillation Multidécennale Atlantique, AMO). »

17-12-Mörner, 2017  (Suède), (International Journal of Earth & environmental Sciences)
« Il y a une absence totale de données appuyant la notion d'élévation actuelle du niveau de la mer ; au contraire, tous les faits disponibles indiquent une stabilité actuelle du niveau de la mer. Sur une échelle de temps centenaire, on a observé un niveau de +70 cm au 16e et 17e siècles, un niveau de -50 cm au 18e siècle et une stabilité (avec quelques oscillations) au 19e, 20e et au début du 21e siècle. Ce niveau est presque identique à la variation du niveau de la mer documentée aux Maldives, au Bangladesh et à Goa (Inde). ... Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a affirmé que le niveau de la mer s'élève et qu'une accélération supplémentaire est bientôt attendue en fonction du réchauffement climatique. Cette proposition ne fonctionne que si le réchauffement actuel est fonction de l'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère (une hypothèse appelée AGW dans Anthropogenic Global Warming). À plus long terme, il semble cependant assez clair que le facteur dominant des changements de température au niveau mondial est la variation de la variabilité solaire. »

17-13- Ollila, 2017 (Finlande), (Physical Science International Journal)
« Dans cet article, l'auteur décrit un modèle climatique semi empirique (SECM) incluant les principales forces qui ont un impact sur le réchauffement climatique, à savoir les gaz à effet de serre (GES), l'irradiation solaire totale (TSI), les résonances astronomiques harmoniques (AHR) et les éruptions volcaniques (VE). Les effets des GES ont été calculés sur la base des méthodes d'analyse spectrale. Les effets des GES ne peuvent à eux seuls expliquer les changements de température à partir du Petit âge glaciaire (LIA). Les variations connues de la TSI ont un rôle majeur dans l'explication du réchauffement avant 1880. Il y a deux périodes de réchauffement depuis 1930 et les effets cycliques de la RAH peuvent expliquer ces périodes d'intervalles de 60 ans. Les mécanismes de réchauffement de la TSI et de la PA comprennent les changements de nébulosité et ces effets quantitatifs sont basés sur des changements de température empiriques. Les effets de la PA dépendent de la TSI, parce qu'on propose que leurs mécanismes d'impact se produisent par le biais des changements de nébulosité et que le mécanisme d'amplification de la TSI se produit de la même manière. Deux éruptions volcaniques majeures, qui peuvent être détectées dans les données de température globale, sont incluses. L'auteur a reconstitué les données de température globale de 1630 à 2015 en utilisant les estimations de température publiées pour la période 1600-1880, et pour la période 1880-2015, il a utilisé les deux ensembles de données basées sur des mesures des années 1970 ainsi que les deux ensembles de données actuels. Le SECM [modèle climatique semi-empirique] explique les changements de température de 1630 à 2015 avec une erreur standard de 0,09°C, et un coefficient de détermination r 2 de 0,90. L'augmentation de la température selon le SCEM [modèle climatique semi-empirique] de 1880 à 2015 est de 0,76°C, répartie entre le soleil 0,35°C, les GES 0,28°C (CO2 0,22°C), et l'AHR 0,13°C. Les effets de l'AHR peuvent expliquer la pause des températures des années 2000. Les scénarios de quatre tendances différentes de la STI de 2015 à 2100 montrent que la température diminue même si la STI reste au niveau actuel. ... La variation des STI est le principal moteur de l'augmentation de la température, avec une contribution de 71-73% au cours des 19ème et 20ème siècles. Lean et al. (1995) ont effectué une analyse de corrélation entre la température de surface du NH et l'irradiation solaire reconstruite et ont trouvé qu'un réchauffement induit par le soleil était de 0,51°C par rapport à la LIA dans les années 1990 et que la corrélation était de 0,86. »

17-14- Kong et al., 2017 (Chine, Taïwan), (Elsevier, Quaternary International)
« Le schéma général de variation de la SST [température de surface de la mer] correspond bien aux changements de l'irradiation solaire totale (TSI). Une période relativement chaude entre 800 et 1400 après J.-C. et une période froide entre 1400 et 1850 après J.-C. ont pu être identifiées, en accord avec les périodes communément définies de la période chaude médiévale et du petit âge glaciaire. Dans le cadre de l'incertitude chronologique, de courts épisodes de refroidissement notables, à 640-670 après J.-C., 1030-1080 après J.-C., 1260-1280 après J.-C. et 1420-1450 après J.-C., coïncident avec de grandes éruptions volcaniques. La coïncidence générale des changements de la SST avec la TSI et les éruptions volcaniques suggère un fort impact du forçage externe sur les conditions de surface de la mer dans la zone étudiée. »

17-15- Dong et al., 2017  (Chine, Taïwan,UK), (Elsevier, Journal of Asian Earth Sciences)
« Notre enregistrement composite montre que le forçage solaire a dominé les changements hydroclimatiques au niveau régional, y compris une mousson intensifiée à l'optimum holocène à partir de la fin du Dryas le plus jeune jusqu'à 6,5 ka BP, et une mousson ultérieure d'affaiblissement multimillénaire, qui correspond aux enregistrements des grottes du centre et du sud de la Chine. »

17-16- Deng et al., 2017 (Institute of Geochemistry, Chinese Academy of Sciences, Guangzhou) (Journal of Geophysical Research- AGU Publications) : « Comparaison des climats de l’anomalie climatique médiévale, du petit âge glaciaire et de la période chaude contemporaine utilisant les mesures de coraux du Nord de la mer de Chine du Sud ».  Les résultats indiquent que les anomalies climatiques du climat médiéval (MCA, AD 900 – 1300) étaient similaires à celle de l’actuelle période chaude (CWP, AD 1850 à aujourd'hui), ce qui est en contradiction avec des études antérieures. ... En ce qui concerne le petit âge glaciaire (LIA, AD 1550-1850), les résultats de cette étude, ainsi que les données précédentes depuis le détroit de Makassar, indiquent une période froide et humide contre le CWP et la MCA dans le Pacifique occidental. La période froide du Petit âge glaciaire (LIA) est conforme avec le calendrier du minimum de Maunder tache solaire et est donc associée à une activité solaire faible. »

17-17- Koutsodendris et al., 2017  (Université de Heidelberg) ; (Quaternary Science Reviews - Elsevier) :
« La variabilité du climat dans le Sud-Est de l’Europe depuis 1450 à partir des mesures sur les coupes de sédiments du Etoliko Lagoon (Grèce de l’Ouest) »
Le dossier représente les coupes annuelles les plus méridionales des archives de la péninsule balkanique s’étendant sur le petit âge glaciaire, et donnant un aperçu des intervalles de temps critique de l’instabilité climatique pendant les minima solaire de Maunder et Dalton. ... pendant lesquelles les conditions hivernales humides ont prévalu de 1740 à 1790 AD, alors que des hivers secs ont marqué la période 1790-1830 AD (Minimum de Dalton) et 1830 – 1930 AD, le dernier étant sporadiquement interrompue par des hivers humides. Cette variabilité des précipitations peut être expliquée par des changements dans les régimes de circulation atmosphérique à grande échelle sur le continent européen, qui a touché la péninsule balkanique (p. ex., Oscillation Nord-Atlantique). ... Représentant l’un des instabilités climatiques plus fortes au cours de l’Holocène, le petit âge glaciaire (LIA) est marquée par une longue période multicentenniale de refroidissement (14-19emes siècles de notre ère) qui a précédé le récent « réchauffement global » du 20ème siècle. Le refroidissement a été principalement attribué à la réduction de l’activité solaire et a été particulièrement marquée pendant les minimums solaires 1645-1715 AD et 1790-1830 AD, qui sont connus comme Maunder et Dalton Minima, respectivement. »

17-18- Tejedor et coll., 2017  (Université de Saragosse, Espagne) (Climate of the past - European Geosciences Union)- 
Les reconstructions de variations de température à long terme correspondent assez bien avec les changements de l’irradiance solaire depuis les phases chaudes et froides correspondent à l’activité solaire haute et basse, respectivement. ... Le caractère moteur principal à grande échelle des épisodes chauds et froids peut-être des changements de l’activité solaire. Le début de la reconstruction commence par la fin du minimum de Spörer. Le minimum de Maunder, de 1645 à 1715 (Luterbacher et coll., 2001) semble correspondre à une période froide de 1645 à 1706. En outre, le minimum de 1796 à 1830 Dalton est détecté pour la période allant de 1810 à 1838. Toutefois, une période froide considérablement de 1778 à 1798 n’est pas en accord avec une diminution de l’activité solaire. Quatre périodes chaudes – 1626-1637, 1800-1809, 1845-1859 et 1986 – 2012 – ont été identifiés pour correspondre à l’augmentation de l’activité solaire. »

17-19-Zawiska et al., 2017  (Polish Academy of Sciences, Warsaw · Stanisław Leszczycki Institute of Geography and Spatial Organization, Geography, Paleoclimatology) ; (Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology - Elsevier)
“Variabilité climatique et réponses de l’écosystème du lac à l’Ouest de la Scandinavie (Norvège) pendant le dernier millénaire”;
« La reconstruction de température fondée sur les chironomidés du lac Atnsjøen en Norvège de l’est avec une résolution moyenne de 30 ans, fournit la preuve que les processus à grande échelle, tels que les Fluctuations Nord Atlantique (NAO) et l’activité solaire ont modifié le climat local et par la suite ont affecté le fonctionnement des lacs. Les trois petites périodes de refroidissement ont été reconstruites dans la première moitié du Millénaire : CE 1050-1150, 1270 – 1370, 1440-1470, qui coïncident avec des minima de l’activité solaire : Oort, Wulf et Spörer respectivement. En outre, deux ont atteint un sommet période de refroidissement dans la seconde moitié du Millénaire a été identifié qui a coïncidé avec le Petit âge glaciaire (LIA). Ces changements cohabitent avec la baisse de l’indice NAO qui a prévalu. ... Le début du refroidissement EC 1270 – 1370 coïncident avec le minimum  de Wulf d’activité solaire ce qui suggère que le climat faisait face à l’activité du soleil. Le climat de refroidissement synchrone à ce minimum solaire avait une dimension presque mondiale et elle a été enregistrée en Europe, Arctique, Amérique du Nord et l’Antarctique (Osborn et Briffa, 2006 ; PAGES 2 k Consortium, 2013) mais pas au Groenland (Osborn et Briffa, 2006). ... La période froide du début de 1440-1470 CE est synchrone de la phase fortement négative du NAO (Trouet et coll., 2009). ... Maunder minimum solaire due à une phase d’indice NAO très profondément négative (Shindell et coll., 2001), entraînant consécutivement à une baisse significative de la reconstruction des températures. ... La reconstruction de la température du lac Atnsjøen indique que les réchauffements récents et actuels ont commencé déjà en 1800 CE après le Petit âge glaciaire (LIA). Les températures ont augmenté très vite, de 8,5 à 12,8 ° C durant les 75 premières années de 1800 à 1875, mais au 20e siècle, l’augmentation est devenue moins prononcée .... Le réchauffement de la planète au début du XIXe siècle dans la région du lac Atnsjøen coïncide avec une reconstruction du sud de la Finlande (Luoto, 2013) et un enregistrement du Nord de la Suède (Osborn et Briffa, 2006). Son apparition est corrélée avec l’index NAO positives et l’augmentation de l’activité solaire ».

17-20- (Abrantes et coll., 2017  (Portuguese Institute for the Ocean and Atmosphere à Lisbone)  (Climate of the past - European Geosciences Union) - « Historique climatique de la Péninsule Ibérique atlantique »
La reconstruction des conditions de froid dans la péninsule ibérique, avec une moyenne 0,5 ° c plus froide des températures océaniques de surface (SST) dans les sites du Nord et 1.2ºC dans les sites du Sud, caractérisent la plupart des siècles du 15ème au 18ème. La transition des conditions climatiques chaudes à plus froides se sont produites autour de 1300 CE et sont associées au minimum solaire de Wolf. Le plus froid TSM sont détectés entre 1350 et 1850 EC, sur la Péninsule Ibérique durant la période bien connue du Petit âge glaciaire (LIA) (Bradley et Jones, 1993), avec les épisodes de refroidissement plus intenses associés avec d’autres événements minimums solaires et de forçage volcanique majeur et séparés par des intervalles de chaleur relative (par exemple (Crowley et Unterman, 2013 ; Solanki et al., 2004 ; Steinhilber et al., 2012. Turner et coll., 2016 ; Usoskin et al., 2011). Au cours du XXe siècle, les enregistrements du Sud montrent des oscillations inhabituelles des températures océaniques de surface (SST) de grande échelle décennale dans le cadre des 2 derniers millénaires, en particulier après le milieu des années 1970, dans le cadre du grande solaire maximale (1940-2000) (Usoskin et al., 2011)) et un événement  d’"anomalie de salinité supérieure » dans l’Atlantique Nord (Dickson et coll., 1988), ou encore les températures globales plus élevés du dernier 1.4 ky détecté par (Ahmed et al., 2013) »

17-21- Cui e thal, 2017  (Northwest Institute of Historical Environment and Socio-Economic Development, Shaanxi Normal University, Shaanxi, China ) ;  (American Meteorological society) 
- « Changement climatique, désertification et réactions en bordure du  désert de Mu Us pendant la dynastie des Ming »
 
Selon l’histoire chinoise, la dynastie des Ming (1368-1644) a été soumise à intensives crises écologiques et économiques qui ont accompagné le climat défavorable du Petit âge glaciaire (LIA). Cette situation a probablement conduit à la chute de la dynastie Ming. ... Au cours de cette période, la Chine centrale a connu des périodes fréquentes de désertification accrue et la baisse de la productivité biologique, limitant l’expansion au Nord des domaines Ming et le contrôle par la dynastie de la Chine occidentale. Des moussons faibles ont eu généralement lieu du 14e au 19e siècle ponctué par quatre graves sécheresses en 1476-1502, 1509-1537, 1577-1590 et 1604-1653. Ces événements de la sécheresse sont visibles dans tous les trois temps de série, en indiquant que les tendances climatiques étaient régionales plutôt que locale. Ces périodes de sécheresse sont corrélés avec l’insolation d’été réduite [minimums solaires] dans l’hémisphère Nord, un déplacement vers le sud de la Zone de Convergence intertropicale (ZCIT) et une faible EASM [Mousson d’été est-asiatiques].

17-22- Williams et al., 2017  (Science Department, Claremont McKenna College, Pitzer College, Scripps College, Claremont, CA, USA ) ; (American Geophysical Union)  - « North Pacific 20th century decadal-scale variability is unique for the past 342 years »
Les  reconstructions de températures de surface océanique (SST) montrent une réchauffement considérable de 1,1 ± 0,30 ° C... à partir des années 1660 jusqu’à 1800 (taux de variation : 0.008 ± 0,002 ° C/an), suivie d’un refroidissement important de 0,8 ± 0,04 ° C... jusqu’en 1840 (taux de variation : ± 0,02 0,001 ° C/an), puis un réchauffement significatif de 0,8 ± 0,16 ° C depuis 1860 jusqu'à la fin de la reconstruction en 2007 (taux de variation : ± 0,005 0,001 ° C/an). » [Mer, températures de surface réchauffées plus vite des années 1660-1800 qu’ils ont fait de 1860-2007.] ... En fait, la reconstruction de la SST significativement co varié avec une reconstitution de l’irradiance solaire [Lean, 2000] sur la périodicité de 11 ans qu’à partir de ~ 1745 à 1825. En outre, le SST reconstitué ont été cool pendant la période de plus faible que l’irradiance solaire habituelle appelée le minimum de Maunder (1645-1715) mais alors chauffé et refroidi pendant le minimum de Dalton (1795-1830), un deuxième période de réduction de l’éclairement solaire. ... Dalton le minimum solaire et augmentation de l’activité volcanique dans le début des années 1800 pourraient expliquer le SST décroissant de 1800 à 1850 ... [L] es données suggèrent une combinaison complexe de l’irradiance solaire, activité volcanique, dynamique des Océans internes et externes de forçage anthropique expliquent la variabilité des Aléoutiennes TSM depuis 342 ans.

17-23-Didkovsky et coll., 2017  (University of Southern California, Space Sciences Center, Los Angeles) ; (Solar Physics) -
« Une baisse de long terme de la segmentation moyenne des longueur observée dans les émissions solaires d’UV dans le Helium 11 (30.4 nm) »
Un forçage radiatif de l’atmosphère joue un rôle important dans l’équilibre thermique et chimique (Haigh, 1994 ; Haigh et al., 2010). Les effets de chauffage et de refroidissement sont influencés par les changements de cycle solaire à long terme. Un exemple d’un tel changement, compilé à partir de sources qui montrent la sensibilité aux changements de l’activité solaire (Hoyt et Schatten, 1998), est le Minimum de Maunder de 1645 à 1715 environ (Maunder, 1890). Ces observations démontrent les effets des changements de l’activité solaire pendant le Minimum de Maunder, dont nombre de taches solaires faible à près de zéro a persisté pendant environ six cycles solaires (SC) avec une période moyenne SC (pour SC 1 à 22) de 11 ans (Hathaway, 2010).

17-24- Nan et coll., 2017  (Insititute of Oceanology, Chinese Academy of Sciences of China) ; (Quaternary International - Elsevier) -
« Haute résolution des températures de surface des océans  par les  lkénones non saturés dans la mer jaune pendant la période de -3500 à -1300 av. JC »
Par ailleurs, nos relevés de température, à une époque d’incertitude, coïncide avec les changements de variation de l’irradiance solaire, ce qui suggère un lien possible entre le forçage de la variabilité solaire et le climat.... La relation entre l’irradiance solaire et les changements climatiques a été démontrée par beaucoup d’études (He et al., 2013 ; Kroonenberg et coll., 2007 ; Sagawa et coll., 2014 ; Bientôt et coll., 2014). Il a été suggéré que le de l’activité solaire a été le moteur principal des variations climatiques durant l’Holocène (Bond et al., 2001 ; Wang et al., 2005). De petites perturbations solaires peuvent être amplifiée par des mécanismes de rétroaction différents et pourraient déboucher sur des oscillations climatiques sur plusieurs échelles de temps, telles que l’annuel aux échelles décennales et/ou du centennales, ainsi que des échelles milléniales (Haigh, 1996 ; Bond et al., 2001).

17-25- Pandey and Dubey, 2017  (Department of Physics, Rewa Engineering College, à  Rewa en Inde) (International Research Journal of Advanced Engineering and Science ISSN ) -
“Impact des perturbations solaire et interplanétaire dans l’espace sur le temps”
Le Minimum de Maunder (1645-1715) se réfère à une période où très peu de taches solaires ont été observées. Durant cette période, le climat de la terre était plus frais que la normale. Cette période imite les connexions cycle solaire de changement climatique. Les particules et des rayonnements électromagnétiques qui coule des débordements de l’activité solaire sont importants sur les variations climatiques à long terme. Il y a un refroidissement brusque et drastiques dans le climat peut être possible dans un avenir proche en raison de la grande échelle, fonte des glaces mondiales par le réchauffement climatique et prolongée des minima de taches solaires. Il y a une étroite corrélation entre les variations dans le cycle de 11 ans des taches solaires et le climat de la terre. L’activité solaire varie sur des échelles de temps plus courte, notamment le cycle de tache solaire de 11 ans et à plus long terme dans le cycle de Milankovitch".

17-26- Park, 2017 (Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Le changement climatique de l'Holocène tardif dans les régions côtières de l'Asie de l'Est a probablement été provoqué par la variation de l'ENSO.   Notre indice de chaleur du pollen des arbres (TPIW) montre d'importants événements froids de l'Holocène tardif associés à des périodes de faibles taches solaires telles que Oort, Wolf, Spörer et Maunder Minimum. Des comparaisons entre les scores Z standard du TPIW filtré, ΔTSI, et d'autres enregistrements paléoclimatiques du centre et du nord-est de la Chine, au large des côtes du nord du Japon, du sud des Philippines et du Pérou, démontrent tous des relations significatives [entre l'activité solaire et le climat]. Cela suggère que l'activité solaire est à l'origine des variations holocènes de la mousson d'Asie de l'Est (EAM) et de l'oscillation australe El Niño (ENSO). En particulier, cette dernière semble avoir principalement contrôlé le climat côtier de l'Asie de l'Est, au point que l'influence de la précession a été presque muette pendant la fin de l'Holocène. »

17-27- Chapanov et coll., 2017 (National Institute of Geophysics, Geodesy and Geography, de l’Académie des Sciences de Bulgarie à Sofia) ; (Acta Geodyn. Geomater)-
« 
Les cycles décennaux de rotation de la terre, le niveau moyen de la mer et le climat sont influencés par l’activité solaire »
Mais récemment, un autre mécanisme de variations climatiques, en raison de rayons cosmiques a été proposé (Kilifarska et Haight, 2005 ; Kilifarska, 2008, 2011 ; Velinov et coll., 2005). Selon les nouveaux modèles, les rayons cosmiques produisent une ionisation de l’atmosphère, des changements de la conductivité de l’atmosphère, de la foudre et une augmentation de la concentration d’ozone. L’ozone joue un rôle important dans les variations climatiques, de sorte que les nouveaux modèles de rayons cosmiques influences sur l’atmosphère terrestre peuvent expliquer la corrélation observée entre les rayons cosmiques et des variations climatiques. ... La forme de cycles solaires est assez différente d’une forme sinusoïdale, afin qu’ils affectent les géosystèmes de nombreuses harmoniques à court terme. Une possible origine solaire des variations décennales de rotation de la terre, le niveau moyen de la mer et indices climatiques est étudiée par les harmoniques de Jose, de Vries et Suess cycles avec des périodes du centenaire de 178,7, 208 et 231 ans. Les influences des  cycles décennales communes des relations Soleil-Terre fassent l’objet de longues séries de temps de longueur du jour (LOD), des variations de moyen niveau de la mer (MSL) à Stockholm, de ElNiño/Oscillation australe (ENSO), de température et de précipitations sur l’Europe, Total L’Irradiance solaire (TSI), de Wolf numéros Wn et asymétrie solaire Nord-Sud. Un bon accord existe entre les cycles décennales de LOD [durée d’une journée] MSL [niveau moyen de la mer] climatiques et indices solaires dont les périodes sont entre 12 et 13, 14-16, 16-18 et 28-33 ans .... L’Irradiance solaire totale (TSI), de Wolf numéros (Wn) et Nord-Sud asymétrie solaire (N-S) exposer différents pics spectraux, modulation d’amplitude et phases de ces bandes. Ces séries de temps solaire représentent le chauffage thermique sur la terre, les vents solaires (météorologie spatiale) et les variations du champ magnétique solaire. Les cycles décennales de N-S [Nord-Sud] asymétrie solaire affectent fortement les cycles correspondants d’El Niño/Oscillation australe (ENSO) .

