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"Si un jour le communisme déferle de nouveau sur le monde, son point de départ ne pourra être, cette fois-là, qu’ici, en Occident"
(Radu Portocala, dissident roumain, Liberté Politique, 2003)
Les milieux chrétiens parlent de plus en plus de la nécessité de protéger notre « maison commune », voire duclimat comme « un bien commun. D’où viennent ces expressions ? N’y a-t-il pas confusion avec le principe chrétien de « bien commun », si souvent galvaudé avec le concept d’« intérêt général » ?
Le « bien commun », avec son article défini, est un concept moral, la « dimension sociale du bien moral », dit le Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise. Il n’est pas un bien échangeable : il se construit par la communauté sociale. Autant les biens à destination universelle relèvent de l’addition, car on peut consommer l’un sans l’autre, autant le "Bien commun" relève de la multiplication de plusieurs principes. Parmi ces principes, ceux de Vérité, de Dignité, de Justice, de Beauté, de Gratuité, de Subsidiarité, de Transcendance et d’Espérance. Si l'un vient à être abandonné par une société, c'est l'ensemble du "Bien commun" qui est menacé.
Un bien commun, avec son article indéfini, est un concept économique qui répond à une définition bien précise reconnue par un prix Nobel, P.A. Samuelson, qui veut qu’un bien commun soit « rival et non excluable ».
- Un bien est rival quand sa consommation par un individu limite, ou même interdit sa consommation par tout autre individu. Il est non rival, si plusieurs personnes peuvent utiliser ce bien sans se gêner
- Un bien est excluable quand on peut facilement priver quelqu’un de sa consommation. Il pourra, par exemple suffire d’en augmenter le prix ou de créer une loi avec cet objectif. A l’inverse, par exemple, l’air qu’on respire est un bien inexcluable.
Ces deux indicateurs se croisent deux par deux pour établir une typologie de biens privés, de biens publics ou de biens de clubs ou de biens communs.
D’éminents universitaires comme Olivier Weinstein reconnaissent d’ailleurs que « les caractéristiques des biens ne sont pas des données naturelles". Alors pourquoi cet acharnement à parler de « commonisation des biens » ?
L’EM Lyon avait décidé en sept 2024 d'ouvrir un cycle de conférence sur le thème de la ville durable. C’est là que Jean-Marc Jancovici a affiché clairement son malthusianisme :
Dans les « la majeure partie des objectifs du développement durable en général ils sont définis en une phrase … « autoriser un accès à l'eau pour chacun, éradiquer la pauvreté, … On se rend compte que malheureusement, dans les 17 objectifs du développement durable, chacun des 17 est antagoniste à au moins un des 16 restants. … Par exemple, « éradiquer la pauvreté », c'est fatalement augmenter la production globale de l'humanité …. Donc c'est fatalement augmenter. les pressions de toute par exemple dégrader l'eau ou augmenter les rejets de gaz à effet de serre, toute chose égale par ailleurs. …Epurer l'eau, ça peut demander d'utiliser plus d'énergie, dessaler de l'eau et ça augmente la consommation d'énergie et ça augmente les rejets de saumure dans la mer.
Donc en fait, …pour les 17 objectifs du développement durable, il n’y aurait qu'une seule manière en fait de les satisfaire. … c'est que la population diminue. Je ne dis pas que j'ai une solution pour ça, mais .. c'est à peu près la seule trajectoire qui permettrait de respecter en même temps les 17 objectifs de développement durable » (00 :13 à 01 :47).
MarcJancovici reprend le même raisonnement quand il parle de durabilité de la ville, ou de croissance économique. Le raisonnement de Jancovici est malheureusement très binaire. IL n’est d’ailleurs pas dupe, car : « ce qui nous fait vraiment avancer, dit-il, c'est pas la technique, … c'est les émotions et c'est l'affect. Enfin, en tout cas, c'est ma conviction ». (1 :23 :12 / 1 :24 :14 )
Malheureusement, le discours de Jancovici n’a rien de rationnel ; il recherche à créer l’émotion !
source : Extraits tirés à partir de https://transcriptube.com/fr?utm pour la vidéo https://www.youtube.com/watch?v=guVanCG1plM
« Tu garderas la terre » ! Ce texte de la Genèse évoque aussi notre « terre intérieure ». La thématique de l’écologie intégrale ne résume pas l’intégralité de l’écologie, mais l’intégralité des relations de chacun avec Dieu, avec autrui, avec toutes les créatures, mais également avec soi-même.
