“J'appelle bourgeois quiconque pense bassement”
(Gustave Flaubert)
C’est un propos similaire que Charles de Gaulle aurait rapporté à Alain Pierrefitte. Il aurait dit plus exactement : « Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement ». Peut-être de Gaulle était-il très sévère en parlant d’abaissement ! Il évoquait la posture de certains collaborateurs pendant l’occupation allemande en France.
Il serait hasardeux d’extrapoler. La situation contemporaine est différente.
Mais, il est curieux de voir, dans les « diners en ville », un nombre impressionnant de personnes intelligentes, voire d’élites intellectuelles, conclure un débat sur le sujet climatique : « Oh, moi, je veux bien que la période chaude actuelle ait des origines naturelles, mais l’homme y est forcément pour quelque chose ». L’art de dire une chose et son contraire devient une contorsion intellectuelle étonnante, à moins que ce ne soit une magnifique esquive pour fuir le conflit, pour prétendre construire un faux consensus, ou pour se vêtir d’une intelligence exceptionnelle, capable de faire la part des choses.
Il semble bien que ce type de comportement, dans les diners mondains, cache en réalité une posture psychologique beaucoup plus complexe : En bref, un électeur ne peut imaginer que celui pour qui il a voté puisse lui mentir ! Cela ressemble fort au syndrome de Stockholm, ou de ce que les psychologues appellent une forte « imperméabilité à l’endogroupe ».
Que voulons nous dire par là ?

"Les faits sont complétement démentis par mon opinion". (Xavier Gorce)
« On n'est tenu d'obéir... que dans la mesure requise par un ordre fondé en justice »
"C'est autour d'une table ronde qu'on a le plus de points de vue diamétralement opposés"
"Le petit nombre de ceux qui sont doués de sens critique, sont forcés de se taire; 
"Fuyez, on vous suivra;