• Accueil
  • Contact
  • Qui sommes-nous ?
  • Identification

menu
  • Accueil
  • Blog
  • Nos publications
  • Nos dossiers
  • Offre de conférences
  • Pour les plus jeunes
  • Abonnez-vous

Quel guide pour notre « agir » : Responsabilité ou Vertu ?

Détails
Publication : 3 décembre 2023

"Je ne peux être responsable que des choses pour lesquelles je peux faire quelque chose"
(Yvan Illich)

Dans le débat opposant Stanislas de Larminat et Olivier Rey, ce dernier citait Yvan Illich : « je ne suis pas responsable de la planète, j'habite la terre et ce qui doit dicter mon comportement … c'est la vertu ». Olivier Rey commentait : « La responsabilité vis-à-vis d’une planète. … Ce n'est pas du tout à notre échelle. En revanche on est responsable du fait de se comporter vertueusement ».
Olivier Rey a dû puiser sa réflexion dans un livre de 1992 où le sujet est abordé. Cet ouvrage de David Cayley, Ivan Illich in Conversation, (1992) est donc un ouvrage relatant des entretiens entre eux. Ivan Illich (1926-2002) est un prêtre[1] devenu philosophe et penseur de l'écologie politique. David Cayley est un penseur canadien. Proche d’Ivan Illich, il a participé à la publication de certains de ses livres.
Par le concept de "Vertu", Illich entend, avec d’autres, "la forme, l'ordre et la direction de l'action informée par la tradition, limitée par le lieu et qualifiée par les choix faits dans les limites habituelles de l'acteur ». Ce n’est pas un concept « hors sol » : « la vertu est une pratique incarnée ».
Au contraire, vis-à-vis du concept de "Responsabilité", Yvan Illich est très critique vis-à-vis du concept de responsabilité à laquelle nous appellent les écologistes. « Les personnes qui parlent de Gaia et de responsabilité globale, et qui supposent qu'un jour nous devrions faire quelque chose à ce sujet, dansent une danse folle, qui les rend fous… je ne peux être responsable que des choses pour lesquelles je peux faire quelque chose, et je ne peux m'empêcher de rire de ces jeunes, organisés par certains de mes amis, qui se promènent dans les rues d'une ville du Midwest et crient : "Nous ne voulons pas du réchauffement climatique ! Nous sommes contre la pollution !" Des danses de la pluie ! ». Illich fait probablement allusion au Livre des rois dans lequel le prophète Élie se moque des adeptes de Baal qui « dansaient à cloche pied près de l'autel qu'ils avaient fait » pour faire tomber la pluie.
Illich parle d’une « éthique nébuleuse ». Il est d’ailleurs très critique vis-à-vis du concept d’éthique de responsabilité : « on prêche aujourd'hui la responsabilité aux gens, par Hans Jonas ou tout autre philosophe, sans parler des démagogues ». C’est, dit Yvan Illich, « la base idéale pour construire la nouvelle religiosité ».
Yvan Illich est également très critique vis-à-vis de ceux qui font sans cesse appel à la science : « arrêtez avec cet appel à la science. Ce qui ne va pas avec Gaia, c'est que ces types veulent être scientifiques. Quelle est la différence entre ce genre de science et la religion, je ne sais pas ».

Nous retranscrivons ci-après les citations plus détaillées de Yvan Illich

Transcription : les2ailes.com

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Stanislas de Larminat interviewé sur Laudate Deum

Détails
Publication : 30 novembre 2023

"On peut critiquer l'église à condition de l'aimer"
(Carlo Caretto, fondateur des petits frères de l’Evangile)