17-28-Helama et al., 2017  (Finlande, UK), (Sage Journals, The Holocène),
"Les données  de proxys solaires (Steinhilber et al., 2009) illustrent toujours la faible activité entre 400 et 700, avec un minimum solaire notable du septième siècle, l’échelle millénaire changements solaires qui a abouti au cours de ces siècles et donc pendant le DACP
[Dark Age période froide] (Scafetta, 2012). Fait intéressant, il y a plusieurs preuves de proxy, montrant que la réduction de l’activité solaire pourrait moduler l’Oscillation nord atlantique (NAO) vers sa phase négative (Gray et al., 2010). Étant donné que la NAO est un motif principal de la variabilité du climat dans l’atmosphère terrestre, et la phase négative de la NAO est généralement associée à des températures plus fraîches en particulier sur l’Europe occidentale et Amérique du Nord pour les deux l’hiver (Wanner et coll., 2001 ; Hurrell et Deser, 2010) et saisons estivales (Folland et al., 2009), une phase prolongée de NAO négative pourrait donc se traduire par des températures froides au moins sur certaines parties des continents de l’hémisphère Nord. »

17-29-Yukimoto et coll., 2017  (  ) ( ) -
Une réaction différée de l’oscillation de l’Atlantique Nord d’hiver (NAO) du cycle solaire de 11 ans a été observée et modélisée dans des études récentes
. Le résultat de cette étude prend en charge une hypothèse précédente qui donne à penser que les signaux du cycle solaire de 11 ans sur la surface de la terre sont produits par une pénétration à la baisse des changements dans la circulation stratosphérique. ... L’importance de l’oscillation nord-atlantique (NAO) pour les conditions météo et le climat européen est connu depuis longtemps (Walker et Bliss 1932 ; van Loon et Rogers, 1978 ; Hurrell et al., 2003). NAO est le mode dominant intrinsèque de variabilité atmosphérique sur le secteur de l’Atlantique (Hurrell et Deser 2009). ... Le résultat actuel confirme l’hypothèse précédente signalés par Kodera et coll. (2016), qui a déclaré que la grande influence solaire sur la surface terrestre peut être produit par le biais de changements dans la circulation stratosphérique et le spatial structure du signal solaire à la surface de la terre est en grande partie conditionnée par l’interaction de l’atmosphère avec l’océan.

17-30- Wang et al., 2017 (Académie des sciences météorologiques chinoise à Pékin) ; (Scientific reports)
« Identification des forçages directeurs du changement climatique utilisant les plus longs enregistrement de températures mesurées par instrument »
L’identification des relations de cause à effet est un problème fondamental dans la recherche sur le changement climatique
. Une nouvelle perspective sur la causalité du changement climatique est présentée ici, en utilisant la banque de données de température (HEC) de l’Angleterre centrale, le plus long enregistrement instrumental de température et une combinaison de fonctionnalité lente analyse et ondelettes. La conduite des forces du changement climatique ont été étudiés et les résultats ont montré deux degrés de liberté indépendants — un cycle biennal 3,36 et un cycle de 22,6 ans, qui semblent être reliés au cycle El Niño-Southern Oscillation et le cycle des taches solaires Hale, respectivement .
L'analyse de la causalité dans le changement climatique est un domaine de recherche actif et stimulant qui reste très incertain. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) préconise que l'activité humaine est le forçage le plus important agissant sur le changement climatique, alors que certains chercheurs ont soutenu que les forces naturelles pourraient être la cause principale. Ces différents points de vue sont principalement dues à un manque de méthodes pour faire face à la complexité du système climatique et à l'insuffisance des données climatiques d'observation

17-31- Gray et al., 2017  (National Centre for Atmospheric Science, U.K.) ; (American Institute of Physics)
«Influence du soleil sur la zone européenne de l’Atlantique »
 Il existe plusieurs mécanismes proposés à travers lequel le cycle solaire de 11 ans (SC) pourrait influencer le climat de la terre, telle que résumée par la Figure 1. Ceux-ci incluent : (a) l' impact direct de la variabilité de l’irradiance solaire sur les températures à la surface de la terre, caractérisée par une variation en l’entrant l’irradiance solaire totale (TSI) ; (b) l’impact indirect des variations à travers l’absorption du rayonnement Ultra-Violet (UV) dans la haute stratosphère, associée à la présence d’ozone, accompagnées des réponses dynamiques qui s’étendent de l’impact à la surface de la terre ; (c) l’impact indirect des variations dans les flux de particules énergétiques dans la thermosphère, mésosphère et la haute stratosphère aux hautes latitudes géomagnétiques ; et (d) l’impact des variations de la génération d’ions par les rayons cosmiques galactiques (GCR) pénétration dans la troposphère. Bien que différents dans leur nature, ces quatre voies peuvent ne pas fonctionner en vase clos, mais leur influence pourrait être synergique».

17-32- Zharkova et al., 2017  (Department of Mathematics, Physics and Electrical Engineering, University of Northumbria, Newcastle upon Tyne, NE2 8ST, UK) ; (Astro-ph.SR) -
« Renforcement du modèle de double dynamo avec l'activité solaire-terrestre au cours des trois derniers millénaires »
 À l’aide d’une courbe sommaire de deux « vecteurs latents » d’oscillations  du champ magnétique solaire dérivées avec analyse en composantes principales (PCA) de cartes synoptiques pour les cycles solaires N°21-24 comme indicateur de l’activité solaire, nous extrapolons cette courbe trois millénaires vers l’arrière révélateurs de 9 grand cycles de 350-400 ans chacun. La courbe de synthèse présente une ressemblance remarquable avec l’activité passée des taches solaires et de la terre : grand minima – Minimum de Maunder (1645-1715 AD), Minimum de Wolf (1280-1350 AD), minimum de Oort (1010-1050 AD) et minimum de Homer (800 900 BC) ; grand maxima – période chaude moderne (1990-2015), période chaude médiévale (900-1200 de notre ère), la période chaude romaine (400-10 av. J.-C.) et autres. Nous vérifions la courbe extrapolée de l’activité par les observations du télescope avant de grandes taches solaires à l’œil nu, en comparant les schémas de papillons observés et simulés pour Maunder Minimum (MM), d’un maximum de la température terrestre et extrêmement intense les aurores terrestres vus par le passé grand cycle a eu lieu à 14-16 siècles. »
"Nous confirmons la présence d’un prochain grand minimum moderne en 2020-2053, qui aura une durée plus courte (3 cycles) et, ainsi, l’activité solaire plus élevée par rapport au MM [Minimum de Maunder]. ... Un des exemples de montage incorrect de la fonction oscillante avec une approche de la régression linéaire est indiqué par Akasofu (2010) (voir sa Fig. 9), en expliquant la récupération de l’ère moderne de la terre de la petite période glaciaire et de l’utilisation incorrecte d’une partie linéaire des variations de température pour la extrêmement mauvaise prédiction de la croissance de la température terrestre au siècle prochain. »

17-33-Harde, 2017  (Experimental Physics and Materials Science, Helmut-Schmidt-University, Holstenhofweg 85, 22043 Hamburg, Germany) ; (International Journal of Atmospheric Sciences) -
« Calcul des transfers de rayonnement et évalutaion du réchauffement climatique par le CO² »
« Une émissions de CO2 générées naturellement] contribuent à plus de 95 % de l’ensemble des émissions et son taux de production et le taux d’absorption respectifs avec sensibilité répondent sur les variations de la température mondiale. ... Le  bien connu retard  de réponse de CO2 et de méthane (CH4) aux changements de température air et mer (voir, par exemple, Petit et coll. [2] ; Monnin et coll. [3] ; Caillon et coll. [4] ; Déchiré et Harte [5] ; Humlum et coll. [6] ; SALBY [7]) ne sont pas considérés dans le rapport AR5. ... Tant que toutes les variations naturelles des concentrations de CO2 ne sont pas précisément connues, l’ECS [sensibilité climatique à l’équilibre au doublement du CO2] ne peut servir d’ indicateur fiable que pour un réchauffement climatique anthropique».
"Le GIEC nie toute influence solaire perceptible sur le climat actuel, même s’il existe des preuves solides d’une activité solaire accrue au cours du siècle dernier (voir, par exemple, Hoyt & Schatten [8] ; Willson & Mordvinov [9] ; Shapiro et al., [10] ; Ziskin & Shaviv [11] ; Scafetta & Willson [12] ; Usoskin et coll. [13] ; Zhao & Feng [14] ; Bientôt et coll. [15]). ... De ces études, nous concluons que l’augmentation de la température mesurée de 0.74∘ C au fil du temps, 1880-2000 et les changements observés nuage de −4 % sur la période 1983-2000 peuvent mieux s’expliquer par un mécanisme de rétroaction de nuages, qui est dominé par l’influence solaire. Par conséquent, il semble tout à fait raisonnable d’utiliser une moyenne de modèle de [sensibilité du climat au doublement du CO2] = 0,7°C, ce qui donne un CO2 initié réchauffement de 0,3 ° C [1880-2000] et une contribution solaire de 0,44 ° C [1880-2000]. »

17-34- Pande et al., 2017 (Inde) (Indian Journals of Radio & Space Physics)
L'ozone est un ingrédient naturel hautement réactif de la stratosphère, produit à partir de l'oxygène par la lumière du soleil.  C'est l'un des produits chimiques les plus importants de la stratosphère et de la troposphère.  En plus d'absorber les rayons ultraviolets nocifs du soleil, l'ozone joue également un rôle important dans la détermination du climat terrestre.  La variabilité solaire affecte l'ozone par le biais du réchauffement radiatif de l'atmosphère.  Le rayonnement ultraviolet solaire est absorbé par l'ozone atmosphérique.  Il est responsable à la fois de la création et de la destruction de l'ozone.  ... Il a été constaté que l'ozone total est renforcé dans des conditions de perturbations magnétiques associées à des périodes d'activité solaire de pointe.  Angell et Korshover (1976) ont conclu qu'il existe une relation presque en phase entre le nombre de taches solaires et l'ozone total.”

17-35-Le Mouël, Fernand Lopes et Vincent Courtillot et coll., 2017  (France), (SpringerLink),
« L’activité solaire contient un élément important qui a subi des oscillations claires de ≈90 ans au cours des trois siècles, avec une évolution à plus long terme faible mais systématique de « instantanée » période et amplitude. La moitié de la variance de l’activité solaire sur ces échelles de temps peuvent être reproduite de façon satisfaisante comme la somme d’une augmentation de multi séculaire monotone, un ≈90-année cycle de diminution et un double pics (≈10.0 ans 11,0) Schwabe cycle / (la somme s’élève à 46 % du total variance du signal). Le composant de la diminution du cycle définitivement doit être abordée lors d’une tentative de construire des modèles de dynamo de l’activité solaire. La première composante de la SSA offre des preuves d’une tendance croissante à long terme en nombre de taches solaires, qui est compatible avec l’existence du moderne grand maximum .

17-36- Wen et coll., 2017  (Chine), (Elsevier, Quaternary International)
« Un climat plus chaud et plus humide règne depuis ∼4800 un BP et a été interrompu par un froid forte inversion à 3300 environ un BP qui a été probablement causé par forçage de l’irradiance solaire, qui a abouti à un changement climatique froid global et l’avancée du glacier».

17-37- Munz et coll., 2017 (Allemagne, Chine), (EGU, Climate of the Past)
« Enregistrement de résolution décennale de remontée d’Oman indique solaire forçage de la mousson d’été indien (9-6 ka)... Nous utilisons les paramètres géochimiques, transfert de fonctions d’assemblages de foraminifères planctoniques et Mg / Ca palaeothermometry et trouver de preuves corroborant études précédentes montrant cette remontée intensité varie significativement en cohérence avec l’énergie solaire cycles de taches solaires. Le cycle de diminution de 80 à 90 ans dominante ∼ apparemment également affecté des conditions d’oxygène bas-eau. »

17-38- Allan et al., 2017 (Belgique), (Open Repository and Bibliography)
« Speleothem est maintenant considéré comme précieux archive des conditions climatiques sur les continents, offrant de nombreux avantages par rapport aux autre climat continental enregistreurs de proxy comme les sédiments lacustres et des carottes de tourbe. ... [T] éléments de course en concrétions sont susceptibles de donner un aperçu de la haute résolution des paléoclimatiques variabilité au cours de l’Holocène. Une plus profonde analyse révèle plusieurs périodes de changements climatiques rapides importants au cours de l’Holocène (à 10.7-9,2 ka, ka 8.2-7,9, 7.2-6.2 ka, ka 4,8-4.5 et 3-2.4 ka BP), qui sont semblables aux événements froids détectés du paléoclimat naturel différent archiveurs. Une comparaison entre l’analyse géochimique des Père Noël speleothem et l’activité solaire (nombre de taches solaires) montre une corrélation significative. Analyse spectrale méthodes révèlent des périodicités solaires communes (diminution cycle, cycle de Vries, année 500 sans nom, cycles Eddy et cycle de Hallstatt). Les analyses géochimiques sont susceptibles de prouver que les PN speleothem est sensible aux changements dans l’activité solaire sur des échelles de temps du centenaire et millénaire au cours de l’Holocène. »

17-39- Woodson et coll., 2017 (ResearchGate, Quaternary Science Reviews)
«La dernière ca. 1000 ans enregistré SST les plus chaude avec une moyenne de 28,5 ° C. Nous record, pour la première fois dans cette région, un intervalle cool, env. 1000 ans en durée, centré sur cal 5000 ans concomitante de BP avec une période humide enregistrée à Bornéo. L’enregistrement reflète aussi un intervalle chaud d’environ 1000 à cal 500 ans BP, qui peut représenter l’anomalie climatique médiéval. Variations de la mousson d’Asie orientale (EAM) et l’activité solaire sont considérées comme des pilotes potentiels des tendances de la SST. Toutefois, les changements d’hydrologie liés à la variabilité de l’El Niño-Oscillation australe (ENSO), ~ déplacements de la Western Pacific Warm Pool et la migration de la Zone de Convergence intertropicale sont plus susceptibles d’avoir un effet sur notre tendance temporelle de la SST. ... La SA [activité solaire] tendances (Steinhilber et al., 2012) sont en accord général avec le refroidissement régional des SST (Linsley et al., 2010) et l’AS [activité solaire] oscillations sont coïncidentes approximativement avec les grandes excursions dans notre SST données. »

17-40- Li et al., 2017 (SpringerLink)
« Les principales forces motrices derrière les changements climatiques de l’Holocène dans le domaine LYR [région du bas Yangzi Jiang, Chine orientale] sont probablement été l’insolation associées tropical ou subtropical macro-échelle climatique circulations comme la Zone de Convergence intertropicale (ZCIT), Western Pacific Subtropical haute (WPSH), et El Niño/Oscillation australe (ENSO). »

17-41- Chen et al., 2017 (Chine), (Elvesier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Le cycle de 11 ans suggère l’influence de l’activité des taches solaires (Hale, 1924), sur les variations de débit d’eau dans le Tien Shan. L’impact des variations de l’activité solaire sur la série de débits et climatique d’autres phénomènes ont été signalés depuis l’Amérique du Nord et en Europe, basée sur des relevés instrumentaux (Zanchettin et coll., 2008 ; Perry, 2006 ; Prokoph et al., 2012). Une forte corrélation positive a été également trouvée entre l’activité solaire et le débit d’eau dans les rivières du sud américain (Mauas et al., 2011). ... Afin d’étudier les liens entre l’activité solaire et les débits du Tian Shan, , nous avons examiné la relation entre PC1 et le nombre de taches solaires, à l’aide d’analyses de cohérence de corrélation et ondelettes. Une liaison significative a été trouvée à l’échelle quasi-11 ans depuis les années 1700-2000 .

17-42- Kuroda, 2017 (ADS,ABS Harvard)
« L’Oscillation de Jet polaire-nuit (PJO) est le mode dominant de variabilité stratosphérique dans l’hémisphère Sud (SH) et persiste depuis le milieu de l’hiver au printemps. L’influence du cycle solaire de 11 ans sur la modulation de la PJO depuis la fin de l’hiver au printemps est examinée à l’aide d’observations et trois simulations de 42 ans d’un modèle de chimie-climat. ... Nous suggérons que UV modulation des interactions entre les ondes planétaires et flux zonal moyenne dans la stratosphère, plutôt que de diriger le processus diabatique tel que suggéré dans une étude antérieure, est la source de modulation du cycle solaire de la PJO .

17-43- Shi et al., 2017 (Chine), (Elvesier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Pendant ce temps, la plus forte (plus faible) EASM/ASM pendant le MCA (CER) a été associée à expansion (retraite) de la Zone de Convergence intertropicale local et un gradient de température zonal (réduit) renforcé sur le Pacifique équatorial. Nos résultats laissent entendre que la variation synchrone de la mousson d’Asie – Australie peut être causée par des variations solaires inhérentes, renforcer les conclusions antérieures.

17-44- Xiao et al., 2017 (Chine, Australie), (Sage Journals, Holocène)
« Analyse spectrale de Tsuga et pourcentages de pollen de chêne à feuilles persistantes montre des périodicités significatives de 1500 ~ et ~ 200 ans au niveau ≥ 95 % de confiance, ce qui suggère que des interactions insolation et rétroaction sur le Millénaire aux échelles du centenaire le primaire obligent les mécanismes de la mousson du Sud-Ouest et des changements climatiques passés au cours de l’Holocène dans le nord-ouest de la Province du Yunnan, sud-ouest de la Chine.

17-45-Chang et al., 2017 (Chine, Australie), (SAGE Journals, Holocène)
« L’enregistrement axée sur les chironomidés du lac Heihai montre une fluctuation de température d’été au sein de 2,4 ° C au siècle dernier 5000 ans de la bordure sud-est de la QTP [Plateau Qinghai-Tibet]. ... La température estivale passe dans cette région de répondre principalement à la variation de la mousson d’été asiatique. variabilité de l’activité solaire est probablement un moteur important des températures estivales, soit directement, soit en modifiant la force et l’intensité de la mousson d’été de l’océan Indien.... Nous avons observé un été relativement longue durée de refroidissement épisode (c. 0,8 ° C inférieure à la moyenne de 5000 ans) entre c. 270 cal BP et AD c. 1956. ... Le dossier révèle des épisodes de refroidissement survenu c. 3100, 2600, 2100 et 1600 Cal. BP. Cela est probablement lié à la période définie comme le petit âge glaciaire de l’hémisphère Nord (LIA ; c. AD 1350-1850, équivalent à 600 – 100 cal BP). Ces éventuellement au cycle solaire quasi-périodiques de 500 ans. Étapes de refroidissement entre c. 270 et 100 cal BP ont également été enregistrées et ceux-ci sont probablement liés à la LIA, suggérant un mécanisme de forçage continentale pour cet événement. »

17-46- Lei et coll., 2017 (Chine),  (Elvesier, Quaternary International),
«La variabilité precipitation sur décennale à multi-centurial toujours reflète généralement les changements dans l’activité solaire et circulation à grande échelle, par exemple, l’ENSO et l’EASM [mousson d’été d’Extrême-Orient] (Chen et al., 2011 ; Vleeschouwer et al., 2012. Feng et al., 2014). [D] endant la PCM [Période chaude médiévale], le climat plus humide dans cette région était compatible avec les événements ENSO plus fréquents, EASM plus forte et une plus forte activité solaire, alors que le contraire a été trouvé pour l’ail. En particulier, d13Cac des fluctuations sur plusieurs décennies aux échelles du centenaire est cohérent avec les changements dans l’activité solaire, avec des intervalles moins sèches correspondant aux périodes d’activité solaire minimum au sein de la datation des erreurs, qui sont désignés comme les Oort Minimum (AD 1010-1050), Wolf Minimum (AD 1280-1340), Sporer Minimum (AD 1420-1530), Maunder Minimum (1645-1715 AD) et le Minimum de Dalton (AD 1795-1820). Ces résultats suggèrent que le climat changement dans le sud-est Chine est sensible à l’ENSO et l’EASM, qui peut-être être conduit par l’activité solaire. »

 

17-47- Zhang et al., 2017 (Chine), (ResearchGate, Quaternary Science Reviews)
« Le dossier indique la température estivale varie de ~2.5 ° C sur toute la période. Une période généralement plus chaude ont eu lieu entre c.8500 et c.6000 cal yr BP et une tendance au refroidissement a été lancé de c.5500 cal an BP. La tendance globale correspond largement à l’insolation d’été à 30N et la mousson d’été asiatique enregistre depuis les régions voisines, ce qui suggère cet été-là températures de la bordure sud-est de la QTP répondent à insolation forçant et mousson piloté par sur une échelle de temps de plusieurs millénaires, la variabilité. Modifications de cette tendance générale sont observent sur la résolution temporelle la plus fine et nous suggérons l’activité solaire pourrait être un important mécanisme de conduite de la variabilité d’échelle. Il peut avoir un effet renforcé à l’Holocène tardif quand le rayonnement de la mousson s’affaiblit. »

17-48- Luoto et Nevalainen, 2017 (SpringerLink)
« Ici, nous utilisons complètement synchronisé records de procuration paléolimnologie de température de l’air et des précipitations efficaces de deux Lacs scandinaves avec profils des sédiments ∼2000 ans. Nous montrons la relation entre la température de l’air et des précipitations (rapport T/P) est synchrone dans les sites d’étude tout au long des documents suggérant des conditions chaudes et sèches à ∼300 – 1100 CE tant des conditions froides et humides à 1200-1900 CE. En raison de la température de l’air une augmentation significative, le plus récent rapport T/P s’est transformé à nouveau positif. Durant le premier millénaire de notre ère, le T/P imite les patrons dans l’indice d’Oscillation australe, tandis que le deuxième millénaire montre la réponse à l’indice NAO, mais est aussi parallèlement aux changements de l’irradiance solaire. [T] qu’il provoque pour l’ail [petit âge glaciaire [CE 1200-1900], sont pas bien définis en raison de son caractère hautement variable (Wanner et al., 2011 ; Luoto et Nevalainen 2016 ; Zawiska et al., 2017). Pourtant, en plus une fortement négative NAO indice phase persistante au cours de la LIA, elle fut probablement forcé par une diminution de l’éclairement solaire (y compris les minimums solaires Spörer et Maunder, Dalton), augmentation de l’activité volcanique (aérosols) et les changements dans l’Atlantique Les régimes de circulation de l’océan (Grove 2001 ; Goosse et al., 2005 ; Wanner al 2011). »

17-49- Li et al., 2017 (Chine), (MDPI, Sustaiability)
« Corrélations entre paléotempérature chronogramme de l’Atlantique Nord et de l’activité solaire suggèrent que les changements du rayonnement solaire peuvent provoquer des changements importants dans le climat de la région de l’Atlantique Nord. Pour évaluer le rôle de l’activité solaire sur la SST de l’été sur notre site d’étude dans l’ouest du Groenland, nous avons effectué une analyse de corrélation croisée entre notre dossier SST d’été reconstruite et une série de l’irradiance solaire totale (TSI). Les résultats indiquent que le coefficient de corrélation (0,284) maximal d’été SST [température de surface de mer] et TSI [l’irradiance solaire totale] enregistrements est obtenue à presque zéro - décalage dans le temps (-6 décalage), ce qui signifie que les variations de l’activité solaire affecté la variabilité de SST de l’été dans la zone d’étude. ... Une relation positive et significative entre été ssss sur le plateau islandais Nord et reconstruit à partir de l’éclairement solaire 10Être et 14C documents durant l’Holocène a aussi été démontrée par Jiang et al. Cette constatation est également supportée par ces dernières simulations de modèles climatiques utilisant la version Community Climate System Model 4 (CCSM4). Les résultats montrent une forte corrélation positive entre la SST et l’irradiation solaire dans la voie de l’IC, indiquant qu’une réduction de la fréquence des événements de blocage Atlantique pendant les périodes de fort éclairement solaire favorise plus chaudes et plus salées conditions dans la voie de l’IC en raison de la forte circulation de l’enroulement subpolaire. ... Les analyses spectrales indiquent que des variations importantes d’échelle sont superposent à la tendance à long terme d’orbitale. Les périodicités dominantes sont 529, 410 et 191 ans, qui peuvent être liés aux cycles solaires connus 512 et 206 ans. Les analyses de corrélation croisée entre l’été TSM et l’irradiance solaire totale par le biais des 5000 dernières années indiquent que les enregistrements soient en phase, prouvant que les variations dans l’activité solaire touchés variabilité SST régionaux de l’été. Dans l’ensemble, le fort lien entre solaire ssss variabilité et l’été est non seulement d’importance régionale, mais est aussi compatible sur toute la région de l’Atlantique Nord. »

