Le Forum « agriculture et alimentation » de Provins (10-18 octobre 2011) s’est posé la question : comment répondre aux besoins des 9 milliards d’habitants de la terre en 2050. Une fois de plus, la lutte contre le gaspillage a été mise en exergue.
Mais la réduction du gaspillage aura un coût : la collecte des déchets pour les récupérer vers l’alimentation du bétail a un coût et les pertes en stockage des récoltes nécessitent des investissements dans les pays en voie de développement souvent sur (silos ventilés et isolés thermiquement, …). Ce ne sont que deux exemples. N'y a-t-il pas des investissements encore plus urgents, même dans une perspective de la sécurité alimentaire?
Il ne s’agit pas, c’est évident, de faire l’éloge du gaspillage. Mais il faut mettre les chrétiens en garde. Leur goût pour la vertu et leur tendance à venter la frugalité comme une ascèse dont le monachisme serait le modèle risquerait d'être dangereux. Il n’est pas sûr qu’une telle ascèse stimule la recherche des vraies solutions aux importants défis qu’il faudra relever d’ici 2050 pour nourrir la planète.
Source : Gaspillage par Jean Flouriot, Liberté Politique du 22 Octobre 2011

La Cour européenne de justice a interdit le 17 octobre 2011 de breveter à des fins de recherche scientifique un procédé utilisant un embryon humain et entraînant sa destruction.
L’écologisme sous toutes ses formes, et notamment le consensus – à quelques résistants près – de la cause humaine du réchauffement climatique cherche à imposer l’idée selon laquelle la planète serait suffisamment en danger pour qu’il faille se replier sur un nouveau modèle économique, celui de la décroissance.
Le père Daniel Ange vient de conspuer magistralement l’idéologie du gender : « Je devrais être une biche. Au moins, on respecterait ma nature, mon espèce et mon sexe » dit-il avec un humour grinçant. Ce texte se termine par une merveilleuse envolée sur l’éternité : « L'Artiste génial nous a tellement créés Homme ou Femme que nous le serons en plénitude éternellement. Au Ciel, Jésus demeure à tout jamais un homme, l'Homme par excellence, et Marie une femme. En ce Ciel où les genders n'auront plus cours ».
Le Saint-Père s'est rendu à la Chartreuse des saints Etienne et Bruno le 9 octobre 2011. Il a déclaré : « Les monastères … servent aujourd'hui à assainir l'environnement : parfois le climat que l'on respire dans notre société n'est pas sain, pollué qu'il est par une mentalité qui n'est pas chrétienne, ni même humaine ». Ce n’est pas la première fois qu’il reprend cette comparaison. Déjà Benoit XVI avait déclaré le jour même de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique : « Il y a une « pollution » tout aussi « dangereuse » que la pollution de l'air : « c'est la pollution de l'esprit »
Sous le titre « Chevaux « vapeur » et biomasse », le ministère de l’agriculture vient de publier un cahier thématique sur la biomasse dont on tire une intéressante remarque :
Lors de sa visite à Berlin le 22 septembre 2011, Benoit XVI a parlé d’écologie et a rappelé « avec force un point qui aujourd’hui comme hier est –me semble-t-il- largement négligé: il existe aussi une écologie de l’homme ».