Guillaume de Thieulloy lui a demandé, son sentiment dans son émission « Terres de Missions » du 26 novembre 2023.
Stanislas de Larminat a rappelé sa gêne : « je suis fondamentalement fidèle à l'église : je fais mienne la parole qui a été développée par le fondateur des petits frères de l'Évangile qui dit : « on peut critiquer l'église à condition de l'aimer ». Or j'aime ma mère, ma Sainte Mère l'Église ; même si ma mère est bourrée de défaut ! Et l’auteur de cette citation ajoute : « à condition également de ne pas se tenir à côté d'Elle comme un pur ». Je ne suis pas un pur ! ...Je pense qu’il faut beaucoup d'humilité pour oser critiquer un texte. Mais je ne vais pas critiquer le pape. ...Je peux me permettre, là où je suis, compte tenu de ma compétence et de ma situation, critiquer un texte mais je ne critiquerai jamais le Pape. Le Pape a certainement ses raisons de baiser la main de l'ennemi. Pour moi, aujourd'hui, l'ennemi numéro 1, c'est le consensus ! Benoit 16, parlait du « consensus du mal » (Devant la Commission biblique pontificale, le 16.4.2010). Il y a dans l'ONU une forme de « consensus du mal ». Jean-Paul II allait voir tous les grands dictateurs ; et finalement il les ébranlait ! On ne savait jamais ce qu'il leur disait, les yeux dans les yeux ! Que va dire le pape à la COP 28 ? J'ai un peu peur au niveau scientifique d'entendre des choses qui ne soient pas fondées ; mais qu'est-ce qu'il va leur dire les yeux dans les yeux ? Il a peut-être une stratégie que je veux respecter et ce n'est pas simple ! ... Dans le concile qu’ il est bien dit que « les laïcs ont le devoir de manifester leur sentiments auprès de leur pasteur ». Je me permets de ressentir ce devoir sur la lettre elle-même. Il est même dit dans le droit canon que le c'est même le devoir d'alerter les autres fidèles sur un point quand on s'estime convaincu ».

La video de l’interview est disponible ICI (https://youtu.be/T-wSIkyQLf8?t=01m37s) 

Transcription de « Les2ailes.com »

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Climat : La bourgeoisie « prête à s’abaisser pour dîner en ville » (de Gaulle)

Détails
Publication : 23 novembre 2023

“J'appelle bourgeois quiconque pense bassement”
(Gustave Flaubert)

C’est un propos similaire que Charles de Gaulle aurait rapporté à Alain Pierrefitte. Il aurait dit plus exactement : « Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement ». Peut-être de Gaulle était-il très sévère en parlant d’abaissement ! Il évoquait la posture de certains collaborateurs pendant l’occupation allemande en France.
Il serait hasardeux d’extrapoler. La situation contemporaine est différente. 
Mais, il est curieux de voir, dans les « diners en ville », un nombre impressionnant de personnes intelligentes, voire d’élites intellectuelles, conclure un débat sur le sujet climatique : « Oh, moi, je veux bien que la période chaude actuelle ait des origines naturelles, mais l’homme y est forcément pour quelque chose ». L’art de dire une chose et son contraire devient une contorsion intellectuelle étonnante, à moins que ce ne soit une magnifique esquive pour fuir le conflit, pour prétendre construire un faux consensus, ou pour se vêtir d’une intelligence exceptionnelle, capable de faire la part des choses.  
Il semble bien que ce type de comportement, dans les diners mondains, cache en réalité une posture psychologique beaucoup plus complexe : En bref, un électeur ne peut imaginer que celui pour qui il a voté puisse lui mentir ! Cela ressemble fort au syndrome de Stockholm, ou de ce que les psychologues appellent une forte « imperméabilité à l’endogroupe ».

Que voulons nous dire par là ?

Analyse: "les2ailes.com"

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Climat: 37% des français refusent de croire à la cause humaine du réchauffement !

Détails
Publication : 21 novembre 2023

"Les faits sont complétement démentis par mon opinion". (Xavier Gorce)