17-50- Orme et coll., 2017 (UK, Irelande), (GeoscienceWorld, Geology)
« Nord-Sud, l’indice montre que tempêtes déplacés d’une position du Sud à des latitudes plus élevées au cours des 4000 dernières années, probablement motivée par un changement de la méridienne à circulation atmosphérique zonale, associée à un fait négatif positif de l’Atlantique Nord Maj de l’oscillation. Nous suggérons que refroidissement graduel polaire (causée par la diminution de l’ensoleillement en été et amplifiée par des rétroactions de la glace de mer) et plus intenses aux latitudes réchauffement (causé par l’ensoleillement d’hiver croissante) a conduit une accentuation de la hiver latitudinal gradient de température par le biais de l’Holocène tardif, ce qui entraîne le changement observé sur une piste de tempête d’hiver plus au nord. »

17-51- Serykh et Sonechkin, 2017 (SCI-Hub)
« Le climat mondial est un système dynamique périodiquement quasi forcé [1, 2]. En plus du cycle annuel de la transport de la chaleur du soleil et le cycle diurne de rotation de la terre, autres forces externes périodiques existent, qui sont potentiellement capable de provoquer des fluctuations climatiques. Les marées lunaires et solaires sont des causes sur les échelles de temps de l’ordre d’un jour. Sur l’échelle décennale, ces causes sont des variations de 11 ans dans les taches solaires (le cycle du Loup) et sa période double que qui se manifeste dans les changements dans la polarité du champ héliosphérique (le cycle de Hale). L’existence de cycles solaires laïques est également possible (diminution et Suess cycles trouvés dans un certain nombre de taches solaires). Calculs indiquent qu’un cycle d’environ 180 ans existe dans la rotation du soleil autour du centre de masse du système solaire. Les auteurs de [3] suggèrent que c’est lié à la séquence de une diminution significative de l’activité solaire du dernier millénaire, connus comme les périodes de Oort, Wolf, Spörer, Maunder et Dalton. Il existe des preuves paléoclimatiques du climat au cours de ces périodes de refroidissement. Sur cette base, nous pouvons conclure que l’ONI dynamique [indice ENSO] [est] régie principalement par deux forces externes périodiques (le transport annuel de chaleur au système climatique du soleil et la Chandler wobble des pôles de la terre) et que le système n’est pas chaotique. Ce fait indique que la principale possibilité existe pour à long terme (plusieurs années à l’avance) Prévisions ENSO. »

17-52- Kitaba et coll., 2017 (Japon, USA), (Scientific Reports)
«L’affaiblissement des causes champ géomagnétique une augmentation du flux des rayons cosmiques galactiques (GCR). Certains chercheurs affirment que les flux amélioré de GCR pourrait conduire à un refroidissement climatique en augmentant la formation de nuages bas, ce qui améliore l’albédo (effet parapluie). Des études récentes ont rapporté des preuves géologiques d’un lien entre le champ géomagnétique est affaibli et le refroidissement climatique. ... Refroidissement terrestre supérieure indique que [le rayonnement solaire atteignant la surface] d’une réduction de l’ensoleillement joue un rôle clé dans le lien entre l’affaiblissement du champ magnétique terrestre et refroidissement climatique. Le plus probable candidat pour le mécanisme semble être l’albédo accrue de l’effet parapluie. »

17-53- Allan et al., 2017 (Belgique), (EGU, Climate of the Past)
« La présence de périodicités solaires significatives (c'est-à-dire, les cycles de diminution, de Vries, sans nom de 500 ans, Eddy et Hallstat) prend en charge pour un impact du forçage solaire sur le contenu PN speleothem oligo-éléments. En outre, plusieurs intervalles de changements climatiques rapides importants ont été détectés au cours de l’Holocène à 10.3, 9,3 à 9,5, autour de 8.2, 6.4-6.2, 4,7 et 4,5 et environ 2,7 ka BP. Ces intervalles sont semblables aux événements froides en témoigne paléoclimat naturels différents archiveurs, suggérant commun climat forçant les mécanismes associés aux changements de l’irradiance solaire. »

17-54- Román-Ramos et al., 2017 (EGU, Climate of the Past)
« À son tour, cet enregistrement montre des oscillations climatiques de l’échelle de température qui sont en corrélation avec les événements climatiques connus durant l’Holocène tardif dans la région méditerranéenne occidentale, synchrones avec la variabilité solaire et atmosphérique dynamique. ... Accrue des conditions arides, qui s’avec globalement positive de la NAO et l’augmentation de l’activité solaire, sont observés entre ~ 1550 à ~ cal 450 ans BP (~ 400 à ~ 1400 CE) et des conditions plus froides et chaudes, qui s’est passé au cours de l’âge des ténèbres et médiévale Anomalie climatique, respectivement. Des conditions légèrement plus humides a eu lieu au cours de la fin de l’AMC et la première partie du petit âge glaciaire, qui pourrait être lié à un changement négatif de la NAO et minima dans l’activité solaire. »

17-55- Lüdecke et Weiss, 2017 (Allemagne, Mexique), (The Open Atmospheric Science Journal)
«Le soleil comme chauffeur de climat est discuté à plusieurs reprises dans la littérature, mais les preuves sont souvent faibles. Afin d’élucider l’influence solaire, nous avons utilisé un grand nombre de procurations de la température dans le monde entier pour construire une moyenne de la température globale du G7 au cours des 2000 dernières années. Le spectre de Fourier du G7 présente les composants plus forts que ~ 1000-, ~ 460-, et ~ 190 – périodes de l’année alors que les autres cycles des différents serveurs proxy sont considérablement plus faibles. Le G7 température extrema coïncident avec l’optima romaine, médiévale et présente ainsi que le minimum bien connu de 1450 AD pendant le petit âge glaciaire. Par transformation de Fourier inverse, nous avons construit une représentation du G7 en utilisant uniquement ces fonctions trois sinus, qui montre une corrélation de Pearson remarquable de 0,84 avec les 31 ans revient moyen du G7 [température planétaire au cours des 2000 dernières années]. Les trois cycles sont trouvent aussi dominant dans les taux de production des nucléides cosmogéniques origine solaire 14C et 10Be, plus fortement dans le ~ 190 – période de l’année étant connu comme le De Vries/Suess cycle. Par l’analyse par ondelettes, une nouvelle preuve a été fournie qu’au moins le cycle ~ 190-année climatique a une origine solaire. ... G7 [température planétaire au cours des 2000 dernières années], et même les représentations sine ont maxima de taille comparable à AD 0, 1000 et 2000. Nous notons que l’augmentation de la température de la fin 19Th et 20Th siècle est représenté par la représentation de température harmonique et donc est de pure nature multiperiodic [il est d’origine solaire naturelle]. On peut s’attendre à ce que la périodicité du G7, 2000 ans jusqu’ici, persiste également dans un avenir prévisible. Il prédit une chute de température du présent pour AD 2050, une légère augmentation de 2050 à 2130 et une nouvelle baisse de AD 2130 à 2200, panneau supérieur, courbes vertes et rouges).

17-56- Warrier et coll., 2017 (Inde), (Elsevier, Geoscience Frontiers)
« Périodicités climatiques enregistrement dans les données de susceptibilité magnétique de sédiments lac : Further evidence pour le forçage solaire sur la mousson d’été indien ... Les résultats de cette étude montrent que variations solaires sont le principal facteur déterminant de la mousson du Sud-Ouest et, comme d’autres archives de différentes régions de l’Inde, les savoirs traditionnels [Thimmannanayakanakere – un petit lac dans sud de l’Inde] sédiments ont également enregistré ces signatures solaires. »

17-57- Malik et al., 2017 (SpringerLink)
"Nous trouvons des preuves statistiques robustes que l’oscillation atlantique multidécennale (AMO) a intrinsèque corrélation positive avec l’activité solaire dans tous les ensembles de données utilisés. La force de la relation entre l’AMO et l’activité solaire est modulée par les éruptions volcaniques et une interaction complexe entre les modes de variabilité océanique. Le groupe de données d’observation révèle El Niño-oscillation australe (ENSO) a une corrélation intrinsèque négative statistiquement significative avec l’activité solaire sur des échelles de temps décennales à multi décennale (16 à 27 ans) »

17-58-Seiji Yukimoto, Rémi Thiéblemont et coll., 2017 (Japon, France-Guyancourt), (SOLA, StageJournal),
« Pour le Pacifique (interne) (Oscillation décennale du Pacifique), le pouvoir est plus grand pour les périodes plus longues de la bande d’an 15−25 (Minobe, 1999). Comme le Ban a un certain pouvoir près le cycle de 11 ans, résonance peut-être se dérouler plus facilement. En effet, la simulation numérique de Thiéblemont et coll. (2015) suggéré une phase de verrouillage de la NAO avec le cycle solaire de 11 ans. Le résultat actuel confirme l’hypothèse précédente par Kodera et coll. (2016), qui a déclaré que la grande influence solaire sur la surface terrestre peut être produit par le biais de changements dans la circulation stratosphérique et la structure spatiale de la signal solaire à la surface de la terre est en grande partie conditionnée par l’interaction de l’atmosphère avec l’océan. »

17-59- GE et al., 2017 (SpringerLink)
« Cet article présente les nouveaux proxys haute résolution et les reconstitutions paléoclimatiques pour l’étude des changements climatiques en Chine depuis 2000 ans. Multi-proxy synthétisées reconstitutions montrent que les variations de température en Chine a exposé les cycles importants de 50 – 70 ans, 100-120 ans et 200 – 250 ans. Les résultats montrent également que la amplitudes de variation de température décennale et centennial étaient respectivement de 1,3 ° C et 0,7 ° C, la dernière étant significativement corrélée avec les changements à long terme au rayonnement solaire, des périodes particulièrement froids, qui correspondent approximativement aux minima de taches solaires. Le réchauffement plus rapide en Chine s’est produite pendant le 1870 AD-2000, à un taux de 0.56◦ ± 0.42◦C (100 a) −1 ; Cependant, températures enregistrées au 20e siècle n’est peut-être pas sans précédent pour les 2000 dernières années, comme données afficher les enregistrements pour les périodes AD 981 – 1100 et AD 1201 – 70 sont comparables à l’heure actuelle. »

17-60- Usoskin, 2017 (SpringerLink)
« Un autre aspect est le lien entre les variations de l’activité solaire et climat de la terre...Il est à noter que se caractérisait l’époque moderne, jusqu’aux années antérieures 2000 de forte activité solaire dominée par une cyclicité de 11 ans... contrairement à certaines prévisions, un Grand minimum d’activité n’a pas démarré. Ainsi, nous pouvons éprouver, dans un avenir proche, les conditions interplanétaires tout à fait différentes à l’égard de ceux qui que nous nous sommes habitués au cours des dernières décennies. ... La plus longue série directe de l’activité solaire est la série de numéros de taches solaires depuis 400 ans, qui dépeint le contraste saisissant entre le minimum de Maunder (presque sans tache) et la période moderne de très forte activité . »

17-61- Lu et al., 2017 (UK), (ResearchGate, Journal of Climate)
« Absorption par l’ozone du rayonnement solaire dans la bande d’ultraviolet (UV) est connue pour affecter la chimie de l’atmosphère supérieure et température et donc sa diffusion via des interactions photochimiques, radiatives et dynamiques (Brasseur et Salomon 2005). L’UV renforcée forçant haute années d’activité (HS ci-après) solaire conduit à une augmentation de 2 à 4 % annuel signifie stratosphérique augmentation de l’ozone et ~ 1 K de la température moyenne annuelle dans l’équatoriale haute stratosphère et la mésosphère inférieur (par exemple Haigh, 1994 ; Scaife et al., 2000 ; Hood 2004 ; Cadre et Gray 2010 ; Chiodo et coll. 2012 ; Capot et Soukharev 2012 ; Remsberg 2014 ; Mitchell et coll., 2014, hotte et coll. 2015). ... Études montrent qu’un modèle de circulation régional dans l’hiver de l’hémisphère Nord (NH) qui ressemble à la phase positive de l’Oscillation Atlantique Nord (OAN) se produisent durant les hivers [activité solaire élevée] HS (par exemple Ruzmaikin et Feynman, 2002 ; Kodera 2002 ; Woollings et al., 2010 a ; Lockwood et al., 2010 ; Ineson et al., 2011 ; Gray et al 2013 ; 2016). un certain nombre de différents mécanismes ont été proposé pour expliquer la connexion solaire-NAO. Un mécanisme de « top-down », tout d’abord proposé par Hines (1974) et plus tard développé par Kodera (1995), est souvent invoqué au compte pour le transfert vers le bas d’un signal de UV solaire de la haute stratosphère (p. ex. Kodera et Kuroda, 2002 ; Matthes et al., 2004 ; 2006 ; Ineson et al., 2011 ; Thiéblemont al 2016). »

17-62- Ogurtsov et coll., 2017 (Russie, Finlande), Scientific Research Publishing)
« Il est largement admis également que ce réchauffement est causé principalement par anthropique augmentation de la concentration de gaz à effet de serre. Cependant les débats sur cette question continue encore. Certains experts affirment que le réchauffement actuel ne dépasse pas les fluctuations naturelles du climat. Preuve d’une contribution appréciable au réchauffement de la planète des facteurs non à effet de serre a été obtenue par de nombreux auteurs. Soon et al., 2015 a fait remarquer que si l’effet de l’urbanisation est correctement pris en compte, on peut conclure que la variabilité solaire est le principal facteur responsable des changements de température à long terme de l’hémisphère Nord depuis au moins 1881 . Zhao et Feng, 2014 a révélé que variations de l’activité solaire jouent un rôle important dans les changements de conditions climatiques au niveau mondial au cours de la dernière de plus de 100 ans. Selon Harde (2014), le soleil est le principal contributeur au réchauffement du siècle dernier.... [I] l est raisonnable de considérer le réchauffement comme un phénomène exceptionnel du point de vue des oscillations climatiques intrinsèques, qui ont besoin d’un facteur de forçage externe supplémentaire pour explication. D’autre part, les expériences statistiques montrés qu’une partie appréciable du réchauffement peut-être être le résultat des fluctuations naturelles du système climatique. ... [O] vos résultats montrent que la contribution de ces facteurs externes (y compris l’effet de serre), le réchauffement pourrait être moins d’est souvent crue. ... Changements dans le rayonnement solaire à la surface de la terre (éclaircissement global) peuvent être une source importante du réchauffement des dernières décennies (Ogurtsov et al., 2012). »

17-63- Arppe et coll., 2017 (Finlande, USA), (SAGE journals, The Holocene),
« Ces changements négatifs se chevauchent avec la dernière partie d’un refroidissement, connu comme la sombre période froide de l’âge (DACP, ca. 1500-1000 Cal. yr BP ; Bianchi et McCave, 1999 ; McDermott et coll., 2001). Le événement est directement précédé par un minimum dans l’irradiation solaire total (Renssen et al., 2006 ; Steinhilber et coll., 2009)... Une abondance de preuves proxy témoigne de l’ail [Petit âge glaciaire] refroidissement, semble avoir été déclenché par réduit l’irradiance solaire, étendu, le volcanisme et les caractéristiques internes du système océan-atmosphère (Miller et al., 2010, 2012 ; Wanner et al., 2011). ... Tenant compte des incertitudes âge-modèle respectives, il semble que tous les changements majeurs négatifs, c'est-à-dire les périodes « à froid », dans le dossier δ18Olw sont grossièrement synchrones avec les périodes d’anomalies négatives majeures dans l’irradiation solaire totale et haute modélisé les probabilités pour les années très froides dans les mers nordiques (Renssen et al., 2006) et preuves de l’Atlantique Nord « vagues de froid » (Bond et al., 2001 ; Sarnthein et al., 2003 ; Solomina et al., 2015 ; Wanner et coll., 2008) lié au forçage solaire. »

17-64-Wang et al., 2017  (Chine), (Scientific Reports)
« Les forces motrices du changement climatique ont été étudiées et les résultats ont montré deux degrés de liberté indépendants - un cycle de 3,36 ans et un cycle de 22,6 ans, qui semblent être liés au cycle El Niño-oscillation australe et au cycle des taches solaires de Hale, respectivement. ... La variabilité solaire s'est avérée être un facteur majeur du climat en Europe centrale au cours des deux derniers millénaires en utilisant les enregistrements de Δ14C. En outre, ce résultat est essentiellement en bon accord avec les conclusions de Scafetta (2007, 2012, 2016), qui a constaté que le système climatique était principalement caractérisé par un ensemble spécifique d'oscillations et que ces oscillations (61, 115, 130 et 983 ans) semblaient être synchrones avec les grandes oscillations astronomiques (système solaire, activité solaire et longs cycles de marées solaires/lunaires). »

17-65- Huo et Xiao, 2017 (Chine), (Elsevier, Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial)
« Dans cet article, les auteurs enquêtent sur une fonction particulière, l’anomalie de contenu (SLO) de chaleur océanique, dans les différentes phases du cycle de l’irradiance solaire totale (TSI). Les résultats montrent que presque en face de configurations spatiales apparaissent dans le Pacifique tropical pendant ascendants et baisse des phases du cycle TSI. Une analyse plus poussée révèle la présence du signal solaire quasi décennal (~ 11 ans) dans la SST [température de surface de mer]SLO [contenu thermique des Océans] et champ anomalie vent zonal surface au-dessus du Pacifique tropical avec un haut niveau de confiance statistique (> 95 %).... Misios et Schmidt (2012), les simulations d’ensemble d’un modèle AOGCM a montré que la tropicale SST oscille presque en phase avec le cycle solaire de 11 ans. Blanc et Liu (2008) trouve aussi la fluctuation de l’océan le réchauffement pour être en phase avec TSI sur l’échelle décennale pendant le XXe siècle, gouvernés par une excitation résonante de l’oscillateur action retard tropical et le forçage solaire et la stade de réchauffement décalé l’année solaire record d’un à trois ans. ...Les schémas de SLO et les anomalies de température potentielles dans le Pacifique tropical sont assez symétriques spatialement dans les phases ascendantes et déclinantes, ce qui semble verrouillé en phase avec les phases du cycle TSI.  Les régions principales de l’anomalie de l’OHC sont localiser seulement dans les zones de forte corrélation (au-delà du niveau de confiance de 95 %), qui sont des « solaire sensibles » régions avec une claire quasi-période de 11 ans. »

17-66- Li et al., 2017  (Chine), (Arxiv)
« Des études sur la connexion Soleil-climat ont été menées depuis plusieurs décennies, et presque toutes se sont concentrées sur les effets de l'énergie de l'irradiation solaire totale. En tant que deuxième source d'énergie terrestre majeure en provenance de l'espace, le flux d'énergie éolienne solaire présente des variations à long terme plus importantes. ... Nous étudions ici la modulation possible du flux d'énergie totale apportée par le vent solaire à la magnétosphère terrestre sur l'activité des cyclones tropicaux mondiaux entre 1963 et 2012. D'un point de vue global, l'énergie cyclonique accumulée augmente progressivement depuis 1963 et commence à diminuer après 1994. En comparaison avec les paramètres fréquemment utilisés auparavant, par exemple le nombre de taches solaires, l'irradiation solaire totale, l'irradiation solaire F10,7, la température de la surface des mers tropicales et l'indice d'oscillation sud, le flux d'énergie éolienne solaire total présente une meilleure corrélation avec l'activité globale des cyclones tropicaux. De plus, les cyclones tropicaux semblent être plus intenses avec des activités géomagnétiques plus importantes. Un mécanisme de modulation plausible est donc proposé pour relier le phénomène météorologique terrestre à l'apport d'énergie éolienne solaire apparemment sans rapport. »

17-67- Ning et al., 2017    (Chine, Australie), (Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« Nos résultats suggèrent que les changements de l'activité solaire ont pu contrôler principalement les fluctuations de l'intensité de la MSI [Mousson d'été indienne] sur une échelle de temps allant de plusieurs décennies à un siècle. Le refroidissement du climat de l'Atlantique Nord et les interactions entre l'océan tropical et l'atmosphère pourraient avoir amplifié le signal solaire. »

17-68- Schwander et coll., 2017 (Suisse), (EGU, Climate of the ast),
« Les types de temps et les données de réanalyse montrent que le cycle solaire de 11 ans influence la circulation atmosphérique de fin d'hiver au-dessus de l'Europe centrale avec des conditions plus froides (plus chaudes) sous une faible (forte) activité solaire. »

17-69- Bauchi Danladi and Akçer-Ön, 2017   (Turquie), (Elsevier, Quaternary International),
« Les périodes d'élévation du niveau des lacs correspondent aux maxima solaires de l'irradiation solaire totale et vice versa. De plus, les enregistrements du lac Salda montrent clairement la période froide sèche de l'âge sombre (DACP), l'anomalie climatique médiévale humide (MCA), le petit âge glaciaire sec (LIA) et la période chaude moderne humide (MoWP). Ces enregistrements suggèrent que le forçage solaire, par son influence sur la circulation atmosphérique, est le principal mécanisme de changement climatique durant la DACP [Dark Ages Cold Period], la MCA [Medieval Climate Anomaly], la LIA [Little Ice Age] et la MoWP [Modern Warm Period] dans cette région. ... Les périodes sèches, dans les limites des incertitudes d'âge, sont bien corrélées avec les fortes précipitations de carbonate autogène (Ca, cps) qui correspondent à des intervalles de temps avec des niveaux d'eau lacustre plus bas et une faible activité solaire comme le Grand Minimum, le Minimum Oort, le Minimum Wolf, le Minimum Sporer, le Minimum Maunder et le Minimum Dalton. D'autre part, les périodes humides du lac Salda correspondent à des niveaux d'eau plus élevés et à une forte activité solaire, comme le Maximum médiéval et le Maximum moderne. ... Les enregistrements climatiques du lac Salda au cours des 1400 dernières années sont étroitement liés à l'activité solaire, peut-être en raison de son influence sur les circulations atmosphériques. »

17-70- Ön et al., 2017 (Researchgate)
« La chute brutale des précipitations et de la température autour de 3,5 ka, 2,8 ka et 1,8 ka BP, qui a également été documentée dans les relevés sismiques (Eris¸ et al., soumis), peut avoir été le résultat d'une coïncidence du renforcement du système de haute pression sibérien pendant les hivers (Rohling et al, 2002 ; Çagatay et al., 2014), et de la diminution progressive de l'irradiation solaire, en particulier autour de 2,8 ka BP (Roth et Joos, 2013), conformément aux changements survenus dans l'Atlantique Nord (Bond et al., 2001). Pour l'Holocène, le résultat le plus frappant est que les pics de précipitations et de température semblent suivre de près les événements de Bond dans l'Atlantique Nord, alors que les tendances ne le font pas. Si la cause des événements de Bond est effectivement le forçage solaire, comme le prétendent Bond et al. (2001), alors nous pouvons également affirmer que les oscillations climatiques dans la région ont également été fortement influencées par le forçage solaire ».