Se préparer au mariage, consiste à préserver sa terre intérieure pour lui garantir une plus grande destinée, le don.
Mais un des fakes courants consiste à penser, comme 50 à 65 % des Américains, que vivre ensemble avant le mariage augmente ses chances de réussite conjugale. Y réfléchir relève d’une approche écologique du cœur.
Or, une étude intitulée « Quel est le plan ? Cohabitation, fiançailles et divorce », publiée le 26 avril 2023, prouve que la cohabitation avant le mariage est depuis longtemps associée à un risque accru de divorce contredisant ainsi l'idée reçue selon laquelle elle augmenterait les chances de pérennité du mariage. Sachant que 70 % des couples vivent ensemble avant le mariage, il est important de comprendre comment et quand la cohabitation est associée à une diminution des chances de réussite conjugale.
Pour les auteurs, « une explication possible est que la cohabitation modifie la perception du mariage et du divorce. L'exemple le plus probant est une étude montrant qu'une expérience prolongée de cohabitation avant le mariage diminue l'optimisme envers le mariage et accroît l'acceptation du divorce ». Autrement dit, cette expérience peut transformer une personne.
Une seconde explication repose sur la théorie de l'inertie. « En physique, l'inertie désigne l'énergie nécessaire pour déplacer un objet ou le faire changer de direction. Nous appliquons ce concept à la vie commune. Selon notre théorie, emménager ensemble peut accroître prématurément l'inertie à rester ensemble avant même que le couple ne s'engage clairement dans le mariage ». L'inertie engendrée par la vie commune crée donc une résistance à un éventuel départ.
La cohabitation accroît les contraintes pesant sur le maintien du couple, sans pour autant renforcer l'engagement dans un avenir commun. Les auteurs expliquent que « l'un des indicateurs les plus clairs d'un projet de mariage mutuel et précis est l'engagement. Ceux qui emménagent ensemble après s'être mariés ou fiancés ont clarifié leur avenir avant même d'emménager ensemble, tandis que ceux qui emménagent avant d'avoir clairement défini leurs intentions matrimoniales risquent de se retrouver dans une impasse ou de passer à côté d'autres opportunités de choisir un conjoint ».
Les fiançailles constituent un signal particulièrement clair entre deux personnes (et généralement pour leur entourage) concernant leur engagement et leurs intentions de mariage.
La multiplication des cohabitations successives a des effets négatifs : « la hausse de la cohabitation successive est associée à une baisse de l'intention de se marier, tant en termes d'évolution démographique que d'intentions individuelles. Nombreux sont ceux qui, avant de se marier, ont cohabité avec plusieurs partenaires, et les recherches montrent que cela est associé à de moins bonnes chances de réussite du mariage. La complexité de ce phénomène a été soulignée par des chercheurs qui constatent que la cohabitation successive est associée à un début de cohabitation plus précoce, à des attentes moindres quant au mariage et à un plus grand nombre de partenaires sexuels avant le mariage ». Une plus grande expérience de la vie commune s'accompagne souvent d'une plus grande expérience des ruptures, ce qui peut faciliter le divorce.
Les auteurs s’engagent dans quelques conseils pratiques, convaincus que chacun peut agir sur ses risques et améliorer ses chances de construire un mariage durable :
Nous en tirons une sorte de dicotomie entre la cohabitation prénuptiale et la continence pendant une période de fiançailles: Elle révèle une confusion entre la liberté de s'aimer et la volonté de s'aimer.
La première cache une possibilité de rompre quand l'autre affiche une décision délibérée de durer. La première évoque une forme de revendication d'un droit de s'aimer quand l'autre croît en l'irréversibilité de la Grâce reçue d'ailleurs. La première est une démarche inscrite dans l'immédiat, dans la soumission à un désir, quand l'autre se soumet à un délai de maturation protégeant un mystère à découvrir avec respect. La première fait courir le risque d'une relation de "l'entre soi" quand l'autre s'ouvre au fruit d'une relation: l'enfant.