Pour la quatrième année successive, l’Observatoire International Climat et Opinions Publiques (Obs’COP) a publié les résultats d’une étude d’opinions sur la question climatique dans 30 pays du monde. Elle révèle des surprises : 37% des Français se considèrent comme Climatosceptiques. C’est une tendance qui progresse rapidement.
Le climat est-il une préoccupation expérimentale ou inculquée ?
Il y a des sujets de préoccupation qui sont d’ordre expérimental. La première préoccupation est celle du coût de la vie, la seconde celle de la pauvreté et des inégalités, la troisième celle du système de santé : il est évident que les sondés ont dû en faire une expérience personnelle. De même quand il s’agit de préoccupations plus régionales : celle du coronavirus en Chine et en Inde, de la délinquance en Russie ou au Mexique, de la corruption en Afrique du Sud, de la guerre par les Polonais, du terrorisme au Nigeria. (Diapo 5 de l'étude ObsCOP).
En revanche, il est clair que la préoccupation environnementale est essentiellement inculquée par des médias. On peut comprendre que les Espagnols puissent faire personnellement l’expérience de la sècheresse, que les Chinois et les Indiens fasse celle de la pollution de l’air, les Brésiliens celle de la déforestation. On a parallèlement peine à comprendre que 17% des australiens, des Américains et des Suédois ne croient pas au réchauffement climatique lui-même (Diapo 13). Mais quand il s’agit de porter un avis personnel sur la cause du réchauffement, humaine ou naturelle, ou de quantifier la relation de cause à effet entre le réchauffement et certains évènements extrêmes, on n’est plus sur le terrain de l’expérience personnelle des sondés. Ce sont des convictions inculquées par un matraquage des médias ou des gouvernements.
Cette étude devrait donc interpeller les médias : quelle est leur capacité à faire leur métier de réelle investigation ?
Elle interpelle également les politiques : quand on compare les opinions selon les pays, on comprend mieux la stratégie des uns et des autres. Il y en a qui jouent « gagnant », d’autres qui s’enfoncent dans le pessimisme et la crédulité de ce qu’on leur fait avaler !

Analyse: les2ailes.com

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Laudate Deum et COP28 : Quelle autorité mondiale pour le climat ?

Détails
Publication : 18 novembre 2023

« On n'est tenu d'obéir... que dans la mesure requise par un ordre fondé en justice »
(Saint-Thomas d’Aquin[1])

Laudato si ne passait pas sous silence la question de la gouvernance mondiale. Cette encyclique parlait à plusieurs reprises de la nécessité "de régulation ... de contrôles suffisants" (§ 29), de la difficulté à mettre en œuvre des "mécanismes adéquat de contrôle, de révision périodique et de sanction en cas de manquement, ... de missions de vérification... du respect effectif des conventions" (§ 167). Elle regrettait "l’absence de mécanismes sévères de réglementation, de contrôle et de sanction [qui] finissent par miner tous les efforts" (§ 174).  L’encyclique évoquait la nécessité d’un "pouvoir pour sanctionner" (§ 175). Le pape soulignait le besoin d'un « accord sur les régimes de gestion, pour toute la gamme de ce qu’on appelle les ‘‘biens communs globaux’’» (§ 174).
Le mot subsidiarité n'était prononcé que deux fois[2] : une fois pour qualifier la structure familiale, mais, curieusement, une seule autre fois à propos de la gouvernance mondiale.
L’encyclique faisait sienne le propos de Benoît XVI dans Caritas in veritate : "Pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres, pour procéder à un souhaitable désarmement intégral, pour arriver à la sécurité alimentaire et à la paix, pour assurer la protection de l’environnement et pour réguler les flux migratoires, il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII [3]" (§ 175).
Mais, paradoxalement, l’encyclique avait coupé la phrase qui suit immédiatement après dans le texte de Caritas in veritate : "Une telle autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité". Or parler de gouvernance mondiale et de subsidiarité est un exercice subtil.
La récente exhortation apostolique Laudate Deum a permis au Pape François de confirmer son appel à « des "organisations mondiales plus efficaces, « dotées d’autorité pour assurer le bien commun mondial, l’éradication de la faim et de la misère ainsi qu’une réelle défense des droits humains fondamentaux".[4] Il s’agit de les doter d’une véritable autorité pour “assurer” la réalisation de certains objectifs auxquels on ne peut renoncer »[5].

Quand le Pape confirme qu’il souhaite assister à la COP 28 sur le climat, il n’est pas inutile de rappeler le sens du mot Autorité. Il n’y a pas d’autorité sans justice et sans liberté.
Nous reprenons ci-dessous des extraits d’un bel article sur le thème de l’Autorité[6] .

Transcription : « Les2ailes.com »

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Le réseau « communauté Laudato si » sous la tutelle du Club de Rome ?