17-71- Shekhar et al., 2017  (Inde, Suède, Allemagnne, Espagne), (Nature, Scientific Reports)
« L'Hindu Kush-Himalaya (HKH) abrite environ 50 % (par zone) de tous les glaciers en dehors des régions polaires. ... Notre recherche est la première tentative de reconstituer le plus long bilan de masse glaciaire à l'échelle régionale pour l'Himalaya occidental, basé sur l'échantillonnage des cernes des arbres à une échelle sans précédent. Un autre point fort de notre étude est qu'elle présente des preuves valables de la perte de masse significative subie par les glaciers de l'Himalaya même pendant la LIA [1500-1850].  ... [N]ous pensons que les épisodes de bilans massiques significativement négatifs ... étaient le résultat d'un El Niño accru affectant l'ISM [mousson d'été indienne] et augmentant les températures ... [et] une relation plus directe entre l'ISM élevé et des bilans massiques plus négatifs pendant le  LIA dans les années où El Niño était potentiellement plus faible ... Dans le cas de l'Himalaya, la [...] phase de hausse des températures régionales et le début des cycles solaires forts qui, dans les années suivantes (depuis les années 1970), ont commencé à montrer un couplage important avec les épisodes forts d'El Niño. Les bilans massiques périodiques de 9 à 12 ans au cours de la période ~1970-1990 [sont] une représentation de la réponse à quelques-uns des plus forts cycles solaires consécutifs au cours des 400 dernières années. En fait, nous voyons que ~50% des années depuis 1970 ont connu un TSI exceptionnellement élevé de >1361 W m-2, dont ~40% ont également subi des phases chaudes d'ENSO. ... Bien que l'étude reconnaisse les contributions des facteurs anthropiques du changement climatique dans la région himalayenne, elle met également en évidence un effet important de la concurrence annuelle accrue d'un TSI extrêmement élevé avec El Niño au cours des cinq dernières décennies, qui a entraîné une perte importante de masse glaciaire. ... Bien que les forçages anthropiques externes puissent en partie contrôler le régime glaciaire de l'Himalaya, la variabilité naturelle du climat apparaît toujours comme l'élément clé déterminant les bilans massiques des glaciers de l'Himalaya. Comme plusieurs autres études pour la région, notre étude identifie également l'ENSO, la NAO et l'AMO comme les principaux facteurs de la variabilité des bilans massiques régionaux. Le fait que les dernières décennies aient connu une intensification des épisodes de NAO, en étroite corrélation avec la hausse des températures, suggère également un contrôle climatique naturel robuste sur les glaciers himalayens. »

17-72- Ogurtsov et coll., 2017 (Russie, Finlande), ( Elsevier, Advances in Space Research),
«Corrélation significative a été trouvée entre la SST [températures de surface de mer] NA [l’Atlantique Nord] et l’activité solaire (à la fois les données instrumentales et proxies) pendant AD 1716 – 1986. ... Par conséquent, la connexion entre fennoscandiennes nord du climat et de l’activité solaire, qui a déjà été établie à l’échelle du siècle (Ogurtsov et al., 2001, 2002, 2013) et l’échelle millénaire (Helama et al., 2010), est confirmée pour AD 1716 – 1986, sur la plage de fréquences entière à l’aide de dossiers non filtrées (à l’exception pour la reconstruction de l’AMO après Mann et al., (2009)). ... Changements dans solaire UV (ultraviolets) pourraient fournir un lien solaire-climatiques sur l’Europe du Nord. En fait, modélisation de travail par (Ineson et al., 2011) a montré que qui Variabilité décennale solaire UV (200-320 nm) entraîne des changements de température appréciable dans la mésosphère et la haute stratosphère en grande partie grâce à l’absorption des UV par l’ozone. Cette variation se traduit par une modification de la configuration des vents stratosphériques, qui se propage vers le bas et influe sensiblement sur la circulation atmosphérique au-dessus de l’Atlantique Nord. En utilisant un modèle de climat océan-atmosphère couplé des études ont montré que ( origine solaire des changements dans la circulation atmosphérique influencent également les changements de stockage de la chaleur dans l’Atlantique Nord qui peut intégrer et amplifier l’effet solaire Ineson et al., 2011 ; Scaife et coll., 2013). »

17-73- Perșoiu et coll., 2017 (Roumanie, USA, UK, Allemagne, Suède), (Nature, Scientific Reports)
"Tout au long de l’Holocène, la glace souterraine bloquer la grotte de glace Scărișoara ont répondu avec sensibilité aux changements à la fois source de température et l’humidité d’hiver. Pendant ce temps période, température hivernale en ECE [East Central Europe] est principalement contrôlée par insolation [rayonnement solaire] changements. L’interaction entre la variabilité de l’insolation, changements de la TSM dans l’Atlantique Nord et l’influence de l’inlandsis laurentidien persistante modulé la dynamique de la circulation atmosphérique à grande échelle. »

17-74- Luthardt et Rößler (SCI-Hub)
«L’an 11 solar cycle, appelé aussi cycle de Schwabe, représente la cyclicité solaire à plus petite échelle et remonte à l’activité des taches solaires (Douglass, 1928 ; Maigre, 2000), qui a un effet mesurable sur le climat de la terre, comme en témoigne le minimum de Maunder (Usoskin et al., 2015). Réactions de rétroaction climatique aux variations de l’irradiance solaire causées par les taches solaires sont complexes et hypothétique pour être déclenché par l’apport d’énergie totale (Cubasch et Voss, 2000), une variation (1) (2) l’influence de la variation de l’intensité de lumière ultraviolet sur composition de la stratosphère (Lean et le zeste, 2001), (3) l’effet des rayons cosmiques sur la formation des nuages (Marsh et Svensmark, 2000 ; Soleil et Bradley, 2002), ou (4) l’effet des particules à haute énergie du strato - et la mésosphère (Jackman et coll., 2005). ... [C] omme aujourd'hui, activité des taches solaires a fait fluctuer de l’entrée des rayons cosmiques dans l’atmosphère, qui affectent la formation des nuages et des taux annuels de précipitation»

17-75- Cosentino et coll., 2017 (Italie), (ResearchGate, Quaternary International)
Une revue de la littérature indique le climat était nettement moins stable que précédemment supposé au cours de l’Holocène, puisque sa tendance au réchauffement se caractérisait par des événements pertinents de refroidissement à court terme qui se produisent à décennale et centenaire échelle (Dansgaard et al., 1993 ; Bond et al., 1999 ; Mayewski et al., 2004). Le froid plus récent phase était la période glaciaire peu (CER), qui a entraîné l’extension des glaciers dans les régions alpines aux latitudes plus basses. Plusieurs auteurs ont lié cette condition climatique plus froide à une période de réduction de l’activité solaire (Mauquoy et coll., 2002), qui a causé une diminution de l’ensoleillement de l’été (Wanner et al., 2011). ... [T] il refroidissement événement connu comme petit âge glaciaire (CER)... a persisté plus ou moins du 13ème au 19ème siècle (Perry et Hsu, 2000). ... En outre, les variations qui se produisent dans la courbe de fréquence de H. balthica pourraient être liées à plusieurs bref refroidissement événements qui caractérisent la LIA, nommément Wolf, Sporer, Maunder et Dalton [durée minimale solaire] (agneau, 1984 ; Mauquoy et coll., 2002) ».

17-76- Stein et al., 2017 (Allemagne, Corée du Sud), (Wiley Online Library)
« Les causes qui contrôlent la diminution des glaces de mer sont encore en discussion. Dans plusieurs changements d’études dans l’étendue, l’épaisseur et dérive de la banquise arctique sont liées aux changements dans les modèles de circulation générale atmosphérique, comme en témoigne l’Oscillation nord-atlantique (ONA) et l’Oscillation arctique (AO). Le NAO et AO ont un impact sur les changements de la position relative et la force des deux principaux systèmes courant de surface de l’océan Arctique. ... L’augmentation de la couverture de glace marine durant l’Holocène tardif semble être un phénomène de circum-Arctic, coïncidant avec les progrès de grands glaciers sur terre de Franz Josef, Spitzberg et en Scandinavie. L’augmentation de la glace de mer ont pu résulter de la tendance au refroidissement continue en raison d’une diminution insolation solaire et thermique réduit découlent du Pacifique. ... L’augmentation de la couverture de glace marine durant l’Holocène tardif semble être un phénomène de circum-Arctic sous forme de glace d’EES PIP25 enregistre de l’affichage du détroit de Fram, mer de Laptev, mer de Sibérie orientale et mer des Tchouktches un généralement l’évolution assez similaire, tous les coïncidant avec la diminution de rayonnement solaire ... Les principaux facteurs contrôlant la variabilité millénaire dans la productivité de mer, glace et eau de surface sont probablement des changements dans les eaux de surface et un flux thermique de l’océan Pacifique dans l’océan Arctique ainsi que la diminution à long terme dans l’insolation d’été, alors que variabilité du centenaire à court terme observée dans le milieu à haute résolution Holocène a été probablement déclenchée par forçage solaire".

17-77-Schmutz, 2017 (Phys.Org, Earth Sciences, Swiss National Science Foundation)
Pour la première fois, modèle calculs montrent une plausible passant que les fluctuations dans l’activité solaire pourraient avoir un impact tangible sur le climat. Études financées par la Swiss National Science Foundation s’attendre le réchauffement global anthropique pour queue légèrement au cours des prochaines décennies. Un soleil plus faible pourrait réduire les températures d’un demi-degré. »

17-78 Yamamoto et al., 2017 (Japon, USA), (EGU, Climate of the Past),
« La variabilité millénaire à pluricentenaire du rapport quartz/feldspath (la circulation du BG [gyre de Beaufort]) est cohérente avec les fluctuations de l'irradiation solaire, ce qui suggère que l'activité solaire a affecté la force du BG [gyre de Beaufort] sur ces échelles de temps. ... L'intensification du BSI [débit entrant du détroit de Béring] a été associée à une diminution des concentrations de glace de mer et à une augmentation de la production marine, comme l'indiquent les concentrations de biomarqueurs, ce qui suggère une influence majeure du BSI sur la glace de mer et les conditions biologiques dans la mer des Tchouktches. Des fluctuations de plusieurs siècles à plusieurs millénaires, vraisemblablement contrôlées par l'activité solaire, ont également été identifiées dans un enregistrement de la BSI basé sur un proxy et caractérisé par la plus haute résolution d'âge. ... Des enregistrements indirects compatibles avec le forçage solaire ont été signalés dans un certain nombre d'archives paléoclimatiques, comme les stalagmites chinoises (Hu et al., 2008), les sédiments lacustres du Yukon (Anderson et al., 2005) et les carottes de glace (Fisher et al., 2008), ainsi que les sédiments marins du Pacifique Nord-Ouest (Sagawa et al., 2014) et de la mer des Tchouktches (Stein et al., 2017). »

17-79- Rimbu et al., 2017 (Allemagne), (EGU, Climate of the Past)
« Le débit de la rivière Ammer pendant l'été ne présente aucune tendance linéaire significative de 1926 à 2015. La fréquence des jours de crue >125m3 /s de débit montre des variations décennales prononcées au cours de la période 1926-2015. ... Des études antérieures (Wirth et al., 2013 ; Glur et al., 2015 ; Czymzik et al., 2016) ont identifié des liens entre les changements de l'activité solaire et la variabilité des crues dans le domaine alpin et, en particulier, dans la région d'Ammer. Une fréquence plus élevée des inondations dans la région alpine est associée à une activité solaire réduite ainsi qu'à des conditions plus froides.  ... Les jours d'inondation sont relativement fréquents durant les périodes 1950-1980 et 2000-2015 [activité solaire réduite], mais moins fréquents de 1980 à 2000. Il y a une nette augmentation de la fréquence de blocage sur le nord-est de l'Europe pendant les étés avec une activité solaire réduite… L'analyse des reconstitutions des inondations de l'Holocène dans les Alpes européennes (Wirth et al., 2013) révèle un riche spectre de périodicités à des échelles de temps multidécennales (87 ans), centenaires (104, 150, 208, 350, 500 et 265 710 ans) et millénaires (900-1200 et 2500-3000 ans). Des périodicités similaires caractérisent les reconstructions de l'activité solaire (par exemple Stuiver et Braziunas, 1989). Il a été démontré que la fréquence des inondations dans la région alpine était plus élevée pendant les périodes froides de la région alpine, coïncidant avec des creux dans l'activité solaire (Wirth et al., 2013). ... Une des connexions Soleil-climat modélisées est le mécanisme dit solaire top-down (Haigh, 1996 ; Gray et al., 2010 ; Ineson et al., 2011). Ainsi, pendant les périodes d'activité solaire réduite, des réductions comparativement importantes des émissions d'UV solaires devraient induire des gradients de pression méridienne réduits favorisant le blocage atmosphérique et le flux d'air méridional, en accord avec nos résultats (par exemple Haigh, 1996 ; Ineson et al., 280 2011). Par conséquent, ce mécanisme pourrait également avoir causé les changements détectés dans la fréquence des inondations dans la région d'Ammer. »

17-78- Sha et coll., 2017 (Chine, Danemark), (Elvesier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« La reconstruction indique des conditions chaudes avec couvert glaciel réduite, associée à l' Holocène Thermique maximale, d’environ 6700 à 5000 Cal. an BP. ... Une augmentation dans la couverture de glace de mer a commencé à 1750 Cal. an BP, avec des valeurs absolues maximales au cours du dernier millénaire. ... Afin d’évaluer la contribution de potentiels différents, forçant les facteurs aux conditions de la glace de mer au large du Groenland occidental, nous avons évalué la relation entre notre reconstruction de glaces et l’activité solaire, ainsi qu’avec la force de la circulation océanique. L’accord observé entre l’enregistrement de la glace de mer et l’activité solaire suggère le forçage solaire pouvait être un déclencheur important de variabilité de la banquise au large de l’ouest du Groenland au cours de la dernière année 5000 .

 7-79- Huang et al., 2017 (UK, Iran, USA, Afrique du Sud), (Elvesier, Physica A: Statistical Mechanics and its Applications)
« Diverses études scientifiques ont étudié le lien de causalité entre l’activité solaire (SS) et la température de la terre (GT). [T] il correspondant CCM [cartographie Cross convergente] résultats indiquent l’importance croissante de l’effet causal de la SS [activité solaire] gt [température] depuis 1880 au cours des dernières années, qui fournissent de solides preuves qui peuvent contribuer à expliquer la tendance mondiale croissante de réchauffer ces dernières décennies. ... Le lien entre l’activité solaire et le réchauffement climatique a été bien établi dans la littérature scientifique. Par exemple, voir les références [1-10]. ... Parmi lesquels, l’extraction de tendance SSA [analyse de spectre du singulier] est identifiée comme la méthode la plus fiable pour le prétraitement de données, tandis que CCM [cartographie Cross convergente] affiche des performances exceptionnelles parmi tous les tests de causalité adopté. Les effets de causalité émergents de SS [activité solaire] gt [les températures mondiales], surtout pour ces dernières décennies, sont largement prouvés , qui reflète la meilleure compréhension de la tendance du réchauffement planétaire.

17-80- Matveev et coll., 2017 (SpringerLink)
« Une augmentation de l’humidité atmosphérique pour la période chaude de l’année (mai-septembre) depuis les années 1890 et les températures moyennes annuelles depuis les années 1950 a été identifié. Pendant la même période, il y avait une augmentation marquée de l’amplitude des variations annuelles de température et de précipitations. ... Ces fluctuations sont conformes à 10 – 12 ans Schwabe – Wolf, 22ans Hale et les Cycles solaires de Bruckner de 32 – 36 ans. Il y avait une relation supplémentaire entre les fluctuations du climat de (courte période) de haute fréquence, pendant environ trois ans et les fluctuations de 70-90-années du régime d’humidité dans la région étudiée, correspondant aux cycles plus longs.

17-81- Schwander et coll., 2017 (Suisse), (EGU, Climate of the Past),
« Influence de la variabilité solaire sur l’occurrence de pays d’Europe centrale météo types de 1763 à 2009 ... Types et une nouvelle analyse des données météorologiques montrent que cycle solaire de 11 ans influe sur la circulation atmosphérique au-dessus de l’Europe centrale avec des conditions plus froides (plus chaudes) sous faible activité solaire (haute) la fin de l’hiver. Simulations de modèles utilisées pour une comparaison ne reproduisent pas à l’empreinte du cycle solaire de 11 ans, trouvé dans les données des réanalyses. ... La circulation atmosphérique au-dessus de l’Europe est fortement corrélée au ban et par conséquent l’activité solaire est censée avoir une influence sur les conditions météorologiques en Europe en hiver. Des études montrent une préférence des hivers froids en Europe de s’associer à minima dans le cycle solaire de 11 ans (p. ex., Lockwood et coll., 2010 ; Sirocko et al., 2012). ... L’analyse de long de 247 ans [1763-2009] de l’impact du cycle solaire de 11 ans sur la fin de l’hiver conditions météorologiques européennes suggèrent une réduction de l’occurrence des types de flux Ouest liée à un réduction du débit moyens zonal sous faible activité solaire. Suite à ces observations, nous estimons la probabilité d’avoir le froid en hiver au-dessus de l’Europe à être plus élevés au titre de l’activité solaire faible que sous forte activité. Galement comme [froid] conditions peuvent se produire pendant les périodes de l’irradiance solaire totale réduite prolongée. ... Solar activité peut avoir des effets sur la circulation atmosphérique à travers trois mécanismes différents. Ces effets résultant d’un changement direct de l’irradiance solaire totale (TSI), des changements dans l’ozone stratosphérique induite par des changements dans les UV solaires, ou des changements dans l’ozone stratosphérique induite par des particules énergétiques, dont le flux est modulé par l’activité solaire. La variation des Wm-2 ~ 1 TSI sur un cycle de tache solaire de 11 ans correspond à un changement dans le forçage de rayonnement d’environ ~0.17 Wm-2 ».

17-82-Fu et al., 2017 (USA, Chine), (Elsevier, Atmospheric Research)
« L’influence de l’activité solaire et modes climatiques à grande échelle (p. ex. l’Oscillation australe El Niño — « ENSO ») ont été identifiés dans de nombreux processus géophysiques. L’influence combinée de l’activité solaire et ENSO sur la première feuille et les dates de floraison des lilas ont été identifiés pour la plupart des stations de documents couvrant ≥ 33 ans. Dans la bande de 11 ans, tous deux augmentant l’activité solaire (SSN) et El Niño a entraîné des retards dans la première feuille et les événements de la floraison du lilas clonés durant les années 1980 dans le nord-est des États-Unis ».

17-83- Zielhofer, Sébastien Joannin et coll., 2017 (Allemagne, France-Montpellier, UK, Islande, Maroc, Suisse), (Elsevier, Quaternary Science Reviews)
«  Western Mediterranean Holocène de brusques changements hydroclimatiques... Empreintes de rejets d’eaux de fonte de l’Atlantique Nord, NAO et forçage solaire ... Début de l’Holocène hiver pluie minima sont en phase avec les événements de refroidissement et échelle millénaire eau de fonte s’acquitte dans l’Atlantique Nord subpolaires. ... [A] significative hydroclimatiques Maj à la fin de la période humide africaine (∼5 ka) indique un changement de climat forçant les mécanismes. The Late Holocene la variabilité du climat dans le modèle de la NAO-type moyen Atlas propose une échelle multi-centennial, avec refroidissement Atlantique et Méditerranée occidentale maxima de pluie hiver généralement associés aux minimums solaires. »

17-84- Sun et al., 2017 (Chine), (Elsevier, Journal of Aisan Earth Sciences)
« Au moins 6 sécheresses centenales se sont produites à environ 7300, 6300, 5500, 3400, 2500 et 500 cal yr BP. Nos résultats concordent généralement avec les autres enregistrements de la région ISM [Indian Summer mousson] et suggèrent que l' intensité de la mousson est principalement contrôlée par l’irradiation solaire sur une échelle de temps du centenaire. Ce forçage externe peut avoir été amplifié par les événements de refroidissement dans l’Atlantique Nord et par l’activité de l’ENSO dans le Pacifique tropical oriental, qui a déplacé la ZCIT plus loin vers le sud. L’incompatibilité entre la quantité de précipitations locales dans la marge sud-est de la QTP et intensité de l’ISM ont pu également le résultat de l’effet de l’activité solaire sur le cycle hydrologique local sur la périphérie du plateau. »

17-85- Zhai, 2017 (Chine), (Elsevier, New Astronomy),
« ENSO est en corrélation positive/négative avec SSN [nombre de taches solaires] lorsque SSN est grande/petite.... [S] activité solaire peut prendre effet à l’ENSO, et un tel impact doit subir une procédure d’accumulation (retard de phase). XWT indique également l’existence de l’impact. Il se trouve que l’index est négativement corrélée avec SSN quand SSN est grand pendant un certain temps à long terme, et positivement lorsque SSN est petit. Fort El Niño est déduit à prendre place dans les décennies à venir. »

17-86- Fischel et coll., 2017 (Danemark, Allemagn), (Sage journals, The Holocene)
« Sur une échelle de temps Holocène, nous concluons que le SST du nord-est des Caraïbes [températures de surface de mer] et le régime de la circulation ont été dépendant principalement de la position de la ZCIT [zone de convergence inter-tropicale], qui, dans tourner, est contrôlé par des changements de l’insolation solaire hémisphérique. Climat des Caraïbes est directement contrôlé par la position de la zone de convergence intertropicale (ZCIT), où NE convergente et alizés SE crée une zone de convection de données avec des taux de précipitations élevées (Philader et coll., 1996 ; Schmidt et al., 2006). Outre les variations saisonnières dans la position de la ZCIT, la migration à long terme de N-S de la ZCIT est largement déterminée par des changements décennaux de millénaire dans le forçage solaire (Haug et al., 2001 ; Schneider et al., 2014). »

17-87- Zhu et al., 2017 (Proceedings of the National Academy of Sciences of USA),
« De brusques améliorations du flux de magnétite pédogénétique dans la stalagmite conviennent bien avec le calendrier de paleofloods régional connu et avec des motifs El Niño−Southern Oscillation australe équatorial, documentant l’occurrence des tempêtes ENSO liés à l’Holocène . Les analyses de puissance spectrale révèlent que les tempêtes se produisent sur un cycle de 500-y significatif, qui coïncide avec l’activité solaire périodique et variance ENSO, montrant que les tempêtes (modérées) renforcés en Chine centrale correspondent à réduit (augmentation) de l’activité solaire et amplifié ENSO (amortie). Ainsi, les minéraux magnétiques speleothem HS4 conserver un enregistrement de la cyclique tempêtes contrôlée par la circulation d’atmosphere−oceanic couplé entraînée par l’activité solaire.

17-88- Du et autres, 2017   (Chine),   (EGU, Atmospheric Chemistry ans Physics)
« Bien que le réchauffement global a été attribué avec succès à des gaz de serre atmosphériques élevées, les raisons de patrons spatio-temporels le taux de réchauffement est encore en débat. Dans cet article, nous rapportons la surface et l’air réchauffement issu des observations recueillies dans les stations 1 977 en Chine de 1960 à 2003. Nos résultats montrent que le réchauffement de la surface maximale quotidienne (Ts-max) et de l’air (Ta-max) les températures ont montré une répartition spatiale importante, plus forte dans le nord-ouest de la Chine et plus faible en Chine du Sud et la plaine du Nord de la Chine. Ces profils spatiaux au réchauffement sont attribuées aux rayonnement solaire ondes courtes (SSR) en surface et les précipitations, les paramètres clés du bilan énergétique.”

