« La nature n’est pas une mère,
elle est une sœur et même une sœur cadette,
une petite sœur dont on peut rire et que l’on peut aimer »
(Gilbert Keith Chesterson) [1]
Les medias s’emparent de l’actualité du Synode sur l’Amazonie pour faire croire que le synode en appelle à un retour aux traditions ancestrales et indigènes de notre « mère la Terre ». Nous proposons ici de lire en détail ce que dit le rapport final adopté par les pères synodaux et les contextes exacts de ses citations. On rappellera que Laudato si reprend l’expression de Saint-François d’Assise : « sœur notre mère la Terre »[1bis]. Tout discours magistériel mérite d’être travaillé à la lumière de ce que Benoit XVI appelait l’herméneutique de la continuité. Y a-t-il une continuité dans la tradition de l'Église à parler de « terre-mère » ? Si oui, elle pourrait répondre, certes avec un caractère très minoritaire, de la tradition franciscaine. Reste à mieux connaître l’analyse franciscaine de l’ajout du mot « sœur » dans l’expression « notre sœur la terre-mère ». Le père Georges Morin, franciscain, montre que « l’appellation ‘sœur’ donnée à la terre marque la limite » de la maternité de la terre. La terre « n’est pas cependant la source absolue de l’être et de la vie ; elle est elle-même une créature, au même titre que les autres réalités cosmiques ». Le père Georges Morin dénonce cette « image archaïque de la « mère nourricière » dont notre vie dépend ».

Il y a 25 ans, à l’automne 1994, paraissait la première édition d’un rapport intitulé « L’environnement en France ». Le gouvernement a publié son édition 2019 : « rapport de synthèse - l’environnement en France ». Il est préfacé par le ministre Elisabeth Borne. Il est sensé fournir une vision synthétique de l’état de l’environnement et propose des approches systémiques sur ce qu’ils qualifient de « grands enjeux ».
Dans un article précédent, nous expliquions les risques de confusion entre les concepts de monde créé et de monde naturel. Ce questionnement n’est pas qu’un exercice sémantique. Une meilleure compréhension théologique de la création est fondamentale dans toute réflexion sur l’écologie. Cette confusion conduit à se méprendre sur des expressions comme « garder la création » ou « protéger la nature ». Voilà des expressions qui sont sources de confusion si la nature n’est, en définitive, qu’un état dégradé de la création ? L’essentiel ne serait-il pas plutôt de se protéger du mal, du malin qui a précipité et précipite encore toute la création dans une nature corrompue ?
Dans de nombreux articles de ce blog, nous mettons en garde sur les fausses allégations santé concernant des problématiques environnementales locales, et sur les graves erreurs des modèles attribuant à l’homme les pollutions planétaires telles que le réchauffement climatique ou le trou d’ozone.
Internet est mort ! Vive la Blockchain ! Internet était un système centralisé, basé sur des logiciels conçus par le détenteur des serveurs. La Blockchain est complètement décentralisée et risque d’échapper à tout contrôle, y compris des états.
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