Dans les débats contradictoires, quand ils existent, ce qui est rare, le mot de complotisme est vite lâché à l’encontre des dissensuels par ceux qui sont à court d’arguments lorsqu’ils en ont fini avec l’argument d’autorité consistant à mettre en avant le consensus comme unique preuve de ce qu’ils affirment. En matière de climatologie, le concept de complot ne tient pas tant les intérêts de prétendus comploteurs sont différents. Ils sont même si opposés qu’ils seraient bien incapables de s’entendre pour fomenter un complot.
En revanche l’effet d’aubaine concerne chacun de ces acteurs et ils sont nombreux. L’urgence climatique permet à une foule d'entre eux d’accroître leur part de marché politique et leur capital symbolique. Quelle peut en être la liste. ? Et surtout, de qui, dans cette liste, sommes-nous le plus complice. En effet, ceux qui accusent autrui de complotistes, sont souvent les complices de certains de celui qui  profite de l’aubaine du mensonge…, voire de plusieurs d’entre eux :

Source: Stanislas de Larminat, débat Institut éthique et politique - Neuilly - 18 octobre 2022

Analyse "les2ailes.com"

La litanie des profiteurs est longue. Elle nous dit qu'à rebours des opinions publiques, prêtes à agir de manière responsable et désintéressée pour le climat, il n'en serait pas de même chez ceux qui parlent en leur nom et qui en profitent :

  • Aubaine pour tous les Attali qui disent « à problème global, gouvernance mondiale » ; Gouvernance annonçant la fin de la subsidiarité, du rôle des corps intermédiaires et même de la souveraineté des États
  • Aubaine pour les ONG qui, sans suffrages populaires, gagnent en influence et en injonctions ;
  • Aubaine pour les financiers, qui, faute de pouvoir relancer la croissance à partir d'une consommation choisie par le citoyen, lui imposent des normes, comme l'envisage la « croissance verte » ; Les consommations obligatoires ne répondent pas au droit des consommateurs à un choix subsidiaire
  • Aubaine pour les malthusiens, persuadés que la réduction de la population est a solution aux limites des ressources naturelles, oubliant que la principale ressource est l’homme lui-même et que les autres ressources sont très dépendantes des besoins et des techniques d’un moment. A
  • Aubaine pour les pays du Nord qui recommandent aux pays du Sud de ne pas suivre leurs modèles de développement, comme pour mieux les étouffer ; il est tellement plus simple d’éradiquer les pauvres plutôt que la pauvreté !
  • Aubaine pour les scientifiques qui profitent de budgets publics sans fin dès lors qu’ils travaillent sur des thématiques conformes aux désirs du pouvoir.
  • Aubaine pour les pays émergents qui plaident pour limiter les émissions de CO2 par habitant (et non par pays), avec l'espoir que les pays riches délocalisent vers eux les industries fortement polluantes ;
  • Aubaine pour les USA qui exportent leurs écologistes pour mieux paralyser les économies européennes (un peu comme François Mitterrand reprochait à l'URSS d'exporter ses pacifistes) ;
  • Aubaine pour les matérialistes désireux de substituer au culte du Créateur celui de la créature (Gaïa).
  • Aubaine pour les trans-humanistes qui croient en l’homme tout puissant. Après le rêve de « l’homme augmenté », ils préparent « l’homme diminué » :  pour réduire l’empreinte écologique de l’homme ![1]
  • Aubaine pour les adeptes du « Métavers » avec le développement de modèles virtuels qu’ils disent plus réels que la réalité. Les climatologues n’observent pas la réalité, mais font des calculs sur la base de « planètes numériques » dont les paramètres sont retenus en fonction des conclusions qu’ils veulent tirer.

Tous ces rêves ne peuvent perdurer qu’avec la complicité de chacun de nous pour telle ou telle idée. Nombreux sont les cmplices des comploteurs dont ils nient pourtant l'existence!
« Quelle aubaine, une tune pour moi, C’est la fortune » !, tel est encore d’actualité le refrain des chansonniers.


[1] Des auteurs transhumanistes d’Oxford ont récemment proposé un nouveau registre de solutions: le "human engineering", transformer l’espèce humaine en elle-même afin que celle-ci puisse devenir moins nocive à l’environnement :

«  - rendre les êtres humains intolérants à la viande.
- rendre les être humains plus petits, de façon à diminuer leur empreinte écologique.
Pour cela, choisir les embryons dont les gènes prédisent une petite taille, modifier les taux d’hormone de croissance chez les enfants, ou encore de réduire le poids des nouveau-nés grâce à des drogues » (
article Human Engineering and Climate Change, Vincent Menuz et Johann Roduit )