17-89- Zhai, 2017 (Chine), (Elsevier, New Astronomy)
« La série temporelle du nombre de taches solaires et les précipitations dans le centre-nord de la Chine (108° ∼ 115° E, 33° ∼ 41° N) au cours des 500 dernières années (1470 – 2002) sont étudiées, grâce à l’analyse de périodicité, Croix wavelet transform et ensemble mode empirique analyse de décomposition. Les résultats sont les suivants : les périodes d’activité solaire sont déterminés dans les séries chronologiques de précipitations de faible importance statistique, mais se trouvent dans des composants décomposées de la série avec statistiquement l’importance ; l’Oscillation bisannuelle Quasi (oqb) est conclu à sa matérialité significativement dans les séries chronologiques, et son action sur la précipitation est opposé à l’activité solaire ; le soleil est déduit pour agir sur la précipitation de deux façons, avec une traîne l’autre moitié de la période d’activité solaire.”

17-90- Malik et al., 2017 (Springer Link)
« Nous étudions l’impact de la variabilité interne du climat et des forçages externes sur ISMR sur des échelles de temps décennales à multi décennale au cours des 400 dernières années. Les résultats montrent que AMO, PDO et l’Irradiance solaire totale (TSI) jouent un rôle considérable dans le contrôle de l’humide et sec des décennies de ISMR [pluies de la mousson Indian summer]. Ressemblant à des résultats d’observation la plupart des décennies secs de ISMR surviennent au cours d’une phase négative de AMO et une phase positive simultanée de PDO ».

17-91- Xiao et al., 2017 (Chine), (Atmospheric Oceanic Science Letters)
"Vent solaire et processus microphysiques-électrique est le mécanisme clé qui affecte le climat ... Nous avons étudié le mécanisme d’influence de la précipitation de particules de haute énergie modulée par le vent solaire sur l’Oscillation arctique (AO) et l’Oscillation nord-atlantique (ONA). Sur une échelle de temps au quotidien, Zhou, Tinsley et Huang (2014) et Huang et al., (2013) ont trouvé que les minima dans les indices AO et NAO décalé seulement 0 ~ 2 jours de vent solaire vitesse minima (SWS) pendant les années de haute aérosols stratosphériques, chargement, ce qui suggère une beaucoup plus rapide mécanisme d’influence solaire sur le système atmosphérique contre le processus de destruction de l’ozone. Du point de vue de la variation de l’année à l’autre, Xiao et Li (2016) et Zhou et coll. (2016) a montré une forte relation entre SWS [vitesse de vent solaire] et NAO en hiver boréal. Ces études susmentionnées indiquent l’hiver faible d’Islande dans l’Atlantique Nord a été très sensible aux variations du vent solaire et a joué un rôle important dans le processus de vent solaire et électrique-microphysiques des effets sur le climat. En outre, sous réserve d’un champ électrique faible, nous avons démontré l’impact marqué d’électricité de gouttelettes de nuage sur l’efficacité de collision de noyaux de condensation des nuages. Ceci, à son tour, suggérant que que la collision dans un processus de microphysique des nuages constitue le lien de base entre l’électricité atmosphérique et climatique (Tinsley et Leddon 2013 ; Tinsley et Zhou 2013, 2014). Par ailleurs, Tinsley et Zhou (2015) améliorer l’abordage, et le modèle de paramétrage qui varie avec la quantité électrique dans un processus de microphysique des nuages et quantitativement a évalué les effets du flux de particules de haute énergie sur accusation de nuage. Cette réalisation ne prend en charge l' association marquée de l’activité solaire avec le temps et le climat change sur différentes échelles de temps, mais aussi mais aussi a recours à l’adhésion quantitative des impacts solaires sur le climat. Il est intéressant de noter que le développement de la réussite de l’implantation d’un modèle théorique au sujet de l’influencer les processus de particules énergétiques solaires sur l’atmosphère améliore le développement des modèles climatiques globaux.

17-92- Vyklyuk et coll., 2017 (Serbie), (ResearchGate, Natural Hazards),
" Modélisation de la genèse des ouragans basée sur la relation entre l'activité solaire et les ouragans... Il y a un certain nombre d’ouvrages portant sur les connexions de terre – soleil et leur influence sur les mouvements atmosphériques. Il y a un certain nombre d’observations qui montrent que d’ici quelques jours après les éruptions solaires énergiques (fusées éclairantes, éjections de masse coronale et proéminences éruptives), il y a divers météorologiques réponses d’une force considérable (Gomes et al., 2012). ... Conclusion : [T] ici sont plusieurs indications qui sont en faveur que le début des violents mouvements cycloniques dans l’atmosphère terrestre peut être causé par des particules chargées du vent solaire ".

17-93- Katsuki et coll., 2017 (Japon, Corée du Sud), (Elsevier, Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology)
« La fréquence de typhon en Asie du sud-est est synchrone avec l’irradiance solaire. ... Plusieurs études observé des changements de modèle typhon en réponse à l’El Niño/Southern Oscillation (ENSO). ... La fluctuation de l’activité solaire joue un rôle clé dans la régulation de la circulation du jet à l’Ouest. L’échelle multi-centenaire de la fréquence de typhon dans les latitudes moyennes, que l’Asie est donc causée par des changements dans l’activité solaire et des conditions ENSO.

17-94- Moreno et coll., 2017, (Portugal, USA), (ResearchGate, Science of the Total Environment)
" Comprendre le système de couplage pour le climat de la terre-soleil est un élément essentiel et une question urgente, avec les grands progrès accomplis au cours des dernières décennies (par exemple, Haigh, 2007 ; Bientôt et coll., 2014 pour un examen). Récemment, Brugnara et coll. (2013) visé que le secteur de l’Euro – Atlantique, où le Portugal se trouve, semble être une région avec une particulièrement forte influence solaire sur la troposphère, trouver un changement significatif dans la circulation moyenne fin de l’hiver au-dessus de l’Europe, qui culmine à effets détectables sur le climat près de la surface. Jiang et coll. (2015) a suggéré que (i) climatiques dans les régions septentrionales de l’Atlantique nord suit SA [activité solaire] échelles de fluctuations multidécennales au moment du centenaireet (ii) il est plus sensibles à l’influence de ces fluctuations tout au long des périodes froides avec, par exemple, moins de circulation océanique vigoureux. Des résultats similaires trouvées par Gómez-Navarro et al., (2012) dans le cadre de simulations du climat pour le deuxième millénaire sur la péninsule ibérique, tout en reconnaissant que variabilité de température et de précipitations est significativement affectée à temps du centenaire échelles par des variations de la SA [l’activité solaire].... Grand Minima et Minimum de Dalton-type scénarios sont largement caractérisés par (i) réduire STI (c'est-à-dire inférieur PAR disponible) (Lean, 1991 et références incluses), (ii) développement de nébulosité (p. ex., Usoskin et Kovaltsov, 2008) et (iii) une diminution globale/régionale air les températures de surface (p. ex., Neukom et coll., 2014) en tandem avec grand régional variabilité des précipitations. ... Les connexions entre les phénomènes solaires et les processus d’atmosphère inférieures peuvent s’expliquer par deux types de mécanismes: (i) « à-descendante », influençant le gradient de température de pôle-à-Équateur et exercer un impact sur la modulation de la circulation atmosphérique cellules, affaiblir ou renforcer les vents zonaux et (ii) « bas sur place » qui se répercutent directement sur le flux de rayonnement, le bilan énergétique et la température au sol. Les deux enfin impact sur les modes de circulation atmosphérique responsables des mondial/régional des précipitations et la température (par exemple, Gray et al., 2010 ; Martin-Puertas et al., 2012. Thiéblemont et al., 2015).

17-95- Douglass et al., 2017 (USA), (Scientific Research Publishing, Atmospheric and Climate Sciences),
« A l’aide d’un ensemble de données de température de surface de mer du Pacifique nouvellement signalés, nous adressons une étude préalable qui assignés des épisodes El Niño aux séquences distinctes. Au sein de ces séquences, les épisodes sont phase asservie à sous-harmoniques du cycle annuel de l’éclairement solaire ayant la périodicité de deux ou trois ans. Il y a 40 épisodes El Niño, qui se produisent depuis 1872, chacun trouve dans l’une des dix-huit de ces séquences. Notre liste comprend tous les événements rapportés antérieurement. Trois épisodes El Niño ont déjà été observés dans boréales hivers 2009, 2012 et 2015, illustrant une séquence de tous les 3 ans qui a débuté en 2008. Si le système climatique reste dans cet État, le prochain, El Niño est susceptible de se produire en hiver boréal de 2018 »

17-96- Zhang et al., 2017 (Japon), (American Meteorological Society),
« Les fréquences représentent l’influence de l’Oscillation décennale du Pacifique (PDO) et l’activité solaire sur la précipitation de la sud-ouest Etats-Unis. En outre, solaire, activité a exercé un effet plus grand que l’AOP sur la précipitation dans le sud-ouest des États-Unis au cours des 120 dernières années. En comparant la tendance des sécheresses avec deux fréquences fondamentales, , nous constatons que les deux les sécheresses dans les années 1900 et au XXIe siècle ont été touchés par l’AOP et de l’activité solaire, alors que les sécheresses des années 1950 aux années 1970 sont affectés principalement par l’énergie solaire l’activité.”

17-97- Hood, 2017 (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science),
« Modulation QBO/solaire de l’hiver boréal Madden-Julian Oscillation : une prédiction pour l’entrée solaire Minimum... L’Oscillation de Madden-Julian (MJO), également connu sous le nom l’oscillation de 30 à 60 jours, est le plus fort des oscillations climatiques intrasaisonnière sous les tropiques et a des effets significatifs dérivés sur circulation extratropicale et climat intrasaisonnière. ... Ici, nous présentons que des changements de remontée des eaux tropicales liées au cycle solaire de 11 ans aussi modulent l’hiver boréal MJO. Après les années 37,3 de MJO amplitude données, les amplitudes plus grands taux d’occurrence et les stabilités statiques plus faibles dans la basse stratosphère tropicale, se produire pendant la phase QBOE conditions solaire minimale (SMIN) tandis que les plus petites amplitudes et les stabilités statiques plus fortes se produisent pendant la phase QBOW conditions solaire maximale (SMAX).

17-98- Orme et coll., 2017 (UK, Norvège, Irlande), (GeoscienceWorld, Geology),
« Les mutations dans la trajectoire de la tempête de l’Atlantique Nord pilotée par insolation et forçant les glaces ... Nous suggérons que graduel refroidissement polaire (causée par la diminution de l’ensoleillement en été et amplifié par les rétroactions de la glace de mer) et plus intenses aux latitudes réchauffement (causé par l’ensoleillement d’hiver croissante) a conduit à une accentuation de l’hiver latitudinal gradient de température par le biais de l’Holocène tardif, ce qui entraîne le changement observé à une trajectoire plus Nord hiver.

17-99- Page, 2017 (SAGE Journals, Energy&Environment)
« On discute des données relies au conducteur climat solaire et le cycle solaire 22 faible dans le nombre de neutrons (activité solaire élevée) en 1991 est identifié comme un sommet de millénaire de l’activité solaire et en corrélation avec le pic de millénaire – point d’inversion – dans la tendance de la température RSS dans environ 2004. Le cyclique tendances sont projetées vers l’avant et prévoient une baisse de la température générale probable dans les prochaines décennies et les siècles. Estimations du moment et l’amplitude de la climatisation qui viennent sont faites. Si les résultats de climat réel suivent une tendance qui s’approche de court terme des prévisions de cette hypothèse de travail, la divergence entre les prévisions du GIEC et ceux prévus par le présent document sera si grandes d’ici 2021 au point de rendre le courant, censé être une action, niveau de confiance dans les prévisions du GIEC intenables. ... À moins que la gamme et les causes de la variation naturelle, comme on le voit dans les périodicités quasi naturelles de température, sont connus dans des limites assez étroites, il n’est simplement pas possible de même commencer à évaluer l’effet du CO2 anthropique sur le climat. Compte tenu du manque de n’importe quel climat-CO2 empirique connexion examinées plus tôt et la relation inverse entre le CO2 et de température [au cours de l’Holocène, lorsque le CO2 a augmenté quand la température a baissé] vu dans la Figure 2 et pour les années 2003,6 – 2015.2 en Figure 4, au cours de quel CO2 ont augmenté de 20 ppm, l’hypothèse de travail plus simple et la plus rationnelle est celle l’augmentation de l’activité « solaire » est le chef pilote de l’augmentation de la température mondiale depuis l’ail.

17-100- Huhtamaa et Helama, 2017 (SCI-Hub)
« Tout au long de l’histoire écrite de la Finlande, apparition retardée de givre d’été et de nuit ont été nommés comme les principales raisons pour les récoltes et la famine.... Notre reconstruction suggère qu’aux 8e et 10e siècles AD, quand les cultures continues a été créé en Finlande, le risque de mauvaise récolte axée sur la température était notamment inférieur et les cultures étaient généralement plus élevés que pendant la période historique (c. 13ème siècle ad). La période continue des rendements élevés coïncide avec un épisode de chaleur de saison été multi centenaire, associée à la MCA [Médiévale climat anomalie] dans la région et dans toute l’Europe du Nord-Ouest (Goosse et al., 2012. Luoto et Helama, 2010 ; Ogilvie et al., 2000 ; Sundqvist et al., 2010). ... Le refroidissement  rapide du milieu du 15ème, qui a suivi un changement majeur de la circulation atmosphérique au-dessus de l’Atlantique Nord (Dawson et al., 2007 ; Meeker et Mayewski, 2002) et a coïncidé avec le point culminant du minimum de Spörer solaire (Miyahara et coll., 2006), a été mis en évidence divers été comme hiver saison des reconstructions de la région (Haltia-Hovi et al., 2007 ; Helama et al., 2009 b ; Klimenko et Solomina, 2010 ; Luoto et Helama, 2010 ; Zhang et al., 2015). ... Le point culminant de la « LIA » [petit âge glaciaire] en Finlande a été communément daté à la fin 17e et début 18e siècles ad (Luoto, 2013 ; Luoto et Helama, 2010 ; Tiljander et coll., 2003), qui est synchrone avec le début de la phase des ratios de rendement plus bas dans notre reconstruction. Le minimums solaires Maunder (c. 1645-1715) et plusieurs éruptions volcaniques ont précédé l’aboutissement (Shindell et coll., 2003)

17-101-Svensmark et al., 2017  (Danmark, Israel), (Nature, Communications)
« En conclusion, un mécanisme par lequel les ions condensent leur masse en petits aérosols et augmentent ainsi le taux de croissance des aérosols, a été formulé théoriquement et s'est avéré en bon accord avec des expériences approfondies. Le mécanisme de condensation induite par les ions peut être pertinent dans l'atmosphère terrestre dans des conditions vierges, et peut influencer la formation de CCN [nuages]. On suppose que ce mécanisme pourrait expliquer les corrélations observées entre les variations climatiques passées et les rayons cosmiques, modulés par l'activité solaire ou l'activité des supernovae dans le voisinage du soleil sur des échelles de temps très longues. La théorie de la condensation induite par les ions devrait être intégrée dans les modèles d'aérosols mondiaux, afin de tester pleinement les implications atmosphériques.
« L'impact des changements de l'activité solaire sur le climat de la Terre a été jusqu'à sept fois plus important que ce que les modèles climatiques laissaient entendre, selon une nouvelle étude publiée aujourd'hui dans Nature Communications.   Les chercheurs ont revendiqué une percée dans la compréhension de la façon dont les rayons cosmiques des supernovas réagissent avec le soleil pour former des nuages, qui ont un impact sur le climat de la Terre.  Les résultats ont été décrits comme le "chaînon manquant" pour aider à résoudre une controverse qui dure depuis des décennies et qui a de grandes implications pour la science du climat. »

17-102- Gray et al., 2017 (AIP, Conference Proceedings)
« Il est de plus en plus évident que la variabilité associée au cycle solaire de 11 ans a un impact à la surface de la Terre et influence son temps et son climat. Bien que la réponse directe à la variabilité du Soleil soit extrêmement faible, un certain nombre de mécanismes différents ont été suggérés qui pourraient amplifier le signal, entraînant des signaux régionaux beaucoup plus importants que prévu. Dans cet article, le signal du cycle solaire observé à la surface de la Terre est décrit, ainsi que les mécanismes proposés qui impliquent une modulation via l'irradiation solaire totale entrante et via la modulation de la partie ultraviolette du spectre solaire qui influence la production d'ozone dans la stratosphère. »

17-103- Gan et coll., 2017 (SCI Hub)
Réponses de la température au cycle solaire de 11 ans dans la mésosphère à partir de la période de 31 ans (1979-2010)... Atmosphérique en faveur du cycle solaire (SC) ici se réfère à la variabilité atmosphérique induite par le cycle d’activité solaire de 11 ans. Le SC [cycle solaire] réponse provenance surtout du grand (4 à 8 %) solaire UV irradiance spectrale changement (de l’ordre de 200-250 nm) de solaire condition minimale au maximum, tandis que le flux solaire total reste presque constant (0,1 %) [Donnelly, 1991 ; Lean et al., 1997 ; Woods et Rottman, 1997 ; Benoit et al., 2008 ; Gary et al., 2010]. La variabilité de l’irradiance spectrale UV solaire affecte la structure thermique de l’atmosphère en changeant directement l’énergie totale déposée et en modifier indirectement la photochimie et la dynamique de l’atmosphère. En plus de l’Oscillation quasi biennale équatorial (oqb) [Baldwin et coll., 2011] et l’El Niño-Oscillation australe (ENSO) [Li et coll., 2013], le SC de 11 ans est également une source importante de la variabilité interannuelle dans la mésosphère et la basse (MLT) région.

17-104- Lihua, 2017 (Chine), (IRSM Acat Geodyn Geomater)
« L'action de modulation de l'activité solaire joue un rôle important dans le changement de température, et il existe une association possible entre la température globale terre-océan et l'activité solaire sur des échelles de temps de dix ans . ... Sur la période de 11 ans, une oscillation remarquable de l’activité solaire, continuellement existe en ondelettes de variation solaire. Selon la transformée en ondelettes Croix, influe sur l’activité solaire terre-océan global changement de température sur des échelles de temps ~ 11 ans en 1935-1995 avec au-dessus du niveau de signification de 5 %.”

17-105-Utomo, 2017 (IOPS Science, Journal of Physics)
« A résultat semblable a aussi été établi la relation entre l’activité solaire et le flux de rayons cosmiques avec une corrélation négative, soit 0,69/an. Lorsque les activités solaires diminuent, les nuages couvrent majoration tarifaire ions due-0,61/mois et – à secondaires produites par les rayons cosmiques. L’augmentation du taux de couverture de nuage provoque la diminution de valeur de la constante solaire et du rayonnement solaire sur la surface de la terre [refroidissement]. ... L’augmentation du taux de formation de nuage aurait une incidence sur la diminution de l’intensité du rayonnement solaire atteignant la surface terrestre. La relation entre les rayons cosmiques et de la constante solaire est un « opposé » à cause du type de corrélation négative (r < 0). Le phénomène de « contraire » est dans un bon accord avec le résultat de Svensmark (1997), qui a trouvé une corrélation entre la température et de la couverture nuageuse globale avec les rayons cosmiques. ... [T] climat qu’il dépend aussi des variations du flux de l’énergie solaire reçue par la terre. Variation du flux de l’énergie solaire est causée par des variations dans le cycle de l’activité solaire. Ainsi, le climat est une manifestation du rayonnement solaire comment est absorbée, redistribuée par l’atmosphère, des terres et des Océans et finalement rayonnée dans l’espace. Chaque variation de l’énergie solaire reçue à la surface de la terre et retransmise par la terre dans l’espace aura un impact direct sur l’évolution du climat sur la terre ».

17-106- Biktash, 2017 (Russie), (Elsevier, Journal of Advances Research)
« On a étudié les effets de l’irradiance solaire totale (TSI) et l’activité volcanique sur les variations de la température globale à long terme au cours de cycles solaires 19 – 23 [1954-2008] . Il a été démontré qu’une grande partie des variations climatiques s’explique par le mécanisme d’action de la STI [l’irradiance solaire totale] et les rayons cosmiques (CRs) sur l’état de la basse atmosphère et d’autres paramètres météorologiques. ... Des études récentes par Poudovkine et Raspopov, Tinsley et Swensmark ont montré que que couverture nuageuse de la terre est fortement influencée par l’intensité des rayons cosmiques. Conditions dans l’espace interplanétaire, qui peuvent influencer les RME et les changements climatiques, ont été étudiées dans de nombreux travaux. Comme a été démontré par Biktash, le CR à long terme compter de taux et la température mondiale variations 20 – 23 cycles solaires sont modulées par l’activité solaire et par le FMI (champ magnétique interplanétaire). Un facteur possible de géophysique qui est en mesure d’influer sur l’influence de l’activité solaire sur le climat terrestre est le volcanisme. Les effets du volcanisme peuvent entraîner des conséquences graves dans l’atmosphère et le climat. »

17-107- Sokeland, 2017 (USA), (Journal of Earth Science and Engineering)
« La diffusion de l'énergie solaire due aux petites particules de débris de supernova est également reflétée dans les données de la TSI comme le montre la figure 3 [qui] montre une excellente correspondance entre les minimums de taches solaires, les dépressions d'irradiation et les temps d'impact des supernova. ... C'est le flux de débris de la Nova WZ Sagittae qui a déclenché notre épisode actuel de réchauffement climatique vers 1966. ... La durée d'un seul flux de débris de supernova qui passe devant notre planète est d'au moins 50 ans et parfois de plus de 100 ans. ... Les courants de débris de supernovae qui arrivent provoquent le réchauffement et la fonte des calottes glaciaires, ce qui augmente le niveau de la mer.  ... La fin de la dernière période glaciaire résulte de la fonte de nombreux impacts de supernovae qui mettent en corrélation le temps d'impact en changeant le niveau de la mer et l'énergie géothermique libérée pendant 2 800 ans. ... Les débris de la supernova 393 ont impacté la terre vers 857 après J.-C. et ont commencé la période de réchauffement médiéval. ... Deux supernovas, G299 et G296.7-0.9, ont eu un impact sur la terre pour produire d'abord la période de réchauffement romaine. ... Il faut en conclure que l'augmentation du CO2 causée par les supernovas 1006 et 1054 qui est actuellement observée est une aubaine pour l'humanité et nous protégera de la prochaine phase de froid qui sera causée par ces supernovas actuellement en impact. ... Comme les supernovas 1054 et 1006 arrivent actuellement, les températures moyennes de la planète devraient continuer à augmenter, ce qui entraînera un réchauffement climatique. Le réchauffement climatique ne sera pas réduit par la réduction des émissions de CO2 d'origine humaine »

17-108- Tartakovsky et al., 2017    (Russie), (IOP Conf. Series, Earth and Environmental Science)
« En plus de son impact direct, le Soleil régule d'autres effets sur les géosphères. Il module les flux de particules cosmiques chargées et le vent solaire, qui modifient ensuite les conditions de conversion de l'énergie dans la troposphère. Lorsque la Terre traverse les régions du champ magnétique interplanétaire, elle modifie l'équilibre du rayonnement, ce qui entraîne des changements de température et de pression dans l'atmosphère de surface, avec une grande variabilité principalement dans la partie ultraviolette du spectre du rayonnement solaire qui, en raison de réactions photochimiques, régule la formation d'ozone dans la stratosphère, ce qui affecte la température de surface... Il existe une théorie selon laquelle l'effet du forçage solaire sur la géosphère est insuffisant et, par conséquent, il n'est pas en mesure de modifier le climat. Cependant, il existe des mécanismes par lesquels une petite énergie du régulateur peut déclencher des processus climatiques importants. ... Les mécanismes de transformation de l'énergie solaire dans l'atmosphère sont encore sujets à débat. La nature physique des connexions Soleil-Terre n'a pas encore été entièrement comprise et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour la clarifier ».