Détails
Publication : 17 novembre 2023

"C'est autour d'une table ronde qu'on a le plus de points de vue diamétralement opposés"
(Nakach Alain, essayiste)

La « communauté Laudato si » est un réseau d’associations fondé par Mgr Domenico Pompili et le fondateur de Slow Food, Carlo Petrini. La posture de Slow Food était de s’opposer au concept de Fast Food, mais rapidement le mot est devenue synonyme de décroissance économique. 
Le 6ème forum de la communauté Laudato si’ s’est tenu dans la ville de Vérone en Italie les 14 et 15 octobre 2023. Ses tables rondes ont largement donné la parole au jésuite Gaël Giraud, qui n’a pas peur de parler de « génocide climatique » et de proposer Greta comme modèle pour la jeunesse.
Carlos Alvarez Pereira, vice-président du “Club de Rome “ a lui aussi été invité à s’exprimer au Forum.  Carlos Alvarez Pereira vient de cosigner avec Ugo Bardi un livre intitulé Limits and Beyond : 50 years on from The limits to Growth, what did we learn and wha’s next ? (Les limites et au-delà : cinquante après Les limites à la Croissance, qu’avons-nous appris et qu’est-ce qui se dessine ?) Ce livre est un simple mensonge apologétique, le cinquième au moins après les prétendues « mises à jour » du fameux rapport commandé en 1972 par le Club de Rome à trois « chercheurs » du MIT (Massassuchets Institute of Technology), Donella Meadows, Dennis Meadows (membre du Club de Rome), Jorgen Randers (membre du Club de Rome). Il fut couramment nommé « rapport Meadows » et publié en français sous le titre La fin de la croissance ?

Mgr Domenico Pompili avait réussi à obtenir une caution pontificale à ce forum en obtenant du Pape qu’il adresse un message vidéo pour les 70 communautés Laudato si’ d’Italie et d’Europe qui participaient à ce forum.
L’évêque de Vérone a explicitement appelé les présents à une « conversion » à la foi écologiste, afin de créer une « utopie » planétaire. Cette utopie qui prône la décroissance, y compris démographique[1].

D’où vient cette apparente allégeance au Club de Rome vient directement du Vatican ?

Analyse: "Les2ailes.com"

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Les forêts tropicales victimes de la pauvreté

Détails
Publication : 16 novembre 2023

"Le petit nombre de ceux qui sont doués de sens critique, sont forcés de se taire;
et ceux qui ont droit à la parole sont ceux qui sont incapables de se forger des opinions propres"

(Arthur Schopenhaueur: L’art d’avoir toujours raison, 1830)

A trop confondre la « clameur de la terre » avec le « cri des ONG », on risque de ne plus entendre le vrai cri des pauvres. Les pauvres sont probablement victimes du comportement des pays développés, mais pas toujours au sens où on l’imagine. En Afrique, par exemple, la consommation est de 700 kg d’équivalent pétrole d’énergie/personne/an contre 3.300 Kg en Europe. Ce sont 900 millions d’africains qui cuisinent en brûlant des bouses animales séchées ou du bois vert, ou, s’ils sont riches, du charbon de bois. C’est un désastre écologique : 70 % des forêts africaines ont été abattues. En Afrique, une superficie de la taille de la Suisse est déforestée chaque année. Net Zero Watch, estime que 90 % de la responsabilité revient à l’utilisation du bois pour la cuisine ou le chauffage, et non aux multinationales qui exportent du bois vers le Nord ! Et maintenant, les COP, curieusement soutenues par le Vatican, en voulant imposer une décarbonation aux économies du Sud, rendront les pauvres encore plus pauvres, en les privant de l’énergie abondante et bon marché dont ces pays ont besoin pour se développe.Au Brésil, la forêt a également été victime d’une autre forme de pauvreté : historiquement, le pâturage et l’adoption de l’élevage ont toujours été une stratégie d’accumulation.

Dans les deux continents, il sera illusoire et inefficace de vouloir protéger la nature contre l’Homme.

Analyse : les2ailes.com 

Lire la suite... Ajouter un commentaire

Page 6 sur 97

  • Début
  • Précédent
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • Suivant
  • Fin

Pourquoi ce pèlerinage ?
Le programme détaillé
Pour nous contacter en chemin
Marie, Modèle d'écologie intégrale
Comptes-rendus du pélerinage

 

Nos interventions
Nos vidéos

 

Abonnez-vous !

 

Nos publications

Back to top