Dans son ouvrage « Géographie amoureuse du monde », Sylvie Brunel affirme, à l’encontre des pessimistes, que le monde façonné par l’homme, notamment par les agriculteurs, est « beau, accueillant là où l’homme a imprimé sa marque ».
Elle réfute l’attitude qui consiste à considérer que l’homme porte l’entière responsabilité des désastres écologiques : « Jouer les prophètes de malheur est devenu une rente de situation ». Dans un chapitre de 40 pages, « pas de planète sans paysans », elle prend en compte le fossé qui s’est creusé entre la société et ceux qui la nourrissent : « À en croire certains médias, nous aurions du poison dans nos assiettes, les cancers se multiplieraient à cause des pesticides et de tous les produits chimiques déversés sans mesure ».
La célébration du 25ème anniversaire de la journée pour la paix d’Assise a peu mis l’accent sur un des grands soucis de Benoit XVI : ne pas rendre possible la moindre interprétation syncrétiste de l’évènement. Le mot de syncrétisme est peu connu. C’est pourtant un souci constant de l’Eglise. Elle ne veut pas confondre l’inculturation indispensable à l’évangélisation, avec les risques de syncrétisme dans les questions de dialogue interreligieux, mais également vis-à-vis des grandes idéologies modernes.
Cette information est à rapprocher d’un appel de chrétiens se disant « particulièrement préoccupés par les questions écologiques ». Ils lancent une forme d’ultimatum aux évêques de France pour qu’ils prennent 15 mesures concrètes pour « une prise en compte sérieuse des questions écologiques ». La première d’entre elle consisterait à demander « des hosties et du vin de messe issus de l’agriculture biologique ».
N’est-on pas en plein syncrétisme ? Comment analyser cette question en profondeur ? Comment à la fois dénoncer ce nouveau syncrétisme sans juger la bonne volonté des personnes qui le favorisent inconsciemment ?
Sources : Appel de Chrétiens paru dans "la Vie" du 2 nov. 2011

Le CNIID (centre national d’information indépendante sur les déchets), proposait en février 2010 un « eco geste »: laisser les emballages inutiles au super marché. Il déclarait leur objectif : faire pression sur les fabricants et les distributeurs, et lutter contre l’usage abusif des emballages inutiles ! Certes, un ménage français jette en moyenne dix emballages par jour. Il faut porter une vigilante attention à cette question, à condition de ne pas revenir au spectacle singulier des marchés alimentaires de plein air qui ont disparus il y a seulement quelques décennies, détectables à l’odeur de putréfaction qui se dégageait à leurs abords. Ne parlons pas des vols de mouches qui entouraient leurs étals. Alors, certes, nos décharges sont des nuisances pour l’environnement, mais les emballages nous ont sorti des épidémies de dysenterie, de diphtérie, et autres.
L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté le 25 janvier 2012 une résolution établissant le principe selon lequel « L’euthanasie, dans le sens de l'usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite ». C’est la première fois, depuis les dernières décennies, que l’euthanasie est ainsi clairement condamnée par une institution politique européenne.
La revue science a publié, le 13.1.2012, un article intitulé « Simultaneously mitigating near-term climate change and improving human health and food security » Autrement dit: comment améliorer la santé publique et la sécurité alimentaire au moment où les changements climatiques se ralentissent à court terme ? L’article fait état de la réflexion de l’ONU-PNUE, de la NASA, du "Stockholm Environnement Institut", des scientifiques du CCR. Sa lecture donne le sentiment qu'au cas où la montée des températures s’avérerait beaucoup plus lente que prévu (voire négative), il faudrait bien sauver la face en trouvant une cause humaine à ce ralentissement! L'idée consisterait à inventer de nouveaux objectifs supposés être liés à la santé. Par exemple ceux concernant les émissions de particules de carbone et d'ozone. Ensuite on expliquerait que ce sont les moyens mis en œuvre qui auraient permis de réduire la température. Malheureusement, il était faux de dire que les activités humaines ont fait monter les températures. Il sera tout aussi faux de dire que l’activité humaine les aura réduites.
C’est la question posée par Ibrahim Coulibaly, Président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali. Concernant la situation agricole de son pays, il déclare : « On sait comment il faut faire: … des tarifs douaniers adaptés, des stocks stratégiques à différents niveaux, … au nom de quel droit l’OMC nous interdit-il de le faire ? ». Il s’insurge contre la concurrence entre zones non compétitives : « Il faut arrêter toutes les formes de compétition entre des agricultures et des modes de productions ayant de très grands écart de productivité (la houe contre le tracteur plus la subvention cela passe difficilement). On n’a pas de droit de nous dire qu’on mangera quand on sera compétitif ». Ces arguments sont largement chiffrés dans "les contrevérités de l’écologisme" (pages 112 à 121), ouvragde de Stanislas de Larminat (éditions Salvator) …