Tendance au réchauffement depuis les années 1980 expliquée par le rayonnement solaire de surface (réduction de la couverture nuageuse)

17-109- Sanchez-Lorenzo et al., 2017     (Espagne, Suisse, Allemagne, USA), (Elsevier, Remote Sensing of Environment)
« Les tendances du rayonnement solaire de surface descendant (SSR) de tout le ciel à partir de données satellitaires sur l'Europe (1983-2010) sont présentées pour la première fois. Les résultats montrent une augmentation généralisée (c'est-à-dire de dimension non locale) dans la majeure partie de l'Europe, en particulier depuis le milieu des années 1990 dans les régions centrales et septentrionales et au printemps. On observe une augmentation moyenne de la SSR d'au moins 2 W m- 2 par décennie de 1983 à 2010 sur l'ensemble de l'Europe, ce qui, compte tenu du fait que le produit dérivé des satellites ne présente pas de variations d'aérosols, peut être principalement lié à une diminution des effets radiatifs des nuages sur l'Europe. ... Le rayonnement solaire de surface descendant (SSR) est un élément essentiel du bilan énergétique mondial et du système climatique ... On a observé une diminution généralisée de la RSS entre les années 1950 et 1980 [lorsque le refroidissement mondial s'est produit] (Liepert, 2002 ; Stanhill et Cohen, 2001 ; Wild, 2009), suivie d'une augmentation de la SSR depuis le milieu des années 1980 [lorsque le réchauffement mondial s'est produit] ... Pinker et al. (2005) ont utilisé un produit différent (résolution de 2,5°) et ont constaté que la série moyenne globale dérivée de la SSR [rayonnement solaire de surface] a subi une augmentation significative de 1,6 W m-2 par décennie de 1983 à 2001. D'autre part, Hatzianastassiou et al. (2005) ont dérivé un produit SSR de 1984 à 2000 (2,5° de résolution) et ont rapporté une augmentation significative de +2,4 W m-2 par décennie dans la série moyenne globale, ce qui est considérablement plus élevé que les résultats de Pinker et al. (2005) et Hinkelman et al. (2009).

17-110- Urban et al., 2017  (SpringerLink)
« Un important travail qui a couvert pas moins de 237 stations regroupées dans les cinq régions climatiques et qui concernait, entre autres, les tendances de la durée d'ensoleillement de 1961 à 2004 dans six pays d'Amérique du Sud, a été publié par Raichijk (2012). Les résultats de cette étude confirment les tendances à la baisse de la durée d'ensoleillement des années 1950 aux années 1980 et les tendances à la hausse depuis le début des années 1990, qui ont également été observées dans d'autres régions du monde. Les données satellitaires sur le rayonnement à ondes courtes couvrant la période de 1984 à 2005 confirment les résultats obtenus dans les stations de mesure de la durée d'ensoleillement au sol dans les cinq régions climatiques d'Amérique du Sud. Les tendances à la hausse de la durée d'ensoleillement sont associées à une augmentation de l'intensité du rayonnement solaire et à une diminution de la couverture nuageuse (Raichijk 2012). »

17-111- Boers et al., 2017   (Pays-Bas), (EGU, Atmospheric Chemistry and Physics)
« Un ensemble de données horaires sur 50 ans [1966-2015] concernant le rayonnement global à ondes courtes, la nébulosité et la visibilité au-dessus des Pays-Bas a été utilisé pour quantifier la contribution des aérosols et des nuages aux tendances du rayonnement dans tout le ciel. La tendance du rayonnement du ciel entier a été exprimée comme une combinaison linéaire des tendances de la nébulosité fractionnée, du rayonnement du ciel clair et du rayonnement de la base des nuages (rayonnement émanant du bas des nuages). Ces trois tendances ont été déduites des enregistrements de données. Les résultats indiquent que les tendances des trois composantes contribuent de manière significative à la tendance observée du rayonnement du ciel entier. Les tendances (par décennie) de la nébulosité fractionnée, du rayonnement tout ciel, du rayonnement en ciel clair et du rayonnement à la base des nuages étaient respectivement de 0,0097 ± 0,0062, 1,81 ± 1,07 W m-2, 2,78 ± 0,50 W m-2 et 3,43 ± 1,17 W m-2. »

17-112- Antón et al., 2017  (Espagne), (Elsevier, Atmospheric Research)
« Cette étude se concentre sur l'analyse du rayonnement solaire global quotidien (GSR) reconstitué à partir des mesures de la durée d'ensoleillement à Madrid (Espagne) de 1887 à 1950. En outre, les informations sur la couverture nuageuse enregistrées simultanément par les observations humaines pour la période d'étude ont également été analysées et utilisées pour sélectionner les jours sans nuages. Tout d'abord, la variabilité au jour le jour des données GSR reconstruites a été évaluée, ce qui a permis de constater une forte relation entre la GSR et la nébulosité. La deuxième étape a consisté à analyser l'évolution à long terme des données de l'EGS qui ont montré deux tendances claires de signe opposé : une tendance négative marquée de - 36 kJ/m2 par an pour la période 1887-1915 et une tendance positive modérée de + 13 kJ/m2 par an pour la période 1916-1950, toutes deux statistiquement significatives au niveau de confiance de 95 %. Il existe donc des preuves de périodes d'"assombrissement précoce" et d'"éclaircissement précoce" dans les données GSR [rayonnement solaire global] reconstituées pour les conditions de ciel total à Madrid de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. »

17-113- Sanchez-Lorenzo et al., 2017  (Espagne, Suisse, USA), (Scientific Reports, NCBI)
« Les nuages jouent un rôle majeur dans le système climatique, mais de grandes incertitudes subsistent quant à leurs variations décennales. Nous signalons ici une diminution généralisée de la couverture nuageuse depuis les années 1970 dans la région méditerranéenne, en particulier au cours des années 1970-1980, surtout dans les régions centrales et orientales et au printemps. La confiance dans ces résultats est élevée en raison du bon accord entre les variations interannuelles de la couverture nuageuse fournies par les observations de surface et plusieurs produits dérivés et réanalysés par satellite, bien qu'il existe quelques divergences dans leurs tendances. »

17-114- Alexandri et al., 2017  (Grèce, Allemagne, Chypre, Espagne), (Elsevier, Atmospheric Research)
« Dans ce travail, la variabilité spatio-temporelle du rayonnement solaire de surface (SSR) est examinée sur la région de la Méditerranée orientale pour une période de 31 ans (1983-2013). ... Les données satellitaires de CERES (Cloud and the Earth's Radiant Energy System), GEWEX (Global Energy and Water Cycle Experiment) et ISCCP (International Satellite Cloud Climatology Project) sous-estiment la RSS alors que les données de réanalyse de l'ERA-Interim surestiment la RSS par rapport au CM SAF SARAH. En utilisant un modèle de transfert radiatif et un ensemble de données auxiliaires, ces biais sont attribués aux paramètres atmosphériques qui déterminent la transmission du rayonnement solaire dans l'atmosphère, à savoir les nuages, les aérosols et la vapeur d'eau [CO2 non mentionné]. ... La tendance du CM SAF SARAH SSR s'est avérée positive (éclaircissement) et statistiquement significative à un niveau de confiance de 95% (0,2 ± 0,05 W/m2/an [2 W m-2 par décennie]). »

17-115- Hukuba et al., 2017  (AIP Conference Proceedings)
« En 36 endroits dans le monde, nous estimons l'effet radiatif des nuages (CREatm) sur l'absorption solaire atmosphérique (ASRatm) en combinant des mesures au sol du rayonnement solaire de surface (SSR) avec l'albédo de surface et l'irradiance nette du sommet de l'atmosphère, obtenus par satellite, dans des conditions de ciel complet et de ciel dégagé. Pour dériver le SSR sous ciel dégagé continu à partir des mesures in situ du SSR global et diffus effectuées par le Baseline Surface Radiation Network (BSRN), nous utilisons l'algorithme de Long et Ackerman (2000) qui identifie les mesures sous ciel dégagé et ajuste empiriquement les fonctions d'irradiation diurne sous ciel dégagé en utilisant le cosinus de l'angle du zénith solaire comme variable indépendante. La moyenne sur 11 ans (2000-2010) de CREatm (tout le ciel moins le ciel dégagé) est globalement positive à environ +11 Wm-2 en utilisant des mesures directes depuis le sol et l'espace, et à 4 Wm-2 dans le jeu de données EBAF du CERES. Cet écart est dû à une surestimation potentielle de l'absorption par le ciel clair par le produit satellite ou à une sous-estimation par le jeu de données combiné BSRN/CERES. Le rapport de forçage R montre que les nuages améliorent ASRatm de manière plus distincte dans les endroits ressemblant à des déserts qui, dans l'ensemble, connaissent peu de nuages. Cette relation est saisie à la fois par l'ensemble de données combiné et par l'EBAF du CERES. »

17-116- Wild et al., 2017   (AIP Conference Proceedings)
« Détection des variations décennales du rayonnement descendant à ondes courtes GEBA [Global Energy Balance Archive] a joué un rôle clé dans la découverte que le rayonnement descendant à ondes courtes à la surface de la Terre n'est pas stable dans le temps, mais subit des variations décennales importantes. En se basant sur les sites européens de GEBA, Ohmura et Lang (1989) ont identifié un déclin du rayonnement à ondes courtes descendantes des années 1950 aux années 1980, connu plus tard sous le nom de "diminution globale". Des études de suivi ont révélé des tendances similaires sur les sites GEBA dans le monde entier. Lors de la mise à jour des registres GEBA dans les années 2000, Wild et al. (2005) ont noté un renversement de tendance et une reprise généralisée de l'assombrissement précédent, qu'ils ont baptisé "éclaircissement". Norris et Wild (2007, 2009) ont utilisé les données GEBA et une méthode de régression dérivée des satellites pour estimer les effets des changements de la couverture nuageuse sur l'assombrissement et l'éclaircissement. Une mise à jour récente des tendances des enregistrements GEBA européens homogènes est rapportée dans Sanchez-Lorenzo et al. (2016). »

Le climat moderne en phase avec la variabilité naturelle

17-117- Seviour, 2017   (USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
« Affaiblissement et déplacement du vortex polaire stratosphérique arctique : variabilité interne ou réaction forcée ? ... En comparant de grands ensembles de simulations historiques avec des simulations de contrôle préindustrielles pour deux modèles climatiques couplés, on constate que la réponse moyenne de l'ensemble du tourbillon est faible par rapport à la variabilité interne. Il n'y a pas non plus de relation entre le déclin de la glace de mer et les tendances relatives à l'emplacement ou à la force du tourbillon. Malgré cela, on constate que les membres individuels de l'ensemble ont des tendances de tourbillon similaires à celles observées, ce qui indique que ces tendances peuvent être principalement le résultat de la variabilité climatique naturelle générée en interne. »

17-118- Xie and Zhang, 2017  (Chine, USA), (AGU, Advancing Earth and Space Science)
«Le continent nord-américain a connu un climat dipolaire extrêmement anormal au cours de l'hiver 2014/2015, avec des anomalies de température froide record à l'est et des anomalies chaudes à l'ouest. ... [N]ous concluons que le climat dipolaire extrême de l'hiver 2014/2015 est un événement de faible probabilité qui est principalement causé par la variabilité atmosphérique interne basée sur le modèle unique CAM4. »

17-119- Shi et al., 2017  (Chine, Belgique), (EGU, Climate of the Past)
« Cinq des six modèles climatiques couplés océan-atmosphère de la phase III du projet de comparaison des modèles paléoclimatiques (PMIP3), peuvent reproduire le mode de précipitation dipôle sud-nord dans l'est de la Chine, et son lien probable avec ENSO. Cependant, il existe un décalage dans leur évolution temporelle. Ceci est cohérent avec un rôle important de la variabilité interne dans les changements du champ de précipitation au cours des 500 dernières années. »

17-120- Conroy et al., 2017   (USA, Chine), (Elsevier, Earth and ¨Planetary Science Letters)
« La variabilité des précipitations du XXe siècle dans le sud du Tibet se situe dans la plage de variabilité naturelle des 4100 dernières années et ne montre pas de tendance claire à l'augmentation des précipitations comme le prévoient les modèles. Au contraire, il semble que les modes internes de variabilité de la mousson, mal compris, de plusieurs décennies à plusieurs siècles, ont continué à exercer une influence tout au long des 4100 dernières années... Tant que nous n'aurons pas une compréhension prédictive de la variabilité du système de mousson asiatique de plusieurs décennies à plusieurs siècles, il serait sage de considérer que le risque de périodes prolongées de mousson anormalement sèche et humide est important (Ault et al., 2014). Une telle variabilité peut également expliquer pourquoi l'augmentation anthropique prévue des précipitations de la mousson asiatique n'est pas largement observée. »

17-121- Macdonald and Sangster, 2017  (UK), (AHESS, Hydrol, earth Syst. Science)
« Les résultats indiquent que si les inondations récentes sont notables, plusieurs périodes comparables d'augmentation des inondations sont identifiables historiquement, avec des périodes de plus grande fréquence (périodes riches en inondations). Des relations statistiquement significatives entre l'indice britannique des inondations, l'oscillation méridionale de l'Atlantique et l'indice d'oscillation de l'Atlantique Nord sont identifiées. L'utilisation de données historiques permet de constater que les plus grandes inondations transcendent souvent des bassins versants uniques affectant des régions et que la période actuelle riche en inondations n'est pas sans précédent. »

17-122- Verdon-Kidd et al., 2017   (Australie), (Elvesier, Global and Planetary Change)
« Dans l'ensemble, la variabilité interannuelle et interdécennale des précipitations et du ruissellement observée dans le registre moderne (coefficient de variation (CV) de 22 % pour les précipitations, 42 % pour le ruissellement) est similaire à la variabilité observée au cours des 500 dernières années (CV de 21 % pour les précipitations et de 36 % pour le ruissellement). Cependant, la période moderne est en moyenne plus humide que la période pré-instrumentaire (13 % plus élevée pour les précipitations et 23 % plus élevée pour le ruissellement). La figure 9 montre également que les reconstitutions contiennent un nombre d'années individuelles (à la fois humides et sèches) plus important que ce qui a été enregistré dans l'enregistrement instrumental. »

17-123- Kostyakova et al., 2017  (Russie, USA), (Sage Journals, The Holocene)

« Une reconstitution des précipitations de juillet-juin pour la période 1777-2012 a été élaborée à partir de relevés pluriséculaires des cernes de Pinus sylvestris L. (pin sylvestre) pour la République de Khakassia en Sibérie, Russie. ... La plus longue période sèche reconstituée, définie comme des années consécutives avec moins du 25e percentile de précipitations observées de juillet à juin, était de 3 ans (1861-1863). Il n'y a pas eu de différence significative dans le nombre de périodes sèches et humides au cours des 236 années de précipitations reconstituées ».

17-124- Hu et al., 2017   (USA), (American Meteorological Society, Journals onloine)
« Il était difficile de prévoir l'évolution de cet événement chaud, en particulier en ce qui concerne sa croissance. Cela correspond au fait que les SSTA [anomalies de température de surface de la mer] dans les océans extratropicaux sont en grande partie une conséquence de la variabilité atmosphérique imprévisible.  Les différences marquées dans la distribution spatiale et l'amplitude entre les figures 4 et 3 suggèrent que seule une fraction de la variabilité observée dans la NEPO a été forcée par la SSTA, alors qu'une grande partie de la variabilité observée peut être une conséquence de la variabilité atmosphérique interne (bruit). Cela est conforme à la conclusion de certains travaux récents sur la variabilité du climat aux latitudes moyennes et élevées de l'hémisphère nord, tels que Baxter et Nigam (2015), Hartmann (2015), Lee et al. (2015), Seager et al. (2015), Watson et al. (2016), et Jha et al. (2016). ... Les différences d'amplitude remarquables entre les observations (Fig. 3) et les simulations (Fig. 4), ainsi que la grande fluctuation de la corrélation des modèles (Figs. 5a, 6a), indiquent l'importance de la variabilité interne de l'atmosphère (bruit) dans les anomalies observées dans le NEPO [océan Pacifique Nord-Est].  Il a été difficile de prévoir les anomalies persistantes de la SST dans le nord-est du Pacifique parce que l'anomalie de la SST dans le NEPO [nord-est de l'océan Pacifique] est largement contrôlée par une variabilité atmosphérique stochastique [aléatoire] imprévisible. [Le CO2 et/ou le forçage anthropique ne sont pas mentionnés une seule fois dans le document]. »

17-125- Goldsmith et al., 2017   (Proceedings of the National Academy of Sciences of USA)
« L'intensité et l'étendue nordique de la EAM [mousson d'Asie de l'Est] ont rapidement alterné entre les périodes humides et sèches sur des échelles de temps de plusieurs siècles. Le niveau des lacs était 60 m plus élevé qu'au début et au milieu de l'Holocène, ce qui a nécessité un doublement des précipitations annuelles [par rapport à aujourd'hui], ce qui, d'après la distribution moderne des précipitations, nécessite une expansion/migration de la EAM vers le nord de ∼400 km. »

17-126- Stegall and Kunkel, 2017 (USA, NOAA), (American Meteorological Society, Journals online)
« Ces résultats indiquent qu'il est possible d'utiliser les MCG [modèles climatiques] pour fournir des projections des extrêmes de chaleur et de froid sur une échelle de temps de 30 ans. Cependant, il est important de noter que la variabilité naturelle est comparable au signal forcé sur cette échelle de temps et introduit donc de l'incertitude. »

17-127- Bordbar et al,, 2017  (Allemagne, Iran), (AGU, Advancing Earth ans space Science)
« Les tendances observées dans le climat de surface du Pacifique tropical sont toujours dans la fourchette de la variabilité interne à long terme couverte par les modèles mais représentent une réalisation extrême de cette variabilité. Ainsi, les récentes tendances décennales observées dans le Pacifique tropical, bien que très inhabituelles, pourraient être d'origine naturelle. Nous constatons que les tendances à long terme des indices PWC sélectionnés présentent une grande incertitude d'observation, ce qui empêche même de faire des déclarations définitives sur le signe des tendances. »

17-128- Bhaskar et al., 2017 , (SpringerLink)
« Évaluation quantitative des facteurs de la récente [1984-2005] variabilité de la température mondiale ... Mesures des gaz à effet de serre : CO2, CH4 et N2O ; aérosols volcaniques ; activité solaire : Le rayonnement UV, l'irradiation solaire totale (TSI) et le flux de rayons cosmiques (CR), l'oscillation australe El Niño (ENSO) et l'anomalie de température moyenne globale (GMTA) effectuées entre 1984 et 2005 sont utilisées pour distinguer les signaux moteurs et les signaux de réponse de la variabilité de la température globale.  Les estimations de leurs contributions relatives révèlent que le CO2 ( ∼24%), le CH4 ( ∼19%) et les aérosols volcaniques ( ∼24%) sont les principaux responsables des variations observées dans GMTA [anomalie de la température moyenne mondiale]. Alors que les UV ( ∼9%) et l'ENSO ( ∼12%) sont des facteurs secondaires des variations de la GMTA, les autres jouent un rôle marginal dans la récente variabilité de la température mondiale observée. Il est intéressant de noter que l'ENSO et l'GMTA s'influencent mutuellement avec des décalages temporels variables. ... Tous les éléments constitutifs des forçages naturels semblent contribuer de manière égale aux gaz à effet de serre dans le contexte de la récente variabilité de la température mondiale.  76% des changements de températures mondiales ne sont pas dus au CO2.  La vapeur d'eau et les nuages, qui sont les principaux contributeurs à l'effet de serre, sont curieusement exclus de la considération dans cette étude]. »

17-129- Abbot and Marohasy, 2017    (Australie), (Elsevier, GeoResJ)
« L'écart le plus important entre les projections ANN [réseau neuronal artificiel] et les températures mesurées pour six régions géographiquement distinctes était d'environ 0,2 °C, et à partir de là, une sensibilité climatique à l'équilibre (ECS) d'environ 0,6 °C [pour un doublement du CO2 de 280 ppm à 560 ppm plus les rétroactions] a été estimée. Ce chiffre est considérablement inférieur aux estimations des modèles de circulation générale (MCG) utilisés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), et similaire aux estimations des méthodes spectroscopiques. ... Les mesures indirectes suggèrent que le climat de la Nouvelle-Zélande a fluctué dans une bande d'environ 2°C depuis au moins 900 ans, comme le montre la figure 2. Le réchauffement de près de 1°C depuis 1940 se situe dans cette bande. L'écart entre les lignes orange et bleue au cours des dernières décennies, comme le montre la figure 3, suggère que la contribution anthropique à ce réchauffement pourrait être de l'ordre de 0,2°C environ. [80 % du réchauffement depuis 1940 pourrait être dû à des facteurs naturels]. ... Il est important de noter qu'une tendance à la hausse est généralement apparente à la fois pour les mesures de substitution et la projection du modèle ANN pour le 20ème siècle. Cela suggère que l'augmentation de la température au cours des 100 dernières années peut être largement attribuée à des phénomènes naturels.
Notre nouvel article technique dans GeoResJ (vol. 14, pages 36-46) sera probablement ignoré.  En effet, après avoir appliqué la dernière grande technique de collecte de données à six séries de températures de substitution sur 2 000 ans, nous ne pouvons pas confirmer que le réchauffement récent est tout sauf naturel - ce qui aurait pu se produire de toute façon, même s'il n'y avait pas eu de révolution industrielle. ... Même s'il n'y avait pas eu de révolution industrielle et de combustion de combustibles fossiles, il y aurait eu un réchauffement tout au long du XXe siècle - au moins jusqu'en 1980, et de près de 1°C. » 

Remise en question l'effet de serre théorique du CO2 en tant que facteur de température

17-130- Hertzberg et al., 2017    (USA, UK), (SageJournals, Energy & Environment)

«   Cette étude examine le concept de "gaz à effet de serre" et diverses définitions du phénomène connu sous le nom d'"effet de serre radiatif atmosphérique". Les six descriptions les plus citées sont les suivantes : (a) le rayonnement piégé entre la surface de la Terre et son atmosphère ; (b) la couverture isolante de l'atmosphère qui maintient la Terre au chaud ; (c) le rayonnement de retour de l'atmosphère vers la surface de la Terre ; (d) les gaz absorbant l'infrarouge qui empêchent le refroidissement radiatif et maintiennent la surface plus chaude qu'elle ne le serait autrement - connu sous le nom de "rayonnement autrement" ; (e) les différences entre les températures réelles de la surface de la Terre (telles qu'observées également sur Vénus) et celles basées sur des calculs ; (f) tout gaz qui absorbe le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre vers l'espace libre. Il est démontré qu'aucune des descriptions ci-dessus ne peut résister aux rigueurs de l'examen scientifique lorsque les lois fondamentales de la physique et de la thermodynamique leur sont appliquées. »

