Q - La mondialisation et la globalisation sont des réalités aujourd’hui incontournables. On en arrive à se demander si les nombreuses crises que vit le monde sont solubles au niveau des Etats, qu’il s’agisse des crises économiques ou sociales, politiques, culturelles ou environnementales. Les organisations internationales sont souvent paralysées par des luttes intestines et des consensus introuvables. Ne faudrait-il pas les réformer pour aller vers un vrai gouvernement mondial ?
R- Une politique internationale tournée vers l'objectif de la paix et du développement grâce à l'adoption de mesures coordonnées est rendue plus que jamais nécessaire par la mondialisation des problèmes. Ces mesures peuvent prendre la forme d’un degré supérieur d’organisation à condition qu’il respecte le principe de subsidiarité. En particulier, il convient de ne pas proclamer trop hâtivement la fin de l’État.

Le Conseil pontifical justice et paix a publié le 24 octobre 2011 une note « Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle ». Elle a été présentée à la presse par le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical, Mgr.Mario Toso, Secrétaire, et M. Leonardo Becchetti, professeur d'économie politique de l'Université romaine Tor Vergata.
Q – De plus en plus de pays recommandent le dépistage systématique de maladies comme la trisomie 21. Les parents, en général, y donnent suite et estiment que ces techniques constituent un progrès pour éviter des naissances d’enfants handicapés. Pour la majorité, la crainte d’une naissance d’enfant handicapé devient de plus en plus inquiétante. Qu’en pense l’Eglise ?
Quand on parle de doctrine sociale de l’Eglise, on se heurte à deux écueils :
Q – De plus en plus de pays recommandent le dépistage systématique de maladies comme la trisomie 21. Les parents qui découvrent que leur enfant risque de naître avec un handicap grave peuvent juger qu’ils ne seront pas en mesure d’élever cet enfant où qu’il vivra des conditions « inhumaines ». Pour la majorité, le recours à l’avortement est donc justifié dans de tels cas. Qu’en pense l’Eglise ?
Q - Dans certains pays développés, l’avortement concerne près d’une femme sur deux en âge de procréer ! Les instances internationales ne cessent de militer pour que le recours à l’avortement soit inscrit dans les législations comme une sorte de droit des femmes. Dans beaucoup d’états, les sondages montrent que la très grande majorité des femmes ne sont pas favorables à des évolutions restrictives des législations existantes sur l’avortement. Pourquoi donc l’Eglise est-elle tellement en retrait sur cette question ?
Q. Du 9 au 11 novembre 2011, l’Eglise a réuni des experts scientifiques autour du thème des « cellules souches adultes ». Pourquoi l’Eglise prend-elle parti dans un débat qui est d’essence scientifique ? Pourquoi condamne-t-elle la recherche sur les cellules souches embryonnaires ? Si la liberté de la recherche scientifique est bridée, les progrès bénéfiques à l’homme ne courent-ils pas de grands risques ?