Nous proposons la lecture intégrale de ce rapport.
Source : https://ifstudies.org/report-brief/whats-the-plan-cohabitation-engagement-and-divorce
La situation de crise dans laquelle Macron laissera la France après deux mandats présidentiels est une évidende : crise de la dette, crise politique, crise migratoire, crise morale… Le professeur de science politique Amy Oakes a écrit un ouvrage sur la « guerre de diversion » qui permet de décrire les options possibles d’un dirigeant ne parvenant pas à restaurer une stabilité intérieure.
Il peut jouer de plusieurs options pour détourner l'attention du public de ses difficultés quotidiennes :
- Le « Spectacle » de diversion. Macron en a joué avec un conflit militaire très limité contre une cible incapable de riposter lors des frappes françaises en Syrie du 13 au 14 avril 2018. Le décor est planté : « plus démocrate que moi, tu meures ! »
- La Réforme économique avec la loi Industrie verte n° 2023-973 du 23.10.2023 dont les fondements sont plus démagogiques que réels dans une recherche d’orientation de l'appareil productif français vers la réindustrialisation et les technologies décarbonées : « Il faut produire plus et vert, et la production décarbonée, c'est une opportunité de réindustrialisation et de maintien de nos industries en Europe. » (Discours sur l’Europe du 24.4.2024)
- La répression. Macron en a joué lors de la crise des Gilets jaunes en décembre 2018 « ces violences ne bénéficieront d'aucune indulgence ». Dans ce cas, une partie seulement de la population était visée. Mais un autre exemple plus insidieux à été celui du confinement pendant la crise du COVID. Avec le recul, le retour d’expérience médical n’a pas été démontré et montre qu’il pouvait s’agir d’une expérience en vrai grandeur de la capacité de confiner tout un peuple dans une forme d’état d’urgence[1].
- La Réforme politique dont l’exemple le plus flagrant chez Macron a été la constitutionnalisation de l'IVG le 8 mars 2024. Mais il y a eu surtout la dissolution de l’Assemblée nationale du 9 juin 2024 qui a bloqué toute velléité de réforme politique.
- Temporisation / Laisser traîner la situation avec, en particulier l’abandon de la réforme des retraites pourtant indispensables étant donné la crise démographique annoncée.
Quand toutes les options ont été utilisées, sans succès, restent deux options :
- L’appel/invitation à une intervention militaire étrangère
- Et la « Guerre de diversion » [2]
Il y a dans les discours de Macron, une progression du vocabulaire qui évolue progressivement de « soutien à l'Ukraine » vers « défense de l'Europe », puis vers « défense de la liberté », et enfin vers la possibilité de payer « le prix du sang ».
Ce constat mérite d’être analysé à la lumière des réflexions de Amy Oakes
Le 21 octobre 2026, la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi qui visait à rétablir l'interdiction totale d'un insecticide l'acétamipride. Il faut lire l’étude scientifique qui porte sur des rats et conclue à un risque de malformation des fœtus de souriceaux. On y lit que la dose qui leur était imposée dans le protocole d’étude est de 2 à 500.000 fois la dose qui risque d’être absorbée par l’homme !
Les catastrophistes ont beau jeu d’en appeler au principe de Précaution. Mais ils oublient que la constitution française a introduit ce libellé : « L’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable ». Quand un danger est 2 à 500.000 fois supérieur au risque réel, une interdiction peut-elle est qualifiée de parler de mesures proportionnées ?
A force de déclarer similaires des risques avérés et des risques hypothétiques, et de traiter les hypothèses comme des certitudes, le Principe de Précaution « menace de devenir le cache-sexe de l’irréflexion politique ». C’est, du moins l’opinion de Mark Hunyadi[1], dans un article paru dans la « Revue européenne des sciences sociales » aux éditions de la librairie Droz.z.
Voyons en détail les conclusions comparées de l’étude scientifique la plus récente et celle de l’ANSES.
Stanislas de Larminat a été interviewé par Christophe Eoche-Duval, dans le cadre des « Mercredi du 17 » organisés par l’Institut Ethique et Politique, le 10 juin 2026.
Il est consusltable sur la chaine Youtube les2ailes.com : https://youtu.be/fhLckk_392s