17-131- Blaauw, 2017  (SCI-HUB)
«   Ce document démontre que le réchauffement climatique peut être expliqué sans recourir à la théorie de l'effet de serre. Cette explication est basée sur un modèle simple du système climatique de la Terre composé de trois couches : la surface, une couche atmosphérique inférieure et une couche atmosphérique supérieure. La distinction entre les couches atmosphériques repose sur l'hypothèse que la chaleur latente de la surface est libérée dans la couche atmosphérique inférieure uniquement. L'irradiation solaire variable constitue la seule entrée à l'origine des changements dans les transferts d'énergie du système. Toutes les variations des échanges d'énergie peuvent être exprimées en termes de variations de température des couches au moyen d'une matrice de transfert d'énergie. Il s'avère que le transfert de chaleur latente en fonction des températures de la surface et de la couche inférieure rend cette matrice presque singulière. La quasi singularité révèle une rétroaction négative considérable dans le modèle qui peut être identifié comme le "Klimaversta¨rker" présumé par Vahrenholt et Lu¨ning. Par un choix approprié, mais réaliste, des paramètres apparaissant dans la matrice de transfert d'énergie et des capacités thermiques effectives des couches, le modèle reproduit le réchauffement climatique : la tendance calculée de la température de surface correspond bien aux données d'observation de 1750 à 2000 après J.-C. »

17-132- Nikolov and Zeller, 2017     (USA), (Environment Pollution & Climate Change)
«   Notre analyse a révélé que les GMAT [températures annuelles moyennes mondiales] des planètes rocheuses ayant une atmosphère tangible et un réchauffement géothermique de surface négligeable peuvent être prévues avec précision dans un large éventail de conditions en utilisant seulement deux variables de forçage : le rayonnement solaire au sommet de l'atmosphère et la pression atmosphérique totale de surface. La relation pression-température interplanétaire découverte ici s'avère statistiquement robuste tout en décrivant un continuum physique lisse sans points de basculement climatique. Ce continuum explique entièrement l'effet thermique de 90 K de l'atmosphère terrestre récemment découvert. Le nouveau modèle présente les caractéristiques d'une relation thermodynamique émergente au niveau macro, jusqu'ici inconnue de la science, qui a d'importantes implications théoriques. L'une des principales implications du modèle est que l'"effet de serre" atmosphérique, actuellement considéré comme un phénomène radiatif, est en fait un renforcement thermique adiabatique (induit par la pression) analogue au réchauffement par compression et indépendant de la composition de l'atmosphère. Par conséquent, le flux global de grandes ondes descendantes actuellement supposé être à l'origine du réchauffement de la surface de la Terre semble être un produit de la température de l'air fixée par le réchauffement solaire et la pression atmosphérique. En d'autres termes, le "rayonnement de serre" est globalement le résultat de l'effet thermique de l'atmosphère plutôt que sa cause. L'hypothèse selon laquelle une atmosphère librement convective pourrait retenir (piéger) la chaleur rayonnante en raison de son opacité est restée incontestée depuis son introduction au début des années 1800, même si elle était basée sur une conjecture théorique qui n'a jamais été prouvée expérimentalement. »

17-133- Allmendinger, 2017     (Suisse), (Environment Pollution & Climate Change)
«   L'erreur cardinale de la théorie habituelle de l'effet de serre consiste à supposer que les mesures IR photométriques ou spectroscopiques permettent de tirer des conclusions sur le comportement thermique des gaz, c'est-à-dire de l'atmosphère. Elles remontent à John Tyndall qui a mis au point une telle méthode photométrique dès le 19e siècle. Cependant, les méthodes de mesure thermique directe n'ont jamais été appliquées jusqu'à présent. En dehors de cela, au moins vingt erreurs cruciales sont révélées qui suggèrent d'abandonner la théorie dans son ensemble. En dépit de ses lacunes évidentes, cette théorie a jusqu'ici été un obstacle à la prise de précautions prometteuses pour atténuer le changement climatique. Elles consisteraient en un éclaircissement général de la surface de la Terre, et en des mesures supplémentaires qui y seraient liées. Cependant, les nouveaux effets découverts par l'auteur, en particulier l'absorption de la lumière solaire incidente par l'atmosphère ainsi que sa capacité d'absorption du rayonnement thermique, ne peuvent être influencés par les actes humains. »

17-134- Munshi, 2017     (USA), (SSRN Paper)
«   Une relation clé dans la théorie du réchauffement climatique anthropique (AGW) est celle entre les émissions annuelles de combustibles fossiles et les changements annuels de CO2 atmosphérique. La séquence de causalité proposée est que les émissions annuelles de combustibles fossiles provoquent des changements annuels du CO2 atmosphérique qui, à leur tour, intensifient la propriété de piégeage de la chaleur de l'atmosphère. ... Une implication vérifiable de la séquence de causalité proposée est que les changements annuels de CO2 atmosphérique doivent être liés aux émissions annuelles de combustibles fossiles à une échelle de temps annuelle. Ce travail est un test de cette hypothèse. Nous constatons que l'analyse de corrélation détournée des émissions annuelles et des changements annuels du CO2 atmosphérique ne soutient pas l'hypothèse du réchauffement climatique anthropique car aucune preuve n'est trouvée que les changements du CO2 atmosphérique sont liés aux émissions de combustibles fossiles à une échelle de temps annuelle. »

17-135- Reinhart, 2017      (Suisse), (EntreLeman&Jura)
«   Nos résultats permettent de conclure que le CO2 est un gaz à effet de serre très faible et ne peut être accepté comme le principal moteur du changement climatique. ... L'hypothèse d'une température constante et du rayonnement des corps noirs viole définitivement la réalité et même les principes de la thermodynamique. ... [N]ous concluons que les augmentations de température prévues par le cinquième rapport d'évaluation du GIEC manquent de justification scientifique solide. ... Un doublement [à 800 ppm] du niveau actuel de CO2 [400 ppm] entraîne un [changement de température] < 0,24 K. ... [L]a communauté scientifique doit rechercher les causes du changement climatique qui peuvent être solidement fondées sur la physique et la chimie. ... L'augmentation de la température observée depuis l'époque préindustrielle est proche d'un ordre de grandeur supérieur à celui attribuable au CO2. »

17-136- Lightfoot and Mamer, 2017     (Canada), (SageJournals, Energy & Environment)
«   Des preuves scientifiques solides montrent que l'angle du soleil contrôle la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère, principale composante du rayonnement dorsal, lors de son cycle annuel. La teneur en vapeur d'eau, mesurée par le rapport du nombre de molécules d'eau aux molécules de CO2, varie de 1:1 près des pôles à 97:1 dans les tropiques. L'effet du rayonnement dorsal [vapeur d'eau] sur l'atmosphère terrestre est jusqu'à 200 fois plus important que celui du CO2 et fonctionne dans le sens inverse. Ainsi, si le CO2 a un quelconque effet sur la température atmosphérique et le changement climatique, nous montrons qu'il est négligeable. Par conséquent, les politiques gouvernementales actuelles visant à contrôler la température atmosphérique en limitant la consommation de combustibles fossiles auront un effet négligeable. Données mesurées rapportées dans le rapport du GIEC sur le changement climatique 2013 : Les bases scientifiques physiques (AR5) indiquent que l'augmentation de la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère est la cause de l'augmentation de la température de 0,5℃ entre le milieu des années 1970 et 2011. »

17-137- Pontius, 2017 (USA), (ResearchGate)
«   En utilisant une meilleure estimation de la sensibilité du climat de 2°C, l'augmentation de la température [mondiale] résultant d'un doublement du CO2 atmosphérique est estimée à environ 0,009°C/an, ce qui est insignifiant par rapport à la variabilité naturelle.  ... Les estimations de la sensibilité du climat diffèrent largement, ce qui suggère que cette caractéristique du système climatique n'est pas bien comprise (Schwartz et al., 2014).  Des jugements et des choix arbitraires doivent être faits dans la construction des modèles pour appliquer les lois fondamentales afin de décrire l'écoulement turbulent des fluides. La grande taille et la complexité de l'atmosphère interdisent l'application directe de la théorie générale.  En général, les prévisions des modèles d'ensemble ont été jugées peu fiables pour les prévisions climatiques à long terme (Green et Armstrong, 2007, Mihailović et al., 2014). ... Les preuves historiques d'une augmentation significative des températures de surface due à l'augmentation du CO2 atmosphérique sont absentes de ces données.   Les modèles climatiques sont utiles mais limités dans leur représentation des processus physiques sous-jacents.  Les incertitudes et autres limitations discutées précédemment rendent ces modèles peu fiables pour les températures globales à long terme ou les prévisions locales du changement climatique. ... Si le CO2 atmosphérique continue d'augmenter à son rythme actuel, la faible augmentation annuelle de la température attendue à Riverside sera probablement insignifiante (par exemple < 0,01°C/an) par rapport à la variabilité naturelle de la température. »

17-138- Kramm et al., 2017  (USA), (Scientific Research,Natural Science)
«   Le bilan radiatif planétaire joue un rôle prépondérant dans la quantification de l'effet de l'atmosphère terrestre (faussement appelé effet de serre atmosphérique). Sur la base de ce bilan radiatif planétaire, on estime la température de rayonnement effective de la Terre en l'absence de son atmosphère de Te ≅ 255 K. Cette valeur de température est soustraite de la température moyenne globale près de la surface d'environ ⟨Tns≅ 288 K, ce qui donne ⟨Tns⟩ - Te ≅ 33 K. Cette différence de température [33 K] sert généralement à quantifier l'effet atmosphérique. On dit que la différence de température est comblée par des gaz gaz optiquement actifs, à savoir H2O (20,6 K) ; CO2 (7,2 K)... Comme l'"expérience de pensée" d'une Terre en l'absence de son atmosphère ne permet pas une évaluation rigoureuse de tels résultats, nous avons considéré la Lune comme un banc d'essai pour la Terre en l'absence de son atmosphère.  [...] Sur la base de nos résultats, nous pouvons conclure que la température de rayonnement effective donne des résultats erronés lorsqu'elle est utilisée pour quantifier ce que l'on appelle l'effet de serre atmosphérique. ... (1) Seul le bilan radiatif planétaire de la Terre en l'absence d'atmosphère est pris en compte [dans l'effet de serre "expérience de pensée" de 288 K - 255 K = 33 K], c'est-à-dire que tout stockage de chaleur dans les océans (si tant est qu'il existe dans un tel cas) et les masses terrestres est négligé. ... (2) L'hypothèse d'une température de surface uniforme pour l'ensemble du globe est plutôt insuffisante. ... (3) Le choix de l'albédo planétaire de αE=0,30 est plutôt inadéquat... (4) La comparaison de Te [température de la Terre sans atmosphère] avec ⟨Tns⟩ [température moyenne de la Terre près de la surface] est plutôt inappropriée car la signification de ces températures est tout à fait différente. La première est basée sur un bilan de flux énergétique à la surface, même s'il est physiquement incohérent en raison de la répartition non uniforme des températures sur le globe. Alors que la seconde est liée à la moyenne mondiale des observations de la température près de la surface effectuées dans les stations météorologiques (appuyées par des observations par satellite). ... (Equation 1.4, [l'effet de serre de l'"expérience de pensée" de 288 K - 255 K = 33 K]) est basée sur des hypothèses physiquement non pertinentes et ses résultats sont en désaccord avec les observations. Par conséquent, la différence de ΔTae ≅ 33 K [la prétendue différence de température planétaire due à l'effet de serre] n'a pas de signification physique adéquate, tout comme les contributions des composants gazeux optiquement actifs calculées par ce biais. »

17-139- Munshi, 2017    (USA), (SSRN)
«     Une étude des reconstitutions régionales des températures de l'enregistrement instrumental 1850-2016 pour cinq régions du monde est présentée. Aucune preuve n'est trouvée pour relier le réchauffement de la température de surface de la mer (SST) dans l'un ou l'autre hémisphère aux émissions mondiales. Le taux de réchauffement des terres dans l'hémisphère nord semble montrer une certaine corrélation avec les émissions globales pour cinq des douze mois civils, mais la signification statistique de cette corrélation n'a pas pu être vérifiée avec les données des stations de la région. Aucune corrélation avec les émissions n'a pu être trouvée dans les reconstitutions régionales des températures pour les terres dans l'hémisphère sud ou pour les terres et les océans combinés dans l'un ou l'autre hémisphère. Ces résultats pris ensemble ne permettent pas d'affirmer que le réchauffement des températures de surface observé dans le monde depuis la révolution industrielle est dû aux émissions de combustibles fossiles ou que les changements observés dans les caractéristiques des cyclones tropicaux dus à l'augmentation de la TSM sont d'origine anthropique. »

17-140- Allmendinger, 2017     (Suisse), (Journal of Earth Science & Climatic Change)
«   Outre une discussion critique de la théorie de l'atmosphère commode remettant profondément en question la thèse de la serre en révélant plusieurs erreurs fondamentales, l'enquête présentée ici révèle la découverte de l'absorption directe du rayonnement IR à ondes courtes par l'air. Ce rayonnement fait partie de la lumière solaire incidente, mais aussi de la lumière artificielle qui permet une détection plus précise. Elle est causée par un autre effet que celui qui est responsable de l'absorption des ondes plus longues observée au niveau du dioxyde de carbone, et elle n'est pas détectable par la spectroscopie infrarouge car son coefficient d'absorption est trop faible. Cependant, il est clairement détectable au moyen de l'appareil utilisé ici, qui conduit à une élévation de température distincte jusqu'à une température limite qui dépend de l'émission radiative. La température limite dépend de la nature du gaz, de sorte qu'il n'y a pratiquement pas de différence entre l'air et le dioxyde de carbone. ... Néanmoins, l'effet d'absorption directe [ondes courtes] qui a été découvert grâce à cette méthode contribue probablement de manière significative au réchauffement de l'atmosphère, tandis que le réchauffement dû au dioxyde de carbone peut être négligé. ... Mais comme l'absorption directe ne peut être influencée, l'albédo de la surface doit être considéré comme le facteur déterminant qui offre la seule possibilité [anthropique] d'atténuer le climat, ou du moins le microclimat, en modifiant la couleur et la structure de la surface, en particulier dans les zones urbaines. Cependant, une prévision ne semble pas possible car le climat mondial est trop complexe. Mais la théorie de l'effet de serre s'avère être un fantasme fournissant un mauvais diagnostic du changement climatique, et un mauvais diagnostic ne peut pas permettre une guérison. »

17-141- Smirnov, 2017   (LinkSpringer)
«   Il est démontré que l'émission infrarouge de l'atmosphère est principalement déterminée par l'eau atmosphérique. On peut séparer le flux de rayonnement infrarouge sortant de l'atmosphère de celui vers la Terre. Les flux dus aux transitions rotation-vibration des molécules de CO2 atmosphérique sont évalués. Le doublement de la concentration des molécules de CO2 dans l'atmosphère, prévu sur 130 ans, entraîne une augmentation de la température moyenne de la Terre de (0,4±0,2) K, principalement due au flux vers la Terre, si les autres paramètres atmosphériques ne sont pas modifiés. »

17-142- Robertson and Chilingar, 2017   (Wiley Online Library, Environmental Apsects of Oil and Gas Production)
«   On peut résumer nos conclusions comme suit :
- L'impact anthropique sur la température atmosphérique globale est négligeable, soit 5% (Matthews, 1998).
- Les changements de l'irradiation solaire (température globale) précèdent les changements correspondants de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.
- Toute tentative d'atténuer les changements climatiques indésirables au moyen de réglementations restrictives est vouée à l'échec, car les forces globales de la nature sont supérieures d'au moins 4 ordres de grandeur aux contrôles humains disponibles »

17-143- Christy  and  McNider, 2017    (SpringerLink)
«   Nous identifions et supprimons les principales perturbations naturelles (par exemple l'activité volcanique, les ENSO) de la moyenne mondiale des températures de la basse troposphère (TLT) entre janvier 1979 et juin 2017 afin d'estimer la tendance sous-jacente, potentiellement due à l'homme. La valeur non modifiée est de +0,155 K dec-1 tandis que la tendance ajustée est de +0,096 K dec-1, ce qui est principalement lié à la suppression du refroidissement volcanique dans la première partie de l'enregistrement. C'est essentiellement la même valeur que nous avons déterminée en 1994 (+0,09 K dec-1, Christy et McNider, 1994) en utilisant seulement 15 années de données. Si le taux de réchauffement de +0,096 K dec-1 représente la réponse nette de la TLT à l'augmentation des forçages radiatifs de l'effet de serre, cela implique que la réponse climatique transitoire de la troposphère de la TLT (ΔTLT au moment où le CO2 double) est de +1,10 ± 0,26 K, ce qui représente environ la moitié de la moyenne de 2 des modèles climatiques du GIEC AR5. 31 ± 0,20 K. En supposant que le forçage naturel interne et externe net inconnu restant sur cette période est proche de zéro, le décalage depuis 1979 entre les observations et les valeurs du modèle CMIP-5 suggère qu'une sensibilité excessive à un forçage radiatif accru dans les modèles peut être appréciable. »

17-144- Davis, 2017  (USA), (MDPI, Climate)
«   Si les émissions anthropiques de CO2 se maintiennent aux niveaux actuels ou augmentent dans les prochaines décennies, la concentration croissante de CO2 dans l'atmosphère provenant de sources anthropiques aura un impact de forçage sur la température mondiale exponentiellement plus faible. La demi-décroissance du forçage marginal du CO2 (~337 ppmv) a été dépassée en 1980, tandis que la constante de décroissance exponentielle du forçage marginal (~367 ppmv) a été dépassée en 1999. À la concentration actuelle de CO2 atmosphérique, qui approche les 410 ppmv, le CO2 atmosphérique a perdu près des deux tiers de son pouvoir de forçage marginal cumulé. ...] Lorsque la concentration atmosphérique de CO2 augmente, toute réduction unitaire de la concentration atmosphérique de CO2 qui peut être obtenue par une atténuation délibérée des émissions de CO2 entraînera des réductions du forçage de la température exponentiellement plus faibles. La diminution des rendements du forçage marginal par le CO2 atmosphérique garantit donc que les efforts visant à atténuer le réchauffement climatique en réduisant les émissions de CO2, par exemple par le piégeage du carbone, deviendront relativement plus coûteux par unité de bénéfice climatique obtenu. Cette conséquence de la physique atmosphérique augmentera de manière exponentielle le rapport coût-bénéfice des politiques d'atténuation du CO2, du moins dans la mesure où le rapport coût-bénéfice est limité au climat. ... Les rendements décroissants du pouvoir de forçage du CO2 atmosphérique à mesure que sa concentration augmente garantissent que dans un environnement riche en CO2 comme le climat du Phanérozoïque, les grandes variations du CO2 n'exercent que peu ou pas d'effets sur la température. Par conséquent, le découplage entre la concentration de CO2 atmosphérique et la température n'est pas seulement démontré empiriquement dans les données du Phanérozoïque, mais est également attendu des premiers principes. Cette conséquence directe de la physique atmosphérique fournit une explication physique simple de l'absence de corrélation entre la concentration de CO2 atmosphérique et la température dans la majeure partie du Phanérozoïque. »


 

[1] Hegel, «Principes de la philosophie du droit»

[1bis] Raymond Aron: "L'opium des intellectuels" (1955)

[1ter] mail From: Werner Arber, Sent: Monday, March 23, 2015 11:57 AM, To: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; vramanathan@ucsd.edu; Cc: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Peter Raven ;  Margaret Archer; CCi: Philippe de Larminat; Subject: Controversies on causes and effects of the observed climate change.

"Depuis décembre dernier, j'ai passé beaucoup de temps à me faire une idée des recherches scientifiques sur les variations climatiques. J'ai ainsi été stimulé par la réception : (1) le livre publié par le professeur Philippe de Larminat (France) sur "Changement climatique, identification et projections" (Iste et Wiley, 2014), et (2) Copie d'une lettre envoyée à Marcelo par le Dr Robert Dillon (Atlanta, États-Unis), accompagnée d'un résumé des informations générales "Climate Change Reconsidered II" par le Groupe d'experts internationaux non gouvernementaux sur l'évolution du climat (NIPCC). Jusqu'à présent, je n'avais connaissance que des travaux du Groupe international d'experts sur le changement climatique (GIEC) des Nations unies.
Le 19 mars, j'ai reçu la visite des deux frères Philippe et Stanislas de Larminat, qui avaient également rendu visite très récemment au cardinal Turkson à Rome. 
Je suis bien sûr au courant du projet de déclaration "Changement climatique et bien commun" qui sera traité le 28 avril lors de l'atelier "Protéger la Terre, Dignifier l'Humanité" à la Casina Pio IV. Jusqu'à présent, je n'ai apporté aucune contribution à ce texte et j'ai été surpris de voir mon nom parmi les auteurs.
Je me rends compte que le climat de notre planète Terre représente un système complexe qui ne présente pas de stabilité totale, mais qui subit occasionnellement des variations. Un certain nombre de facteurs peuvent influencer le temps, l'intensité et la durée de ces variations. Les facteurs identifiés statistiquement sont (entre autres), en particulier : les variations de l'activité solaire, les éruptions volcaniques, la température de l'eau et la circulation dans les océans et les activités humaines telles que la libération de CO2. Les études scientifiques sur les variations climatiques dépendent considérablement des modèles et des prévisions qui nécessitent des apports appropriés. Selon la méthodologie utilisée, des conclusions différentes peuvent résulter de chaque projet de recherche.
En ce qui concerne la question de l'impact des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre, des opinions controversées ont été exprimées jusqu'à présent par différentes équipes de recherche, et aucune tentative sérieuse de parvenir à un accord n'a été faite jusqu'à présent, ou elles n'ont pas donné de résultats fiables.
Dans ces conditions d'insécurité, l'Académie pontificale des sciences devrait informer le Vatican, y compris le Saint-Père, sur le degré élevé de complexité pour identifier les facteurs spécifiques ayant un fort impact sur notre climat, de sorte qu'à l'heure actuelle, on ignore si et dans quelle mesure une augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 provoque l'augmentation observée de la température de notre climat. Toutefois, je ne m'opposerais pas personnellement à ce que l'on suive le principe de précaution et que l'on recommande certaines mesures visant à réduire la quantité de CO2 libérée par les activités humaines. Cette approche est une action responsable dans la situation instable actuelle. En revanche, une déclaration claire des prévisions faites sur la base d'un modèle particulier, non confirmé scientifiquement, pourrait sérieusement nuire à la confiance de la science, si, à un moment ultérieur, les progrès scientifiques devaient montrer que le modèle précédemment propagé avait donné de fausses conclusions.
Dans le même ordre d'idées, je conseille vivement de ne pas mêler le développement durable de la civilisation humaine aux variations climatiques, comme cela est fait dans le présent projet de déclaration. Je considère plutôt qu'il est très important d'indiquer clairement que sur notre planète à taille constante, nous devrions mettre fin d'urgence à la récente croissance constante de la population humaine, afin d'atteindre un équilibre durable à long terme avec une riche biodiversité et une grande diversité d'habitats. Des arguments pertinents en faveur d'une telle procédure responsable sont disponibles. Je peux noter que cet avis nécessitera probablement de mettre fin à une croissance économique quantitative illimitée, alors que la croissance qualitative, favorisée par les progrès scientifiques et technologiques, est et restera à long terme la bienvenue et contribuera au bien-être de tous les membres de la population humaine et de son environnement. J'espère que notre Académie et le Vatican pourront suivre ces attentes et contribuer également à leur implication.
Avec mes meilleures salutations, Werner Arber.
PS : le professeur Philippe de Larminat pourrait être prêt à participer à notre atelier du 28 avril, si cela est souhaitable. (Traduction DeeplTraducteur)

[2] VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS AU CHILI ET AU PÉROU (15-22 JANVIER 2018) RENCONTRE PRIVÉE AVEC LES JESUITES PAROLES DU SAINT-PÈRE Sanctuaire de saint Alberto Hurtado, Santiago Mardi 16 janvier 2018.

[2bis] PAPE FRANÇOIS MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE Lundi 18 novembre 2013 (L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 47 du 21 novembre 2013)

[3] Discours d'octobre 2013

[4] GIEC-IPCC, WG1 Fifth Assestment Report, Chap. 10, Fig. 10.1, p. 107/131 www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_SOD_Ch10_All_Final.pdf, (consulté le 28/08/19)

[5] Les cameras à  infrarouge (source : https://www.youtube.com/watch?v=f7QttjGu628 , consultée le 9.10.2019),  mesurant les émissions de la terre à partir de satellites, montrent précisément que c’est dans les zones tropicales que la terre émet le plus d’infrarouges.  L’effet de serre n’agit donc pas en réchauffant l’atmosphère par absorption du rayonnement infrarouge émis par la surface, comme on l’enseigne en classes de SVT, avec la bénédiction du GIEC. Au contraire, il agit en refroidissant l’atmosphère par émission d’infrarouges à haute altitude. Plus la concentration de GES est forte, plus l’altitude d’émission est élevée, et plus la surface doit être chaude pour générer une circulation atmosphérique capable de transférer à plus haute altitude un même flux énergétique à l’équilibre.  Conceptuellement, les climatologues prennent le problème à l’envers. Pour des raisons calculatoires, ils adoptent comme point de départ l’émission infrarouge de surface, et ils se focalisent sur le transfert radiatif à travers l’atmosphère, alors que le cheminement causal est inverse.

[6] Giec-IPCC “Most intercomparison studies on RF of greenhouse gases are for clear-sky” IPCC, WG1 Fifth Assestment Report,  § 8.3.1, p. 8-18/124, ligne 17, www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_SOD_Ch08_All_Final.pdf (consulté le 28/08/19)

[7]  “The introduction of clouds would greatly complicate the targets of research”  ibid., ligne 18.

[8] Phénomène atmosphérique et océanique complexe et périodique observable dans les zones pacifiques tropicales. Son origine est assez mal connue.

[9] Giec-Ipcc, WG1AR5, Fifth Assessment Report, chapter 10, Fig 10.5, p 111/131 , www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_SOD_Ch10_All_Final.pdf (consulté le 28/08/19)

[10]Attribution does not require, and nor does it imply, that every aspect of the response to the causal factor in question is simulated correctly”.

GIEC-IPCC, “Climate Change 2013 - The Physical Science Basis: Woking Group 1 contribution to the fith assesment report of the IPCC” , p. 873, www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_Chapter10_FINAL.pdf (consulté le 28/08/19)

[11] «22 of 23 groups reported adjusting model parameters to achive desired properties such as radiation balance at the top of the atmosphere”, source: Frédéric Hourdin, The Art and Science of Climate Model Tuning  (L’art et la science du réglage des modèles climatiques), American Meteorological Society , 9 juillet 2016, https://journals.ametsoc.org/doi/full/10.1175/BAMS-D-15-00135.1 , (consulté le 18/08/19)

[12] Publication, intitulée Earth climate identification vs. anthropic global warming attribution ( Identification du système climatique vs. détection et attribution » et référencée par « ScienceDirect », revue, dans les règles, par les pairs du comité de lecture de Annual Reviews in Control (ARC), une des sept revues scientifiques de l'IFAC, Fédération internationale qui regroupe des milliers d'experts en contrôle, automatique et identification des systèmes complexes. www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1367578816300931?via%3Dihub (consulté le 28/08/19)

[13] Giec-Ipcc, “Objective and subjective probabilities are not always explicitly distinguished”. Cette affirmation est le titre exact de la section 2.6.2 du  Third Assessment Report of IPCC , “Contribution of the Working Group II: Impacts, Adaptation and Vulnerability”,  p. 129,  www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/WGII_TAR_full_report-2.pdf (consulté le 28/08/19)

[14] Liste des auteurs français et de leurs collègues étrangers ayant évoqué des conclusions contradictoires avec celles du GIEC

code de la liste du § 2.2 prénom nom université pays
17-83 Stele ANDREAS Institute of Geography, Osnabruck University, Osnabruck Allemagne
17-83 Schneider BIRGIT Institute of Geography, Leipzig University, Leipzig, Allemagne
17-83 Thomas BRACHERT Institute of Geophysics and Geology, Leipzig University, Leipzig Allemagne
17-83 Jens BUSSMANN Institute of Geography, Osnabruck University, Osnabruck Allemagne
19-76 Sönke DANGENDORF University of Siegen Allemagne
19-142 Norbert FRANK Universität Heidelberg, Im Neuenheimer Feld 229, 69120, Heidelberg, Allemagne
17-83 Annet JUNGINGER Faculty of Geosciences, Tübingen University Allemagne
18-177 Jérôme KAISER Leibniz Institute for Baltic Sea Research, Seestrasse 15, D-18119, Rostock Allemagne
18-177 Frank LAMY Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research, D-27515, Bremerhaven Allemagne
17-83 Tobias LAUER Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Department of Human Evolution, Leipzig Allemagne
17-83 Katrin SPITZER Institute of Geological Sciences, Freie Universitat Berlin, Berlin Allemagne
17-83 Rik TJANLLINGII GFZ German Research Centre for Geosciences, Section 5.2 e Climate Dynamics and Landscape Evolution, Potsdam Allemagne
17-83 Christofer ZIELHOFER Institute of Geography, Leipzig University, Leipzig Allemagne
17-83 Jennifer F.E. CAMPBELL School of Environment and Development, University of Manchester, Manchester Angleterre
17-83 William J.  FLETCHER School of Environment and Development, University of Manchester, Manchester Angleterre
18-189 Nikolai PEDENTCHOUK School of Environmental Sciences, University of East Anglia, Norwich Research Park, Norwich, NR4 7TJ Angleterre
18-189 Thomas WAGNER Heriot-Watt University, Lyell Centre for Earth and Marine Science and Technology, School of Energy, Geoscience, Infrastructure and Society (EGIS), Edinburgh, EH14 4AS Angleterre
19-142 Tim COLLART Ghent University, Dept. of Geology, Ghent,  Belgique
17-83 Marc DE BATIST Renard Centre of Marine Geology, Ghent University, Ghent Belgique
18-159 Yves BERGERON Institut de Recherche sur la forêt, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Rouyn-Noranda, QC, Canada
18-132 Anne  VERNAL (de) Centre de recherche en géochimie et géodynamique (Geotop), Université du Québec à Montréal, Montréal, QC Canada
18-183 Franck BASSINOT Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, UMR 8212 CEA-CNRS-UVSQ (LSCE), Gif-sur-Yvette, 9119 Chine
18-183 Yeping BIAN Key Laboratory of Submarine Geosciences, Second Institute of Oceanography, State Oceanic Administration, Hangzhou, 310012 Chine
18-183 Zhihui  CHU State Key Laboratory of Marine Geology, Tongji University, Shanghai, 200092 Chine
18-183 Haowen DANG  State Key Laboratory of Marine Geology, Tongji University, Shanghai, 200092 Chine
18-183 Weijia FAN Key Laboratory of Submarine Geosciences, Second Institute of Oceanography, State Oceanic Administration, Hangzhou, 310012 Chine
19-130 Zhengtang GUO Key Laboratory of Cenozoic Geology and Environment, Institute of Geology and Geophysics, Chinese Academy of Sciences, Beijing 100029, Chine
18-183 Xiqiu HAN Key Laboratory of Submarine Geosciences, Second Institute of Oceanography, State Oceanic Administration, Hangzhou, 310012 Chine
18-183 Zhimin JIAN State Key Laboratory of Marine Geology, Tongji University, Shanghai, 200092 Chine
19-130 Quin LI Key Laboratory of Cenozoic Geology and Environment, Institute of Geology and Geophysics, Chinese Academy of Sciences, Beijing 100029, Chine
19-130 Yating LIN Key Laboratory of Cenozoic Geology and Environment, Institute of Geology and Geophysics, Chinese Academy of Sciences, Beijing 100029, Chine
19-130 Yunli LUO Institute of Botany, Chinese Academy of Sciences, Beijing 100093, Chine
18-183 Yue WANG State Key Laboratory of Marine Geology, Tongji University, Shanghai, 20009 Chine
19-130 Haibin WU Key Laboratory of Cenozoic Geology and Environment, Institute of Geology and Geophysics, Chinese Academy of Sciences, Beijing 100029, Chine
19-130 Ran ZHANG Institute of Atmospheric Physics, Chinese Academy of Sciences, Beijing 100029 Chine
18-150 Miguel BARTOLOME Department of Geoenvironmental Processes and Global Change, Pyrenean Institute of Ecology (IPE‐CSIC), Zaragoza Espagne
18-150 Anchel BELMONTE-RIBAS Sobrarbe Geopark, Boltaña, Huesca Espagne
18-150 Graciela GILL-ROMERA Department of Geoenvironmental Processes and Global Change, Pyrenean Institute of Ecology (IPE‐CSIC), Zaragoza Espagne
18-150 Daniel GOMEZ-GARCIA Department of Geoenvironmental Processes and Global Change, Pyrenean Institute of Ecology (IPE‐CSIC), Zaragoza Espagne
18-150 Penélope GONZALEZ-SAMPERIZ Department of Geoenvironmental Processes and Global Change, Pyrenean Institute of Ecology (IPE‐CSIC), Zaragoza Espagne
18-150 Maria LEUNDA Department of Geoenvironmental Processes and Global Change, Pyrenean Institute of Ecology (IPE‐CSIC), Zaragoza Espagne
18-150 Juan-Manuel RUBIALES Departamento de Biodiversidad, Ecología y Evolución Facultad de Ciencias Biológicas, Universidad Complutense de Madrid, Madrid Espagne
18-150 Carlos SANCHO Departamento de Ciencias de la Tierra, Universidad de Zaragoza, Zaragoza Espagne
18-132 Atte KORHOLA Department of Environmental Sciences, Environmental Change Research Unit (ECRU), University of Helsinki, P.O. Box 65, 00014 Helsinki, Finlande
18-159 Adam A. ALI Institut des Sciences de l’Évolution-Montpellier, UMR 5554, Université de Montpellier CNRS-IRD-EPHE, Montpellier, France
18-189 Chistelle ANQUETIL Sorbonne Université, CNRS, EPHE, PSL, UMR METIS, Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu, 75252 Paris cedex 05 France
19-142 Mohamed AYACHE EPOC-CNRS, Université de Bordeaux, Allée Geoffroy Saint Hilaire, 33615, Pessac Cedex, France
18-159 Lisa BAJOLLE Institut des Sciences de l’Évolution-Montpellier, UMR 5554, Université de Montpellier CNRS-IRD-EPHE, Montpellier France
19-117 Chéïma BARTHOUMI Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier, Université de Montpellier, CNRS, IRD, EPHE, France
18-149 Julien BEAUMET Univ. Grenoble Alpes, CNRS, IRD, IGE, Grenoble, France
18-189 Laurent BERGONZINI Université Paris Saclay, UPS Univ Paris 11, CNRS, UMR GEOPS, rue du belvédère, Bât 504, 91405 Orsay cedex France
19-142 Dominique BLAMART Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, F-91191, Gif-sur-Yvette France
19-130 Pascale BRACONOT Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Gif-sur-Yvette 91191, France France
18-189 Sarah COFFINET Sorbonne Université, CNRS, EPHE, PSL, UMR METIS, Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu, 75252 Paris cedex 05 France
19-142 Christophe COLIN Laboratoire GEOsciences Paris-Sud (GEOPS), UMR 8148, CNRS-Université de Paris-Sud, Université Paris-Saclay, Bâtiment 504, 91405, Orsay Cedex, France
18-132 Christophe COLIN GEOPS, CNRS, University of Paris-Sud, 91405 Orsay CEDEX, France
19-14 Vincent COURTILLOT  Institut de Physique du Globe de Paris, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
19-40 Vincent COURTILLOT  Institut de Physique du Globe de Paris, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
17-35 Vincent COURTILLOT  Institut de Physique du Globe de Paris, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
18-60 Julien CRESPIN Université de Bordeaux France
18-60 Xavier CROSTA Université de Bordeaux France
19-142 Arnaud DAPOIGNY Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, F-91191, Gif-sur-Yvette,  France
19-142 Maxime DEBRET M2C, Université de Rouen, 76821, Mont-Saint-Aignan Cedex France
18-132 Maxime DEBRET Normandie Univ, UNIROUEN, UNICAEN, CNRS, M2C, 76000 Rouen France
18-189 Sylvie DERENNE Sorbonne Université, CNRS, EPHE, PSL, UMR METIS, Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu, 75252 Paris cedex 05 France
18-36 Charles DOUMENGE Cirad - La recherche agronomique pour le développement France
19-142 Eric DOUVILLE Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, F-91191, Gif-sur-Yvette France
19-142 Quentin DUBOIS-DAUPHIN Laboratoire GEOsciences Paris-Sud (GEOPS), UMR 8148, CNRS-Université de Paris-Sud, Université Paris-Saclay, Bâtiment 504, 91405, Orsay Cedex, France
18-177 Stéphanie DUCHAMP-LABORDE GEOPS, Universities of Paris Sud and Paris-Saclay, CNRS, 91405 Orsay France
18-177 Nicolas DURAND Laboratoire de Mesure du Carbone 14 (LMC14), Bât. 450 port 4E, CEA Saclay, 91191, Gif-sur-Yvette CEDEX France
19-142 Jean-Claude DUTAY Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, F-91191, Gif-sur-Yvette France
19-142 Frédérique EYNAUD EPOC-CNRS, Université de Bordeaux, Allée Geoffroy Saint Hilaire, 33615, Pessac Cedex France
18-149 Hubert GALLEE Univ. Grenoble Alpes, CNRS, IRD, IGE, Grenoble,  France
18-159 Emmanuel  GANDOUIN Aix Marseille Univ, Avignon Université, CNRS, IRD, IMBE, Aix-en-Provence, France
18-149 Christophe GENTHON Univ. Grenoble Alpes, CNRS, IRD, IGE, Grenoble France
18-36 Pierre GIRESSE Université de Perpignan France
18-177 Naoufel HADDAM GEOPS, Universities of Paris Sud and Paris-Saclay, CNRS, 91405 Orsay France
18-149 Frédéric HOURDIN CNRS, UMR 8539, Laboratoire de Météorologie Dynamique (IPSL), Paris, France
18-189 Arnaud HUGUET Sorbonne Université, CNRS, EPHE, PSL, UMR METIS, Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu, 75252 Paris cedex 05 France
19-117 Sébastien JOANNIN Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier, Université de Montpellier, CNRS, IRD, EPHE, France
17-83 Sébastien JOANNIN Institut des Sciences de l’Evolution, Montpellier University France
19-130 Masa KAGEYAMA Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Gif-sur-Yvette 91191, France France
18-177 Catherine KISSEL LSCE/IPSL Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Bât. 12, avenue de la Terrasse, F-91198, Gif-sur-Yvette CEDEX France
18-189 Fatima LAGGOUN-DEFARGE Université d’Orléans, CNRS, BRGM, UMR ISTO, 1A rue de la Férollerie, 45071 Orléans France
18-159 Martin LAVOIE Département de Géographie and Centre d’études Nordiques, Université Laval, Québec, QC, France
19-14 Jean-Louis LE MOUEL  Institut de Physique du Globe de Paris, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
19-40 Jean-Louis LE MOUEL  Institut de Physique du Globe de Paris, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
17-35 Jean-Louis LE MOUEL  Institut de Physique du Globe de Paris, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
19-40 Fernand LOPES Geomagnetism and Paleomagnetism, Institut de Physique du Globe de Paris, Paris France
17-35 Fernand LOPES Geomagnetism and Paleomagnetism, Institut de Physique du Globe de Paris, Paris France
18-149 Jean-Baptiste MADELEINE Sorbonne Universités, UPMC Univ Paris 06, UMR 8539, Laboratoire de Météorologie Dynamique (IPSL), Paris, France
18-36 Gilles MAHE Institute of Research for Development, Marseille France
18-36 Jean MALEY Université de Montpellier France
18-60 Olivier MARTI CEA France
18-132 Nicolas MASSEI Normandie Univ, UNIROUEN, UNICAEN, CNRS, M2C, 76000 Rouen France
18-177 Elisabeth MICHEL LSCE/IPSL Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Bât. 12, avenue de la Terrasse, F-91198, Gif-sur-Yvette CEDEX France
18-150 Cesar MORALES-MOLINO UMR CNRS 5805 EPOC Université de Bordeaux and EPHE Department of Palaeoclimatology and Marine Palaeoenvironments PSL Research University, Pessac Cedex France
18-132 Marie  NICOLLE Normandie Univ, UNIROUEN, UNICAEN, CNRS, M2C, 76000 Rouen France
19-117 Odile PEYRON Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier, Université de Montpellier, CNRS, IRD, EPHE, France
19-142 Edwige PONS-BRANCHU Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, F-91191, Gif-sur-Yvette, France
19-130 Gilles RAMSTEIN Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Gif-sur-Yvette 91191, France France
19-130 Raj RANI Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Gif-sur-Yvette 91191, France France
19-76 Gilles REVERDIN CNRS, Paris France
18-177 Giuseppe SIANI GEOPS, Universities of Paris Sud and Paris-Saclay, CNRS, 91405 Orsay France
19-142 Didier SWINGEDOUW EPOC-CNRS, Université de Bordeaux, Allée Geoffroy Saint Hilaire, 33615, Pessac Cedex, France
18-60 Didier SWINGEDOUW CNRS, Paris France
17-58 Rémi THIEBLEMONT Université Orléans France
18-177 François THILS LSCE/IPSL Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, Bât. 12, avenue de la Terrasse, F-91198, Gif-sur-Yvette CEDEX France
19-142 Nadine TISNERAT-LABORDE Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, LSCE/IPSL, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay, F-91191, Gif-sur-Yvette, France
18-149 Etienne VIGNON Univ. Grenoble Alpes, CNRS, IRD, IGE, Grenoble France
18-189 David WILLIAMSON Sorbonne Université, Institut de Recherche pour le Développement, MNHN, CNRS, UMR LOCEAN, Centre IRD France Nord, F-93143, Bondy cedex France
17-83 Mischke STEFFEN Faculty of Earth Sciences, University of Iceland, Reykjavik, Islande
17-58 Seiji YUKIMOTO Meteorological Research Institute Japon
17-83 Najib  EL HAMOUTI Faculté Pluridisciplinaire Nador, Universite Mohamed I Oujda Maroc
17-83 Abdeslam MICKDAD Institut National des Sciences de l'Archeologie et du Patrimoine, Rabat, Maroc
18-132 Dmitry DIVINE Norwegian Polar Institute, Tromsø, Norvège
19-76 Jan Even NILSEN Geophysical Institute, Universitetet i Bergen Norvège
18-132 Johannes P. WERNER Bjerknes Center for Climate Research and Department of Earth Science, University of Bergen, Bergen Norvège
19-142 Furu MIENIS Royal Netherlands Institute for Sea Research (NIOZ) and Utrecht University, Den Burg, Pays-Bas
18-149 Bas J. VAN de WIEL Faculty of Civil Engineering and Geosciences, Geoscience and Remote Sensing, Delft University of Technology, Delft Pays-Bas
18-189 Mariusz GALKA Department of Biogeography and Paleoecology, Faculty of Geographical and Geological Sciences, Adam Mickiewicz University in Poznań, Krygowskiego 10, 61-680 Poznań Pologne
18-189 Monika KARPISKA-KOLACZEK Department of Biogeography and Paleoecology, Faculty of Geographical and Geological Sciences, Adam Mickiewicz University in Poznań, Krygowskiego 10, 61-680 Poznań Pologne
18-189 Piotr KOLACZEK Department of Biogeography and Paleoecology, Faculty of Geographical and Geological Sciences, Adam Mickiewicz University in Poznań, Krygowskiego 10, 61-680 Poznań Pologne
19-14 Vladimir  Kossobokov Institute of Earthquake Prediction Theory and Mathematical Geophysics, Russian Academy of Sciences, Moscou Russie
18-132 Anne  HORMES University of Gothenburg, Department of Earth Sciences, Gothenburg Suède
18-132 Hans W. LINDERHOLM Regional Climate Group, Department of Earth Sciences, University of Gothenburg, 40530 Gothenburg Suède
18-150 Petra KALTENRIEDER Institute of Plant Sciences, University of Bern, Bern Suisse
18-159 Isabelle  LAROCQUE-TOBLER The L.A.K.E.S Institute, Lyss Suisse
18-150 Christoph  SCHWÖRER Institute of Plant Sciences, University of Bern, Bern Suisse
17-83 Michaël STRUPLER Department of Earth Sciences, ETH Zurich Suisse
18-150 Willy TINNER Institute of Plant Sciences, University of Bern, Bern Suisse
18-189 Amos MAJULE Institute of Resource Assessment, University of Dar Es Salaam, P.O. Box 35097, Dar Es Salaam, Tanzanie
19-76 Léon CHAFIK University of Illinois at Urbana USA
19-76 Thomas FREDERIKSE NASA USA

Commentaires  

# Michel CHENEBEAU 23-08-2020 07:48
Bravo pour votre travail, mais à mon humble avis, il n'est pas de nature à clarifier le débat, que très peu de personnes (dont je fais partie) sont incapables de comprendre. Anthropique ou pas, laissons ce débat aux scientifiques, comme il faut laisser le débat sur le sexe des anges aux théologiens, ce qui compte, c'est que le réchauffement est bien là, et qu'il faut concrètement s'y adapter, les agriculteurs en savent quelque chose. L'encyclique Laudato si en parle très bien, le réchauffement climatique n'est qu'une très petite partie de nos problèmes, la destruction de la biodiversité, l'épuisement de nos ressources , la pollution (qui fait plus de mort que la COVID 19), sont pour ne citer qu'eux infiniment plus grave à terme. La vrai question est donc notre mode de vie. Laudato si nous invite tous les hommes de bonnes volonté à y réfléchir, et bien évidemment nous les chrétiens. C'est un devoir de charité.
Michel CHENEBEAU
Répondre
# les2ailes.com 23-08-2020 08:40
Heureusement que les théologiens ne s'intéressent pas au sexe des anges. On aimerait que les scientifiques, eux aussi, arrêtent de se soumettre au politique. Laissons le débat aux scientifiques... Faudrait-il encore qu'il y ait débat! Même à l'Académie Pontificale des sciences, il n'y a jamais eu débat. Mon but n'est pas de "clarifier le débat", mais de montrer qu'il faut un débat, qu'il n'y a pas de consensus, et qu'au demeurant, le consensus n'est qu'un argument d'autorité et n'apporte pas d'autorité aux arguments. Oui Laudato si nous appelle à réfléchir à d'autres considérations: la théologie de la relation (qui n'a rien d'une corrélation de cause à effet), à l'eschatologie, etc...
Répondre